‹ Traité des ombresChapitre 87 sur 109 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TBINTBS.

485. Si les surfaces étaient complètement polies , comme nous TavoDs supposé dans le chapitre précédent , la théorie des ombres deviendrait inutile , et tout se réduirait à laïKJ^nstruction des points ou des lignes brillantes.

Le lecteur a dû reconnaître , an effet , que toute surfoce , ou partie de surface, qui n'est pas perpendiculaire à la direction des bissectrices, est par cela même incapable de ren* voyer dans Tœil aucun rayon lumineux, et que, par conséquent, ces parties, quoique éclairées , doivent paraître aussi obscures que celles qui sont dans l'ombre.

On peut se convaincre de cette vérité en regardant un objet d'acier bien poli ou une glace qui , à l'exception des points brillants , parattraient entièrement noirs s'ils ne reflétaient les images des objets éclairés qui les environnent.

Cette lumière , renvoyée par les parties éclairées des surfaces qui ne sont pas polies , est due à une cause que nous allons expliquer.

486. La surface des corps est en général composée d'une infinité de petites molécules placées à côté les unes des autres.

On peut admettre que la surface de ces molécules est formée d'une infinité de petites facettes inclinées dans toutes les directions ifig, 183, p{. 38)*

Or, par suite de cette diversité d'inclinaison , il doit néces* sairement y avoir sur chaque molécule quelques facettes perpendiculaires à la direction des bissectrices , de sorte que les

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rayons lumineux reçus par ces facettes étant renvoyés dans l*œil , tous les points de la surface qui reçoivent la lumière paraîtront éclairés -, obi q«ii p'f f)i)S; \ffVL lorsque la surface est polie

Dans rhypothèse que nous venons d'examiner, chaque point de la surface ayant quelques facettes brillantes, quelle que soit la direction du rayon visuel , on peut dire que tous les points sont brillants, ou plutôt qu'ils sont éclairés, en réser- Tatit Texpression de points brillants pour les facéties c[«i sont disposées de manière À renvoyer dans l'cail ua faisceau de rayons lumineux capable d'y produire une forte senGatîoo.

48T. C'est précisément ce qiii a Heu lorsque la surfaee est en partie polie.

En effet) te polissage réâuitant du frottement qui détruit ia partie la plus saillante des molécules pvoduit sur chacune d'dlles (flg: 1^) une fsiodtte principale dirigée dans te «ens général de la surface, et diminuât, pan ^oaséquent^ les intervalles «cdneàves qui séparent les molécules les une& des autres. Or, ee sont' poécisémentlee 'petites focettes situées sur iesoôtes des moléèules et dans les concavités comprises entra les facettes principale» qui) par suite de laUr îaolinai^oii.eQ tous sens . envoient des rayons dans toutes les directions , et font, par ooisséquent) parattoâ éclairés tous les peints de U surface du corps.

Mais on conçoit en même temps que , par suite du peu d'étendue de ces facettes secondaires , le nombre des Hay<)fi4 renvoyés par chacune d'elles sera toujours très-^tit en comparaison de ceux renvoyés par les; faeettea résultant du polissage , qui, lorsqu'elles sontperpendioulairesà le blssaetriee» forment

les parties brillantes de la surface.

'488; Il r^i^lte de «ce que nops Venons de dire que lorsqu'une surface .n'«'pasété polie, («Ue ne coatiant.pas. dépeints

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