‹ Traité des opérations de bourse et de changeChapitre 42 sur 155 · CHAPITRE V Des causes qui font varier les cours du ch · texte numérisé non relu

CHAPITRE V Des causes qui font varier les cours du ch

Nous avons défini le change : le commerce d payables au dehors ; son but est d'éviter le tran* espèces. «' Il n'y arrive d'une manière absolue nous déjà dit (page 351), qu'autant que, pour ui échéance, les deux parties contractantes, ach vendeur, s'équivalent en quotité et quantité, c assez général, vu l'institution des comptes coui permet de reporter un payement d'une époqi autre. Le change est une opération de comj: à prix débattu ». Pierre, de Paris, doit à Co Berlin; Conrad, de Berlin, doit à Wilhem, de Wilhem, de Vienne, doit à James, de Londn James, de Londres, doit à Charles, de Paris. CJ Pierre s'abouchent plus ou moins directement achète de Charles sa créance sur Londres et 1 Conrad, qui l'expédie à Wilhem, qui la retourne De la sorte tous les comptes sont soldés, au me la plus forte partie, et les cours du change som établir le solde de chacun. En fait, tout cel passe pas aussi simplement. Entre Charles et beaucoup de négociations ont pu se faire avec papier, mais, en fin de compte, il faut toujour les sommes s'équivalent, en arriver là, et c'est ] nous n'avons pas tenu compte des opérations i diaires.

ours du change est le prix débattu auquel se fait tion. Il est borné par les frais de transport, avec d'assurances de route, car le débiteur (1;, ayant d'intérêt et de sécurité à envoyer les espèces êmes qu'à acheter du papier, ne se livrera à cette e opération que s'il y trouve un avantage, quelque qu'il soit. Dans cette limite, son taux se comdivers éléments que nous allons analyser. chéance. — A vrai dire, l'élément de temps ne pas être considéré comme partie intégrale du change et on ne devrait raisonner que sur le l vue, sauf à mettre en ligne de compte' l'intérêt à courir ; cependant, comme dans la pratique, il x prix, selon que le papier est à vue (ou à courts î qui est à peu près la même chose) ou à trois mois, marnes contraints de suivre l'usage et de traiter estion. L'influence de l'échéance sur le prix réside comparaison des taux d'escompte des effets de *ce sur place dans les deux villes en cause, celle opère et celle sur laquelle on prend le papier. Dmpte est plus élevé sur cette dernière place, le tal (nous ne disons pas le cours, mais bien le û) dans la première ville est d'autant plus bas chéance est plus éloignée, cela se comprend : pte est, supposons- nous, à 3 0/0 à Paris et 5 00

s avons généralement supposa, dans le courant de ce que l'initiative partait du débiteur; souvent c'est le qui tire sur le débiteur et lui fait accepter sa traite pour 3r sous cette forme. Mais, quoique cette dernière ma- , fort usitée, peu importe, le raisonnement i»st le même cas comme dans l'autre. Aussi, pour être plus clair, ns-nous toujours la même forme : le débiteur couvrant er.

à Londres ; si on me donne du Londres à vue, moi respondant dans cette dernière place ne me fer subir, pour tenir immédiatement les fonds à sa sition, l'escompte au taux de 5 0/0, ce qui, comp vement à Paris, me mettrait en perte de 2 0/0 ; si envoie un effet à trois mois, je devrais, en achetan devise, me faire tenir compte de la différence d'i des deux places et je payerai ma traite d'autant cher.

^i, au contraire, le taux d'escompte est moins sur la place débitrice que sur Ja place créance sera l'effet opposé qui se produira : le coi change sera d'autant plus élevé que l'échéant plus éloignée, car l'escompte étant à 5 0/0 à Par 3 0/0 à Londres, j'ai intérêt, moi, banquier de I payer mon correspondant de Londres avec du long qu'il m'acceptera à l'escompte de 3 0 O seul l'intérêt de l'argent étant ici à 5 0/0.

Nous ne nous arrêtons pas davantage sur ce si est plutôt, encore une fois, article de banque qu tion de change. Cependant, faisons remarqu l'élément d'échéance introduit dans la notion du convertit quelquefois cette nature d'opération qi son essence, n'est, comme nous l'avons dît. compensation à prix débattu, en un placement moins long, mais productif d'intérêts. Cela prouv* nous avons dit au début, que l'élément de te devrait pas entrer dans la notion du change, e pratique a mêlé deux faits de nature diverse en mettant.

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