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CHAPITRE IV Calculs simulés sur les changes

Voyons maintenant comment se font les calculs plus usités dans les opérations de change, et faisons remarque préliminaire que les commissions, intéi courtages, ports de lettres, etc., sont en dehors des ments des opérations que nous allons supposer cependant, doivent, dans la pratique, être mis en lij de compte, si on ne veut pas éprouver de déceptions.

1er exemple :

J'ai une traite sur Londres de 4,798 1. st. 12 ch. 7 quarante-sept jours de durée ; combien sa vente à Pi me produirait-elle?

Je trouve 25.25 moins 7 0/0, cours moyen du Loni à trois mois. Je multiplie le montant en livres ster1 de ma traite par le cours et j'obtiens le résultat suiv;

47D8 1. st. 12 sh. 7 d. V 25.25 = 121, 1G5 fr. 39

Dans ce calcul (1), j'ai tenu compte de ce que la li^ sterling contient de 20 shillings et que 12 deniers pence forment un shilling.

(li On comprendra que nous devons pas entrer ici dans des tails techniques sur les règles d'arithmétique, nous contcnl d'indiquer quelle règle doit être faite. Nous recommandons! lecteurs, qui voudraient se remémorer les principes des opératï de l'arithmétique, le Traite complot d'arithmétique thioriquê appliquée au commerce, à la Banque, aux finances et à ïind trie, contenant un Recueil de problèmes avec les solutions,] Jeu Joseph Garnier, membre de l'Institut.

calcule ensuite l'intérêt de cette somme (121 , 105 fr. au taux de 7 0/0 pendant quarante -sept jours, me l. sur une année de 360 jours, et je trouve 1 , 107 fr. juf, retranchés de la somme précédente, me don- ?0,058 fr. 03 c. pour résultat définitif.

2° exemple :

aujourd'hui, 2G novembre, à l'échéance du 19jun- >chain, une lettre de change sur Amsterdam de orins p. b. 15 c. ; combien sa vente à Paris me ait-elle ?

Duve pour la cote d'Amsterdam à trois mois : , cours moyen. Je multiplie la somme en florins ,e quotité en remarquant que les sous-multiples n hollandais sont des cents (centièmes:; je divise tat par cent (100 florins valent 209 fr. 5/8) et j'ai 599 fr. 22 c, qui, au taux de 4 0/0 par an, sur

courus du 19 janvier au 26 février, font 31 fr. 21c.

cette dernière somne (31.24) au produit obtenu mment (7,599,22) et j'ai 7,630 fr. 40 c, qui est le

cherché.

3e exemple :

expédier de Paris à Londres une certaine somme ; e savoir s'il y a un change indirect qui me soit mtageux que l'achat de livres sterling à Paris, lans^ sur Londres est, avons-nous vu, 25,25 à

încls les cotes étrangères (lj et je trouve ije sup-

une ce ne sont ici que des exemples de méthodes de non des exposés de faits, nous n'avons pas cru devoir

pose) qu'il est à 134 à Hambourg, 34 à Saint-Pétersb<^' 118 à Francfort- sur-lè-Mcin et 11,98 à Amsterd Londres donne le certain à Hambourg, Francfort-! le-Mein et Amsterdam, et le reçoit de Saint-Pétersbot Les chifïres précédents veulent donc dire :

Hambourg 13 m. b. 4 s. = 1 1. s.

Saint-Pétersbourg 34 pence = 1 r. a.

Francfort-sur-le-Mcin... 118 fl. s. \v. = 10 1. s.

Amsterdam 11 fl. p. b. 98 c. = 1 1. s.

Je prends également les cours du change de ces qu places à Paris et je trouve (cours moyen à trois moii

Hambourg 185 3/4

Saint-Pétersbourg 315 1/2

Francibrt-sur-le-Mein 208 3/4

Amsterdam 209 3/4

Paris reçoit le certain de ces quatre places , ces chi doivent donc se traduire ainsi :

fr.

Hambourg 185.75 = 100 m. b.

Saint-Pétersbourg 315.50 = 100 r. a .

Franefort-sur-ie-Mein 208.75 = 100 fl. s. w .

Amsterdam 209.75 = 100 fl. p. b.

Ces données relevées, je raisonne ainsi : à P. 100 marcs banco valent 185 fr. 75, donc un marc h vaut 1 fr. 8575 ; or, à Hambourg, il faut 13 m. b. pour une livre sterling, donc une livre sterling vaut Hambourg 24 fr. 01.

A Paris, 100 roubles argent valent 315 fr. 50 : ( un rouble argent vaut 3 fr. 155; or, le même roui

changer les cours relevés avant 1870, ni les monnaies attril à chaque place et qui seraient aujourd'hui le mark allemand Hambourg et Francfort, et le rouble-crédit pour Samt-Pc bourg.

étersbourg vaut 34 pence sterling ion sait qu'il pence dans une livre sterling), donc 3 fr. 155 î pence, ce qui met (en divisant par 3i, puis nt par 240) la livre sterling par Saint-Péters- 2 fr. 20.

;, 100 florins Sùddeutsche Wâhrunt^ou au pied ■ valent 208 fr. 75; donc un florin s. w. vaut

; or, à Francfort-sur-le-Mein, il en faut Ils rres sterling, ou 11.8 pour une livre sterling; livre sterling vaut par Francfort 24 fr. 03. , 1 DO florins des Pays-Bas valent 2O0 fr. 75; orin p. b. vaut 2 fr. 0075; or, à Amsterdam, il

florins p. b. 98 pour une livre sterling ; donc sterling vaut par Amsterdam 25 fr. 13.

onc, directement, la livre sterling vaudrait

par Hambourg, elle coûterait 2i fr. 01, par srsbourg, 22 fr. 26; par Francfort-sur-le-Mein, •t par Amsterdam 25 fr. 13.

:uls donneraient donc un bénéfice absolu en ar Saint-Pétersbourg ; mais ils ne sont pas

enir compte des intérêts usités sur ces places ter ou retrancher, selon l'usage local, comme s fait dans les deux premiers exemples pour s et l'Amsterdam.

, quand on aura ainsi obtenu le prix réel de la ing pour ces places, d'après les cours les plus . faudra mettre en ligne de compte i et ici c'est e d'appréciation qui rentre dans les conditions nécessaire pour être bon cambiste), les variasibles du change durant l'intervalle de temps

nécessaire pour la transmission et l'exécution dcl'or(| Plus la place intermédiaire est éloignée, plus, comprend, l'opération est chanceuse, bien que lai graphie électrique ait rapproché les distances, à ce de vue particulièrement. Il y a un aléa de plus à ol ver quand la place intermédiaire est sous le régime.j papier-monnaie. Ce sont deux raisons réunies qui f|. supposer un si fort bénéfice à opérer par Saint-Péi bourg; il peut y avoir, en outre, quelques-unes raisons exposées plus bas, dans le chapitre suivant. \

Nous pourrions continuer à donner des exemples calculs d'arbitrages de change en multipliant le noi des places intermédiaires, Tes prit de l'opération toujours le même. Les calculs seuls seraient plu» loi

Nous ne pousserons donc pas plus loin nos exeui] ne voulant pas faire ici un traité complet de ch* nous nous contenterons, ce qui sera plus utile pour lecteurs, d'appliquer aux coupons d'obligations él gères stipulées à la fois en francs et en monnaie aufl que le franc, les principes de calculs que nous veno^l d'exposer.

4e et dernier exemple : ■

Je suis propriétaire d'obligations de la Société àà chemins de fer du Sud de l'Autriche et de l'Italie cen traie (dits vulgairement Lombards). Je vois sur les tittt que je puis recevoir mon coupon semestriel d'intérêt o à Paris par 7 fr. 50 c, ou à Vienne par 3 £1. ô. \v. (1

(1) Les florins d'Autriche ont été remplacés par les couronne à raison de 2 couronnes = 1 florin. Mais il n'y a pas lieu desub tituer la nouvelle monnaie réelle à l'ancienne qui subsiste comn

tr»

Londres par 6 shillings; je me demande si j'aurais d'avantage à les envoyer clans une de ces deux ires villes qu'à Paris.

àis le raisonnement suivant : à Paris je recevrais 9 c, ou à Vienne 3 fl. ô. \v. (autrement dit au pied

ou encore à Londres 6 shillings sterling; donc 6. w. = 250 fr. et une livre sterling = 25 francs. a cote m'apprend que le Vienne court est à 217 1/2 7 fr. 50 c. pour 100 fl. ô. w.), et que le Londres ;st 25,17 1/2 (soit 25 fr. 17 c. i/2 pour une livre f) ; j'ai donc moins d'avantage à le faire toucher à î et plus à recevoir à Londres, car, en le vendant ? Vienne court, j'aurais 6 fr. 52 c. 1.2 .seulement,

de 7 fr. 50 c, et comme Londres court, 7 fr. 55c.

de 7 fr. 50 c. Seulement il faut admettre un éca't nt pour déterminer un bénéfice en faveur du ban-

sans cela, il préférera acheter du papier court, gênant par sa ténuité que de petits coupons très tibles d'être égarés et nécessitant, pour être •s, des formalités de bureau plus multipliées.

e de compte quand, tel est le cas ici, il s'agit de florins fie change sur la matière or, lequel vaut toujours 2 fr. .">() cJ illings sterling. L'exemple fourni ici n'est du reste plus ujourd'hui : le florin coté était le florin papier ou florin

tandis que le coupon d'obligations lombardes est libellé ns or au chancre fixe. De plus le coupon des Lombardes est

à des impôts dont il n'est pas fait état ici.

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