‹ Traité des opérations de bourse et de changeChapitre 34 sur 155 · MO · texte numérisé non relu

MO

eu —•

es

au° es

■S£ fi

O en

▲irai

Statistique officielle de 1889 à 1897 inclusivement, dernier document paru en août 1£00 (année 1897).

DU CHANGE

3 une cinquantaine d'années, le marché français orulièrement élargi ; au lieu de subir, par impuisu ignorance de sa force, la participation des c étrangers dans la commandite de ses grandes comme cela eut lieu, dans l'oriinne, pour cerompagnies de chemins de fer français (Paris- Rouen - Le Havre, Orléans, Bordeaux, Amiensue, etc.), les capitaux français sont allés à l'é- *, à la recherche des opérations fructueuses. Les 5 internationales, comprises, appréciées du public, îvenues pour les capitalistes français un sujet de ation et de placement. 11 en résulte la nécessité 'os derniers d'étendre leurs connaissances iinan - ■» de s'expliquer les phénomènes économiques ^ntdu simple mouvement des capitaux de pays «à

pays ou (le ville à ville, et qui donnent lieu aux o\ tions de change (1).

Nous avons pour but ici de compléter cette la d'une manière suffisante pour permettre aux porteu titres étrangers de défendre leurs intérêts intelli ment et en temps utile. Nous commencerons par miner le rôle économique du change, nous pass ensuite à l'exposé des principes qui le font varier e modes usités pour en exprimer les conditions f cières ; nous finirons par donner des calculs sin facilitant au lecteur la manière de se rendre compt cas qui le concernent.

Commençons d'abord par la définition du mot.

Le mot change (2) a, dans le monde commercial, dn

(1) A plusieurs reprises, les coupons d'obligations de c» chemins de fer étrangers, payables à la volonté du port< selon le lieu d'encaissement, en telle ou telle monnaie si sur le titre, avec un change fixe et arrêté d'avance, ont lieu, sur les marchés où le franc est en usage, à ce sir phénomène qu'on les recherchait en banque au-dessus (3 valeur nominale, loin de faire subir aux porteurs une eomrc (rencaissement. Ce fait particulier était dû aux variatio change, et ne peut s'expliquer tant que l'on ne connaît pasl du change et les formes que cette nature de commerce res les diverses places de la France et de l'étranger.

Il est à signaler, d'autre part, que des Sociétés étrangères trices prétendant bénéficier de la stipulation inscrite sur titres, relative au paiement de leurs coupons en diverses naies, ont émis la prétention de faire supporter aux portei perte* occasionnées par le change. C'est ainsi que la Corn des chemins de Ter du Nord de l'Espagne, la Compagnie d< mins de fer Andalous, etc., arguant de ce que les coupons d obligations sont payables en francs ou en pesetas, ont pr payer ces coupons en pesetas à Paris, exigeant ainsi de nérer de la charge résultant pour elle de la conversion en des pesetas reçus en paiement de leurs services.

(2) Ce mot a une origine toute naturelle, que le lecteur deviné certainement, le prix d'un troc, d'un échange de valeurs

ptions qui, toutes, convergent vers les rapports \tion à nation ou au moins de ville à ville. Dans zssion : change de monnaies, se résume la principale ion des changeurs, à savoir le commerce (fui a ^jet la vente et Tachât des monnaies d'or ou il'arrangères; mais ce n'est pas de cette partie que liions nous occuper (1). Nous nous restreindrons

lques détails ne seront, toutefois, pas déplacés au sujet

de quotation des matières d'or ou d'argent. D'abord di-

le prix, soit des lingots, soit des monnaies nationalesou

s, est exprimé dans la monnaie légale du pays. Ainsi

ont (1875)*, en France, ce sont les billets de la Banque

i à défaut de francs. Ledébitcur peut donc actuellement

r en France, soit en billets de banque, soit en monnaies

s d'or, soit en pièces de cinq francs en argent, celles-ci

les au titre de -^-. Depuis 1865 les monnaies divisionnaires

sont au titre de 77^-

ibli, nous dirons, pour limiter le sujet, que les monnaies s se cotent à la pièce ; ici pas de diflicullés. Restent s et la pièce d'or de 20 francs, vulgairement appelée

sur tous les marchés français et étrangers, ïot? se cotent en kilogramme de fin, c'est-à-dire pour la pure seulement, ou alliage déduit; relativement aux chif- >és plus haut, on comprendra facilement qu'au pair un me d'or à 1000/1000 (c'est-à-dire supposé sans alliage ou liage compté en dehors 1 vaille 3,141 fr. il, et un kilod'argent, également à 1000/1000, 222 fr. 22. Mais, comme

ces lingots avec des espèces, c'est-à-dire avec des lin ertis en monnaie, fabriqués en un mot, il y a lieu pour pair réel, comme valeur, du kilogramme d'or ou du me d'argent à 1000/1000, de déduire les frais de fabrir, avant 1851, ces frais étaient de 10 francs par kilod'or fin et 3 fr. 33 par kilogramme d'argent lin soit par kilogrammes d'or à 900/1000 et 3 francs par kilonote fut écrite, à quelques retouches près, en lsTj. On sait que r janvier 1878 le cours des billets de banque a cessé d'être forcé anque de France est légalement tenue u-e qu'elle faisait d'ailleurs

depuis plusieurs années) de rembourser ses billets au pair à

i :i au commerce des effets payables clans une villf que c?lle où ils sont négociés. Cependant, pour bit c'.ser, nous rappellerons que le mot change a de

gramme d'argent à 900/1000). Actuellement ils sont de par kilogramme d'or fin et 1 fr. 60 par kilogramme d'aï l6 fr. 70 par kilogramme d'or à 900/1000, et 1 fr. 50 p gramme d'argent à 900/ 1 OOOj ; mais l'usage avait contir qu'au 0 janvier 1877, de fixer le pair d'après l'ancien pri brication, et c'est ainsi que l'on disait que le pair d« 3,131 fr. 11 le kilogramme, et le pair de l'argent 218 kilogramme, le tout à 1 000/1 000 de lin. Four arriver au \ il fallait donc déjà que l'or (lingot; gagnât une prime de et l'argent de 1,5 0/00. Cette différence était peu de eh valait cependant la peine qu'on en tînt compte. Sous cette le pair du lingot d'or, en monnaie était 3,431 fr. 41 et le lingot d'argent 218 fr. N9 ; la prime s'établissant 0.00 poi sur ces quantités. Depuis le 6 janvier 1877, tout en maini pair du lingot d'argent fin à 21S fr. 89, on a pris pour négociations sur l'or le pair réel, soit 3,437 francs et ce dernier taux que doit désormais se calculer la prime en pour mille.

La pièce de 20 francs (le napoléon) a aussi une valeu: relativement au franc (monnaie d'argent) ou au billet de nécessairement stipulé en francs. Cette prime, qui ne » naturellement aucuns frais de fabrication dans ses éiémei titutifs, est établie 0/00 et se base sur la valeur nommé pièce.

N'omettons pas un élément important et trop souvent dans la conversion des lingots en monnaie. En dehors c de fabrication de (i fr. 70 ^or et 1 fr. 50 (argent» par kilo au titre de 900/1000 la Monnaie détient souvent les valeur vertir, non pendant quelques jours, une semaine au plus, i quelques mois, mais pendant deux ans et même deu: demi. Cela fait une perte d'intérêt assez considérable d'autant plus les frais de fabrication. Cette mesure a po de combattre la conversion, par spéculation, des lingots <mi monnaie, aux époques de baisse du métal argent.

Mais en voilà assez sur ce sujet trop spécial pour m mettre de nous étendre davantage.

AT. B — La frappe, des pièces d'argent par d'autres qu est actuellement suspendue en France. A la suite des c bons présentées au Congrès international des valeurs mo lors de l'Kxposition de 1900, relativement au mode de col.

Opérations des bourses de comme h ci-: IÏSS

'% l'une générale, qui exprime l'opération en %ie; l'autre plus restreinte qui se réfère au cours négociation ; ainsi Ton dit : faire le change, opéla change, dans le premier sens, et cours du ou simplement change (change sur Londres, sur Berlin) dans le second (1). Mais la manière not est placé dans la phrase qui le contient dit rament il faut entendre l'expression employée ter toute ambiguïté (2).

Page 1