‹ Traité des moyens de reconnaître les falsifications des drogues simples et composées, et d'en constater le degré de púretéChapitre 10 sur 100 · AN G · texte numérisé non relu

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dens les plus funestes, puisque l’une des deux substances est un médicamen t assez précieux, tandis que l’autre est un poison violent.

La première est connue sous le nom d’#/?gusture vraie , la seconde sous celui d ’angusture fausse.

Angusïure vraie. C’est l’écorce du Bomplandia trifoliata de Willd., cusparia febrifuga de Humb. , galipea cusparia de DG., arbre de la famille des rutacées. Elle se trouvej dans le commerce , en morceaux d’une longueur variable, qui va jusqu’à 1 2 et 1 5 pouces, mais sa longueur la plus ordinaire est de 4 à 6 pouces ; sa largeur est environ de 1 pouce et demi à 2 pouces. Cette écorce est mince, compacte, légèrement roulée, d’un jaune rougeâtre en dedans, d’un gris jaunâtre extérieurement , recouverte quelquefois d’une matière blanchâtre , épaisse , fongueuse , qui a de l’analogie , pour la consistance , avec l’agaric blanc; sa cassure est nette et brune, sa saveur amère et piquante , et son odeur animalisée (1).

(î)llva des écorces d’angusture vraie dont rôdeur animalisée est peu développée; mais nous en avons

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Ajvgusture fausse. Les botanistes ne sont pas d’accord sur l’arbre qui fournit cette écorce ; elle est dans le commerce en morceaux beaucoup plus irréguliers que l’angusture vraie , plus compacte et plus épaisse , d’une courbure inégale. Les morceaux , au lieu d’être droits , sont souvent recourbés dans le sens de leur longueur, et l’écorce se présente, en général, sous l’aspect d’une matière racornie et comme déjetée par la dessiccation. Sa surface intérieure est grise ; sa surface extérieure est quelquefois rougeâtre, d’une couleur semblable à celle de la rouille de fer, qui n’est pas due à l’écorce elle-même, mais à une matière fongueuse , épaisse , qui la recouvre dans certaines parties. D’autres fois, son aspect est tout différent; sa surface externe offre une couleur gris -verdâtre et des points blancs disséminés d’une manière assez régulière. Ces points, qui forment autant de petites proéminences sur l’écorce , lui donnent une ressemblance éloignée avec la peau d’un crapaud. Sa saveur est beaucoup plus amère et plus persistante que

rencontré d’autres dont 1’odeur était si prononcée , qu’elle rappelait tout-à-fait celle du poisson.

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