VI. — Névralgie lombo-abdomiDale
SiMl*Kraykie. — Outre h'S ouvrages déjà cités qui traiti-iit soit des nrvmses eu ^'t'*u»'t.'jI, soit ou particulier îles H«*vralgies, ou pourra cou>uller : D'H iii'nnl(ii"s loiHho-aluioniiiinl»'^ stjinptinH't(itfue.< li'uht' nfftrttoii utérine, i» i'uinn mt'ilirnb'^ 1Sr>0.
I'. iNfJi.'iiKT. — De In uèrrnh/ir inmhain' ou uèrml'i'n' tirs ple.rus htnifuuic^ d Horn'.'i, \n Airhirrs fjni. de met}., 7f série, l. XII, IN^S.
MwWMnv.'., - De queUftien èiiipheiunifiiex fies ttèrrnitjies Infuho-surrèe^ pourvut nniiuler îles ulfrctioits itintjttithif^ffs de riftetu.<tm de ses funte.rcs. (.Iit/i. we//., im).)
Matiu IT. - Ttiêse iuaugurale, iX^'ùl.
{•MIT. - - Ttiési* inauj,^, IHlV.)
IM^I'I.AT/. — Sernihjii'.i dans h s np^rliana utérines, Tliè<e di' Paris, lS(i8,
«!n. Maïuixc — Eiud'' sur ir.i n» t rtilffies /v'/7<'./r.s sifuijdnmutiifue^i de Cnrchi-epididijunle td''Uhnnhuff(ijue. ((jt:. uied de Paris, 18(»1M8TU-)
NÉVRALGIE L0MDO-ABDOMINALl( 131
ILiiwoTTE. — ComidéraUons noHveilfs jw/r ia pathogénie fie fhèmaiocèle rétro-
utérine. {Arch. de méd., 1873.) SmEDET. — Xécralgies lotttbo-affdominates permtant après la guérimn de$ lé$ion$
utérines. (Journal de méd. et cliirur. pratiques, 1875.)
Définition. — Névralgie ayant pour sw<^e les raiiKiaux sensîtifs dos nerfs lombaires.
Os nerfs, au nombre de cinq, se divisent, à leur sortie drs trous de
<x>DJujîaison, en branches postérieures et en branelios antérieures. F.es
branches poster/cures appartenant aux récrions lombairr» et fossiére so
liislribuenl : les trois premières, à la fois aux inusrirs sruls. Lrs bi-an-
cy'^ antérieures formonl par leurs anastomos«»s le pb»xus lombaire d'où
naissi'Dl trois branch«*s terminales : le nrri crural, le mrf obturateur et
\^' nni lombo-mcré (ro derniiM* établissant la communication avoc le
|»^'xus sacré), et quatre branches collatérales : trois externes qui scml la
irrande abdominale ou ilio-scrotale; la petite abdominale ou petite ilio^
krolale; Vinguino-cutanée, cl une intern(» : la brandir yc^/Zo-crinvî/e,
I-«*s branches postérieures des nerfs lombaires et les branelM»s anlé-
ripures du plexus de ce nom doivent surtout élre prises en consîiléra-
tton dans rhisloire de la névraiffie que nous allons décrire; quant aux
l»nmcbes de terminaison, leurs névralgies seront exposé(»s dans un cha-
l'ilH' spécial.
Symptômes. — Ils ont la plus grande analogie avec ceux de la névralgie «nlmostale; la douleur occupe le plus souvent le côté gauchi»; rlh» rsl •K'deux sortes : 1*» lancinante et revenant par accès plus ou moins bien rararlérisés; :2' gravative, continue et fixe. Lrs points douloureux, qui IMvsenlent souvent une étendue d(î filusieurs cenlimèlre>, sont situés :
1" A la région lombaire; là, en dehors des vertèbres lombaires, oO nncontre une série de foyers corr(»spondants a rémergt^nce des bran- « li<*s postérieures : points lombaires,
i'k la partie inférieure de la paroi abdominale : a, au-dessus de la •nr(> iliaque, à peu près vers le milieu d(» la longueur de cell,» éiuinence. •'" les rameaux externes des branches postérieures la croisent juesque !"Tpendiculairement : point iliaque; 6, à Thypogaslre, vers la partie inférieure du muscle droit, où viennent se perdre les derniers filets des l»i-nnches abdominales : point hypogastrique ; c, dans Faine, au-dessus 'lu lJi2[ament de Fallope, à l'endroit où le rameau génital de la branche ^^'nilo-crurale sort par lorilice externe du canal inguinal : point i«- [mnal.
t Dans la peau du scrotum ou de la grande lèvre : poini s( rotai ou rMlmire(\\\\ correspond à la terminaison du même nerf. Valleix conlon- «lail à tort le point scrotal avec la névralgie spermatique, décrite sous le nom de testicule irritable.
[Il existe aussi parfois des points douloureux, au-dessus du pubis (poinl sus-pubien) et aussi d'après M. Ncucourt, dans la région épigastriquoqui est le siège de battements assez douloureux à la pression (point aoW/^wt'); d'autres fois encore il existerait un point sacré correspondant à la nioilir antérieure du sacrum, et que Ton peut percevoir soit par la palpation profonde à travers les parois abdominales, soit plutôt par le toucher vaginal, par la pression que le doigt exerce sur les côtés dans le cul-desac vaginal.]
Il est rare que tous ces points réunis se rencontrent chez le menu* sujet. Les points postérieurs sont les plus fréquents, et ce sont les points hypogaslriquo et scrotalqui manquent le plus souvent, de maniènî qu«* dans le plus grand nombre des cas, la douleur occupe imiquement les branches postérieures qui ne parviennent pas jusqu'auprès de la lign<' blanche, et qu'elle siège surtout dans la branche postérieure de la première paire lombaire dont les filets coupent verticalement la crête iliaque pour se porter à la peau de la fesse (Valleix).
A ces points douloureux il faut en ajouter un plus remarquabK* signalé pai* le même auteur, dans l'une des moitiés dncol utérin^ le plus souvent dans la moitié gauche de ce col.
Complications. — Souvent la névralgie lombo-ahdominale est a^conipagnée de celle d'un ou de plusieurs nerfs intercostaux; plus souveul peut-être elle coïncide avec diveis points douloureux accusés par les malades dans des régions où se ramifient les branches du plexus sacré (sacrum, siège, périnée, etc.). Des troubles variés observés dans lr> organes pelviens ont été considérés tantôt comme des complications, tantôt comme des symptômes de la névralgie (jui nous occupe.
[.V ce sujet, il est important de rappeler que les névralgies peuvenl jouer à la fois le rôle de cause et d'effet. Dans ce dernier cas, cllrs accompagnent fré([uemment, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, lc> diverses maladies de l'appareil génital, elles peuvent aussi survivre à ces maladies, alors que toute inllammation utérine ou péri-utérine :» comj)létement disparu, fait de la plus haute importance, dont la counaissance permet aux médecins d'éviter de nombreuses erreurs; car, en j)rèsence de ces douleurs, et si l'on pratiipuî incomplèteineiii un examen au spéculum et un toucher vaginal, on peut croire (|ue la lésion originelle n'est pas guérie, d'où une tendance naturelle à faire des cautérisations du col souvent inutiles iA même nuisibles (H. — Dans d'autres cas moins fréquents, sans doult», les névralgies loinhoabdominales spontanées ou consécutives à ces aiïeeiions utérineéteintes sont capables, ou de les faire revivre, ou même de produire
(I) SiiTdcy, Loc. cit. Voyez aussi la thèse d'un de ses élèves, M. Savreux, Sur les neir algies lombo-abdominales consécutives aux affections utenneSj 1871.
NÉVRALGIE LOMBO-ABDOMINALE. 133
dans la sphère des oi^aoes génitaux, des confreslions, dos indamiimlioDS, des hémon'hapies par suite do la paralysie dos nerfs vasoinoleiii"s, en tout comparables à relies tjui ont élo obs(»rvoos dans li»s névralgies U'ifaciales sur Tipil el sa muqueuse. C'est ainsi que la leucorrhée, des hémorrhagies utérines au moment ou en dehors des règles, peuvent être produites el entivlenues par des névralgies lomboabdominales. Il peut mémo amver, dit M. Marroll(», que Tépiphénomène, c'est-à-dire la métix)rrhagie prime la douleur par son intensité, tout en restant sous sa dépendance ; d'où la nécessité de déterminer .mT soin la nature des douleurs les plus obscures, les plus sourdes que les femmes accusent, soit spontanément, soit à la pal|>ation abdominale et au toucher, pour apprécier leur rapport d(» causalité avec la inéirorrhagic. Le mome auteur a montré que celle inlluenco héindrrhagiquo s'exerce non-seulement dans l'étal d«» vacuité, mais dans IVlal de grossesse, qu'elle est l'origine d'un certain nombre d'àvortements par décollement hémorrhagique de l'unif, et qu'elle a été mme après raccouchement, la cause de tranchées et de perles. Bien plus encore, certaines liémalocêles péri-nlérinos n'ont pas «l'autre cause que l'existence d'une névralgie lond)o-abdominale antérieure, ftans toutes leurs conditions originelles, qu'elles soient synipltunaliijues d'une lésion de l'ovaire ou de l'utérus, qu'elles soien! liées à la chlorose, à l'Iierpélisme, au nervosisme, ou à la constitution médicale (état catarrhal), ces névralgies peuvent détorminer ces troubles vaso-moteurs; et si, dans certaines hématocèles, la douleur paraît trosvivp, Irès-supcrficielle, plus intense d'un coté que de l'autre, si elle a d»'S fovers bien déterminés avec irradiations situées au delà des limites occupées par l'hématocèle, à la région lombaire, à la croie iliaque, à l'enlr/'e du vagin, si enfin elle revient spontinément, j)ar accès irréguliei^s ou périodiques, n'avons-nous pas <los raisons nombreuses pour voir dans tous ces caractères, les signes d'une névralgie qui domine la scène pathologique ou qui tient du moins sous son entière dépendance la plupart des phénomènes observés? Ouest ion intéressante, grave mî^me, <loQt la solution importe à la guérison de la malade, puisque dans ces f^as, le médecin devra s'attacher àcond)atlre non pas seulement la mé- Ironhagie qui est un effet, mais les douleurs névralgiques qui sont la ^ause, et cela par tous les moyens à sa disposition, par les stupéfiants, lf*s injections de morphine, les arsenicaux, le sulfate de quinine, ce dernier médicament étant doué d'une double action dan> et; cas el s'adres- >anl à l'élément douloureux et périodique, en même temps qu'il peut triompher efficacement des hémorrhagios, par suite, de son influence bien démontrée sur les nerfs vaso-moteurs utérins (i).
(1 1 Votez Guéneau de Mossy, Du traitement d-»s hêmorrhagie» utérmeg par le sulfate de qitinine. {Clin, méd., l. Il, p. 403, ci la ih<>se inaug. de Bartharez, 187i.)
13 i >i:VROSES DE U SENSIBIUTE.
ClR'zriiMïiimcla nrvialjrieloml»f)-ahfJoifMnaleb<,»ain'on[»plus rare que chez In fi'rnfnc, peul aussi d/'lernïiner parfois une rouireslion inflammatoire du le>lirule, comme M. Mai rolle en a ni^ un exemple; M. Mauriar ailinel aussi qu'une n/*Yi*al;rie violenle ilio-S4?iolale p»'ul produin» momenlant'ïiienl une can^reslion de r»'-nididviiie et du te>li«ule, conninî le prouvent d#'ux obsenalions où les attaques duulouivust's étaient suivi»*s d'une recrudescenre d»*s phénomènes inilarnmatoiiv>, comme le démontre aussi le cas d'un malade d'Astl»*y Ooo[>er { I ), qui éjuouvail à chaque airês, en même temps qu'une douleur au teslirule, une tum»^faclion considérable de la jrlande. Ces faits divers ont même amené Cahen, à n*îrarder TafTection décrite sou> le nom d'ln'it*fble testiSj com ri H» u n e n »'• v lal jr i e avec con «re s t i on . ]
>ou> If rapport de la marché, de la dl ntE r{ des termixaisons, nous ne pourrioii> que n^produin» ce qui a été dit à l'occasion d»* la nén-algi»^ intercostal»*.
Il f n *'>t rncon* à p«*u prés de mémr d»^s caises qui produisent l'un»* ou l'auln*; mais un point spécial dans réiioiu'xii' d»* la névralî^îo lomhoahdominali', c***>t qu'^JU* dépt*nd souvrnl chrz la lénnu»» d'un»' maladi«' d»' raj»par»*il jrénitil int»'rue. La proportion d»*s faits où c^'ll»' relation fxisti* po>iliv»*m«'nt aux faits où >on ahs»'ncr «'st hi» ii ronslatée, méritrniit dé^r»* fixé»' par drs rt'chen^lies slatisliqu»*s. Toujours est-il qui* la névialj:ii* synqiathique «»st fréquent»» «'t que les conditions morbides l»'S plus variérs p«Miv«mt lui servir d«» point d»' départ, d»'puis la cjn;r»*stion catamérpaj»' jusqu'aux canc«'rs de l'utérus. Cet orjrane n'fsl pas le s*miI drmt l»> n»Mis londio-abdominaux traduisent les altérations; les ovaires, »'l >urioiil ci'lui du cùlé «rauche, d'après M. Piorry, sont dans l»'S mèun's «as. (jianl à la vessie, b*s faits ne sont pas en»'ore assez nombreux ponr que l»*s mala.Ji»*s de ce viscère puiss»*nt être admises au noudue drs raus»'S avérées denévralj,Me lombo-abdominale; c»'|M'n(laut il «'si probable qui* tous les orjrams contenus dans le bassin et dont les nerfs ont d»'s connexions avrc |i» plexus lombaire, peuvent donner lieu à cetli» affection sympathiquement. — [Les maladies du testicule et principalement les orcbi-épididyraites, peuvent devenir le point de départ de douleurs névral^riques sur le trajet de nerfs nombreux, parmi lesquels se trouvent les branches lombo-abdominales (Mauriac).
11 faut encore citer comme causes, les lésions des vi'rtèbres lond)air»'S, du psoas, di» l'os iliaque, les anévrysm«*s de l'aort»» descendante, et»'. (Trousseau, Ricbel).]
Physku.ogie pathologique. — Il r'>| parfaitement vrai qu'une ué-
l'I* Astlcy Coopcr, Œuvret chirurguaUs, p. ii7.
NÉVRALGIE LOMBO-AUDOMKNALE 1^;
vralgie lomiio-abdomiDale n'implique pas Décessiiireiiient chez une malade qui en est atteinte une lésion matérielle ou ronclionni'lle deTappareilgéoiial; puisque celte névralgie se rencontre chez Thomine, en I absence de tout autre symptôme, ioree est bien d'admettre aussi qu»* lans lautre sexe elle peut être ohsei'vée à Tétai hUopathique. Mais sa ^omcidence avec* les maladies de Tappareil {^[énital interne <.'st im lait dolisenation journalière, et qui ne peut être mis en doute, pas plus ffiie rinlluence d'un état nerveux général favorisant la manireslalion de <T(lrt névralffie comme il le fait de toutes les autres; étal presque toujours très-marqué chez les femmes dysménorrliéiques ou alVerlées di» inétropalhies. En dehors même de la névraljjie bien caraciériséi*, de.s relations évidentes existent entre les nerfs lomho-ahdominaux i»l Tappureil génital interne de la femme. Exemple : Les douleurs s[)onlanées qui accompa;xnent les tumeurs de Tutérus et «pie tous les cliirurt^iens dmivent comme se faisant sentir dans les reins, les flancs, les aines, <>sl-à-dire dans les réj^ions mêmes occupées par les points douloureux que Valleix a sijrnalés. Un autre exemple, mais moins probant parce que la compression directe du plexus lombaire peut produire les effets dont il s\i{rit de démontrer rori«2:ine sympathique^ a été cité par M. Ileau : c'est celui de racfouchemenl pendant lequel c(»t auteur assure a\oir i'oostaté que la douleur occupe les mêmes points d'éleclion. Mais mieux que toute analogie, l'observation clinique prouve les relations dont il ^'agit, quand elle nous montre la névralgie lomlmire survenant quelquefois aux approches de la première époque menstruelle pour diminuer ou disparaître ensuite; s'exagéi-ant tous les mois chez les l(*nunes dys* inénorrhéiques; a|>paraissant dans la blennorrhagie au moment où rinflanimation s'étend du vagin au col utérin ; accompagnani souvent et indistinctement les congestions uléro-ovariques, les déphuenienls, le.s mélrites, les cancci*s de l'utérus, etc. Ajou Ions que, lorscpi'im p.>int douloureux existe dans le museau de tanche, ou même quand une névralgie lombo-abdorninale accompagne une lésion du col de la mairies, vienlon à le presser avec le doigt introduit dans le vagin, il n'est pas rare qu'une vive douleur se manifeste dans l'aine et que les malades y portent instinctivement la main. Cet ensemble de preuves apportées par B<*au àTappui de sa thèse n'est-il pas de nature à entraîner la t^inviction (l)V Valleix, préoccupé de l'isolement des névralgies conune espèces morbides, avait lui-même constaté les relations dont il cherche à nier l'existeoce; on trouve dans les observations qu*il cite plus d'une particularité
<)i Avant la publication de Beau sur ce sujet, M. Nc>cl Guéneau de Mussy avait eu ro<'Ca- ^ion de constater drs faits analogues i répoque où il était nu'drcin à rhopital de Lourcinc. «Hes obsenralions (inédites) qn*U y a recueillies portent souvent un doutde titre qui indique à ^ fois la nature de la maladie utérine et l'existence d'une névralgie lomtM>-abdominale.
hs NÉVROSES DE L\ SENSIFULÏTÉ.
dont ro[»irjîon oj»[»os/*** pourrait faire son j»rolil; et dans les lignes suivante^i rJe son Traité il est en< or»- [»lus e\ji!i.it#» :
€ L^'s feinriies afTert/'es d'inflariiitialion d»» rnt^Miis ou <lonl le? règles sont difficiles, éprouv^'nt trê^-oïivenl d»'S doul»^urs qui, parties des* loiïdi^'s, se «liii'^'nl vers le !»«'lit bassin; ct^s dou!»Mirs doi\<*iJl-elles être rangées dans les névral^^ies lomltair»*^? Le [letil nomhn» desfiiitsne nous permet pas de nou< pron^Tic r à r-^l l'^'ard d'un** manière |)ositive. Je dirai cependant cjuayan! eu roera^ion d'ub^ener à rin'^pilal de Leurrine une j^une fil!»* rpij. dans le emirs d'un*^ l»]»'nno!Tlia;:ie, éprouva touN l''S sviur»!ôrn^'> dune inllanirnation de rul«'*rus avec douleurs vives i*{ èlaneeiuents dans les deux a'n»*s et dans la région siierée, je ne découvris, malgré une exploration lrès-aîl»*ntive, aucun point douloureux dans le tiajet d«> n«M-f> lombaires. Il faut donc admeltn» <jue la douleur locale de l'utérus >'irradiail dans le bassin, soit en suivant les neifs hypogas- Iriques vers le pb-xus sacré, soit [»ar un<* autre voie qui nous est inconnue. — f>an^ Ir cîmcer de Tutérus, des doulmi's semlilables. et quelquefois bien plus violentes, se font fréquennnrnl sentir. Dans un cas dt» ce genre, je n'ai pas plus découvert de sîgnes de névndg^ie cpie dans Tinilammation utérine, et j'ai cru devoir en tirer les mêmes conclusions. M. Ba^sereau est arrivé à des ré >ultats semblables. »
En rappnichant ces faits de ceux en grand nonduT où la névralgie symjKitliique s'aecompagne de douleur à la pression, on arriverait facilement à une conclusion toute dilférenle, et au li«'u de récuser l'analogie entre deux n)anièn»s d'être de la même névralgie, il semlderait rationnel de n'atlaclier qu'une valeur ser-ondaire au s «ul pbénomène qui \e> sépare Tune de l'autre, à savoir, la douleur à la jiression.
Comment l'impression morbide reçue par les nerfs ganglionnaires de l'utérus (qu'ils soient eux-mêmes ou ne soient pas douloureux) |)arvienlelle dans l(»s nerfs spinaux et se traduit-elle en définitive [)ar la névralgie lombo-abdominale? Par un mécanisme semblable à celui que nous avons supposé pour la névralgie intercostale sympatliique, c'<*sl-à-dire par le Iransjïorl de rim|)ression à travers les plexus mêlés de nerfs sym- |)atbiques et de nerfs spinaux, jusqu'au centre nerveux cérébro-racbidien, d'où elle retourne à l'état de sensation pereue dans les ucmTs qui émam*ntde la [partie correspondante de la moelle.
D'une autre part, quelques faits tendent à établir qu'une névralgie lond)o-abdominale [)eut être suivie d'une névralgie viscérale consécutive (point ulérin de Valleix); d'autres encore porleraient à croire que, dans T'ertains cas, le système nerveux sensitif du bassin peut être pri> de névralgie dans son ensemble. Mais de nouvelles études sont encore nécessaires pour élucider l'bisloire de ces divers états morbides dont nous aurons d'ailleurs à parler de nouveau eu traitant des viscéulfjles.
NEVRALGIE LOMBO-ABDOMINAID. 137
Diagnostic. — Les douleurs musculaires, désifrnées sous le nom de lumbago, peuvent êlre eonfondues avec la névralgie lombo-abdominale. Mais (»lles exislenl souvent des deux côtés, ne s'étendent pas au delà <)»* la masse des muscles sacro-lombaire et grand dorsal, s\*xaspèrent Uauroup moins par la pression que par les mouvements de flexion et lit' redressement du tronc, et se C4dnu*nt dans Timmobilité; à tous ces 4;aies, on les reconnaîtra assez facilem4»nt. — L'aiïection douloureuse a[»prlée tour de rein^ qui survient subitement pendant un effort, et que Piorry attribue à la production constante d'une nipture des libres musculaires {myoclasie)^ et que M. Gubler vient d'étudier tout dernièreliieol sous le nom de myodiasiash ou diastasis musculaire ^ a plus encore que le lumbago, la propriété de s'exaspérer par les mouvements 1^ la colonne vertébrale ; elle ne s'accompagne pas d'élancements; sa I ausp même a quelque chose de particulier, etc. — Les douleurs nuisnilaires de nature rhumatismale ou autre, qui se produist»nt dans (iifff'rcnls points de la paroi abdominale, se distinguent de la névralgie loinbo-abdominale par des caractères analogues a ceux qui ont été loniriKMiient exposés à l'article précédent, et parmi lesquels le grallemeut >u|MM{iciel du muscle mérite surtout de l'importance (Hriquel).
[Dans certaines névralgies lombo-abdominales, la sensibilité cutanée «lu ventre peut être à ce point exagérée que le moindre contact, que la pression la plus légère ne puisse être supportée', des vomissein*.*nls peuvent se montrer, et si l'intestin est distendu par les gaz, si la lac présente un aspect grippé par suite de l'altération des traits et de la violence de la douleur, si les parois abdominales offrent une» certaine r^'nitence, etc., on pourrait croire, ainsi que Xeucourt et Marrolte en «ml cité des exemples, à l'existence d'une péritonite qui n'existe pas. fX*^ phénomènes pseudo-périlonitiqucs de la névralgie en question, ipii iH' sont que le résultat de l'impression morbide réfléchi sur une grande 'l^nduc de la portion abdominale du grand sympathique, ont été aussi <»borvés dans le> névralgies liéesàl'orchi-épididymite blennorrhagique, ♦Hudiées par M. Mauriac. ]
Lorsqu'un gravier un peu volumineux se trouve engagé dans l'urefe, il produit une douleur très-vive qui va retentir dans \c testicule tlont elle détermine la rétraction. La violence extrême de c 'Ite douleur, >ou apparition brusque dans l'abdomen, et les signes concomitants de la ^^ravelle, viendront en aide au diagnostic, qui pourra êlre encore éclairé parFabsenec de points douloureux à la pression de la paroi abdominale.
(Il est en outre très-important de faire le diagnostic de la cause, de >'enquérirde l'étal desorganes intra-pelviens et de chercher par exeinph», >i les douleurs névralgiques ne sont pas dues à une affection herpétique <ics organes génitaux. Mais, dans ce cas, un premier point à noter, trèsimportant au point de vue du diagnostic, c'est que les irradiations dou-
i'4^ >ÉVi;O.SES IlE L\ SEXSir.ILlTÉ.
lounfus'îs ^)ii{ iri'>-noiiihn'ij<e>, qii'«*li<*< ^e Rmis.'Uîir ilms les ivjrioii> loifibain*, s^rolale, jM*rin/*ale, le>>iêiv el jum|u«.' >ur le trajet des branehes du sriatirjne el du nerf crund. M. Mauiiae, dans son élude sur y herpès névralgique df$ organes genilfnrr iIk a attiré ratl»*ntion sur les phénomènes névropalliiques et doul«tun*ux cjui arconij»ap:nenl parfoi>, qui piMivenl même préeéder ou >uiviv une simple éru[»tion lierijétiqiie d<* quelques vésicules sur les orjrane> jxénilaux exlfines. C<*1 herpès névraljrique qui, par ses carac!èri'> rliniques, se rapproehe heauc'oup du zona, s'il n'est même pas une «•>pêre de zona, a été dérril surtout ehez Thomme par M. Mauriac; mais tout [»orte à croire qu'il jieut exister aussi chi*z la femme, puisque M. Fournier a observé dc< douleurs névraljriforuKîs sur le trajet dc> cuisses (i) dans rher|»és vulvaire et que ('e> phénomènes névropalliiques ont été observés j>:ir Uulckley dans la variété d'lier[>ès qu'il a riésijrnée sous le nom d'herpès gestalioni8(:i).]
Le i»RONosTic ne présente pas de gravité. Toutefois, le médecin devra toujours avoir en vue les complications cjn}reslives el même hrmorrhajriqne> qui peuvent être |)roduites el entretenues par la névraljri»' dans les oij^anes de lappareil jrénittd.
Le ThAiTKMKNT est celui des névraljrie> m jrénéral. Une attention ]Kirliculièr(» devra être accordée à Fétat d<'s or^^'^nes du bassin; cependant , il n'est pas rare de voir rafleclion primitive j)ersis!er el la névraljrie symj)alhîqu(» j^uérir sousTinlluence des moyens diri^^és contn' elbî seule, sauf à récidiver quelque temps aprè<. Pour coml)!ïttre le point utérin dit la névraljrie, on a préconisé la cautérisation, et Maljraijzne, l:i section du col de la matrice.
Vn. — Névralgie crurale.
(hchias antica : — «le Cotugno.) (Pour la bibliograi»liic, voy. Xéirahjie sciatique.)
Les branches de terminaison du plexus loud)airc sont au nombre di* trois :
r Le nerf /omfro-iY/cré; il établit (»ntre ce plexus el le plexus sacn' une connexion démontrée dans Tordre ]ialholof»:i([ue par diverses irnidialions douloureuses cpii accompaji^uenl la névralgie lombaire;
4" Le nerf ohiuraieur^ dont la névralgie jiarait être exlrêmemenl rare, mais qui s'alTecte dans certains cas de tumeurs siégeant dans la ré<;ion sous-pubienne, et notamment dans les hernies obluralrirrs étranglées, de manière à faire naître une douleur liïuitée à hi parti»'
(1) O'a*. den hôpitaux, 1870.
(2) (>it« fMr Dreyfus, ContrilnUion à Véludt de Viierpès. (Galette hebdomadaire, 187r».i
(3) Cité par Mauriac, American journal of obsietric, 187i.