Situation respccticc des places de comrm
OPÉRATIONS ,DKS HOUll^KS DL: COMMURt'E M.r>
aque place de commerce, comprenant l'ensemble des jociants et banquiers de la ville, peut être considérée Bine un seul individu et, sous ce point de vue, <>n dit fune ville est débitrice ou créancière d'une» autre, ce ti veut dire que les soldes débiteurs ou créditeurs négociants d'une ville sur l'autre, réunis et coulis, excèdent les mêmes soldes de cette dernière sur imière.
ttons des noms de villes pour être plus clair. Supins que Paris doive dix millions à Marseille, niais cette dernière ville doive vingt millions à Paris. Les ftants de Marseille, débiteurs de Paris, achèteront à concitoyens créanciers de Paris leurs créances ta concurrence de dix millions, et solderont ainsi comptes avec Paris; pour les dix millions restants, insport des espèces nivellera les comptes. Seuit, le prix auquel les débiteurs de Paris auront lé des créanciers de Paris les effets sur cette derplace, sera plus faible que si la différence due par teille avait été de quinze millions au lieu de dix ions, et plus fort que si cet excédent avait été de millions au lieu de dix. En d'autres termes, le lier sur une place est d'autant plus cher que cette est plus fortement créancière de la ville où il se îie, et d'autant moins cher que cette place est plus Jement débitrice de la même ville.
E. Influence du papier-monnaie. — Les pays à papiermaie déprécié, qu'il soit émis par le Trésor public, une en Russie, au Brésil et aux États-Unis, ou qu'il ïiste en billets de banque avec garantie indirecte du jttvernement, comme en Autriche, en Italie et quelques
autres pays, créent par ce fait, dans la fixation, changes respectifs, un élément dont sont heureus privés les autres États. Les variations du papier-moi relativement aux espèces d'or ou d'argent, influent demment sur le prix du papier, et souvent d'une J nière fort notable. Sous le Premier Empire, pen< guerre avec l'Angleterre, une livre sterling payi Londres s'achetait courammentl8 francs et même En 1808, pour 1,000 reis du Brésil, on avait 70 de sterling à Londres; en 1814, 96 deniers; en 1815, en 1826, 48; en 1829, 20. En 1815, un franc pay* Paris coûtait à Rio- Janeiro 150 reis; en 1829, 475. monnaie du Brésil avait fléchi des deux tiers, récemment, avant la guerre de 1859, sans révolul par le simple effet des variations locales du paj monnaie, le florin autrichien était tombé de 2 fr. à 1 fr. 80 c. Après la paix conclue, le florin revu 2 fr. 34 c. pour, de nouveau, retomber à 1 fr. 69 c.j 1861, toujours sans guerre ou sans révolution. Plus; cemment (juin. 1866) il est arrivé à.l fr. 65c, maisa^ d'autres conditions politiques. En Russie, le roi papier ne vaut que 2 IV. 60 c. ; le rouble représente de \ francs de notre monnaie. Aux Etats-Unis, àj fin de la guerre civile il est vrai, le dollar-papier, donl valeur réelle, quand il est en métal, est de 5 fr. 18 tombé à l fr. Kl c, en 1864, est revenu au pair, pui| été remboursé.
On peut poser, comme principe, que la dépréciât du papier-monnaie d'un pays a pour effet d'abaisser! cours du channe sur toutes les places étrangères et l'élever dans les villes soumises à ce régime arriéré;
explique tout naturellement : recevant moins, dans ailier cas, par suite de la dépréciation du papieraie, je dois moins payer; payant dans le second .vec un papier déprécié, je dois en donner davan- >our arriver à la même valeur.
Causes diverses. — 11 est plusieurs causes plus daires d'influence sur le cours du change; d'abord érence, soit d'unité monétaire, soit d'étalon; ainsi, ipagne adoptait le franc, nul doute que le cours du e en serait favorablement affecté ; de même si TAnre, au lieu d'avoir l'or pour base de son système mue, prenait l'argent pour étalon, il est également cerue les cours du change se rapprocheraient, toutes stances égales, du prix de la monnaie réelle. Les îs, les révolutions, ont aussi une influence sur le 3; augmentant les risques de transport, elles éloila limite dans laquelle les cours peuvent se mout le débiteur, moins favorisé de ce côté, est coude subir des conditions plus dures. Toutes ces se résument en ceci : que plus il y a d'obstacles, §rences, de dangers, plus le cours du change est s'est-à-dire plus il faut verser pour avoir la même
s sont les diverses causes qui peuvent faire varier ; du change d'une époque à une autre et qui en motiver les divergences de pays à pays, n tenant compte du poids de métal lin.
les dispositions législatives et réglementaires conît les Marcnés à termes, les Bourses de Commerce, s, Sociétés, etc., en France.