V. — Névralgie mammaire
(j'IUi maladie, r*galompnl dislinjru«'i' soii> les noms de mamelle irritable^ ih* tumeur irritable du sein^ d<» ntaFtodipue^ peut èlrPConsidénV roinnic unr drpendanre df la n«*vralj:ii' intrrcostalr, piiisqm» rorjran»' ^{ifflU* a pour >irjrf* rfroil srs n^rfs prin» ipal»»nj(»nl des deuxième, Iroi- >iême, qualrième, cinquième nerf> iliorariques (il s'y joint quelques lilels fouiTiis par les branches du plexu> ceiTico-brachial). Mais nou> nou> contenterons de dire un mol de Topinion émise par Valleix au ^ujet de celte névralgie. D'après cel auteur, il y aurait toujours on presque toujours dans la mastodynie, conrurremmenl «ivec l'endoloiis- ^^ment de la ummelle, une affection de> nerfs intercostaux correspondants, reconnaissable à ses points douloureux. On peut citer en eflVl d'Mix ordres d'observations où se remarque la simultanéité de ces deux riévi'aljri^*s :
1' Les cas où la mastodynie est l'affection prédominante, et dans le>quels par uni' exploration méthodique des «'spaces intercostaux on trouv»' un ou plusii'urs points douloureux sur le trajet des nerfs correspondants. Valleix a cité quelcjues exemples dr le }r»»nre recueillis par luinièrue ou empruntés à Robert ;
^i" D'autres faits s'observent encore où eest la névralgie intercostal»', idiopalhique ou sympathique, qui e^I l'élément [irincipal delà maladie', ei où la maslodynie ne parait être que l'un des foyers de la névr;d;ii • llioracique. Ces faits sont les plus rares; le suivant, rapporté par G<iidrin, en a d'autant plus d'intérêt : a Nous avons donné des soins a uni* demoiselle affectée de cardio-entéraljrie chronique, chez laquelle •♦' -ymptôme (douhîur mammaire) était !•» symjilôme le plus prononcé (!<• la maladie; elle était térébrante et presqiu' cDutinue; elle s'exaspérail la nuit ; elle avait son siéjir au-dessus du niveau du mamelon et t^n dehors de la j»lande mammaire. La malade était tournu*ntée de la crainl»' d'un cancer dans cette réj^ion. Celte (h)uleur dis|)arul avec les accidenls de la cardialji:ie chronique par l'usai^e drs eaux de Spa; elle se reproduisit Tannée suivante avec le retoui- des accidents dysp(»[ïticjues {l). • M. Léoni (i) dit avoir noté que, chez les nourrices dyspeptiques, h: point latéral ou moyen de la névralgie interco>tale est plus fréquent que l»'^ points antérieur et postérieur; il est natuiel de supposer que l'état tout particulier de la mamelle pendant la hnialion vient ici se joindre à l'affection ji^astrique pour produire la névraljrie intercostale.
Mais, le plus souvt*nt, contrairement aux prévisions de Valleix, la
il) Traité philosophique de médecine pratique, t. lit, p. 527. (il Lor. cil.
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névra^rie mammaire est indépendante de toute afltM tion des nerfs inler- «ostaux. Aux faits nombreux cités par les auteurs, nous pouvons ajouter le suivant: Une femme ûf^èe de quaj*antc ans, admise en 18r>() dans le ienicede Liugîer, à la Pilié, éprouvait depuis longues années d atroces Joulours dans les mamelles ; les deux seins portaient les cirai rires de nombreuses incisions faites pour diviser ou extirper des lobules douloureux de lajrlande; les douleurs revenaient toujours avec la même inlensilé. Celte malade n*avait pas trace de névralpie intercoslide ; on ivmarquaît cliez elb» une sorle de marasme nerveux et un afliublisscment des facultés intellecluelles, mais elle n'éprouvait ni symptômes bien saillanls de dyspepsie ni préoccujuilion bypocliondriaque.
Nous no ferons que rappeler en quelques mois les symptômes de la maslodynie : des douleurs aiguës, lancinantes ou semblables à des commotions électriques se font sentir, par intf»rvalles plus ou moins rapprochés, à la surface et dans la profondeur de Tuncî des mamelles ou (les deux à la fois; douleurs qui traversent le sein comme un trait et vont se propageant dans l'espace intercostal, à Taisselle, à Tépaule, jusqu'au coude ou même jusqu'aux doigts; il y a dans la mamelle des alternatives fréquentes de cbaleur et de froid; des vomissements surviennent souvent dans les paroxysmes violents. Le séjour au lit, le décul)itiis sur le côté malade, la traction que le sein abandonné à son poids exerce sur les téguments, le seul contact des vêtements, déterminent <^ouvcnt Texaspération de la douleur. Celle-ci s'accroît assez notablement à l'époque des régies. Elle persiste ou récidive après des intervalles variables, pendant de longues années.
[Nous signalerons encore d'autres irradiations douloureuses trés-fréquenles que présente celte névralgie et qui s'expliquent bien, connue nous l'avons dit plus liaut, par les anastomoses nombreuses des nerfs de la mamelle avec ceux du voisinage. C'est ce qui explique pourquoi, dans un assez grand nombre de cas, il est possible df» trouver des points douloureux en arrière et sur les côtés de la poitrine, sur le trajet de certains nerfs intercostaux. La maslodynie eslaccomj)agnée non-seulement <le né- >Tal^iesdu bras, de la paroi interne du creux axillaire de l'épauleoû se distribuent les nerfs cutanés pectoraux, mais eneore les irradiations douloureuses se font sentir jusque vers la paroi abdominale, comme Rosenthal en 'a signalé un exemple (1). Souvent la maslodynie donne lieu à des tuméfactions, des indurations bien décrit<*s par A. Cooper, Velpeau,et dernièrement par Rosentbal. Grosscvs comme un pois, rarement comme une noisette, bien limitées, existant surtout à la cir-
{\) Da névraigiet de la mamelle et dei mâurattom névralgiques de la glande mammaire^ par Roseolhal. (Wien med. Preste, XIV, 2 et 3, 187:1 )
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n'»'n«*nia»i«.n iir*''j:u!i'''i»', l«M!iMrilj«-e. *-Ii«m'> r»M-u* ^ur la niaiiii'll»\
< »n n*a j»»- \u trWr n»'\raLi#' ^u!-^••^^r a\anl r»'i»'»«ju»^ «I-- la jinlM-rl/*: •'*•'- i rl«- r- 17** à tivn»i' an> qu*»l:»* s»' ri'n«ônliv !«• i.lus >u>j\»-nl. snivnni li'trhl>*'i;r; Vi*!(M*au l'a mi»* >urt«»ul ilirz l»"»i«-niinr>«juiajM»r«'0'iai»'nhl»*l;i îîj 'noiiiu-»'. On a p-U'onliv *ju»'I<ju»'> n> iIjpz rin»mnio.
!>• Dl\^^0'*TiC -.,' lVmd<* >iir rali-«*ii« >• <]•* li»ut'*all»'Tahnn «-i l** i onlrasl ' '•nlîc i't'W*. »n!«;rril»' d»-s li^^u^ »*l rinlt-n^il»' r'Xlivni»* ilr> d^mh-uis (jui n-M^-nn^n! [»ar paro\y>ni«'> invj:nli»T<. Ndus m* fiarlou's iri que dt* la nt'\ralt:î<* >an> tumeur apiuvi ial»lf. LoiM|u*il fxisîf qu«'I(ju«*> inilni'ahon**, l^'ur \it'{*i volume, l«*tir »'-lal lonirii/mps si itinnuair»*, jninls à r<vfe*>h-*^ >en^i|iilih'' de la nianiellr l'Ioiiznr'nl fni oi»- le MMiprun ti'uue j^niM' .jlf'ialion de >lniilure. — Ouan! au pr.o.NOSTic. il e>l rt»lal!v»*nifnl ass»7. la\oraIde, la n«'*vral;:i^* n'ayant au< un raji|Kjrt avre !»•< tumeurs mali}:ne> dti *»ein.
Tr.AiTKMKM : t'r>{ ri'luî d«»s nrvral^Mt's m <:r*n»''ral: dfs o|H**ralionsont •'•!<• îentées av»'e di*s ^uecès divers.