‹ Traité des névrosesChapitre 4 sur 89 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SIR LES NÉVROSES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SIR LES NÉVROSES

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Voir aussi la plupart des traités de pathologie générale et de pathologie inleriie, et les articles des Dictionnaires en 80 volumes ((jeorget) et en 15 volumes (bovillo, des dict. encyclopédique des sciences médicales, et de médecine et chirurgie prali<iu('s.

HEMAnQiKs rRÉLiMiNAinEs (1). — Un siiîiplc coup (rd'il pMr sur Tappai*<?il si drlical, si conipliqué et si soi^meusemenl proléf^n'* que formciil rcncéphale, la moelle, les {ganglions et les nerfs, suflU poui* faire profil; M. le dodciir Falret, iiHMlrcin de la Salprlricrn, a trrs-ol»li{?oammcnl mis le manuscrit des leçons cliniques professées par lui à la tSalpclrièrc (sur les ucvroM's en généra! et spécialement sur l'hystérie et Tépilcpsiei, à la disposition du rédacteur de ce chapitre; (|uc cet excellent maître veuille bien à cette occasion recevoir une foi? de plu» les remcrclincnls do ion ancien élève.

(X).NS1DËRAT10>S GËAERAIJIS. 3

sentir rimportance de ce vaslc système org^anique. Et, en efTel, la physiologie nous apprend que, contenant plus de force qu'aucun autre sous moins de matière, doué dans l'or^riinismc d'une sorte d'ubiquilr qui l'associe à Factivité intime de toutes les parties, constitué pai* uue série de rentres et d'irt*adiations physiquement et fonctionnellement continus, i^. système est dans les animaux supérieurs le subslratam iuuuédiat delà vie et comme la vie même matérialisée. Il est Tinslrumcnt des fatuités intellectuelles et affectives, le conducteur et le réceptacle des sensations, le foyer et le conducteur de la motilité; c'est de lui également que relèvent toutes les fonctions organiques : r<*spiration, circulation, sécrétion, nutrition, production de la chaleur animale. En d'autres termes, de ^n intégrité dépend relie de tout l'organisme, et les fonctions qu'il n'accomplit pas par lui-même, il y préside encore comme excitateur. La pathol(^ie confirme ces données en montrant quel rôle immenst* joue ce système, soit dans la production des divers états morbides, soit dans le développement des symptômes par lesquels ces états se manifestent. Mais, pour simplifier la question, négligeons un moment la part considérable qui revient à Tinnervation dans la pathogénie proprement dite. En nous bmant à l'étude des symptômes, c'est-à-dire des phénomènes qui traduisent l'existence de la maladie une fois constituée, nous vovons l'obseivation médicale occupée presque exclusivement a noter des faits d intelligence troublée, de penchants pervertis, de sensibilité «inormale, de mouvement altéré, de respiration, de circulation, de sécrétion, de nutrition, de chaleur diversement modifiées. C'est-à-dire que les sym|)tômes des maladies n'expriment te plus souvent autre chose que l'était de souffrance du système nerveux. Il est vrai que la somme des symptômes, indépendamment des actes vitaux déviés de leur condition normale, comprend encore une autre série de phénomènes, de l'ordr.^ méc:mique, chimique et physique; mais ce sont là, à proprement dire, les signes de la lésion matérielle des organes, et non les indices directs du désordre fonctionneh Or, qu'est-ce qui sépare la lésion de la maladie, ou qu'estce qui réunit l'une à l'autre? C'est précisément l'affection antérieure, simultanée ou consécutive du système neneux. A moins que roi*gane n'ait été détruit ou remplacé* par un tissu inerte, il y a toujours entre la lésion et le symptôme quelque chose d'interposé, un élément intermédiaire, distinct, et jusqu'à un cerLiin point indépendant, dont ni l'intervention ni le mode de manifestation ne sont absolument forcés ; et cet «Hément n'est aulre qu'un trouble de l'innervation. Vérité très-simple et que prouve l'observation de chaque jour. Tantôt ce sont des maladies dites latentes : lésions énormes, symptômes presque nul ; tantôt des affections graves, mortelles même, dont ni l'anatomie ni la chimie ne peuvent saisir la cause organique; ici, deux sujets affligés de In même somme de lésions, et cependant très-inégalement malades; ailleurs

!#.. i.^rurilt'* uiiOiil*'^ *'\ t'Jidi^f'*, l;i U»i lit*; '<i\^i*' •*! <-!M«»rii«j'j«.' •]•,* 1 1 ir^-..*'

)<'-iofi^ «^^ftl U'iiJ'V'T, ou ffiO»n<]re> quand ♦-!!♦.'!• î-ont plu^ pn:'f"n«l»'>. C»-> f:?iit* ^fl l>^%'iiK'Oijp d'auln,'» fcnrorft non^ dt-rnontrenl d'une mani»T*> irr»'iîM'^'AAtt que raccroi**^rmenl ou la dimioutirn du doriiri»,iî:e mat» ri»'! fïc ^:/#fnffiafjderjt pa* d'une inan'ére n«V'e>rain.' rau^rnifolalion ou l'apu- *"fn^îfil du (rouhie dujarniqur'. La lé>i^»n eîU à \rai dire, lune der» rau*''* h'»* |)Iu^ fr#''fpM*nles du «-xuiiilôme, l'une de> rnndili«»ns 1«'> plu-» liatfihielle> d'une innenation palliolf>*.'irjue: mai'» ri«n de plus. En ed'el, d'un rot/-, atn*-i qu'on vient de le voir, elle n'«*nlrain»» pi^ |nn-.'*ffi^'Ul ei p:u' le Miil lait de son e\i>i^'n«e la peilurlial'on \»la!e; il c'y a pa^ de rapport eon^lant, d<» parall«''li>iue oMij;/* enire la nature, r«H'*ndue, le»» pha^'s divf»rse$ de TallZ-ralion mat 'n*!!»*, et I»' iu«»lf, la tioîenre, l'/'Vo!ulion des symptômes; d'une autre pail. il est a\uué que l'innervation peut être profond»*ment modilire en rah>en»e de toute l«''>,ion appréciable des orjranes. Cela est vrai de tous l»*s aj»[iar^'iU orjraniqu<*s, sans en excepter le sysh'Mue nerveux lui-m'un^ : d«s e|ian^'em'*nls eonsidérables peuvent survenir dans la t»^xlure du r»'rvrau, de la moelle, des nerfs, sans donner lieu à des symptûm'^s noial»l»»>: et réciproquement la pensée, la motililé, la sensibilité p.^uvent av.iir subi une atteinte profonde, sans que Tautopsie nous en apprenne la raison.

Si Ton voit dans la maladie une série de symptômes et si Ton admet que les synqilômes ne font que révéler l'état de souiïranee du système nerveux, il >'ensuit que toutes les maladies pourraient éire appelées nerveuMCs. Qu'est-ce alors que cette classe particulière et dilférente, à laquelle on est convenu d'appliquer celte dénomination?

Cullen, à qui l'on doit l'introduction dans la srience du terme de liêrroses, avait conscience de cette difficulté; il croyait pouvoir l'éluder en dési<rnanl ainsi « toutes les affections contre nature du senlifuenl et du mouvement où la pyrexie ne constitue pas une partie de la maladie primitive, et toutes celles qui ne dépendent pas d'une affection topique des orjçanes, mais d'une affection plus ji:énérale du syslème d'où dépendent spécialement le sentiment ut le mouvement, i» O'Uo. définition, ex- Irc^memenl inq)arfaite, embarrassée dans les termes el sans précision dans ridée, a été reprcKluite par la plupart des auteurs avei* des additions et des retrancliements qui ne parviennent pas toujours à dissimuler le vaffue et l'arbitraire dont elle est enlacbée. Il existe, en somme, deux (rrands caractères sur lesquels on se fonde pour séparer les névroses des autres maladies; ce sont les suivants: I" trouble intéressant spécialement les fonctions nerveuses; "î' absence de lésion analomiqu»». Les autres caractères (tels (pie l'apyrexie, la marche intermittente, la rareté delà terminaison funeste, etc.) peuvent èlie considérés comme accessoires; nouj? les examinerons dans le cours de notre description.

CONSlOÉRATlOyS GÉNÉRALES. 5

Premier caractère : iroxMc des fondions nervcuties. — I)\i|)ivs ce qui a été dit plus haut de Tespèce di^ hii^rarcliie qui subordonna à rinoenatioQ tous les actes de la vie de relation et de la vie vép:élative, il nVst évidemment aucun trouble palliologique qui ne puisse avoir pourpoint de départ une modification nerveuse. Toute fon<-tion nVstelkpasde Tinnervation, ptti5 d*autres actions organiques? Dans toute maaifestation de la vie, n'est-ce pas le système nerveux qui intervient en mettant enjeu un appareil plus ou moins compliqué de propriétés S4?rondaires? Pour éviter une trop grande confusion, les patliologistes ont pris le parti de limiter les attributs du système nerveux h rinlelligence, au sentiment et au mouvement; quant aux fonctions dites ort^aoiques, ils les envisagent comme étant jusquVi un certain point indépendantes de riunervation. D'après cela, on réserve le nom Av symptômes nerveux exclusivement au trouble des facultés intellertuelles cl morales, de la sensibilité el de la myolililé;on dit qu'il y a névrose quand les fonctions qui sont directement accoinp/ies |)ar le système nerveux viennent à présenter quelque perturbation pathologique, et qu'en outre n^te |x*rturbation est la seule ou à peu près la seule que Ion observ*'. S'îigilil, au contraire, des fonctions appelées organiques dans lesquelles le système neneux agit, dit-on, comme simple excitateur^ la maladie reroit le plus souvent un nom différent. Cette distinction, qui séduit au piemier abord, n'est, en réalité, rien moins que rationnelle; déduile di* vues physiologiques erronées, elle aboutit en pathologie h des contra- (lii'tions perpétuelles.

Soit, par exemple, une de ces modifications des actes sécrétoires qui reroivenl le nom de flux. Dans bien des cas, aucun symptôme autre que celte modification même ne se présente à l'obsenation, et, de plus, la manière dont cet étal morbide apparaît, augmente, revient el cesse, rappelle exactement l'invasion, la marche, les retours, K»s terminaisons des névralgies et des spasmes, types universellement admis de névroses; enfin, les causes sont identiquement les mêmes. Cependant, à quelle dislance des spiusmes et des névralgies n'esl-on pas habitué à reléguer la classe des flux, en disant que la sécrétion n'est pas une fonction neneuse, tandis que ce nom convient à la sensibilité el a la myotiiilé. Que si une alTection douipureuse (névralgie) de la ftice s'accompagne, ce qui n'est pas rare, de salivation el de larmoiement, on qualifiera ces symptômes concomitants d'épiphénomènes, (»l l'on sera tenté d'y voir une complication de la névralgie, quoiqu'ils résultent, à bien prendre, el non moins directement que la douleur elle-même, de l'alVeetion des nerfs de la face.

En établissant de pareilles distinctions, on prend pourpoint de départ une prétendue limite qui séparerait les fondions de la vie de relation <le celles dont se compose la vie végétative. Ma's cetti» limite, où la

(, i/j\>IDÉIî\TIO>> •;tNKP.\LEv

trouver? NT! i !-'•'• thn^ V origine d»'> n^ri^ qni -^ «liMiil»u«^'nt aux orj.':irj<*> do d«'ii\ onlr^? Mai.> l'^inilorniH noti'» inon'.f»-: I* q«j«^, •l:iii> un 'fiViiwS nof/ilinf d'or;:rin'*«, il y a nuA^w^-^ d»* iil''l> «>'Mvhn>-^j»inau\ *'{ do Jil<*l> «îjfnfialliiqii»*^; i*qije le sy^^'-nie d**s n«-rf> g:iu^'Iionn;iin->. «^hnlit» au p^Mfit d^ vue d^* S4*> ronn^'xioni H d^^ ^a >lnicliiï»'. e>i iDlinifrip-nt uni au >yM<'*fn«' eneéplnjo-n'hidien, dont il n'«*>t qu'un»* dt'p-ndun'e. — S^*raienl-re les projsrieh'S diir^rffn!*.*> de c»*> deuxordre> de nerf> q«ii ju>lifieraienl la di>tinetion élaWie entre le> fon'lion> au\qu»*llf> !♦?> uns ou les aulres pré>idenl, entre le> nnladie< donl eenx-ri ou e^nx-lâ >ont afrcflé>? Pas davanta;:e; rar la |ihy>iolo;:ie nou> en^ej^^ne que jeinv altriliutioDs sont au fond l'*s mêmes. Partout les nerfs M»nl rlniv«'> de Iran.smellre des impre>>ion> et d'exeii«M' des mouvements; mou\emenN qui s'aceompliss^'nl sou- rintluenee de la volonté, ou en dehoi^s d'elle; impressions qui tantôt éeh ippenl à noîre ronseienee, tanlùl y arrivent <ous forme de sen>alions. Encore n'esl-il p;is exari de dire que 1rs impressions lransmi>es par les nerfs {ran^rlionnaires sont toujours silenrieuses, non perrues : la patholofrie nou< montre ce- nerf< souvent douloureux et três-douloureux; et quant aux mouvement-, -'il est ju>le île reconnaître que le raccourcissement des fibres contraetiles animées par les nerfs (ran^rlionnaires est soustrait à l'empire de la volonté, il faut remarquer, d'un autre côté, que les mouvements déterminés par les nerfs cérélu'o-Npinaux n'y sont pas tous soumis : témoin la séri»* entière des mouvements a|q)e|és réilexes et automatiques, l'ne di*rnière objection, et elle e>t capitale, est l'i suivante : Comment lé^'ilimer, sinon par un u<aj:e três-pailial, l'admission de la myolilité au nmnhre d«»s fonetions directes du système nerveux? Les nerfs moteurs n'ellei»iuent pas le mouvement, ils l'excitent dans les muscles oii ils le dislrilment; de la même manière, on peut dire qu'ils ne sont pas les ifislrumeuts des sécrétions, de la nutrition, etc., mais qu'ils en sont les agents. Cela seul suftirait pour faire décrire des névroses de ces fonctions après les névroses du mouvement. I/analo}rifi entre les deux systèmes nerveux se clianî^erait eu identité, s'il était prouvé que l'inlluence des nerfs jranfrlionnaires consiste, en dernière analyse, a déterminer l'expansion et le resserrement des parois vasculaires, et que cps états alternatifs des vaisseaux sont ré^ns par deux sortes de filets, les ims centripètes (sensitif<), les autres cmlrifti^res (moleiu's). Dans cet ordre d'idées, rir'n ne serait [dus rationnel que de ranger les états morbides des nerfs orjraniques à eôté des liyperestliésies, des spasmes, des paralysies qui dépendent des nerfs cérébro spinaux.

Kn résumé, il résulte de cette discu>sion que le nom de fonction nerveuse a été réservé sans raison à l'exercice des facultés intellectuelles (»t morales, à la sfmsibilité et au mouvement; dès lors Vexistenre d'un troulde nerveux no saurait entrer dans la cnractéristique d'une classe

délerrainée de maladies alors qu'une perturbation de ce penre existe dans un grand nombre d'affections étrangères au cadre classique des névroses.

Deuxième caractère : absence de lésion. — Il est certain que, dnns iiDfrrand nombre de cas, cVst là un fait négatif qui établit entre les iiin' ladies dites nerveuses et d'autres affections une différence tranchée. f>pendant toutes les maladies avec intégrité de la structure organique ne sont pas considérées comme des névroses, et l'on est convenu de diVrire comme telles certains états morbides coïncidant avec des lésions tnVposilives.

A. La première de ces deux propositions n'a pas besoin d'être longuement développée. Dans l'état actuel de l'anatomie pathologique, malgré les rapides progrès de cette partie de la science, il serait téniéniirp d'af&rmer que là où nous ne constatons pas d'[i]téi*ation matérielle, il Q*eD existe en réalité aucune; ce caractère négatif pourrait bien n'élre que provisoire- Si toutes les maladies dont l'autopsie n'explique pas les î^ymptomes devaient recevoir le nom de névroses, de combien d'éléments hétérogènes cette classe d'affections ne se trouverait-elle pas encombrée! Même en prenant pour critérium la réunion de ces deux caracléres, absence de lésion et trouble nen^eux (c'est-à-dire dans le sens généralement accepté, perturbation de Tmlelligence, du sentiment et du mouvement), ce ne serait pas encore assex : il existe, en effet, bien des maladies encéphaliques et spinales sur lesquelles l'anatomie cadavérique est jusqu'à présent muette, et qui néanmoins par leur marche, leui^ complications, leurs modes de terminaison, etc., s'éloignent trop visiblement des névroses ordinaines pour qu'on puisse les confondre avec elles sous une domination commune. Citons aussi certains faits déjà indiqués plus haut, de flux, de modification de la nutrition, de la chaleur, etc., dont la fessemblîmce avec les névroses ne se borne pas à I etiologie, au mode d'invasion, aux terminaisons, mais se poursuit encore plus loin, en ce sens que souvent on ne rencontre aucune altération qui puisse les expliquer : ce sont là des espèces de névroses trophiqites, a nous avons vu qu'elles ne sont pas généralement admises.

B. Passons à la deuxième proposition, à savoir, qu'il est des maladies dilos neneuses, coïncidant avec des altérations positives dans la structure des organes, ou ce qui est la même chose, qu'il existe des névroses xymphma tiques. Nous n'ignorons pas que beaucoup (fauteurs en rej^'llj'nl formellement l'existence; mais ceux-là même qui les exeluent de l«Mir définition sont obligés de leur accorder une plaee dans leurs desniplions particulières. C'est qu'ils se trouvent en présence de ce dil«'nmie : Ou bien on reconnaît qu'une névrose peut être lié«» à une alténilion matérielle, et alors en quoi différera-t-elle, au fond d'une maladie qni'lronque accompagnée de symptômes nerveux? Ou bien on s'en tient

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aucune ^-aleur à Tégard des iiévros«^s ÎDlellei'luelIcs, puisque rinlelligence esl tout intérieure, el que, dans les cas où elle est troublée, il n'y a oui moyen d'établir une opposition quelconque entre la périphérie saine et les centres malades. L'argument est-il plus rigoureux lorsqu^il sa^it des névroses sensitives et motrices? Nullement; car tout le monde sait que c'est une des particularités inhérentes à la structure du système nerveux que le transport des impressions d'une partie à une autre, que la subordination d'un trouble périphérique à la soufTi^ance des parties profondes, et d'une partie d'autant plus étendue de cette périphérie que le point lésé est situé plus haut dans les centres. Au surplus, voyons a quelles singularités nous conduii*ait l'application du même principe poussé à ses dernières conséquences. Pour cainictériser les névroses, il suffit, dit-on, de l'intégrité matérielle des organes où se manifeste It; uiouveiiient ou le sentiment anormal ; l'édampsie en fait partie, par cela st^ul que les muscles convulsés ne sont pas malades. Mais alors rien ne Suppose à ce qu'à l'exemple de Cullen, nous considérions également rornnio autant de névroses, et la paraplégie occasionnée par une tumeur (le (a raoello, et l'hémiplégie, suite d'une hémorrhagie cérébi*ale ; car alûi*s, le plus souvent les muscles du paralytique ne sont pas plus lésés que ceux de Téclamptique.

On le voit, l'absence de lésion locale dans les parties qui sont le siège d'une anomalie du sentiment et du mouvement n'atténue pas le carac- If re symptomatique des névroses, quand elles se rattachent à une altération matérielle située ailleurs, et cette circonstance ne suilit pas, pour leur consener, comme on l'a prétendu, leur pureté nosologique,

b. Voici un autre artifice à l'aide duquel on a cherché à résoudre cette question ardue des névroses symptomatiques. On a dit : Lorsqu'il existe une névralgie, une éciampsie, une épilepsie, en mémo temps que des l»'sions matérielles occupent les nerfs ou les centres nerveux, il n'y a pas relation d'effet à cause entre les uns et les autres : la névrose, maladie iiiiopathi<iue, coïncide simplement avec un(* altération matérielle, ou plutôt il y a deux maladies distinctes réunies sur le même sujet. Cetti;^ interprétation n'est pas seulement invraisemblable, elle est positivement (Innenlie par les faits. Une sciatique (névrose douloureuse du nerf scialique) est obsenée chez un sujet atteint d'une tumeur de la cuisse; dira-t-on qu'il y a là une simple coïncidence ? Mais la tumeur étant enlevée, la douleur cesse ; donc l'une était bien la cause productrice de l'autre. De même, un épileptique venant à mourir, on trouve, à l'autopsie des tubercules ou des kystes dans l'encéphale; sera-t-il permis d'enviî^agerTépilepsie comme une névrose essentielle, indépendante, que le Iwsard a fait naître chez un sujet affecté d'une lésion incriniennc? Sans douie il peut en être ainsi quelquefois; mais, pour peu qu'on généralise

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uw havni*vi' à rt*nN;ihi**^ni-nt <!•- ii rjo-<»!«vii> pjr I**'- n»*'vn»fMllii»^> svm- |)tom;i(iqtj<*H, rjijf*lqiJ»-!> aiil^ tir-- il»''rhir»*nl tl/-. i.j.'m.-nt qu'il ny a <!♦• n*'*vros(.*s qiif rrl|»»> qui ^ont \>ruuiû\*^<, ^>s*'nti»'ll'S, i»Jir.[talliique>, r'»^>là-dirf in(l<'*|)«.*ndant»*< d»* loulp ntoJiu^-atioQ d»,* li-^ti, anlt'Ti»*nrp ou arUifîllf», capable de rendre rompis d^-s sym[»lôrn^^. I>u inoment quf» r!eux-ci trouvent leur raison d'être dans une moditùniion d»^ cf geniv, iN rentrent dans le cadre ordinaire dt- 5 phénomène conséculifs aux li'*sion< d'organes ; re n'est plus une névrose, c'est une maladie qui en présente seulement la forme et l'apparence : une pseudo-né vroy^e. Examinons cette opinion, qui compte de nombreux partisans.

On ne contestera certainement pas que si dans deux cas donnés les symptômes sont les mêmes, c'est que la même cause, éviilenle ou cacbée, est là pour les produire. Eh bien, voici un [iremier malade ayant des douleurs sur le trajet du nerf scialique; chez lui, ce nerf est complètement libre et sain en apparence. Voici un serond sujet qui accuse des souffrances semblables à l'occasion d'une tumeur du bassin. (Tesl-â-dire que le même état morbide, la douleur, s'est trouvé réalisé chez le pn>inier en l'absence de tout dérangement appréciable dans la structure du nerf, et qu'elle s'est produite chez l'autre, par suite d'une com|)ression et d'un tiraillement des fd)res sensitives, Néanmoins, sans avoir égard à cette identité des effets, on dira du premier malade qu'il es! atteint de névralgie; et l'affection du second ne recevra pas le même nom : ce sera simplement une douleur à /b>'me névralgique, une pseudovnrnbjic. De même l'épilepsie, névrose quand le cerveau est intact, deviendra une série d'accès épilcptiformes dans le cas de tumeur intmcrAnienne. !)i^ même encore la névrose angine de poitrine descendra au riui^; d'un simple symptôme, si elle se rattache à une lésion du canir ou dcsuro.s Nais^eaux, et ainsi de suite. Mais cette manière de raisonner soulève bien des objections.

1" I/épilepsie, la cbcuve, l(»s névralgies, les conviilsions, etc., aprè^ ii\ iiir été cnti^idérées connue des névi'oses pendant la vie, croit-on qu'elles cbini|!«M!Uil iIj' nalun» en changeant de noni, et la place qu'il convient

CONSIDÉRATIONS GÉNÉItALES II

(l'assignera un fait pathologique observé dépendra4-ellt* donr du hasard des autopsies qui permettra de dérouvrir ou de méconnaître telle ou telle altération organique?

3* D'ailleurs, rette absence de lésion dont on fait le caractère essentiel df*s névroses est-elle un fait réel et constant? Notre intention n'est pas d'aborder la question de s<ivoir si la maladie peut Mre imaginée ronime un étal indépendant d'un dérangement matériel de l'organisme, onrore moins de re^rhercher si, dans les névroses dites idiopatliiques, il De s'opère pas dans les nerfs une de ces modifications très-positives, quoique inconnues en elles-mêmes, dont on trouve les analogues dans Taimaotation du fer doux, le passage d'un courant électrique à travei^ un fil de métal, dans ces mutations singulières de propriétés que b»s cliimiNtes connaissent ou plutôt ignorent sous le nom d'isomérisme, etc. Sans nous aventurer aussi loin de notre sujet, nous nous bornerons à rappeler encore une fois l'insufTisance de l'analomie pathologique actuelle pour trancher dans bien des cas la question d'altération ou d'in- Itfnié des tissus. Nous ferons observer, en outre, que dans mainte rirronstance, dût l'exploration cadavérique ne conduire qu'à des réîiullats négatifs, Tesprit se refuse à les admettre comme vrais, l'n nerf devient douloureux à la pression, par suite du refroidissement de la partie même où il distribue ses rameaux, soit, par exemple, le trijumeau, à IVcasion d'un courant d'air qui a frappé la joue droite. Comment noiiT» que ce nerl puisse être matériellenient pareil au trijumeau du «ôléjîauche, quand même on n'y trouverait ni rougeurs, ni épaississement? Peut-on mieux se représenter un nerf musculaire, matériellement sain, et cependant sous l'influence de la même cause, devenant impennéable à la motricité qui émane des centres? Dans les fiiits de cette espère, la lésion nous est inconnue, mais on a le droit de la supposer et mèrne la tentation de l'attirmer.

3* ikï appelle sympathiques certaines névroses qui éclatent dans un [M)int du coi'ps plus ou moins éloigné du siège de ralfeclion primitive. Si e»»tte affection primitive est une névrose dans certains cas, dans d'autres, et tout aussi souvent, elle consiste dans un état morbide, ou en un état physiologique accompagné de modifications non douteuses dans la structure des parties. Comment classera-t-on ces phénomènes sympathiques? Sj' fondera-t-on, pour en faire une névrose, sur Pabsi^nce de changements iiiatériels, dans la partie même où les symptômes se manifestent ? Mais nous avons déjà montré ()lus haut que l'histoire dt»s maladir^s maiérielles du système nerveux abonde en phénomènes sympathiques. La plupart des symptômes qui accompagnent ces maladies ne sont-ils pas l'elTel de la sjTiergie fonctionnelle, des connexions intimes et multiples qui ralla- '•h'^nl l'une à l'autre les nombreuses pièces de ce grand îippareil? A une •'<ild«* nuance près, ces deux mots : si/wf/owa/i^ue et v/nipallnqup. sont

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d, D'> fU'^Jiîi'.ifivri^ »i.îrj- Ii ^\y,<\\X\\^ «»"i î»-<qii.i!i^'> ilu si:v. ni»Mliiir:riMri> jl«jrit (»!'j-ir-:i[> s^.ni • r:rrui«{'irfii nt • .>n>:a^''*>. la |'**u»-t!";i!iMU «Jifi- la Hl i^--f il ' »'r- liijui»]-.- «ir- «r-iLiiiu^ a«'''[it> l«»vi»j'i»'S t mdhus, futniin**rjl â i'-'ir ^'lii^- «i»-* n-'vr i--:i»'-. «l-.*-? s[»a>iiv*>. tl-*< j. tr.ihsi-^ *v^\\\ la plujur* ^«Fit ••»»M-.ii/-r»-> • mh. .1 • «l*-^ iii»» \*'\r^ «Ir* n**\ivi<»*< |uu'>. n'ii >'a\is»*r.iil. |#ar ••X'-raj»!»-, il^ Py-l^-i J • li r*i^>'* ii»-> n*'\n»>»^^ V-^ •l»»uleai'^ li»'»'> â la rh!ii|.j- tn»^fiiir? E* ••'•(•fn«l.inl, «Im^ la lh»Viiir» qji.» n»»:iv i»\aiuin»»n>, nridt'Mait N'ftii»*. «jf il va là u:i»* l»^>iMn jM»>itivr». i»a a|'(» H'-ra i*f!a iiu i!i.iri^'»'rii»*nf «larj* !»• ionîîit *]».-< >y>lMnï''S n^-ivfiv »*î \.i> «ilaii»*; on y \»'ria. ^i l'on w-it. \a\*' a«iit«n dlivri»* dti <aQ;: >ur l»'< xi*x\< ; |»»*u iiu- (MM^^-.C** qu il Ttil r»' «»nriiitiv, r'r>i iju'fu piir-îl «*as, lr> ron«liîi«»n< li.jfj^ l»-vj'i»'!!'-^ rirjn»'r\alion >'a«:««>inplil sont m U» ri»*ll»'int'nl dilï»'ivnifs *]•'> f'on'Jihon- [»[i'.-i«iÎM^M<jnr':î.

^. Nofj'} r^n-tatons pu* r«»l»^»'r\alion rr\ivt»'n.«' «lo « Mlun> ;:ruupt*'Ç

<!»• pli.'T,orni^ri»r>, d^- trrl tin»*- unil»'*> >Wiipîoniali<ju»*>, t.*l nou> )♦'< \«»m»iix

*'• r«pr«><liiiri* louj«>uis !»'> iulmiii'S, ni.ilirr»'» la ili\t'ï>il»* appu'»'nt»' ih"i

# lu— ^ qui pfi'^iiiriil à |»iir il»viloppfiUfnl. Nous >oViUi< ti»'> dt»ul»*ui^

'U\\\ ili!''-a • ♦II»'» «run»» u»'\r.il^'i».* ^1n< lt'<iun>, ♦Mal»*r â l'o'*»'a>iMn <K' la

blessure, de la compression, du tiraillf'ment, d»' rînilaiiimalion (Ie> nerfs ; nous rencontrons des attaques convulsives idenlicpies avec relies d(* Tépilepsie, névrose, chez des sujets affectés de tunieui*s cérébrales, elr. Cela nous conduit à décrire dans autant de chapiires chacun de ces ^Toupes, chacune de ces unités symptoinatiques, sans acception de leur êliolojie différente, et à renvoyer à l'histoire de la névralgie, de Tépilep?ie, etc., pour les détails des acres douloureux, conmlsifs ou autres «|ai se manifestent à l'occasion des névromes, de Tanémie, du rhumatisme, de rintoxi(^tion paludéenne ou saturnine, les tumeurs du crâne, etc., elc. Supprimez les névralgies, Pépilepsie, les contractures syniptomatiques, et la description de la contracture, de Pépilepsie, de la névralgie, viendra réclamer sa place dans le tableau de chacune de ces maladies, puisque chacune d'elles peut être accompagnée de ces manifestations morbides; de là inévitablement des redites Tastidieuses.

En résumé, si l'on récuse les états pathologiques avec symptômtrs nerveux qui dépendent d'une ahéi*ation des solides (cpie cette alLéi*alion M*'*?e d'ailleurs prés ou loin de la fwrtie atteinte de névrose), pour les rf*j>ter dans la nosographie organique; puis, que Ton repousse les alfi'îlions dépendant d'une modilication des liquides, sous prétexte ({u'elles appartiennent à la nosographie éliologique, que restera-t-il pour consliluer la classe des névroses? Il restera un amalgame de faits qui se rf'^sorablenl en un seul point : en ce que leur nature nous échappe; un amas d'étals morbides essentiels, c'est-à-dire existant parce qu'ils exislï*nl; il restera, en un mol, notre ignorance éleveV à la hauteur d'un raraclére nosologique!

Concluons de ce qui précède qu'on ne saurait nier d'une manière absolue Texistence des névroses symptomatiques.

Puisque, ni la nature des fonctions intéressées, ni la condition matérielle qui accompagne leur perturbation ne permettent d'établir une séparation nette et précise entre les névroses et d'autres classes de maladies, force est bien de recourir à une convention arbitraire pour établir celte limite. Nous avons déjà vu les fondions du système nerveux réduites aux actes de l'intelligence, au sentiment et au mouvement Nous verrons par la suite, que parmi les déviations pathologiques que 'es grandes fonctions peuvent présenter, un choix a été fait, et que, par exemple, toul en laissant subsister les névralgies comme des névroses, quelle que soit la cause qui les fait naître, on a démembré ranticpie unité paralysie, en excluant du cadre des maladies nerveuses toutes les paralysies liées à une lésion des solides, et quelques-unes de cellc»s qui se rattachent à une altération des liquides. Flelalivement aux névros<»s symptomatiques considérées dans leur ensemble, on accepte en gniéml qu elles seront maintenues, à la condition d'olTrir cette double particu-

14 œXSIUÉRAÏlONS GÉNÉRALES.

larité : 1" de consister en des perturbations de Tinlelligence, du sentiment et de la myotilité très-marquées, telles qu'on les observe dans les cas de névrose pure; 2** par opposition, de s'accompagner de lésions qui semblent légères, eu égard à l'intensité des symptômes, et qui habituellement donnent naissance à des troubles beaucoup moins accusés.

Il est inutile d'insister sur le vague dans lequel un semblable coml)romis laisse souvent les questions litigieuses; il ne saurait évidenuueut suppléer à une définition fondée sur la nature d<\s rlioses, et la nature des maladies nerveuses est ce que l'on connaît le moins. En pathologie, elles ne peuvent être caractérisées, comme le disait Requin, que d'après la méthode symplomatique. C(î n'est pas que, dans certains cas, on ncî puisse saisir, par l'observation, des différences tranchées entre ce qu'on appelle les névroses pures et les pseudo-névroses ou névroses symj)loiiiatiques, et qu'on ne parvienne pas quelquefois à remontei' ainsi au rapport qui existe entre le phénomène et la cause qui le produit. Mais, il faut l'avouer aussi, très-souvent cette dislin( tion ne peut être établi», et l'on est réduit à considérer seulement la similitude des groupes syniptomali((U(;s pour en faire autant d'unités pn^squi» abstraites, désignées chacune par un nom particulier. C'est là c(» qui donne à tous les écrite sur les affections nerveuses un faux air de traités de sémiologie ; la maladie m» [)eut y être représentée que comme une fonction troublée, et conséquemment la [)hysiologie pathologique y est constamm(»nt mise à la place de la pathologie elle-même. Deux formes différentes de la même affection, di'ux <legrés de son développement sont représentés comme des es|)èces morbides différentes, et l'unité de la maladie s'efface devant l'identité du symj)tôine. D'ailleurs la classe tout entière des névroses a été fondée sur une conception négative; elle est née du jour où l'anatomie pathologique, étant chargée d'expliquer les maladies par les altérations des organes, s'est trouvée arrêtée en face d'un c(Mlain nombn» d'états morbides dont la raison d'être lui échai)pait. Si bien que, sachant à peu près ce que ne sont pas les névroses, nous ignorons en revanche ce qu'elles sont en réalité.

A quel autre point de vue sera-l-il permis un jour d'envisager vr> maladi(*s? à quels résultats conduiront, en pathologie, les recherches patientes dont le système nerveux est actuellemeni l'objet de la part de tant d'observateurs? C'est ce qu'il est impossible de prévoir dès à présenl .

Ouoi qu'il en soit, le lecteur étant averti du degré d'importance (ju'il convient d'v attacher, nous allons énoncer la définition des névroses en y faisant entrer, outre les deux |)rincipaux caractères discutés ci-dessns» d'atilres encore, un peu moins importants, et qui trouveront leur développement dans la descri|)lion qui va suivre.

Définition. — On est convenu de donner le nom de névroses à des

CChNSIDËhATlONS GÉNÉRALES. 15

eials motiides^ le plis suivent apyréliqiies^ dans lesquels on remarque une modification exclisive, or xv molns piœdomlnante, de Cinielligeiice, de la sen^bililéy ou de la motililéy on de louieH ces fat allés ù la jois; eials morbides qui présentent celle double pariicHlariU\ de po* - \[\[\kse produire en V absence de toute lésion appréciable ^ et de ne pas enlminer par eux-mêmes de chantjcmenls profonds et persistants dans 1(1 structure des parties.

Divisions. — Tu grand uomhrc de divisions ont éh*' adoptros pour fanliter rétudc des névroses. Un dislingue d'abord, diaprés la nature di* la fonction troublée, d«»s névroses de V intelligence, de la sensibilité et (in moHvementf et des névroses complexes ou mixtes. Puis, dans rlianim* de ces classcî?, on admet des névroses symptomatiques, sympa^ tliiijues et idiopathiques. Nous discuterons la valeur de rrs di\i>iun,^ r\ (i<M|uo[ques autres encore, dans Tartiele consacré à la <'lassiliralion de!^ maladies neneuses.

SvîiproMt;:>. — Ils sont extrêmement variés, et se romposi*nl princi^ paiement de pbénomènes qui indiquent une exaltation, un atVaiblis- ^♦•»lent ou une perversion des fonctions intellectuelles, sensitivi»s ou niotri'es, accessoirement d'autres troubles qui a<*couipagnent ce désoi'drt* |>rimitif et se manifestent dans les divei*s appareils organiquf*s. Tantôt Tune des trois grandes fondions du système nerveux est simule lés'-e, tantôt elles le sont toutes à la fois, et Ton trouve une foule d^iulernu'*diaires depuis l'altération très-partielle de Vwwv d'elles justprhu trouble général où toutes sont plus ou moins compromises; depuis la douleur bornée à un point isolé de la peau, la paralysie d'un petit groupe unisailaire, ou même d'un seul muscle, le délire limité à un petit nombre de conceptions morbides, jusqu'à rbyperestliésie générale des tégiuuenls et de plusieurs organes des sens, la convulsion de presque tout le <'0rps, Taliénation générale, etc. La localisation des symptômes, et par consj'»qucnt de la névrose qu'ils représentent peut être portée à un d(»gré extrême que nous ne retrouvons pas dans les maladies avi»c matière. El, d'une autre part, on y observe aussi parfois une dissémination remar* quahle des phénomènes dans toutes les parties du corps (Monncret).

Pour donner une idée de la multiplicité et de la divei>ilé des symptômes que les névroses peuvent présenter, il suffit d(» rappeler qu'ils peuvent simuler ceux de toutes les maladies organiques (liouillaud). Au milieu de ces phénomènes variés presque à riiirmi, certains caractères uiéritent surtout d'attirer l'attention. C'est (rabonl un signe négatif d(t la plus haute importance : Y absence de fièvre; souvent le pouls conserve une régularité parfaite au milieu des manifestations les plus tumultueuses et les plus désonlonnées; s'il s'accélère par moments et devient

ir, CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

un p^'ii dur cl inv^Milier, du moins la peau présente une lempérature normale. L'apyrexie est [>re?;que ronslanle, mais on ne saurait la considérer comme le crilérium absolu des névroses, comme nous le verrons par la suite.

l'n deuxième caractère beaucoup moins général, si Ton considère toutes les affections englobées sous le nom de névroses, c'est la mobilité des HymplômeSy la facilité avrîc laquelle ils abandonnent une partie du i'orps pour se manifester dans une ou plusieurs autres; c'est aussi la rapidité avec laquelle des symptômes de nature diverse, amenant un trouble de l<»lle ou telle fonction, se succèdent et se suppléent chez le même malade. Mais n'oublions ]kis que s'il est des névroses vagues et erratiques, il en es! d'autres bien tenaces, qui ne le cèdent guère aux mnladies organicpies les plus opiniâtrement localisées.

Une description générale de tous les symptômes des névroses ne saurait être que h* résumé des articles spéciaux consacrés à l'histoire de, chacune de ces maladies; renonçant a une pareille tache, qui serait aussi dilVicile qu'ingrat(*, nous dirons seulement que, dans les névroses, Fint(^lligence, le sentiment, le mouvement, peuvent s'écarler de mille manières de leur type physiologique, et que l'on a essayé de ramener ces modifications morbides à Vexcès, à Y affaiblissement et à la perversion des facultés. Il est important de noter que l'exagération maladive de l'une des fonctions existe souvent dans les névroses à côté de la diminution d'une autre (ainsi le délire avec la paralysie, l'hyperesthésie de l'un des sens avec l'anesthésic d'un autre); bien plus, la même fonction est ici trop active, là presque éteinte (douleur dans les branches nerveuses, ins(»nsibilité de leurs filets terminaux) ; ou bien dans le cours de la mcnie névrose, la fonction subit des modifications différentes (hyperesihésie 0[)tique suivie d'amaurose) : de sorte que bien souvent, il devient impossible d'assigner à la série entière des phénomènes un caractère déterminé, et de les rapporter, soit à l'excès, soit au défaut, soit à la perversion de l'action nerveuse. L(»s symptômes qui semblent l(»s plus opjK)sés peuvent se trouv(»r associés, en vertu de certainc^s lois connues de physiologie, comme nous le verrons dans Thisloire des névralgies, des convulsions, etc., ou d'autres lois que nous ignorons encore; et ilsei'ait chimérique de fonder sur l'apparence des symptômes la division des névroses en celles qui dérivent d'un état de sthénie ou d'asthénie; il serait plus hasardeux encore d'y chercher la source des indications thérapeutiques.

Ajoutons que, connue nous l'avons déjà dit, l'intelligence, la sensibilité et la myotilité ne scmt pas seules altérées dans les névroses, mais que leurs modifications s'accompagnent de symptômes très-noud)reux indiquant la perturbation des différents actes organiques : la respiration, la digestion, les sécrétions, etc., participent à divers degrés au trouble de

CONSIDÉRATIONS GÉNÊKAU-IS. 17

s(*ii(iDienl, de mouveiiiPDt, des facultés inlellediiolles. L*iiiie des H*nvlions qui se modifient le plus souvent sous rintluenre des ^év^o^es, esl n'Ili» de Turioe : une urine limpide, anémique, r'esl-à-diie pauvre eu |irion*pes solides, est fréquemment rendue à la iin des arcès de douleur ou de convulsions. Un a dit aussi que, dans les mêmes rirronslanees, l'urioe contenait de laglycose; mais celte a^ssertion ne parait pass*étre ïonfirmée.

Marche, dlrée, terminaison. — L'invasion des névroses est tantôt ^Ttiduelie, tantôt remarquable par sa soudaineté. Elles présentent rarement, dans leur évolution, les phas(.*s régulières d*augment, «l'état et di». (IfVJia que Ton remarque dans heaueou|) d'autrr's aff^rtions. I)ouéi»s qm'lquelbis, dès leur eommenrement, de tcnile Tintonsité qu'i'lles doivt'ot avoir par la suite, le plus souvent elles s'aggravent, se rompliquent, >'êteDdentà mesure que leur durée se prolonge. Lfs unes sont continues, le> autres rémittentes ou exacerbantes; il en est aussi dans lesquelles onobsene une interwi7te>ice vraie et même une périodicite régulière rorame celle des fièvres maremmatiques. U esl digne d'être noté que les névroses caractérisées par l'affaiblissement ou le défaut d'action nerveuse (aupstliésie, pai'alysie du mouvement) ont plus sou\enlqu«' les autres une marche continue. L'i manifestation d'aci'ès simplt»s ou composés (1 ouxH'i prennent le nom de paroxysmes) fait partie de la définition qui* rerlaios auteui*s donnent des maladies nerveuses; c'est tlire que ce caractère est au moins très-fréquent. Rien de plus étonnant, en effet, que tie voir une souffrance atroce, des convulsions généralisées, un délire ili's plus violents, cesser tout à coup et faire place à un état de santé |wrfaiit*. Cela s'obsene fréquemment dans les névroses; mais telb^ est la |>romptitude avec laquelle l'attaque fait plac<; à l'intenalle de calme, et le contraste est si vif entre l'un «'t l'autre, que les maladies font à peine altenlion aux phénomènes légers cpii persistent t»nlre deiiX accès, et que les médecins eux-mêmes n'échappent pas toujours aux ilhisioiis suggénVspar ce briis<|ue changement, l'n exam«'n attentif réduira (|U('lqu(*fois à une sinqde rémissidn ce qui d'alK)rd aura paru être une i*essalion ••«iiiiplèti», et Ton pourra reconnaître la persistance tic (pieUph*s phéiit»uièues morbides dans c<'l intervalli*. ou la santé parait entièrement rélabiie : quelques conceptions délirantes entre deuxaccès «le folie, (piclquc* sensation pénible pendant les répits des douleurs névralgiques, quehpies >pasines fugitifs chez l'hystérique ou l'épileptique en dehors de ses allaques. D'autres fois, la maladie ne subit pas seulement une atténuation exlrème entre les paroxysmes isolés, mais le désordre de Taction ner- \«'U>o change aussi de modalité dans cet intenalle. L'épileptique, entre d«»ux accès convulsifs, a des aberrations intellectuelles; rhyslérique, do sensations bizarr(*s, etc. .Ajoutons que cei'taines névroses, franche-

IK (XI.NSIDÉRATIO.NS GË.\£K.VLES.

fiif*nl inli'riiiiltenU'S â leur début, finissent souvent par devenir lêiiiilliantes et presque eonlinues quand ellé*s sont invétérées.

Li durée ih'> névroses est très-variahlt» : quelquefois exlréint»nienl courte (spasme de la gloUe, eonlrailure du diaphrainne), mais souvent lrês-lon«rue ; quelques-unes de ces maladies se prolouj:i»nt pendant toute la durée de la vie, qu'elles n'aliré;renl pas sensiblement.

Klles p«;uvenl se terminer par la guérison spontanée. L»ur disparition qui s'eflertue, tantôt avee une promptitude surprt»nante, tantôt par un décroissemcnt graduel de leur intensité, se rattaelie parfois aux révolulions physiologiques, telles que : sortie des dents, époque de la puberté, apparition ou retour des menstrues, arcoueliement, ménopause, etc. (crises). Dans d'autres ras, ce sont des révolutions pathologiques qui produisent eef heureux résultat ; nous y reviendrons en traitant des complications, l'ne névrose venant à s'évanouir spontanément ou sous l'inlluence du traitement, on en voit quelquefois une autre se manifester, ce qui constitue une apparence de mciaslase. Malheureus«Mnenl la guérison radicale et complète des névroses, même de celles qui ne sont accompagnées d'aucune lésion appréciable des organes, est loin d'être commune; elles ont une extrême tendance à devenir chroniqut»s, incurables, ou, si elles se dissipent momentanément, à récidiver sous rinfluence des causes b's plus légères. La récidive consiste, tantôt dans le retour des mêmes symptômes, tantôt dans l'apparition de formes morbides analogues.

Certaines névroses deviennent mortelles par l'obstacle qu'elles apportent à l'exercice des fonctions essentiell(»s à la vie, les unes par la sidération immédiate du système neneux, d'autres par l'arrêt de la respiration ou de l'action du cœur; d'autres fois la terminaison funeste résulte d(î quelque complication accidentelle : on sait que les épileptiques meuri»nt plus rarement par le ftiit de l'épilepsie que par suite des fractures ou des brûlures qu'ils se font pendant leius attaques, etc. — La terminaison par la mort est, en somme, une exception dans les névroses, ('es maladies persistent généralement pendant longtemps sans exercer sur l'ensemble de la constitution une influence très-notable. On est souvent frap|)é de voir de si graves perturbations fonctionnelles entraîner des conséfjuenccs si peu proportionnées à la violence et à la longui» durée des symptômes : les épilej)ti(|ues, par exemple, présenter Ions les attributs d'unebonne santé, malgré les aiïrcuses convulsions qui les aftligeut : b»s femmes hystériques conserver rembonpiunl et la fraîcheur du teint, en dépit des doulem's sans nombre dont elles s(mt tourmentées, etc. De même encore, dans l'organe particulier qui (»n est h» siégf», la névrose nentraine souvent pas d'altération matérielle, diit-elle se prolonger pendant des années entières; c'est tout au pltis si les |)alpitations nerveuses linibsent par amener Thypcrlrophie ducujur; Icb parahsict? neneu:?e::

De sont que rarement et tardivement suivies de l*ati*opliie des inuscles^ de rainaigi-isseinent des tissus, de desquamation de la peau, etc.

CoMPLiCATioxs. — On ne doit pas envisager comme de véritables complicalioDs tous les états morbides qui peuvent se présenter en même lem|>s qu'une névrose, car un certain nombre d'entre eux peuvent l'avoir précédée et avoir préparé le développement; il faut résener re noniiiux aiïeclions qui survienueqt dans le coui's d'une névrose ou à sa siiilr, et qui résultent : V des mêmes rauses qui ont donné lieu à la maladie priinitivi\ romme lorsque Tépilepsic vient s'ajouter à la rhorée, unr névndcrie interrost;de à la (;asti'al{;te, Tan^rine de poitrine a des paU |âtalions dii ciinir, rie.; 2!" de» la névrose elle-même, intervenant à son tour comme eause d'étals morbides secondaires : coufrestion céi'ébnde ou paralysie à la suite d'une attaque épileptique, anémi(* occasionnée par uni' soulTrann» ancienne dt»s voies dip^stives ; .i'*d(î la coïncidence accidentelle entre une névrose et une maladie intercurrente. Ce dernier jrenre di'romplicalion donne lieu a des obsenations du plus liant intérêt ; il fourail de fréquentes occasions de vérifier l'antique adage : Febris sjhismv$$olvU^ qui ne s'applique pas seulement aux spasmes, nwis encore à l'îus li»s phénomènes analogues. Une maladie fébiih» intercurrente peut ^iiplirinter momentanément, et quelquefois pour toujoui*s, une névrost* dont 1p suj(*t éUnl depuis longtenq)s affiîrté ; il en est de même de quelques atfeclious inflammatoires, aloi*s même qu'elles ne s'acconqiagnenl pa^ de fièvre. Bien que les exceptions soient nombreuses et qu'on ne puisse pas considérer l'aphorisme hippocratique conmie l'énoncé d'une ivgle en pathologie, cependant il est essentiel de le connaître, parn» qu'il a une véritable importance scientifique et pratique. L'une des conséquences qui en dérivent indirectement est que Yextrétne perturbation uerveuse d'un organe et une grave altération de sa texture se trouvent moins souvent associées qu'on ne serait porté à le croire, l'une cédant quand l'autre se manifeste. C'est ainsi que, c4iez une hystérique alTecléi» d'une dyspnée excessive, survient-il aceidrntellement une pneumonie, la gène de la respiration n'est pas, en général, su|)éiieure à rr cpi'ellr *M fiiez d'autres personn<'s; une inilamniation violenter de l'utérus Hq^prime parfois, du moins momentanément, 1rs arridents douloureux dont n.»l organe est le point de départ chez beaucoup de fennnes;une maladie très-avancée des orifices (»t des parois du cœur se compliqur plus rarement d'angine de poitrine que l'altération de quelques-unes des aitTes de cet oi'gane, etc. Cette donnée peut être utilisée dans certains cas de diagnostic difficile, l'intensité excessive des phénomènes nerv(Mix drvpnant presque une raison pour présumer qu'il n'existe pas de lésion organique très-profonde. On peut égaliMiient tirer parti de ce fait pour le Irailcmenl, et la médication réNulsivc, dans les névros(»s, est fondée

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\j*n névroses peuvent sunenirà tous les àgesy saulla vieillesse pendant laquelle elles persistent quelquefois, mais ne débutent pn^sque jamais. Toutes les espèces de névroses ne sont pas é«r«dement fréquent«'s aux dilférenles époques de la vie : ainsi, dans l'enfance, |i»s névral}i:ies *»onl extrêmement rares, les convulsions, au contraire, foit connnunes: riivstérie ne survient fçuùre avant Tépocpie de la puberté, ni longleuqi> après la ménopause, etc.

On ne sait rien de positif quant à Tinlluence de la coustilution et du tnnp&ramenl; une (U)nslitution faible, le tempérament bilieux et nerveux, sont considérés comme prédisposant particulièrement aux uévrosr's; d'autres y ajoutent le tenq)érament lympliatique, d'autres encore le san^niin. Le va^ue dont la délinition du tenqiérament est elle-même entacliée doit faire ajouter \uie médiocre inqjortanee à ces propositions, ••I Tof! ne doit pas oul»lier surtout (jue, jutfeant de la cause d'après les

CONSillÊRATiONS (.É.XÉKAI.E:!:. ^1

l'ffHs, oa a un*' cvrlaîne tendance à dériarer nerveus «s des |>ei*sonni*s alU'int^s de maladies de ce nom, du moment qu'elles n'offrent pas le {\ye tranché d'un autre tempérament. De plus, les névroses se compliquent fréquemment d'un état d'appauvrissement d(; l'économie qui effaee les traits caractéristiques et primitifs de l'organisation. — Ce que l'on pourrait appeler le lempérameiit moral mérite peut-être une plus h*'»nVuse considération : les sujets irritables, prompts à subir des alterna* livos d'exaltation et de dépression, doués d'une volonté peu énerfçique, d'une imagination vive, et chez lesquels ces dispositions ont été encore augmentées par une éducation vicieuse, sont fréquemment tourmentés par des névroses. Or, de pareils sujets sont loin de se ressembler, dans tous les cas, sous le rapport physique ; et s'il est vrai que chez <»ux une ronstitution fttible s * rencontre assez souvent unie aux attributs du l<*mpérameDt dit nerveux, il faut reconnaître que souv(>nt aussi ils ont une grande vigueur corporelle et s» rangent chms la catégorie des sanguins, des bilieux, etc.

J> sexe féminin crée une prédisposition bien connue : d'abord en raison du tempérament moral des femmes qui réunit souvent les conditions que nous venons de signaler : de là, ch*»z (»lles ce qu'on est roQVf'nu de nommer, un peu métaphoriquement, la prédominance du ^\>lème neneux; ensuite parce que la menstruation, la gestation, la ménopause déterminent des accidents variés et féconds en retentiss»int*nts sympathiques.

Les autres causes prédisposantes, qui souvimt sufliseni pour donner li»Mi à des névroses sans le concours d'aucune cause occasionnelle, agissent les unes en modifiant direct<»menl le svslème nerveux, li*s fftiires indiredement m affaiblissant l'économie, et en mettant, <'n quehpie >4irtc, en relief l'activité propre de ce système.

Celles qui exercent une influence directe sont les travaux de l'esprit, l»*s veilles, la fatigue musculaire excessive, l'époque de la puberté, les excès vénériens, la masturbation, les affections moiales : frayeur, clia- {rrin, exaltation religieuse, les impressions sensorielles vives et répétées. — L'imitation aussi possède une singulière puissance que les célèbres épidémies d«» maladies nerveuses ont permis d'apprécier à diverses époques.

Les causes indirectes, qui se mêlent aux précédentes d'une manière souvent inextricable, paraissent «igir surtout en modifiant Ja composition du sang. Sanguis moderator uervorum : \r. sang étant altéré, l'innenation manque rarement do se troubler. C'est ainsi, du moins on le i^npposc, qu'agiraient l'inanition sous quel(|iîe forme que ce soit, les pertes des liquides (spermatorrhée, lactation prolongé»», flux intestinaux ou bronchiques, sueurs abondantes, suppurations), la convalescence de^ maladies aiguës, et les maladies chroniques accompagnées si sou-

vent d'un élat d'appauvrissement du sang : cachexies paludéenne, syphilitique, albuminurique, etc.

Ces indications sont cependant loin d'épuiser l'étiologie des névroses. Il faut y ajouter toute la liste des causes dites déterminantes (bien que nous ayons vu les causes prédisposantes devenir elles-mêmes déterminantes dans bien des circonstances), ce sont : l'humidité, le froid, la chaleur, l'insolation, les écarts de régime, et aussi, dit-on, la suppression d'anciennes maladies de la peau, d'exuloires; la goutte, le rhumatisme, la syphilis; puis les maladies qui, par irradiation, donnent lieu à des névroses, et qui tantôt elles-mêmes sont des névroses (gastralgies, point de départ d'une névralgie intercostale, névralgie utérine compliquée de névralgie abdominale), tantôt des maladies organiques trèsdiverses, dont rénumération nous entraînerait trop loin, puisqu'il n'est guère d'organe^ de quelque manière qu'il soit altéré, qui ne puisse devenir le foyer d'une de ces sympathies. A côté des états locaux positivement morbides, on peut en ranger d'autres, intermédiaires à la maladie et à la santé, formant des espèces de maladies physiologiques : toi est l'état de la cavité buccale pendant l'éruption des dents, l'état des organes génitaux et des mamelles à l'Age de la puberté, pendant la période menstruelle, pendant les couches ou à leur suite, et à l'époque critique.

On peut voir par cel exposé sommaire combien Fétiologie des névroses est multiple et complexe. Nous avons mieux aiméénumérer toutes ces causes dans un ordre quelconque que de les simplifier au prolit de certaines idées théoriques qui manquent jusqu'à j)résrnt de démonstration et même d(» probabilité. Les névrosrs n'étant que l'expression d'une manière d'être du svstème nerveux et celte manière d'être, comme Tobservation le pi'ouve, se montrant souvent identique malgré la div(»rsilé des circonstances où elle prend son origine, ou diflerente m;dgré l'analogie de ses causes, il semble tout d'abord difficile de ramener à un petit nombre de faits, et à plus forte raison de subordonner à un fait unitjue un élément aussi variable que l'exaltation, la dépression ou la perversion de l'action nerveuse.

Pour qu'on eût quelque chnncrde découvrir la raison (jui rend certains individus très-dis|)osés, d'autres très-réfractaires aux inlluencesqui déterminent le développement des névroses, pour tenter de dégagei- de> mille circonstances qui y président une donnée constante et caractéristique, il faudrait que h^s névroses formassent un ensemble homogène d'états morbides. Or, il existe entre une névralgie faciale provo(iuée par la présence d'une dent cariée ou un courant d'air froid sur la jou(», et la même névralgie apparaissant comme symptôme de l'empoisonnoment paludéen, une dilïéren^^e dénature trop profond^, pour qiio It»

raisonnemeoty quel qu'il soit, par lequel on se rend compte do la maladie dans un cas, puisse avoir de la valeur dans Tautre. La dilTérenco n'est pas moins grande entre les convulsions provoquées par un cor|)S . êlranger qui est venu s'implanter dans les nerfs de la peau, l'éclampsio d'unalbuminurique, Fépilepsie héréditaire. Certes, il faut bien qu'il y dit prédisposition, puisque Taction d'une mémo cause, du froid, par (exemple, est suivie chez l'un d'une névrose, lorsque chez l'autre son effet est nul ou se traduit par des maladies dilTérontes. Mais celte prédisposition vague et générale est tout autre chost* (pie colle dont certains auteurs admettent l'existence chez tous les sujets attcMnts d(» névrose, et quilsont designée sous le nom de mobilité^ de diathèse nerveuse^ de polarUéy etc. Dire que les personnes dont le système nerveux a été impressionné par une cause morbifique sont douées d'une improssionnabilité particulière de ce système, c'est exactement ne rien dire; une pareille conclusion a posteriori, sans mérite en théorie, est aussi dénuée do toute valeur dans l'application. Pour que co raisonnoment sortit do la logique pure et entrât dans le domaine de la pathologie, il faudrait que Ion eût fait connaître les signes, autres que la manifestation mémo do la né>Tose actuelle, par lesquels se révélerait cotte diathèse nerveuse. L'existence de cet état a été beaucoup trop généralisée; on doit admollro, certainement, que la faiblesse originelle ou acquise do la constitution, une vive sensibilité physique et monde, souvent encore oxagéréo par réducation et la manière habituelle de vivre, que dillorentes maladies antérieures et particulièrement celles qui frapjjont lo systèmo noneux, constituent une sorte de menace à être affinlé de névroses diverses. Mais il est juste de reconnaître aussi que la prédisposition ne se révèle très-souvent par aucun phénomène appréciable, et qu'en considérant dans leur généralité toutes les maladies dont nous nous occupons, il suffit dans maintes circonstances pour les produire do la seule (»auso détenninante, sans le concours d'aucune condition générale d(» l'organisme à nous connue.

On arrive à des résultats encore plus hypothétiques lorsqu'on cherche à pénétrer l'action intime des causes qui engendrent los affections ditos nerveuses. Nous ne parlerons pas des vellications, dos tiraillomonis, dos racornissements que les sol idistes ont imaginés dans los nerfs pour on expliquer les souiTrancos, ni des sérosités Acres et corrosivos, biliousos on volatiles do l'humorismo. Ces rèvorios ont fait leur tomps. Nous ne forons également que montionnor la théorie dos névroses propos/'o par Piorry, qui attribue cos maladies à des oscillations ou vibrations des centres ou des rameaux nerveux (nevraxic ou nèvropallies) essayant ainsi de rattacher, par uno lésion opposée, vc groupe dp maladios au systèmo dos organopalhios dont il ost FautiMir. Mais nous dt^vons dire quelques mots d'une int<^rprétation qui tend à s'accréditer

ii CONSIDERATIONS iiENEHALES.

(Ir [»liis on plus «lans la m^'-dorine conlernporaioo et stolon laf|urllr» l<^ changements de ronjposition dn sanj:, notamment la ehloroanémiej seraient la condition la plus générale du développement des névroses.

On ne peut nier que le conflit des systèmes sanguin et nerveux ne soit Tune des sources les plus fécondes de maladie, comme elle est l'un des phénomènes les plus essentiels de la vie; il est cerlain encore que c'est par l'intermédiaire du sang que les substances toxiques absorbées agissent sur les centres nerveux : de curieuses expériences ont mis ce fait dans toute son évidence. De même Tobservalion <linique nous montre des accidents nerveux succédant à l'empoisonnement par le plomb, Tarsenic, la strychnine, etc., où c'est le sang qui commence par recevoir l'agent toxicpie, pour réagir, ainsi modifié, sur le système nerveux; c'est de la même manière que quelques auteurs croient pouvoir expliquer le mode d'action de certaines diathèses, telles que la goutte et la syphilis. La chloro-anémie, état morbide des plus communs, surtout dans les grands centres de population, fiaraît également très-propre à modifier Tinlluence du sang sur riuiiervalion. Hien déplus fréquentque de rencontrer lesnévropathiesles plus diverses unies à la chloro-anémie ; en outre, si Ton recherche quel est le mode de succession des accidents, on trouve bien souvent qu'à la suite d'Iiémorrhagies, de privations, de causes morales débilitantes, il y a eu d'abord des symptômes d'anémie, puis des symptômes nerveux. C'est, m quelque sorte, la série de phénomènes que l'on voit se déroulei-, resserrés seulement dans l'espace de quelques minutes ou de quehines heures, chez une personne en proie à une perle abondante de sang : décoloralion des téguments, puis douleurs, spasm(»s cloni(|U(»s, etc. Loin de nous la pensée de contester qu'on ne puiss(^ observer dans les nr*vroses une seud)lal)le filiation des accidents; nous voudrions seulement établir que ce mod(î de succession n'est pas constant, et que lorsqu'on ol)serve sinmltanément une souilVance nerveusf* et un état d'ap|)auvrissement du sang, l'une n'est pas toujours la conséquence immédiate di» l'autre.

1" Parmi les altérations du sang que l'on trouve unies aux diversi^s névropathies, la chloro-anémie est seulement la plus fréquente; «die n'est pas la seule, et des auteurs dignes de foi placent à côté d'elle l'état opposé : la pléthore. M. Bouillaud exprime la môme idée lorsque, tout im insistant dans son enseignement sur l'importance de la chlorose», il établit que rien ne simule mieux que l'anémie les accidents dus à la pléthore. Inutile d'ajouter que bien des névroses se produisent en l'absence d'une altération appréciable du sang quelle cpi'elle soit, et st» rattachent à des causes dont l'action est toute topique : telles sont 1rs névralgies et les paralysies produites par le froid, tel est encore le tétanos, etc.

CONSIDÉUATIONS (iÊNËRAlilS. tl,

i* I^i'squo des symptômes de chlorose existenl chez un sujet aclurllement atteint d'une maladie nerveuse, la question de savoir si Tune a été la cause immédiate de l'autre reste encore tout entière. Tout en reconnaissant que souvent Tétat anémique est le premier en date, il faut i^pendant admettre encore deux autres catégories de faits : premièrement ceux où Ton voit apparaître loul ensemble et la perturbation nervi'useet Tappauvrissement du sang; comment supposer, par exemple, qu une commotion morale susceptible quelquefois dVteindre la vie à la manière de la foudre, ait besoin de cet intermédiaire de la chlorose pour développer des phénomènes morbides, et cela dans Tappareil organique même auquel elle s'adresse tout d'abord! Viennent, en second lii»u, les faits où rélat chloro-anémique esl la conséqtience de la névropathie. Telle est en effet TimportanVe des fonctions nerveuses, que leur trouble ivtentildans toute l'économie et entraîne des changements multipliés dans les actes de la vie organique, y compris la sanguilication ; la phy* siulogie fait prévoir la possibilité de ccsaltéi*ations consécutives du sang, e! la clinique n'en refuse pas la démonstration quand on l'interroge sans idée préconçue.

:Y Mais même en nous en tenant aux faits de névroses consécutives àlachloro-anémie, il faudrait encore établir pourquoi, avec le même degré d'alléi-at ion de sang, tantôt il n'y a pas d'accidents nerveux, tantôt il en existe; et pourquoi, dans ce dernier cas, ils revêtent ici la forme gastralgique, ailleurs c»»lles de Thyslérie ou de la chorée? Quand on rénéchil à ces différences, on est conduit à ne voir dans l'appauvrissi»nienl du sang, ou mieux, dans l'atfaiblissement de l'organisme, que Tune des conditions favorables au développement d'une maladie quelconque, et à reconnaître que l'espèce particulière des étals morbides qui se manifestent alors, est subordonnée a d'autr.'s conditions moins apparentes que la chloro-anémie, moins faciles à constater, mais dont on ne saurait nier pour cela ni la réalité ni rimporlanc^e. En d'autres lerraes, l'anémie dispose aux accidents neneux, mais elle ne les fait pas, pas plus qu'elle ne crée les phlegmasies, les tubercules, les cancers, etc.

V Ce que nous venons de dire de la chloro-îmémie, nous pouvons le répéter de la dyspepsie que Beau considère comme la précédant dans tous les cas. Nous aurons l'occasion de revenir sur le rôle pathogénique considérable que ce savant maître assigne au dérangement des fondions digeslives; pour le moment il nous sufiira dt» soulever, à propos de In dyspepsie, les mêmes questions déjà indiquées tout à l'heure : une cause morale capable de sidérer instantanément le système nerveux ne peutelle le rendre malade qu'après avoir diminué l'appétit et l'assimilation des aliments? Vn état morbide du système nerveux, pour peu qu'il soit {rrave et persistant, peut-il ne pas étendre aux fondions du tube digestif nne influence qu'il fait sentir à tous les autres actes de la vie?

fjofj il «jri ^^hw^rUi^ni *\"^ f n -î-'-r,- '^"^'^ ^'•'^- •^^* - ^-^ '-"^ • •' ii'^'D'^

l''«ir d«H»-lo[»[K-m*'rjl qu'on «loiv^ !e rr-;:ir î»-r ••>'.. ca-* •v-c.-Vînt ^l T.'-!i!,i«

AxATOMiE pATH'iL«M-,iMi E. — La il''riniti"n i\*'< ji-m^*- — !►•- r»r»r»*'i#'nl»^

(U"» i]i»'\ rri>"s >ym|»lornatiqu»*> f'I >yïiiiiaî!iiqii»'>, rV^t-â-<lirr* •v.n^.*i-uîiv»-< à rl^'s .'illi'nitions divpi-s^s. La m*uI»* lun* ludion ;:♦ rj'-n!»- à l.'.«|'i'll«» ronrlui''^^* T'Hudo de cr*> lésions roïn«idant»'>, «V^t i|iril n'»'n ^^\ nii« nnf qui enliTiînf* m'Tessain*m»»nl à sa suit»* If* d''\>'!MM»*'m»*nl d'un»* n»*\ro^»^. «M

qij^* loiiles peuvent y donner Ii»MK que!< quf S4ii»'nl l»Mir si»'*;:*' •'' l^^"*' nal ure. D'où cette ronséqupnrv. qu»» !♦»< n»^\rM>e>n»* xinl \\a^ tnujoui's des maladies sans lésion, mais des maladies $nn$ i ara<tere an'Xl^unqHe : alors même qu'un organe altéré t^n **<l 1^ point de d''|»art, fll»»s s<»nt assujetties à des lois sensiblement di!îérent»^s de i.v||»-s qui iv^ns>*'nt le> symptômes ordinaires des afîfrtiiuH or;^^inique<.

Nati're des .névroses; physiologie PATHoU'GiijrE. - - Le peu que nous connaissons de la nature d'une maladie n'est autre rliose que le rapport entre les effets, lésions et symptômes, et la i^ause qui l»'S produit. Ainsi, une ulcération est de nature inflammaloire, sirofuleuse, sy|»hilitique, etc., suivant que c'est la syphilis, la s'^rolule ou une plilt^^ina>ie *iimple qui Ta produite; et {rénéralement ces causes iinpriiutMit à la maladie qu'elles font naître des différences notabIt»s qui se ré\èlenl par l'aspect des lésions, le mode et Tinli^nsité des s\ mplôiiu's, la inarclie, les terminaisons diverses et l'enicacité des movens de traitement. Il est bien rare que, dans les maladi<'s qui nous occupent, on puisse arriver à la connaissance de ce rapport; Tobservalion s'arrête presque loujoui's à la forme des accidents, et la forme peut rester la même, quelle que soit Tétiolojîie de la maladie. A part quelques névroses spét iliques, on cht*rclierait souvent en vain dans les symptômes la trace de leur orijrine. Pour celte raison, nous insisterons peu >ur ce chapitre obscur de la nature Av la maladie, certain de n'avoir à y exposer la plupart du temps que des conjectures dénuées de preuve.

Kn revanche, la physiolo},ne patholojrique, c'est-à-dire le mode de production des accidents considérés en eux-ménn\s et indépendamment

' Iriir cauM», commence â devenir moins obscure, jrràre aux dét-ou-

vertes dont la physiologie normale du système nerveux s'est enrichie dans ces deitiiei'S temps. Les idées de sympathie, d'irradiation, d'action et de réaction nerveuses sont devenues moins vagues et ont cessé d'être seulement l'équivalent de caprice, irrégularité, bizan'erie; si l'on ne fonnnil pas mieux que par le passé le pourquoi des névroses, au moins «e rend-on un compte un peu plus exact du comment, c'est-à-dire du mode suivant lequel leurs symptômes s'enchaînent, se commandent, se subordonnent. Nous aurons soin d'indiquer, avec quelques détails, les notions relatives à cet intéressant sujet, quelque imparfaites qu'elles soient encore à plusieurs égards.

Diagnostic. — Le diagnostic de toute névmse comprend deux paieries bien distinctes. La première et la moins diiTicile est le diagnostic ik^ symptômes. Est-ce bien à une névralgie, à une paralysie, c^ une con* Iracture, etc., que Ton a affaire? N'est-ce pas à d'autres phénomènes ayant avec ceux que l'on suppose quelque ressemblance capable de donner le change? La seconde partie est le diagnostic de la maladie. La contracture, le délire, la névralgie, sont constatés; reste à savoir si c'est ht tout, ou si, par delà les modifications du sentiment, du mouvement, de rinlelligence, il n'y a pas quelque autre étal morbide accessible à l'exploration. C'est dans cette recherche que la division traditionnelle des névroses en symptomatiques, sympathiques et idiopathiques est d'une véritable utilité pour le praticien; elle le conduit, en effet, à examiner attentivement tous les organes et à ne s'arrêter qu'en dernier lieu,el, pour ainsi dire, en désespoir de cause, à la pensée d'une affection spontanée, isolée de tout élém-^nt connu qui puisse en modifier le pronostic et le traitement.

Pronostic. — Bien que les névroses n'aboutissent que très-rarement à une terminaison funeste, et que par elles-mêmes elles n'entraînent pas de changements considérables dans l'état anatomique des tissus, elles ne laissent pas cependant que d'être assez graves, les unes à cause des symptômes pénibles et violents dont elles sont accompagnées, d'autres en raison des conséquences qu'elles ont pour la vie sociale des individus, un prand nombre d'entre elles jiar la longue durée du mal et ses pt»rpéluelles récidives. On a dit justement que le pronostic d'une névrose grave équivaut presque toujours à cette déclaration : Vous en souffrirez longl'^mps et cruellement, mais vous n'en mourrez pas; restriction qui ne emsolc pas tout le monde.

Le pronostic varie d'ailItMirs essenlielli«iiienl d'après la cause de la maladie, et se r«^ssent dans la pratique de l'ignorance où nous sommes quanta l'éliologie d'im grand nombre de névroses; il est moins grave, <el\va sans dire, quand la cause est elle-même passagère et eurable,

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Iv j*!ii^ ;:rari<l> tll «iU ^ 'i*ai»nt <l'-j»'a ••> i» i ; on 1-^ !i '»u\«'ra «hns d^'S aiii< !♦'> *»|i»'Mi.iii\.

Tii\iTKMF:M. — Non-. n*i'\[Mi^ 'v**n< pa^ non [liu*- il:n^ inj^ v.»> <lt''Vt*lo|i- (H'in'-nl- la lli'iMji 'iili«|ii»* ij.»^ n»'*vrô-t*> «lunt il n«»ii- ^îil iia il'«'niiiiii'*r<*r 1»'^ piiri' i|»iii\ /•l»'-iii -nN.

A**"Z *o«iv»-rj\ «l.iri> l»-ur trail»'rii«'nl, T'/i/ t^e tjnenr nVi*» ii[u* <jiii- h* m*rofiil r.inj. p rr.'^ rjn \ a\anl toîii. il I iiiî MU^Iair»- au d'VX'ii' Je soultnjt^r. M li* ai] poin ♦! 'Mi-' iJ-CMnli'ju^' il t'>l p 'r.ni- <rinl«*rv»*r*ii l'*> l»»rin'»s ri i) t'rii.ri >T «lin- ToMlr'- >:iivanl hf< inili«ahôns lli»*M*ap«Mïlii|u»*s :

r ^.'ut'2 Ir"» iri'li\it]ii> pi>''ili«»jio>t'>, in<îitut'r \iw sort»* «li» tiaiiemoit ftr'ffJt'/fff^ftfpf** »|.»ni l»*> n»>>oun*<*< son' l«»\il»'> <lan> un»* liv;:iriii* appmpf i'i* fin rorp». rî i|.* rf>!n*il.

:! (Itimh tUie ht ntn\*: (le< a* r'uh>uls : liMih*ni«-nl li\;:i»'Mn<jiif ri pliarriri«»ijli«ju«- iliri;;/- >,»il ronlro l^lal ^'«Mi'Mal d«* la rc»ii>lilulion muis Tinllji'fir* ï|ijf|ii»«l la ij/*vion»« <(*<{ <Ji'-vt*!oppri' ou qui la l'ail p«M>i>*»*r uualaili»'* ^prrjlifpi*'^ i'i \ii'ul»*nl'?<, j!oun«MiS''>, rhunialisnialfs. pjrllioii», r|iIoi'o-aij«'-rïii»*, ^.rroful»*, <*:<•. >, soil ron'r«' li'< allfrlinns linalrs qui ni «-oui II* poifil i\r <lrj»arL On aur.i rrêqufUUUHnU pi»ur nous s«'r\ir cli» Trxprr'^^ion ron>arn'T, à ivlablir rrqnilihn» ronqui du sysi^nu* >an^Mnii ^♦1 (In '-\^l»''ni«' ij«.-i\iMix, i luîl»*r contri* la pn'Mloniiuan«t» nuni»iili' dr f«* <i'*rni<'r. L'*> Irniiqno dr louli*s soil»»s ivpondenl le nTn'UX à c\'{W iirri'^-ili' rli» forliti< r, ri. >ni\anl li's ras, tic produiif loralrmrnl, I uUot nnr* é'xrii.itjijn vi'*\'Mw'r par \\\\ t'-lal (ratrail»lis>t*nh*nl i»aralyli(ju<', lanlol un*' ^/'dalion cxi'^'»'*'* pai un ♦•\<»'*> ou unr p*M'vi*rsi(Ui de l'arlivllr fourlioruM'Ih*,

.'J Co iihnltt'é! lé'H (UKt^h'nh PHf.-mt'wcs <'l en préviMlii* le rrloiu" p:«r un IraihrrH'fii ruMalfuinl on -tirnnlint, qui s'adresse aux rentres ner- \<ii\ nriîîii'fi' <* njoi.ib'-. inlid ilion^ anr>||irsiques, u>a;^'^e interne des

^rofirpM'. <'t d' • antipa-r/iodiqnr^, >lry(lnune...), ou aux n<'rfs allee- <.q»pli'a<ion' lo« .d«* A*'^ ni«'in<> agrn's, rleelrifil*'*, eau froid»*, ré\ul-

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