Pour projeter la roue inclinée, on commencera par la
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figure 55. Il faut, dans la construction de cette projection, satisfaire aux conditions suivantes :
1** Que la surface conique qui aurait pour directrice le cercle c' de la grande roue, touche suivant la ligne sfnl la surface conique correspondante de la petite roue;
2® Que la droite MN qui détermine les deux flancs des deux dents Â, B {fig. 55) soit perpendiculaire à l'axe 5A| afin que les dents B et G {fig. 59) soient tangentes dans le plan qui contient les axes des deux roues ;
3® Que les arcs détermines par la somme des largeurs de la dent et du creux sur la circonférence de la petite roue (jig, 55) soient égaux aux arcs correspondants sur la circonférence de la grande roue (/Sg. 59).
La projection verticale de la roue inclinée étant obtenue, on s'occupera de sa projection horizontale qui présentera un peu plus de difficulté.
On commencera par construire {fig. 58) les projections elliptiques de tous les cercles qui, sur les figures 55 et 54, déterminent les dimensions des dents, des flancs et des creux.
Les centres et les petits axes de ces ellipses se déduisent de leurs projections sur la figure 54; les grands axes sont les rayons des cercles tracés sur la figure 55.
Les projections elliptiques de tous ces cercles étant construites, on déterminera chaque point, soit en abaissant une perpendiculaire de sa projection {fig. 54) , soit en prenant sur la figure 55 la distance du point que l'on veut obtenir à la droite MN qui est l'intersection de la projection 55 par le plan vertical qui contient les axes des deux roues.
Le lecteur devra rétablir un grand nombre de lignes qui ont été effacées pour ne pas embarrasser l'épure.
Ainsi, il devra construire, sur les figures 54 et 56. les pro<> jeciions des parties des deux roues qui sont au delà du plan vertical M'N'. Les projections de ces parties ne se confondent pas avec celles qui ont été conservés en lignes pleines, parce
que le pian vertical qui contient les deux axes n'est pas et ne peut pas être un plan de symétrie par rapport aux roues. Gela provient de ce que les deux dents B, G se touchent dans ce plan \ et d'ailleurs, si Ton amenait le milieu ,de la dent G dans le plan de symétrie, on aurait, il est vrai, cet avantage que la grande roue serait projetée symétriquement sur la figure 56, mais il n'en serait pas de même pour la roue inclinée. En effet, une dent s'appuyant toujours contre Tun des flancs de Tautre roue, on conçoit que le plan qui partagerait cette dent en deux parties symétriques ne pourrait pas partager symétriquement le creux dans lequel elle se trouve momentanément engagée.
Ombres.