‹ Traité des opérations des voies urinairesChapitre 18 sur 66 · EM · texte numérisé non relu

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210 DiFrnENTS PROCÉDÉS

croire à une guérison complète dans un témps très-rapproché. Ce fait montre aussi combien est simple l'usage de Virrigateur.

Dans ce fit, il s'agit bien plus de l'irrigation vésicouré- Qhrale; mais ioi l'affection primitive était bien l'uréthrite chronique profonde, qui, peu à peu, avait envahi le col vésical.

HüntGaTION LE L'UNÈMARE Et DE LA VESSIE, — Avant de Dôme duire la sonde jusque dans la vossie, il faut füire passer un courant d'eau dans l'urèthre, de façon à obtenir tout d'abord la sédation du canal ot à prévenir ses contractions spas modiqués et douloureuses sur la soude pendant que la vessie se remplir. Cela obtenu, et on le reconnait au peu de sensibilité du col vésical au moment où ln sonde le traverse, la sonde introduite dans la vessie, le liquide ln distend Jusqu'à la sensation du besoin d'ariner : alors, le malade mäinlient le pavillon dans le méat avec le doigt, contraote volontairement sa vessie qui chasse le liquide, entré la sonde et les parois de l'uréthre, jusque dans le pavillon, d'où 11 est conduit dans le vase par l'intermédiaire du tube en caoutchoue, Quelquefois l'arrivée continuelle du Hquide dans la vessie gène l'évacuation malgré la sen sation du besoin d'uriner. Aussi je conseille à tons les malades de fermer immédiatement le robinet du siphon sitôt que le besoin d’uriner se fait sentir, Jusqu'à présent, dans les faits que j'ai observés, je n'ai pas vhs vessie, dilatée jusqu'à un certain dégré, s'y arrêter, et Ehatser continuellement par l'ardthre une quantité d'uriné égale à celle qu'elle reçoit par la sonde ; de temps en temps, en. dehors de l'évacuation intermittente, du tout où d'une partie du liquide contenu dans la vessie, it s'écoule bien tin pou de liquide entre la sonde et les parois uréthralés, mais ga n'a pas lieu d'une façon continue ot cola arrive seule-

M. Phillips m'adressa M. X..., officier de chasseurs de Vincennes. Ce malade, d'un teint jaune pâle, très-amaigré, souffrait depuis plusieurs années de la vessie, urinait très fréquemment, toutes les demi-heures, avec douleur surtout à la fin de la mietion ; souvent il avait des accès de fièvre précédés de frissons violents, d'une durée quolquefois de plusieurs heures; de Lemps en temps, une diarrhée abondante venait encore l'afaiblir. L’urine, rendue en petite quantité à chaque miction, était d’un gris sale et contenait toujoursmn grand nombre de petits vaillots sanguins mous; elle répandait surtout une odeur infecte, analogue à celle de la ma cération cndavérique, ce qui obligoait à la jeter immédiate ment. L'examen de la vessie, fait par M. Phillips, ét que je répétai moi-même, ne laissait aucun doute suc l'absence de caloul. Mais sur le côté droit de la vessie, à une très-fnible distance du col, la sonde rencontrait une saillie trés-dure, le frottement de la sonde sur cette saillie était net, Nons crûmes à une altération cancéreuse do la paroi vésicale ; des reins n'olfraient aucun changement de volume et étaient faciles à explorer, Il y avait de temps en temps des douleurs dans les lombes, au niveau dés reins, mais sans persistance et sans continuité. Je montrai à ce malade à se servir Aui= même de. mon instrument, en lui faisant, chez moi, un premier lavage de sa vessie, Puis Il fit passer trois fois par jour, dans la vessie, lu valeur de trois quarts de litre d'une solution de 75 centigrunmes d'acide phénique pour 1000 grammes d'eau ; sous l'influence de ce traitement, les accbs de fièvre disparurent, les envies fréquentes d'uriner devinrent moins fréquentes, et l'état général s'améliorait de jour en jour, tellement que M. Phillips, qui revit ce malade quinze jours après le début des irrigations, me manifesta son étonnement, Tous les jours, pendant trois mois, les imigations sont continuées; mais toujours, trois heures

In Dirrinenrs PAOGÉDÉS l'organs fasse fondre l'onguent et le répande ainsi sur la * paroi de l'urèthre,

Avec cette bougie, on n'agit pas spécialement sur un point déterminé de l'uréthre ; ce que l'on obtient avoc una sonde en gomme ouverte aux deux bouls : on remplit une de ces extrémités avec l'onguent, puis, colle extrémité couduite dans l'uréthre jusqu'au point voulu, on pousse dans Ja cavité de la sonde un mandrin du volume de cette cavité, qui, arrivant à l'extrémité do lu sonde, chasse devant lui l'anguent qui sort de la sonde et devient libre daus l'urè- Aire au point voulu.

Nous ne purlerons pus ici des bougies médicamenteuses de Jobert de Lamballe, qui trouveront leur description au chapitre des opérations dirigées contre les rétrécissements de l'urèthre.

CAUTÉMSATION DIRECTE D'UN POINT DE L'ORÈTARE,

La cautérisation directe d'un des points du canal avée ni causlique solide porté sur le point à eautériser a deux buts très-différents : ou bien lu modification de la surface muqueuse malade, ou bien la destruction d'une portion circonsorite de la paroi de l'urèthre, comme dans Ia cautérisalion des rétrécissements. Nous n'allons nous occuper $ci que de la cautérisation destinée à modifier la surface mt queuse malade, réservant pour le chapitre des opérations nécessilées par les rétrécissements de l'urèthre, la cautérisalion qui détruit.

Ta catérisation modilicatrice a surtout été préconisée par Lallemand, contre les inflammations profondes ile l'a rèthre avoc perte séminale. Get auteur l'amployail très-frés quemmen el, dans son livre si remarquable Des pertes tés minales, ii relate un grand nombee de guérisons attribuées à

216 DIFFÉRENTS PROCÉOËS

terminé par un renflement en bouton pouvant s appliquer sur l'orilice interne de la sonde ; au-dessous da bouton, le stylet, volumineux dans l'étendue de 2eentimbtres, estereusé d'une capule longitudinale destinée à recevoir Je nitrate d'argent solide, Le stylet, placé de façon à ce que son olive terminale oblitère l'extrémité interne de Ia sonde, sx cupule pleine de nitrate d'argent est cachée dans la sonde, et son autre extrémité dépasse l'oriflce externe de & centimètres et se termine par un bouton. Naturellement, en poussant sur le bouton, maintenant la sonde fixe, on fait mouvoir le stylet dans la sonde, et on met la cupule pleine de nitrate d’argent à découvert. Pour limiter la saillie de l'olive du stylet et de la cupole au dell de la sonde, entre l'orifice externe de la sonde et le bouton terminal du stylet (fig. 36 ét 47), il y a sur le stylet un potit curseur mobile pouvant être fixé au point que l'on veut par une vis de pression latérale. Enfin, sur la sonde elle-même (fig. 36), il y a un curseur mobile pouvant tre fixé au point voulu par une vis de prés= sion. Ainsi la longueur de la sonde dans V'urèthre névessaire pour mettre l'olive du stylet au niveuu du point à eau tériser étant déterminée, on fixe le curseur de la sonde à cette distance du bee, et l'on a un point de repère fixe,

Avec l'instrument droit, le nitrate d'argent à découvert, par un mouvement dé rotation imprimé au bouton extérieur du stylet, on peut le diriger facilement sur toutes les parois dé l’urètbre, 11 en est de même avec l'instrument peut-être le plus en usage, celui qui, d'abord droit depuis son extré= mité externe, présente, à à où 5 centimètres de son extné mité, an angle obtus, puis # continue droit. Ici, le faible Changement de direction ne suflit pas pour arréer le mou= vement de rotation du stylet, et rend l'instrument plus faéile à introduire que le droit.

Avec les porté-cnustique à grande courbure, on fait fuci=

218 DIFFÉRENTS PROCÉDES de la oupule, jusqu'à ee que l'olive du stylet puisse être amenée sans difliculté dans l'extrémité de la sonde.

Le curseur fixé sue la sonde au point voulu, le malade amis dans la position couchée du cathétérisme, on introduit Piustrument en faisant la manœuvre propre à sa courbure; jusqu'à cé que, la verge non distendue, le curseur de la sonde soit au niveau du mént; alors l'olive est au niveau du col de la vessie, Puis, maintenant le stylet fixe, on allire la sonde sur lui, ce qui découvre la capule dans le col vésical; où imprime alors au stylet un mouvement de rotation com plet, qui porte sur tout le pourtour du col le nitrate d'argent. Et, maintenant Sxe le stylet, on pousse doucement la soude vers la vessie, contre l'olive du stylet ; l'instrument ainsi fermé, est retiré.

Cautérisation de La prostate, — La longueur de la sonde qui doit être introduite dans l’urèthre pour que l’olive sait au niveau du col vésical déterminée, le curseur placé au point voulu sur la sonde; on introduit l'instrument, jusqu'à ee que le curseur soit contre le méat. Alors on rétire li sonde, et le curseur, éloigné d'un centimètre du méat, où découvre ln eupul maintenant fixe le stylet el en attirant la sonde, puis l'on imprime an stylet un mouvement de rotation, qui porte le nitrate d'argent contre Loutes les parois. Mais avec les instruments dont la cupule peut tourner sur elle-même, si avant de les introduiré on n'a pas pris la précantion de remarquer dans quelle position ob cupule, on ne sait pas quelle est Lu paroi la première caur térisée. Et, si l'on veut cantéciser un poiat de la paroi seulement, il faut placer In eupole avant l'introduction dans la position ad hoë,

Manœuvres spéciales aux instruments à grande courbure, — Ici la eupule a une position fixe, elle ne peut étre dirigée contre les dillérentes parois, ordinairement elle est sur ka

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met de l'angle du coude, dont In largeur mesure le tiers de la cireunférence de la sonde (fig. 38); l'extrémité externe sc termine par un cylindre de 4 centimètre et demi de diamètre, long de 3 centimètres. La face latérale de ce cylindre qui correspond au petit bec de ln sonde présente une échancrare rectangulaire longue de 2 centimètres, assez large pour comprendre le tiers de la circonférence du cylindre.

Dans l'axe du cylindre passe ane tige d'argont qui se continue dans la sonde et y glisse à frottement doux, jusqu'au niveau du som met de l'angle de‘courbure ; ainsi la tige male remplit l'ouverture latérale de & centimètres de la sonde, Sur celle tige mâle, et sortant par l'échancrure du eylindre de lextrémité externe, est une vis qui est appliquée contre le bord inféricur de l'échancruré quand l'extrémité de ln tige mâle va jusqu'h l'angle de courbure de la sonde, et qui limite la sortie de la tige mâle à 2 centimètres en s'appliquant contre le bord supérieur. Gette même vis, en allant latéralement d'un des bords litéraux ele de l'échancrure à l'autre, limite la rotation de

Me la tige mâle au tiers d'une circonférence. La tige mâle près de son extrémité interne, présenté une cupule latérale longue de 2 centimètres, et dont le diamètre mesure le tiers de la circonférence de la lige. Placée de telle façon que la vis qui limite le mouvement de rotalion de la tige male, est contre le bord latéral gauche de l'échancrure, la cupule correspond à l'ouverture de la sonde et est découverte; quand la vis est contre le bord latéral droit de lé chanerure, la cupule est eachée, Ainsi, il est possible de

PTE

2 DIPFÉRENTS PROCOËS ment des parois que provoque lo boc, Mais il est très-dimt. -nué en se servant d'un instrument dont le bee est court. Poure-CausTIQUE ne Dior, — Le docteur Dick, de Londres, au lien de se servir dé caustique solide, préfére l'employer liquide. Pour arriver à portes le liquide sur le point voulu de l'urèthre, il modifia ainsi le porte-caustiqué droit de Lallemand, — L'extrémité interne, aû lieu d'être ouverte, est terminée pur un embout en pläline, long dé 2 centimètres, se vissant sur le tube en argent dont il continue ln direotion et se terminant par un bout arrondi ; latéralement près de cette extrémité, il présente un grand nombre de lrous sur toulé lu virconférence, Le stylet, au lieu d'avoir à son extrémité l'olive et la eupule, est muni d'une petite éponge qui lui est solidement attachée; Le reste de l'instrument est exactement semblable à celui de Lallemand. — Pour cautériser : l'extrémité du porte-caustique étant au point voulu de l'uréthre, la petite éponge imbibée du liquide caustique, on conduit le stylet dans ln sonde, et, pressant l'éponge contre les parois de l'extrémité, on chasse par les trous de l'embout de platine le liquide caustique qui est ainsi mis en contact avec les parois de l'urèthre. La eau Wxisation d'un point de la région profonde de l'urèthre est accompagnée d’une douleur très-vive, puis il y a un ténesme douloureux et continu du col, qui est toujours plus violent au début et à la fin de la miction; il peut même dus rer après la miclion pendant un texnps assez long, À la fin de la mietion, il s’écoule toujours du sang, goutte à goutte, pendant et après le coup de piston que provoque le ténesme.. Après quelques jours le sang ne paraît plus, mais il y a une sécrétion abondunté de pus assèz épais, qui se termine par l'évaouation d’un liquide blanc légèrement coloré et plus chair; enfin vers le dixième jour tout disparait. L'ac= cident réel ici c'est la rétention d'urine, qu'il faut, mutant

— all

que possible, prévenir en passant, à la moindre gêne pour uriner, une sonde très-molle en gomme; elle n'est guère à craindre que les premiers jours.

Il faut pendant ces quelques jours proscrire toute boisson excitante, conseiller l’eau rougie, la graine de lin, V'orgeat, en abondance. Un bain prolongé si les spasmes de l’urèthre sont trop douloureux, et veiller à ce qu'il n'y ait jamais de matières fécales accumulées dans le rectum.

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