‹ Traité des névrosesChapitre 17 sur 89 · NÉVRALGIE CRURALE · texte numérisé non relu

NÉVRALGIE CRURALE

iQtPme de la cuisse, et accompagnée de la rétraction des addiirteuis animé:» par re nerf; ensemble de symptômes qui permet quelquefois de résoudre le problème fort diflicile du diagnostic de ces hernies.

[Cependant M. Ledentu (I) a donné la relation d'une névralgie traumatique du neif obturateur. Après une chute de cheval, le malade avait •'prouvé des élancements douloureux à la partie supérieure et int<»rnc de la cuisse, au point d'empêcher tout mouvement et même la position assise. Quatre mois après, il existait encore des douleurs vives à la pression vers le trou sous-pubien, entre les adducteurs superficiels et profonds et un [)eu au-dessus de l'anneau du grand adducteur. Les irnuliations douloureuses se prolongeaient jusqu'au talon. J

.t Le nerf crttra/, dans lequel on ne rencontre qu'assez rarement encore une névralgie isolée. Nous allons cependant exposer en peu di» mots l'histoire de celte affection.

Symptômes. — Douleurs*à la partie antérieure et interne de la cuissi», depuis l'aine jusqu'au genou. Elles se manift»stenl : lisons forme d'élanceinenLs ou d'autres sensations analogues revenant par accès, el qui, <iun ou de plusieurs points du membre, irradient dans le sens di*s branches neneuses; 2** sous forme d'une sensation continue, gravativc, habituellement exaspérée par la pression, qui siège, d'après Valleix, à l'aine, à la cuisse, aux environs de la rotule, au pourtour de la mall<''ole interne, sur le nerf crural, le nerf saphène ou leurs bnmche>.

La )URCHE et la durée de ces douleurs sont très-variables; elles nr pn'îsentent aucune particularité qui ne rentre dans Thistoire générale de*» oévralgi<»s. — La névralgie crurale est le plus souvent ac« ompagnée th* sriatique; on l'a vue coïncider avec d'aulres névralgies : faciale, intervoslale, brachiale.

Ses CAUSES Sî confondent presque entièrement aviM* celh^s de la >cialique. Parmi les affections qui intéressent le nerf à son origine et donnent lieu sympathiquement à des douleurs le long du nerf crural et du rameau saphène interne, on cite l'acirumulation des malièn^s fécales de rs iliaque, les tumeurs du bassin el de la colonne vertébrale, lv> affeciions de la moelle, etc. — Les douleurs du genou que l'on observe dans la coxalgie, celles dont se plaignent cerlains hyslérirpies, peuveni être rapportées à la névralgie crurale.

Diagnostic. — Les douleurs des muscles de la cuisse, les affeciions articulaires, pourraient être confondues avec lu névralgie crurale: mais la circons<Tiption de la douleur au trajet du nerf pendant les

i\\NoU turuacoi de névnUgie trûumalique da nerf obturateur. (Gai. det hâp.t 187 i.)

liO NÉVROSES DE LA SENSIBILITÉ.

acres, et Texislenre rlans l'inlervall»* de reiix-ci d? poinLs limites douloureux à la [ir»?>sion, fariliteront I»* diajrnosfir. S\%Ml-il do reionnaître la rause de la névnd^ie ; les or^^anes abdominaux et pelviens, le rarliis, la réjrion fi'inorale, devront «*»lre explorés avee la plu> ^^ande attention; on aura en même temps é^%ird à Tétat général du sujet.

Le PRONOSTIC oe présente iei rien de particulier, non plus que le traitement.

Vm. — Névralgie sciatique on fémoro-poplitée.

iCoxagra; dolor coxendicus; ischias nervona poxtica; malum Cotuunii.)

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NÉVRALGIE SCIATIQIE. Hl

Déflmtion. — Névralgie occupant la totalilé ou une parlic du nei I sciatique, branche de terminaison du plexus sacré. — C'est une d«»s névralgies les plus fréquentes.

Symptômes. — a. La douleur de la sciai ique appartient aux plus iniPDses, et peut dans certains cas être comparée à celle du tic* douloureux. Elle existe presque toujours d'un seul côté. Elle est habituellement de deux sortes, inlenniltente et continue.

1* La douleur intermittente consiste en sensations d'élancement, de (iraillement, de brûlure, de froid, etc., qui se propagent le long du DtTf, ou éclatent dans une étendue plus ou moins considérable de son parcours, en suivant des directions différentes; elles s'accompagnent quelquefois de mouvements convulsifs, soit cloniques (extension et flexion biiisque), soit toniques, ce qui est moins rare, sous forme de cramp(»s des muscles gastro-cnémiens. Dans certains cas les malades interrogés sur le lieu précis occupé par ces sensations, tracent avec b» doigt une li;nie à la partie postérieure du membre pelvien, indiquant, d'après la remarque de Gotugno, le trajet du nerf sciatique * aussi exacleuu»nt que pourrait le faire un anatomiste consonnné >. Ces douleurs aiguës se manifestent par accès d'une durée variable, surv(*nant principalement le soir; mais dans l'intcrvalb? des accès il est rare que le calme se rélablisso complètement.

f Presque constamment, en eflet, il persiste ou un sentiment d'enjîourdissement ou une douleur continue sourde, contusive, orupant le fîarrours du nerf sciatique et de ses branches. La pression a bMir niveau exaspère la douleur, en i*amène les accès. Les points d'élection où la douleur ainsi provoquée se montre avec le plus d'intensité, points doni retendue, en général, ne dépasse p.is 5 ou :i «'cntimètres, oui été indiqués comme il suit par Valleix :

Lr* point /omfcaire, immédiatement au-dt»ssus du sacrum; h! saaviliaque^nn niveau de l'articulation du même nom; ViliaquCy v<»rs h* milieu de la crête de l'os des lies (autant de points qui appartiennent à la partie intra-pelvienne du plexus sacré; les suivants sont particuliers au tronc et «lux branches du nerf sciatique lui-même) ; le fessier^ au >ommet de l'échancrure sciatique; le troclianicvien, vers le bord [)ostérieur du grand Irochanter; trois points fnnovaux^ supérieur, moy(»n i*l inférieur; le paplité^ dans le creux du jarret; le roiulien^ au bord t'\leme de la rotule ; le |)èroiiêo-(ibiVi/, vers l'arliculîition supérieure de< d«ux os de la jambe; le péroniery point important situé là où le nerf du même nom contourne la léte du péroné; le mallêolalre, à la partie postérieure et inférieure de la malléole externe; le dorsal du pied, et enhn, ^^' plantaire externe. — Il est rare que tous ces points se rencontrent à la fois chez le même malade, mais ordinairenieni on en trouve un assez.

1 ;i yt\ï\*J<ZS DE LA >ELNSILILITt

^r-iïxil n^-ful^i*': r»Mj\ «jui :i\^»i-iiit-Dl Tajli' ul.^linn sa< ii^-iii.i«jin*, le jn^ml Wo« haJi^'r. la I <*'!•* du |»''r«»ri»'- ♦-! la mali»''ulf ♦'\l»'j'D«\ H»nl Ir^ plus IVé- «j i«'fil- iï*' toii> «on en a Uni a 'i tint <l«r n»''\ra!;:i»*'* di-linr;»'^». I^a jiresNÎon *'ii 1 un d»* r«-^ [Ktint> ni\i\«* qij»'!qu«*/»i^ la dôult.'ur dan^ 1»'> autres. — il 1-1 d«*^ malad»'^ di»rz lf'^]u»'N !»• n»Mf ^riatique >»'IIjI«1«* j»ris dans UmU" .-a lon^'ui'ur, niai> ni»*'fn»' ciin*- ^*»'> r-^i^ la .v'n^ilfilil»'' que la j»i vision |h*<)- \f.qu.* diin-» rinl«T\alN* d»*> points dV'|**<lion »*^l in<"onq»ai"ahlf nu*nl moins \i\«' qu'au ni\''au ni«*-fu«^ d** <*^^ |V»\f'r^ doulôunMix. — Enfin, quelques o)»-«*r\al»'ur> a--*uivnf a\oir eon>tal*'' ralivnee di* tout l'nNerdi* re irenre, i\:iii> d'*> fail^ lu«'n po^ini^ J^ n»''vral^Me >cialique.

( l>.i n*^t*\ il e^i iiiqioiiant <h* l'aiiv r«*niarqu«'r qu»», si l'on ne tiouvr point toujonr*' d»-- j»<»inls d<»uloinvu\ bur li» tnij»! du >«iatiqne, rV>l -ou\< nt pan>f qu«* la n»''\TalL.'ie >!/';:«• sur d'aulivs n»*rls rnianani du pl^xn^ <:in'*'. Au-^i |»en'-ons-nou> avei* M. Ja^^oud. qu il <*>t plus jnst»^ d»* d< «riie le- n»'\ral;:i»*s du plexus-saiiv, suivant qu*<'li»'> orrup»»nl le^ ïutvU rr.||al'''rau\ nitani'*sdjranilir'<,r«*niioHTuraleei l'/Muoralr po<l»'Tieure du n^Mf (•'-«» i»T inlV*ri<Mjn, un«» dfs tiM uiinai^ons du s^iatique, le nerf .-apli«n«' inl<Mn<*, ou le seialiqu<* dans son entier. Par eonsrquenl, Ir si/'j:^' d*' la «louleur varie suivant la loealisation du mal; !»•< branches ;r»''nilo-erurale et fé^moro-iulanre du nerf IVssi»*r inl«'*rirur du p«*tit sriatiqu<* sont-elles atteint^'s? La douh'ur existe dans la r/'jrion lV^>i«''re à la parlii* po>tiMO-«*xt<*rnr dr la cuisse, aeeessoir»*m»»nt au prrin»'*!» et jusque dans !<• s«iolum. — E*»t-ee la branche arlicidairr du sciai !(pn* et le nerf [»<'roni<*r? La douleur se Tait srnlir aux drux côtés dt* rarlindalion du ;:enou à la ré^'ion exli*rne et antrrirurede la jaud)e, à la porliiui correspondante du dos du pied. — E^t-ci* le pojililr i»xt«*rin*? Alors la doulrur r^\ /«vrillée surtout au coté intern*' du pied (*t aux pi'«'ini»'rs orteils. — Si r'i'-t |<' sciatique poplité inl<»rn<* qui »*sl jnis, b» mal est limité souvent au sajiliêm* rxterni', et se lait sentir derrién* la mallétde externe, au rôt»'* <'\tiTne du talon du pied, eî dans les dt»ux derniers orleils; rarement !«'< n'rfs plantaires {névralqie plnniaire) sont air«*ctés(I).

Enlin, dans certains cas rares, à la véiité, la névral;.^ie est exactement limiter au nr*rl sapliène interne*. Aussi, les loyers douloureux simt-ilsi^ircfuisci'its de bas en baul sur b' bnrd interne du jrros orh'il au niveau d«* i'artirulalion d(» la pr«»miére a\«'c la seconde pbalanjic; en arrière, df la malléole interne dans la ^auitliére (pii la sépare du tendon dWchilît»; b* lon^ du bord intern<* du ti!)ia à sept ou huit travers de doijil, audessous du «renou; au-de>sous tlu bord inteine de la rotule; en arrièie à i cenlimèîres environ aiMb»ssiis du creux poplité; au point desortie et d'entrer» du sapbéne, dans la j:aîm' des adducleui's, c'est-à-dire à troi*^ liaveis de <|oi;;l au-dessus du i-oudvie interne, à la réunion du tiers su-

.XKVRALCIE SCIATIQl E. 1 i3

{MVionr aver les doux tîoi-sinfi^rioiirs do la cuisse; au niveau du pli de l'me on la pression est moins douloureuse que [laiioul ailleurs (I ). ]

h. Les mouvements bnisques, la loux, rélernunienl, parfois le plus Ir^fT déplarement, le frôlement le plus imp«'rreptible (la ehute d'une l'iiill»» de papier sur la jambe!), renouvellent les acres dans les seiaî (jues intenses; il en e>t di* même des efforts de déféeation, les intestins )<'rouli's par la contraction d(s parois abdominales agissant à la manière ilUn doi<rt qui appuierait >ur W nerf endolori à son origine (lii'au).

r. [Ici se placent naturelli'ment les troubles de lasensibililéqui peuvent ivrtainement se montrer dans toutes les ncvral^ies, mais qui ont été jnilirulièremenl étudi «s dans la sriatique. M. Ilubert-Valleroux érijic m rneen réjrle générale, c»qui nous paniît être un peu exagéré, que nJans !a scialique, la sensibilité cutanée est constamment altérée >, au <lMihle point de vue de la diminution et de Faugmentition. Déjà, du I '>|t\ M. Nolla avait relaté trois obsenations où t Tanestbésie n'était |«i>'r<''aérab\ c'est-â-dire qu'elle n'existait pas dans toutes les parties inimn's par le nerf scialique, mais seulement dans certiûns points ■-••lis où elle formait comme (U^s plaque> insensibles, de forme irréjiilière et d'étendue variable. > Le même auteur a signalé l(»s mêmes l'arlinilarités pour les né\ralgies intercostale et cenico-bracbiab»; a*^ iiH» râlions de la sensibilité, t^n C(* qui concerne surtout bnir diminution, iMiivont être affectées- dans leurs trois modt»s de sensibilité, au tact — «»' qui e^t le cas le pins fréquent — à la douleur, à la teuq)érature ; ÎI's se montrent surtout dans les scialique> les plus douloureuses I <^*niienl principalement ac<iiséi»s, d'afirès Iluberl-Valleroux, au-des- ^«ivdu creux poplilé à quatre ou cinq travers de doigt plus haut que inlerligne articulaire {i).]

>l. Les mouvements du membre inférieur sont souvent affaiblis, (\ r«in obsene assez hat)ituellement un cerLiin d(»gré de claudication; c'est ■n «'ffet au moment où le pied pose par terie e! supporte le jjoids du fMiJs que la douleur acquiert son plus baut degré de violence ; il en ré- -\\\W que le malade n'ose marcher, que sa jambe >e né<-hit aussitôt qu'il -N'iyede le faire. Aussi dans les ^eiatiques d'une certaine intensité, les -njHsne peuvent-ils faire un pas sans s'appuyer sur un bâton, ou même

I- Rousseau, loc. ri/., p. 'iil. Ilecueii des Iraratu: de la StH\ med. d'ohnervatian, t'^ série,

H, ir CiscîcuIp.

i> Arch, méd., 1854.

ii est ottle de rappeler qiie, dès 180 i, Roiiitset, dans sa tlt^%e inaugurale^ disiit avoir "bvTvé dans la sciatiqne un aflaitilissomcnl de la ^ellsibililê, qtu' Mai tintât f/>u Irailement de '" viaUque, 2» éd., oJ*». i. Parisi, a siçnalr ff xistenre de ce svniplùine, dans un ra<; qu'enfin, ''••n!liier Saint-Martin dhe^e de Paris, XSYJ), a insisté smr la Imnienco de ranesthésic dans '1 >''iatiq«c.

Ui NÉVROSES DE LA SENSIBILITÉ.

sont-ils oblig(''s de garder le lit. 11 esl répondant des malades qui, après .s'èlre livrés à un exercice violent et au prix de vives souffrances, finissent par éprouver du soulagement. Du reste, la claudication peut tenir à trois causes qui, agissent isolément, ou simultanément : la douleur, la paralysie et l'atrophie du membre. — Lorsque, par Tintensilé de la douleur, le membre inférieur est condamné à un long repos, une paralysie incomplète avec amaigrissement et flaccidité des tissus peut en être la conséquence; mais cela arrive assez rarement. [Cependant nous aurons plus loin, à propos des variétés de la sciatique, à monInM- la fré([uenie <lr Tatropbie musculaire dans certains casassiez bien déterminés.

Le nerf sciatique est, comme on lésait, un nerf mixte; par conséquent, il n'est pas étonnant que dans sa névralgie les troubles de Iîi motilité se joignent à ceux de la sensibilité. Nous avons déjà parir de celte semi-paralysie qu'on observe parfois dans le membie atteint, mais assez souvent celui-ci est au contraire agité de secousses qui peuvent déterminer, dit Notta, des tremblements analogues à ceux qui on! été notés dans la névralgie de la cinquième paire; d'autres fois, ce son! de véritables convulsions cloniques qui allVctiint, par exemph», les muscles postérieurs de la cuisse, donnent lieu à la flexion de la janilx*. Enfin, on aurait même observé de véritables convulsions toniques avant surtout pour siège les muscles des mollets, et donnant la sensation df véritables crampes.]

e. Par elle-même, la sciatique ne produit qu'exceptionnellement dr> }diénomènes sympathiques on réaclionnels; en revanche, on obs»»rv«' fréquemm(*nl comme maladies concomitantes, soit des névralgit^s daib divers points du corps, soit des douleurs rhumatismales des nniscles, (»lc.

Marchk, duuék, terminaison. — Le début est ordinairement gradurj, comme dans les autres névralgies; la succession des accès douloun'iix |)resque toujours irrégulière; une périodicité vraie extrèmt»ment viuv. Les exacerbations se produisent pendant le règne des vents du sud, par les temps humides; les rémissions par les vents du nord, le temps si'i (Cotugno). — La sciatique peut disparaître en quelques jours, mais !♦• plus ordinairement elle persiste pendant plusieurs semaines, des moi> entiers, et même pendant d(î longufvs années. Elle passe souvent à Télaî «hronique, et devient, pour ainsi dire, habitu(»lle, après avoir récidivé plusieurs fois; ces retouis ont principalement lieu par les temps froide. Les attaques sont ordinairemc^nt peu intenses quand elles se répèttMit souvent, et de loin en loin seulement on en voit a|)paraUre qui se font remarquer par leur violence plus grande et leur plus longue durer. Valleix a constaté que les malades chez lesquels on observe ces retour^

XÉVHAI.GIE SCIATIULE. 1 is

lépélés de la scialique sonl sujets on m<^me temps à d'autres névralgies ri présentent les états morbides auxquels on donne les noms de névralgie niiiltiple et de névralgie erratique. Enfin la marche de la maladie est diirél miU; ainsi que nous le verrons plus loin, lorsqu'il s'agit d'une névrite,

Cu SES. — Cotugno a vu un cas de cette névralgie chez un enCmt (Ir onze ans; mais c'est après la vingtième année qu'elle se montre le |.lns ordinairement, et jusqu'à la soixantième, avec une fréquence senvililfment é?ale pour les périodes de dix ans comprises dans cet inlervalio. — Elle est plus fréquente chez l'homme que chez la fenmie (dans la proportion de ;3 à 2), les hommes .sont aussi plus sujets aux récidives^ - flien de spécial à noter quant à la conslilntion ; le tempéiament nerveux figure i<i au même litre que dans l'étiologie d'autres névroses. — L.'s maladies diathésiques, la goutte, el siirlotit la svphilis, y jouent un rol|'pa(hogéniquequi n'est pas encore bien déterininé. — "l.vs climaU Iroi-ls, les contrées marécageuses paniissAnt surtout favoiables au développement de la sciatique. — L'action du froid humide est une des mieux constatées, ce qui a conduit quelques auteurs à considérer la ï'ialique rhumatism de comme la plus fréq-iente de toutes : c'est pendant les mois les plus froids de l'année que celle névralgie se montre le plus fréquemment; on rol)serve chez les individus logés dans des Houx humides où la température est ba.sse; quelquefois laliialadie date d'un r.'froidi.ssemenl subit, de l'immersion des pieds dans l'eau, du contart de l'herbe mouillée, etc. l'ne inlliienée plus conleslable est atlribu.V aux fièvres éruptives, à la suppression des hémorrhoïdes, des lo- 'hifs, de la sécrétion laiteuse. — La sciatique peut être produite direclemeiit par des lésions qui entraînent la compression, le tiraill.;menl, la 'ontusion, peut-être linllammalion du nerf dans divci-s points de son long trajet : c'est ainsi qu'agissent la gros.sesse, les tumeurs du Iwssin, I- séjour prolongé de la tète du fœtus, les kystes ovariques, les tumeurs liernorrhoïdales ou les amas de matières; lesnévromes, les blessures du nerflui-même ou de ses branches. Les efforts musculaires, les marches Icrcées, l'équitation se rapprochent vraisemblablement des causes préndentes au point de vue de leur mode d'action. De même, les maladies (!<• la moelle produisent des douleurs sciatiqiies par un mécanisme sen- Mldcinent analogue. — [Dans certains «asoù la névralgie n'exisle piinii- Uvemenl que d'un seul côté, où elle n'est pas, au début du moins, svmploraalique d'une affection de la moelle ou «le ses enveloppes, on peut la \oir, au bout d'un certain temps, envahir le cùié primitivement siiin de -sorte que la sciatique est quelquefois cause d'une nouvelle sciatique qui ^-développe du côté opposé. Cette propagation, qui est un nouvel argu- '"•;nt en faveur de l'origine centrale d'un certain nombre de névral.ries doit se faire évidemment à travers la moelle.] " '

Ii6 NEVROSES DE LA SENSIBILITE.

D'autres raiis»»s produisent sympaihiquement le même résultat, toIIf*> sont (prinn* paiement chez les femmes atteintes d'hystérie, de chloro-anrniie, etc.) les affections névralgiques ou autres des organes pelvien?, affections qui retentissent ordinairement dans les nerfs lomhaires el sacrés et quelquefois aussi dans le crural et le stiatique.

[Enfîn, une des causes, qui a été surtout bien étudiée dans ces derniers temps par M. Fournier, est la blennorrhagie.La première observation de sciatique blennorrhagique se trouve dans la thèse de Dailly en 180:] (I). La même année, Everard Home établissait la relation entiv les rétrécissements de l'urèthre occasionnés par la blennorrhagie et la peisistanct* de certaines sciatiques de même nature. Mais c'est à M. FouinitM' que ivvient rhonneur d'avoir insisté sur c(»tte cause, et de l'avoir démontré»' par des observations irrécusables. Tantôt, cette sciatique survient daiiN le co!U"S et à l'occasion des manifestations rhumatismales de la Mennorrhagie, tantôt elle alterne avec elle : un individu ayant présenté par exemple trois blennorrhagies et trois rhumatismes blennorrhagiques, h» dcMuier seul est accompagné d'une sciaticjue. D'autres fois, niai> plus rarement, la blennorrhagie se complique de névralgie, mais san< autre manifestation rhumatismale du côté des tendons, des articulations, de l'œil. Cette sciatique blennorrhagique aurait enfin des caiartères particuliers : elle débute d'une façon subite, instantanée, alleint très-rapidement son apogée ; elle décroît aussi dans un temps très-court, de sorte que sa durée est moindre que celle des autres sciatiques.]

Anatomie PATnoLOGiQiE. — Daus les rares autopsies d'individus niorl^ avec une névralgie sciatique, l'examen du nerf et des membranes u'a que bien rarement fait découvrir quelque lésion notable; à l'exception des tubercules douloureux el des cas de névrite ou de ceux où Ton a trouvé des traces d'épaississement et d'induration de quehpies rameaiiv isolés au voisinage d'anciens ulcères des jambes, le résultat des nécropsies a presque toujours été négatif. Les varic«»s des veines dans l'épaisseur ou au voisinage; des nerfs ont été signalé(»s par Kichal conmie l'um' des conditions analomiques de celle névralgie. A l'égard des infiltration^ séreuses indiquées par Cotugno et d'autres, on peut se demander si un»théorie préconçue n'a pas queIqu(»fois conduit à voir des lésions morbides, là où il n'y avait qu'un simple phénomène <*adavérique. Peul-éln% comme le remarque Romberg, l'anatomie pathologique fourniniil-fll'' des résultats moins vagues si, au lieu de se berner à examiner la portiez fémorale du sciatique, on avait toujours soin de soumettre à une invi^^tigation attentive et les plexus nerveux du bassin et le canal sacré et l'extrémité inférieure de la moelle épinière elle-même*

(1) Euai Mur la névralgie fémoro-popliUe, 1803.

NÉVRALGIE SCiATIQUE. U7

Physiologie pathologique. — Nous présenterons de courtes reraarfjuos seulement au sujet de quelques symptômes que nous avons mentionnés sans y insister dans la description de la maladie. Le nerf sriariqiie, on lésait, est un nerf mixte, r'est-à-dire qu'il renferme des fibres spn>itiv»»s, siège véritable de la névralgie, et des fibres motrices qui se ressPDlenl plus ou moins fortement de l'état morbide des premières. Comme preuve de cette participation, Romberg cite le tremblement, les rampes, l'affaiblissement de la myotililé qui se produisent quelquelbi>î ians le membre inférieur pendant les accès ou même dans leur intervalle, et aussi la paralysie incomplète avec atrophie qui dans certains ras pt^ut être obserA'ée comme une conséquence tardive de la névralgie. Cf> troubles de la mvotilité démontrent l'affection sipnultanée des deux ordres de fibres dont le sciatirpie est composé. Leur production pi^ut dépendre et dépend assez souvent d'une lésion qui atteint le neif s<*iatique avant sa sortie du bassin, et en pareille circonstance les douleurs de la nt'vralgie se produisent évidemment à titre de sensation périphérique. Cest par exemple ce qui a lieu pendant raccouchemi^nt : la tète du l«rtus enclavée dans les pelvis, fait naître : V dc*s douIeui*s dans les lombes, les cuisses, les mollets, les orteils, en comprimant à leur orij:ine les nerfs destinés à ces diffén»ntes parties; ±' une irritation des nerfs moteurs, de là des crampes douloureuses, quelquefois de^s parapléjries passcigères ou persistant après la délivrance. Chomel insistait beaucoup dans ses leçons sur la fréquence des névralgies sciatiques produites par des compressions intra-pelviennes; en effet l'on ne saurait nnVonnaître l'importance de cet ordre de causes. Remarquons <*i»pendant que si la névralgie se produit souvent par un semblable mécanisme, t 'esl-à-dire par des lésions du nerf à sa naissance, avec sensations per- »;ue^ comme si elles occupaient ses branches terminales; en d'autres leimes si beaucoup de sciatiques ne sont que de fausses sciatiques^ rien uj» prouve qu'il en soit ainsi dans tous les cas ni même dans le plus {:rand nombre. Assez souvent la cause productrice de la maladie a exercé ^ou action directement sur la portion extra-pelvienne du sciatique, et l'on ne trouve, en outre, aucun symptôme qui indique une affection de < e nerf à son origine. Vainement alléguerait-on rexisten<*e d'un ciTtain degi'é de paralysie comme une preuve de l'atteinte simultanée des filets H^nsitifs et des filets moteurs. Cette paralysie, qui est loin d'être commune, n'est jamais très-marquée; il ne serait pas difficile de s'en rendre compte par une action réflexe de la portion sensilive sur la portion molrice du nerf. D'ailleurs le défaut de nutrition des musch^s immobilisés par la douleur y concourt sans doute pour une as-ez grande pail.

Diagnostic. — Le rhumatisme musculaire donne lieu à une douleur plus diffuse que celle de la névralgie, s' exaspérant beaucoup plus

I m NEVROSES DE L\ SE-NSIBILITE.

par ](*< rnouv«»nKTUs (|iie par la [Me»ion ol no b'a<« ompajrnanl pas cl'élanmiH'nlN dans une dircrtion déU*niiin«V; il st*ra par conséquent toujours af'Sez facile de dislinjruer une srialique des douleurs rhurnatisjrtales oerupanl les mu>rles de la hanrlie, de la misse, de la jambe.

La coxaUjle, au début surtout, peut éli e ronfondue avec cette névrUgie : « On peut, en effet, dit Valleix, trouver dan< cette affection de> points douloureux à la pression, à la liancbe, au *renou, derrière la tète du péroné, et la douleur dans certains uiouvenienls, dans les secousses de la t'iux, pendant la marcbe, peut retentir presque dans le pied, >ous forme d'élancements. .Mais les sijrnes suixauls serviront à caractériser la maladie profonde de larliculation, et à la faire disiinjruer de la névralj:ic : En pressant sur lejrrand Iroch-inter, ondétermine une douleur vive dans les parties profondes de l'articulation; cette douli»ur est bien plus \iolente encore lorsqu'on veut imprimer des mouvements de flexion et d'extension à la cuisse. Le malade peut à peine poser le pied jmi' terre, et la marche devient promptement inipossible. IJieutot la lièvre hîule s'allume; il y a des redoublements le soir, de la lanjrueur, de Témaciation, et dès lors l'inflammation chronique de l'articulation de la hanche faisant des projrrès rapides, le dia^^nostic devient très-facile. ^Cessijxnes sont utiles à connaître, mais lorsqu'on analyse le cas cité par Valleix lui-m^ine comme un exeuqde d'erreur de dia^^nostic, il semble que la dislinftion aurait dû être établie, non point entre la coxal^ne et la sciatique, mais entre une névralgie idiopathique et une névralgie, symptôme ou complication de la maladie articulaire; on conçoit facilement la i-éunion de vi^i^ deux états palholojriques chez le même malade.

Les douleurs des membres inférieurs, qui accompajinent certaines wuladies de la moelle, sorte de névralgies symptomatiques occupant le trajet des nerfs fémoro-poplilés, dilï'èrent à plusieurs égards de la sciaticpie ordinaire : 1" par leur siège ^u\ deux membres inférieurs à la fois, dans la continuité de ceux-ci, et dans certains points particuliers tels que la plante des pieds, où retentissent plus rarement les douleurs de la névralgie; 2* par leur forme : ce sont des douleurs sourdes, des fourmillements, des engourdissements, des piqûres, plutôt que des élancements; ;J" par leur intensité moindre que celle de la sciatique. Il faut joindre à ces signes Tabsence de douleurs provoquées par les mouvements, et les signi's positifs de paraplégie indiquant une alTection spinale. A la vérité, une paralysie incomplète peut être observée à L-i suite d'une sciatique ancienne et grave, mais dans ce c*as encore le siège unilatéral de la maladie et la prédominance de la douleur sur la faiblesse montreront suflisamment à quel genre de paralysie on a aiTaire.

«f J'ai trouvé, dit Valleix, une névralgie sciatique chez quatre sujets affectés d'une paraplégie dont la cause était une maladie de la moelle. Dans ces cas le diagnostic oflïait-il de plus grandes difficultés? Nulle-

NÉVRAliilC SCIATIQrE. H9

ment : les sjmptômes de h névralpie srialiquo n'étaient que lempomires, ils revenaient à des intervalles irréjruliers; ils avaient ét<*prmMl('s des s™ptômes de TafTeetion de la moelle, lesquels restaient toujours nidenls dans les intervalles et conservaient leui's earartères pailieuliers s^ns rien changer à ses signes. >

losistoDs encore une fois sur la nécessité qu*il y a en clinique à examiner «ivec soin toutes les (lailies qui dans le bassin ou hoi-s de celle favilé peuvent exercer sur le nerf scialique une compression douloureuse. Osl une régie dont on ne devrait même pas se départir si l'on noyait trouver dans Taction d'autres causes (telles qu'un refi'oidissemeot) Texplication satisfaisante des phénomènes que Ton observe.

[H sera très-important aussi de connaître la cause de la névralgie, de ^âvoir, par exemple, si elle doit être attribuée au rhumaliMue, à la jroulle, etc.

Le nerf sciatique est, on le sait, avec les nerfs trijumeau, cei*\ico-occipital et cervico-bracbial, celui qui est le plus fréquemment atteint par la diathèse rhumatismale. Mais l'origine diathésique de toutes les névralgit's et en particulier de la sciatique, ne se révèle par aucun symptôme patho^oraonique ; c'est ainsi que les névralgies rhumatismales peuvent pr^ï^nter des exacerbations noctuines comme dans la syphilis, ou des paioxysmes réguliers comme dans l'intoxication palustre; leur mobilité a »^t même pas un caractère puisqu'on les voit parfois se lixer avec la plus grande opiniâtreté sur certains nerfs ; la circonstance étiolo$*ique du iioid De suflit pas non plus pour les caractériser (Durand-Fardel (1). La sciatique rhumatismale n'oifrc donc pas {lar elle-même des symptômes paiiiculiers qui permettent à coup sûr de la reconnaître; et, |)our arriver au diagnostic précis, il est nécessaire, non pas de constater les caractères de cette névralgie, mais les conditions individuelles dans lesquelles elle s'est présentée : il faut tenir compte des aniécédents rhumatismaux du malade, de l'alternance souvent si fréquente des douleurs névralgiques avec d'autres manifestations rhumatismales; il faut, en un Hioi, non-seulement observer la maladie, mais aussi le malade, eu se ra|)- I>elant toutefois que c la sciatique qui est quelquefois goutteuse, qui peut n?connaître en outre toutes les causes des névralgies en général, est le plus ordinairement rtiumatismale ; et cela à ce point que l'existence d'une sciatique, surtout de longue durée, ayant existé dans les aotécédenls d'un malade, est toujours un signe important d'arthritisme, le plus souvent de rhumatisme (Ernest Besnier (:2). Dans certiiiiis cas, M Durand-Fardel a cependant remarqué que les douleurs des névralgies rhumatismales demeurent davantage fixées au corps du nerf (Ironc's ou

(Il Durand-PardrI, Traité pratique det mal. chronique%» Voyez Rhumatinme nèvralgiqii*^ twiw I, page 3R7

<-) fij-n. besoier, article RflCMATissie du Dict. eneycl. 1876, p. 7 17.

rameaux) qu'elles affe^lenl, avec une moindre lendanre à le suivre dans ses irradiations éIoi|rnées; mais cet auteur a raison de ne pas atUiclicr une trop gcande importance à ce caraclère un peu va*iue et inconstant. La scialique qui sunienl sous l'influence de la jroult»* est éjralempnl d'un dia^rnoslic difllcile, si on la considère d'après ses symptômes propres. Peut-être est-elle plus mobile et plus fu,cr;ice que celle du rhumatisme, plus dépendante des arthropathies(Besnier); elle est, dans tons l«*scas, moins souvent accompagnée de lésions circulatoires. Mais, ainsi que (îarnid le fait remarquer, on ne peut arriver à un dia^'no-^lic certain qu'en interro;:eant avec soin les antécédents du malade, en nM-herrhaut s'il n'e>l passons le coup d'une prédisposition héréditaire, etc.

Après cette r«Mherchr de la cause de la névralgie, le diagnostic n'pst pas l'urore rompl»*l, il doit aussi porter sur la nature \\c la maladie; i.ir, ain>i que M. La>é^nif l'a si hieu établi dans un rxcrli»*nt traxail, il l'xiste des scialicpifs léj:èn*s et dt*s sciatiques graves, dont l'évolution, la marrhe, prés«»ntent des dinëren<*es très-gnindes.

Dans les premières {sriatiques névralgiques)^ le début est plus ou moins rapi^le, lt*< dtuileurs survi«mnent subitement et révèlent d'^Miibl/»» toute leur aeuïté ; elb*s sont élaneantes aver alternatives de ealme et d»» r»*doubl«Mnenl, pouvant disparaître à la lavtMir du repos et reparaîln' sou< rinlIut^intMlun elfort, d'un mouvt»meut; >pnntané»*souprovo(|uées, i^llfs r\islrnt sur un ou plusii*urs points d'émerj^ence; la palpation du troue ntrv»Mix e^t souvent indolore et ne déeèle auenn chanirement dans son volnriH'. Enlin quelles que soient la durée et l'aeuïté des douleurs, b'S troiiM.'s de nutiition, ramyotro|»ln»* n'ap|»araissi'nt pas.

Il n'»*n »*>t pa^ tle même dt»s sciatiques n*'rriti'jues qui, elles, sont eai-irl/M*ivéi*> anMtf»miqu«'ment par rinllamiiialitai du nt'rl\ Le début nVsl ]ia^ bru'-quc : il est lent, in>iilieux. • Li maladie, dit M. Lasègue, a été b'nlt'iiir'nt prot.Mvvsive ^M tout d'abord coneilialile avi'e les fatigues d'un tnivail pénible. T'est p.Mi à peu que les doubMirs ont augmenté d'aruilc, jusqu'à eiMpi't'lIt'sdevin'-sent insupportables. Les éjnneements n'ont élé, pMirain>i ilire, qu'un {\e< éléments ser4»ndaires. S'ils tt^iient exlrénu*rii<*nt doul«»unMix, ils n'interdisaient pas l'exenice des meuibres. C'est qu;ind b'S mouvrnients nmseulaires, sansaeli<»n >ur les douleurs t'ul.iiunmtt>, ont déii-muné ime sensible a;:gravation de la <louli»ur lixe,* que b* lni\ail ♦'^^t d»*\»»nu impossible. — Lii douleur constante, la seule qu'on pui'-se ♦»xa;:érer ou provoipier, la seule dont lui [iui«e avoir quelque mesure, a dime été b* pbénouiène dominant. Or ei'lii* sensation doulou- HM)^»-, moitié engourdissement, moitié doul«'ur sub.iiizuë, oceupaiit une |N»rtion eonsidérable du nerf, n'irradiant pas au delà de son tnijel, >'exa^« ranl par la pre>^i(»n du doi^^t eonnne par i t»lle des unixles et !♦' tiraillement probabh» du n«'jf, e>l la rare exe»'piion dans les autres

>'ÉVIL\LGIE STJATIQUE. 151

névraJfries. > — Ainsi donc, la douleur est sourde, subrontinue, rémitl<»nle, tenace dans celte forme de névralgie qui s'arcompjipne encore d*autres symptômes, de troubles nutritifs sur lesquels M. Landouzy, daD< un récent mémoire, a eu raison d'insister. En elTet, ratrojïbie musculaire est constante dans la sciatiqiie névritique, tandis qu\»lle manque ordinairement dans la sciatique névralgique. Cette atrophie nVst pas dup à l'inactivité du membre ; la preuve, c'est qu'elle peut apparaître de Irès-bonne heure, dix à quinze jours, par exemple, après le début de l'affection, comme on en a cité quelques cas ; c'est qu'«»lle ne survient pas toujours dans les sciatiqucs qui ont eu le plus de durée ou qui ont été caractérisées par les douleurs les plus vives; c'est qu'elle s'observe même ch^z des malades qui exécutent le plus de mouvements pour calninr leurs souffrances. Cette atrophie porte uniquement sur les muscles; elle peut être masquée plus ou moins dans le membre douloureux par un certain épaississement cutané qui est noté dans plusieurs olksei-vations; elle peut être accompajrnée d'un (rdème lé^rerde la jambe, et aussi d'éruptions diverses, mais principalement de vésicules herpétiques qui se montrent sur le trajet neneux.

Enfm, rétat delà contractilité électro-musciUaire serait diminuée, pour les rourants induits et pour b^s courants continus, dans les névralfries très-anciennes et surtout dîms les affections des nerfs consécutives à des névrites; elle serait au contraire aujrmentée, pour cc>s deux espèces de courants, dans les névralgies ai^^niés et récentes Ce 4*ara<*tère indiqué par MM. Legros et Onimus, n'a \ms été encore suflisamment confirmé par les expériences et surtout par l'observation clinique.

Cette distinction de la névralgie et de la névrite doit être faite pour d'autresnei*fs, et notamment pour ceux du membre supérieur. Certaines névralgies brachiales, en effet, présentant des phénomènes de d»»miparalysie, d'atrophie, sont caractérisées par des douleurs sourdi»s,subfontinues, etc.,qui permettent de les rattacher à une inflammation des nerfs.]

Proîîostic. — La sciatique se termine le plus souvent par la guérison quand elle est convenablement traitée; abandonnée à elle-même, elle peut devenir incurable; mais ce n'est pas là ce qui a lieu le plus fréquemment, au dire de Valleix, et les faits seraient nombreux dans lesquels une sciatique, datant de plusieurs années, aurait été guérie en quelques semaines et même en quelques jours. Chez certains sujets, la névralgie sciatique alterne avec d'autres affections du même genre ; ces cas sont remarquables par la fréquence des récidives. — La gravité de la névralgie symptomatiqtte, cela va sans dire, est subordonnée à la nature, au siège et au degré de curabilitéde la lésion principale. — Enfm, le pronostic de la névrite est beaucoup plus sérieux que celui de la névralgie.

t \KM'.'>5En de U SE>>lLiLIÏÉ.

Tr'^î*? f»'-moro-pop!it*''? s-jdI lr»r>-v.'irirrs. > ,i» ilI iji-f l*»-Lil j: n«'i^il ÏV\V''*-"^- !•- lrîiil»Tn»?Dl d -^ra »}îr^ ilirL'»' «"nlr- !i cM'>i»nn»'*înie, l'/lal P"r.»rii\, rhv>t''iie, la >ypî.!!i^, la ;: »';lî»f , riûl»\i-a!''»n ^mIu^Iiv, «^h-., si ToD a qij-îqj»' raî-on piuratlnlju- r à . »?<'.'tîti n."r!':«l •- un»^ pari «lansla prod'iclion d:* la D»''\i*a!^i»*oud in^ >a p-r-i-l m ►\ D* îri»^[ii 'Ir'S n»'-\ i aÎL:ie> sy'/i[/vonial'qu»rs d'une l»''-i«»n l«M;a!e •î»!»---;ir-^, liifi^-ur^. r»>riipiv>iiiorj-, et/:.) d^Tuand -ni avant tout qîir? h ra'i-- du mil >uil c»»riiballin'. Sl'ii^ le plus souvent on >e trouve ♦-n fie» d'j smiI >yniplMnie doiili*ur, et, |»our en obtenir la «'^Svalion, on a •:'un-»*il!»** un li»^>-'y:rân I nornluv d«* rrir'Ji'afnent'-. Ce sont l»'S >tup»'hanl> »*l l»*< an*'-'«th»'>:qu»"^ d^ toute e>p»*'r»' d •ni nou> ne reproJuirons \\\> r»*n!irii»'niliun, iii'»\»^n>pr»*s^jue toujours 5iri.pi»'î.'!»*nl palliatifs; les a[ipli«*ati«'«n> fruib-s, r»'*K'«tricil»'% et s'uIôuI \i'^ rouianl^ continus dnns la r»nii«* n»'vriliqii..* de la siialique, les douch**s, les liain^», le bains de vap'*urs t»'rt'b-nl^iu»'s ; l^silivers pn»'*»*'«lrs de la nnuKion cutanée, parmi bsqii-Is VaM ix e>l t»"nl»'* de pla«'T !♦*> rnction> njenurielles, lien qu»* d'aiilr»*^ m c\prh|u»'nt l'i-f iia-ilt' par une arii'in spéciale (anti->ypl!ililiqu»M; le-* vé^irtliiir»"- volant^, la cautéri'^alion tnmscunvnl»^*, «'Ir. L'un»:' des nHrii!ii»*:is:-s nimbinaison-^ d»*^ m^'dications r»*vul>ive et stup»'*îianle ron^i^lt* à «'lablir au haut dt» jj cui--i,' un <aut»MV que Ion panse avec une pilule mr«*olique t*n ;:ui«^«' de poi> <TrousseauL [Les inj»*clions morpliiné»^s n*mplaroronl tivs-a\niitajr»Mi*em»'nt r«»s divers moyens, surtout au moment di»> acrès douloureux. .M. Cro» (I), dans un tiavail riM-ent, vanl»* l»*s bons elîets <rinj»M- \\(^\\^ pror«»nde> de morphine, qu'il tàilie de fiir»* [H'n»'irt*r jusque dan^ la ^'ain^' du nerf.)

[M. Luion a in>tiîué aus>i uu nuuveau trail«*miMil qu'il a utilisé a\»'«" 5urré> dans diveis«»s névra!;:i»'s et notamm**nt dans la stialique. Con>i<l«'rant qu«* la médication sub>litulive n'a\ait été mise »*n usa^e jusqu'à <i* jour que dans le tniitiMiu'nl d«*s maladies d^s surlinesqui sont a«r»'>>ibb'> aux ag<'nl> médicamenl»*ux, ct*l auteur a Ifulé d'en faire Tappliation aux pailies plus profondément >iluée5. C'«'sl là le prini'ipe dr la Mib>litulion parencliymali'iise cpii c.msisle t dan< la production arliticirll-' d'un travail d»^ subs'.iluîiiui qm» l'on déleriuint' au sein des lis>us malad's par le dépôt d'une substance de la matière médicab», optMv à l'aide di* moyens particuliers (2). » S«>n procédé opéialoire consiste à injecter, au moyen d'une serinjrne de Pravaz, pndondémeni dans le li>su cellulaire, au niveau d'un ou deux points douloureux, une cerlaiu»' quantité d'une solution titrée de nitrate d'ar^^ent (soit <»inq à dix j:oiill«'> d'une solution d'azotate d'argent au dixièmt»>. Dans les cas qu'il a t'il«''s

M. Lfic cif.

tij Lui m, Htuiîes tur la nvlicalum :iuhilitnliv. (Arch. dr nifi., \MV^.)

NÉVHAIiïlE SCIATiQUE. 15^

rinitation artificielle s'est montrée d'autant plus effîcare qu'elle a été suivie dy* suppuration. Pour les douleurs anciennes, la solution argentique est préférable à l'emploi des solutions simplement irritantes, comme l'alcool, la teinture d'iode, la teinture de cantharides et l'eau sal'M^qui conviennent plus particulièrement aux douleurs récentes. Sous rinfluence de ces diverses injections irritantes, Luton a vu des névral- , jîies rebelles, et principalement des sciatiques, guérir très-rapidement en huit ou dix jours et complètement.]

Quelques substances sont réputées spécifiques : telle est l'essence de térébenthine, employée inttis et extra^ k l'aide de laquelle Martinet a obtenu de nombreux succès. Nous passons quelques autres moyens moins usités, en mentionnant toutefois, ne fût-ce qu'en i*ai>on de son i^lranjreté, la cautérisation du lobule de l'oreille, qui a été surtout mise en usage contre la névralgie qui nous occupe. Cette méthode déjà annonne, empruntée à la médecine vétérinaire, et qui parait avoir donné fVs succès entre les mains de plusieurs praticiens, après avoir été vivement préconisée il y a quelques années, est de nouveau retonihée dans Tijubli.

Ine précaution importante, pendant le traitement de la sciatique, «onsistc H maintenir le ventre libre, la présence des fèces étant une cause toute mécanique d'aggravation de la douleur.

(Mais, parmi les médications auxquelles le praticien doit avoir pnncipalernenl recours dans une affection parfois si rebelle, nous devons citer plus particulièrement l'hydrothérapie et l'emploi de l'électricité.

Le traitement hydrothérapique (1) peut et doit remplir deux indications : il s'adresse à l'élément douleur et aussi à la cause qui l'a provoquée. Ainsi, dans les sciatiques de cause anémique et dans celles qui ^ml entretenues par un état nerveux, on attaque l'élément douleur par une douche écossaise, une sudation à étuve sèche suivie d'une application froide. Puis, le soir, on donne une douche tonique pour comlmttre ranérnie ou l'état neneux.

Lagrelette qui, dans sa thèse inaugurale, a parfaitement établi les prineipes du traitement hydrothérapique dans la sciatique, range sous l<*s cinq chefs suivants les divers modificateurs eniployés pour com- IxUlre l'élément douleur : l*" sudation suivie d'une application froide;

(I) Parmi les nombreuses publications faites sur ccsujot il fautcitrr; le traité de la méthode fumttjatmre de Rapoo en 1824, où il est fait nuMition de trois observations de sciatique guéy\^ i!ar les douclics et les bains de vapeur ; le trailé *«r Vhygiène et la médecine dei bains rnstet et orientaux par Limbert (18ii;, uù cet autrur éiupt l'espi-rance >do trionipli r tie Ifmifiti les sciatiques, par cette médication ass<'i long terni» continuée. Le travail de Fleur\ i(jai.méd., 18ôO; sur les douches froide « et la sudation appliquées au traitement dfs névral- ^H'>s et des rbuinalismcs musculaires est le plus important qui ail paru sur cette qiicftiiun.

2" douche érossaisc ; 3** douches froides toniques ; 4° applications froid«*s ; 5° douches filiformes.

La sudation est produite par des jr»''nérateiu's de vapeur sèche, de vapeur humide et par les emniaillottements. Cependant, mieux encore que les douches de vapeur, les douches écossaises constituent un des meilleurs moyens dont dispose Thydrothérapie pour calmer la sonffrance. Les douches froides toniques peuvent agir non-seuleim'ut sur Tclat général, mais également sur l'état local, sur l'élément douleur. — Les .applications froides sont fournies par la douche tonique, la douche en arrosoir mobile et en lames, la piscine, le drap mouillé. Tels sont, dit Lagrelette, avec la douche dite filiforme, qui n'est autre chose qu'un pulvérisateur à haute pression, les divers éléments hydrothérapiques propres à combattre la douleur dans la sciatique. Chacun d'eux a donné des résultats heureux. Mais il est des cas nù quelques-uns de ces moyens ont réussi alors que d'autres avaient échoué. <t C'est souvent par l'alternance ou la combinaison de ces procédés, suivant la forme de la sciatique à laquelle on a aflaire, que Ton parvient à se rendre maître de la douleur. » Or, le plus souvent, surtout lorsqu'il s'agit de sciatiques produites et entretenues par le nervosisme, par le rhumatisme, lagoutte,lachloro-anémie,etc., le traitemeni hydrothérapique réussit à guérir une affection qui avait résisté à lonles les médications internes ou externes. La preuve de cette efficacité nous est fournie par les observations, au nombre de (57, qut» renferme la thèse de Lagrelette, et aussi par ce fait remarquable ra|)porté par Fleury, de guérison en deux mois, par l'hydrothérapie, d'une névralgie sciatique durant depuis 39 ans et qui avait résisté à tous les moyens employés (I), tels que les vésicatoires, les moxas, les bains de vapeur, les médicaments externes ou internes de toute espère. Nous ne saurions trop recommander à notre tour l'cnnploi des |>ratiques hydrolhérapiipies qui du reste peuvent réussir dans toutes les autres névra!gi(»s, par ex<'mple dans les névralgies trilaciale et intercostale, comme Fleury, dans son beau traité, en cite des exemples si intéressants.

Quant au traitement hydro-minéral, il s'adresse bien plutôt aux maladies générales qui ont provoqué l'alTeclion locale, et il a pour but de combattre le principe goutteux ou rhumatismal ou l'état nerveux du malade; mais il faut donner la préférence aux eaux sulfureuses ou salines très-chaudes parmi lesquelles nous signalons les eaux de Bagnères, de Luchon, d'Aix en Savoii% de Plombières, de Néris, h^s Eaux Chaudes, etc.

Au sujet de l'élcfitricité qui pi»ut également trouver son ap[)licalion dans les autres névralgic»s, mais qui est surtout employée dans la sciatique, plusieurs procédés sont souvent mis en usage.

(Ij FIciiry, Traité thérapeutique et clinique dlujdrothérajne. i'* éd. 1875, p. 585.

NÉVRAIXÎIE SGATIQUE. 155

Duchenne a institué un traitement révulsif de la sciatique par la famdisalion; appuyant sur ce fait qu^une douleur vive et instantanée, produite artificiellement sur un point quelconque de Tenveloppe cutanée, peut modifier profondément et même {jruérir les névralgies, comme cela i^e produit par exemple par la cautérisation de Thélix, par la cautérisatioD ponctuée ou transcurrente, il pensa que la fandisation cutanée, la ftistigation éleclriquey ainsi qu'il Tappelle, était capable de produire des résultats semblables. L'excitation électro-cutanée se lait avec un courant iaduit intense et à Taide d'un pinceau métallique comme conducteur dont on frappe la peau bien desséchée ; car, sans cette deraiére précaution, l'excitation électrique pénètre plus profondément et peut contribuer à augmenter la douleur, au lieu de la calmer. La faradisation doit i^lre appliquée de préférence loco dolenti^ miùs d'autres fois il est nécessaire de la porter sur un organe, ou une partie du corps plus sensible, comme par exemple la racine de l'hélix ou la sous-cloison nasale. Au moment et sous l'influence de cette médication qui ne s'applique qu'aux névralgies de nature dynamique, mais qui ne peut modifier les douleurs M'ialiques d'origine inflammatoire ou symplomatiques d^me lésion matérielle du nerf, comme la dégénérescence cancéreuse, la compression par une tumeur, la névrite, etc., les symptômes ohsi^rvés sont les suivants, d'après l'éminent auteur de l'électrisation localisée : les papilles nerveuses se soulèvent, rougissent dans le point excité et la peau peut se couvrir de larges plaques érythémateus*»s ; puis, quand la fustigation t'st suspendue au bout de quelques minutes, la douleur sciatique a complètement disparu, ou elle est seulement calmée et déplacée. Enfin, elle reparait après un temps plus ou moins long, variant d*une & huit ou dix heures, pour disparaître d'une façon définitive après quatre ou huit séances de fustigation (i). — Ce traitement peut, sans doute, produire, dans certains cas, de bons résultats; mais il a Tinconvénient, comme celui de Becquerel dont nous allons parler, de donner lieu à de vives douleurs et de ne pouvoir être surtout appliqué qu'aux névralgies des membres. Son mode d'action est-il vraimennt assimilable à une révulsion électrique, ou encore, — comme le pensent Legros et Unimus en s appuyant sur un fait qui a besoin d'être démontré, sur Texistence, dans presque toutes les névralgies d'une stase sanguine dans les capillaires des tissus neneux, — l'électrisation cutanée agit-elle indirectement en augmentant et en accélérant la circulation dans ces vaisseaux? C'est là une question que nous nous contentons de poser sans la résoudre, tout en inclinant cependant vers l'opinion de Duchenne.

Les courants induits ont été aussi employés par A. Becquerel sui-

(i) Voyez A. Tripier, De la révulsion électrique et de la médication révulgire (Courrier môtiroi 1870).

J.75 NEVP/KES UE L\ SE.\>ILnJTE.

v;*Dl tjD^ ui*'t):fMi*i :îp{»*'!»'^ par lui f*'/0'<fh^i*i*^*in(e H q*\ï «'onfisle dan< l>f;-} i'»i (i*f f'ounint^ liè?-f"i1s *'i à int'-nijitîen es tr^^-rapid*-^. On >»' >ert de rexli-aKouninl pour avoir un rourinl toujo'irs diii;;»'* dan^ l«' f;i»'f/ie s*fn>, et d'éle<lrode>, donl lun, I*- p«»-i!if. e-^l ph*'ê à la rarin** du n'-rf, el laulro, l«* n»'i:alif, pnnn'^né fur lê> Lr^iiD' he< nen>'iise> fj'ii ^onl le >i»^îre de la douleur. D^-^ l»*> preîîii'-r^ m<'»m»-nl'^ de TappliftâliMn, la douleur e<t vive, jnjis rexriliMl l»^ d'i n^rf «''Uint dim'nutV, la ^juîlnm'^'e of>^f* ord'nrnn'm»'nl au Imi'U d»* qu^^îq-je^ niinut»^>. Par o* rrK>«Je de IraiteriK-nl, B'C/|u»'r"l. ^ur ili\->*^i»t «^i^ de >■ iatiijM»*, aui*ail oIh leDu fjuinre înJ*''ri><^»n^.

Ouanl aux rounoN f'*o!'Dîj>, ÎN s«''nl iDdi«jué> dans «elle n»'vi*aL'ie r\ prin-ipalerij»'nt d'jn> «-eîje q :i, ^vrnplr.malique de It^-ion-^ intîaramatoires du nerf, ^^'K* -ompaime d'un^» atrophie plu? ou Lî<»ins a«v«*nlu»'e du lu^rfibre. La j:al\arK»-p'in«-ture qui a t^i*» emplôv«^e dans les s«"ialique< r'-l>*r!les, p'Mjl f«;irf'ti< r*^ii-^ir, suilout <i IV»n a la prr'-i^utirm d'employer un courant Aiil»le; mais «Ile nV<l r»''»'ll»'m**nt inditpi»'-e que dan^ le> «tis où lous |h> autre^ movens ont é<|iou»^. La m»*lhode de rap[»rhaliou des couranU cnnlinii^i >imple^, qui a »'*l»'* si hi^-n ••ludi»^ par Hi^niak, repose, on le sait, '^ur la loi suivante de I{ill*r: L/>r<qH*ni nturtmt rontinH tou^nni (m rené un twrf dans l*i uo^tue dire'^fioN que l** cou oint fierrewr, H rahue jtr'unUh^einnd la f*»)*' fi^H du u»*rf^ tn*n's iercile coftsémli'etn^fit : si le iouranl t m vers*' un nerf du us hi dire' lion cuniruire à f^'lle du couruut nerreur, il en e:nlte motuenlaneuient lu (uuciîon^ tuais la rai tue ron^etufiremenl : doù i* suit que les t-ouranl< a<«*»^n'1ants jM'ijv.-nl êlre indiqu»*s sui1r»ut dans les s^intiijues e\lr»^m»Mii«*ut douloureu>^^ au mom^'nt des paroxvsines et que l»*ur a}ipli<Mliôn r»**p»'*l«'e peu, être, dan-irerlain^ '^as, suivit» de su«vès i I ). M »is, le plus urdinain^meiil, on ('Ut\*\**'h' |f*^ roui*anls descendants, le p<Me po>itif ♦'•tan! lix*** ^ur la i»'v''*»D iMUiliiiiie du rôli» uKiLidt*, le pôie n»V«*lif î*'' «reux poplil/», sur le trT'j»*l du neif, et par ee mode de ti*ailemt^nt, on jful par\enir à f:nn* di'-panntre la driuleur, el à tri«»!n]»h»M" d»*s IrouMes tie nulrilitm, de l'atroplii'* mnsrulaire qui vienn»*nl paiMois compliquer l»'S <eialiques graves. IJu.ind r«'tie alropliieexi^tf, ou jm^uI faire usajre allernalivemt'nl des oourant«* interrompus ou induits av»»c l»^s couinants continua, rt^ix-ei ajrissant prin«îp;i|»'mf>nl <ur Tinn^^Talinn mus«ulaire, c»Mix-lâ sur la coninKlion de^ mu^'It'S qui ont enior»* «'on>en> ou nvouvr»'* l»*urs propri'*l»''s. Mais, dan^ d«'> m^ î:rave>. les musr|»»s i*es<»»nt d^^ s*^ ronlraclfr sous rinllmmet» de la vnlfint/' et d«'s rouranls imliiiN, «*t l«*s eounuils continus stniN ^<»nl ra[»al)lt*> de provoqn<'r di*s e(>ntraiiions cÎL T/est surtout dans c**^ ca< où il exi^t*' un»* d*"*sor^MnisiUion presque eompl»'lt^ d«*s til»4s nerveux >e di>lrihn.mt aux mus«le<. que le luit liu traiîfîiifnl dnil T'ire tout

'I Cil'». T!»' "e iniup, ih't, lrm\ (U.

NÉVUALGIE DIÂFHRAGMATIQIE. 157

autant de rendre aux nerfs leur perméabilité, c'esl-à-dire de comballre la lésion Irophique, que de poursuivre rélément douleur. Dans ces cas oDcore, les courants continus sont indiqués et peuvent rendre de réels senict'S.

Tels sont, sur Tapplication de l'électricité, les préceptes généraux que uûus devions formuler à Fé^^rd d'une névralgie où toutes les méthodes ont été expérimentées. Résumons toute cette discussion en disant que les coulants continus sont plus souvent applicables que les courants induits dans les névralgies et principalement dans les sciatiques an-* rienoes, rebelles aux autres traitements, et chez b^squelles la douleur lomme les troubles fonctionnels et trophiques sont {'(expression symptomatique d'une véritable inflammation du nerf. Dans tous les cas, il ne laut pas oublier d'établir, au point de vue du traitement, une distinction Mir laquelle Benedickt avait insisté, nous voulons parler de la di>tinction des névralgies périphériques et des névralgies d'origine centrale. Car, i'V>tdans ces dernières surtout que le traitement doit être aussi central, que réiectrisation sera pratiquée sur la colonne vertébrale s'il s'agit de la sciatique, par exemple, ou a travei^s la tête et sur le sympathique dans les autres névralgies; mais, comme dans certains cas, il est diflicile de savoir si une névralgie, de périphérique est devenue centrale, il sera hoo alors, en présence de ce doute, d'appliquer toujours un électrode au niveau de la colonne lombaire.

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