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BOIS NÉPHRÉTIQUE. La plupart des naturalistes attribuent le bois néphrétique au guilandina moringa de L. , ou moringa zei lanica de Persoon, arbre de la décandrie monogynie, de la famille des légumineuses, qui produit aussi la noix de ben. D’autres, au contraire , pensent qu’il est fourni par le mimosa unguis cati de L. , arbre appartenant aussi à la famille des légumineuses et originaire de la Nouvelle-Espagne. Sans discuter le mérite de ces deux opinions , nous ferons connaître les propriétés du bois néphrétique. Il est très lourd et très compacte, presque toujours entouré d’un aubier blanc; d’une couleur grise, tantôt tirant sur le vert, tantôt rougeâtre , selon l’âge de l’arbre. Son écorce est fibreuse , et se détache facilement du tronc ; sa saveur est faible et légèrement poivrée. Il paraît inodore, mais lorsqu’on traite sa poudre par l’étlier et qu’on évapore cette teinture, on obtient une matière grasse, résineuse, jaune, quia une odeur balsamique très prononcée.
Le bois néphrétique, par ses caractères extérieurs, se rapproche beaucoup du gayac, et pourrait, dans quelques circonstances, être confondu avec lui; mais le phénomène
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particulier que présente l’infusé aqueux du bois néphrétique servira toujours à le faire distinguer. Si en effet, on place l’infusé entre l’oeil et la lumière, il paraît jaune ; si au contraire, on place l’œil entre la lumière et l’infusé, celui-ci paraît bleu.
On employait autrefois le bois néphrétique contre les maladies des reins; on s’en sert rarement aujourd’hui.
BOLET AMADOUYIER. V. Agaric de