‹ Traité des opérations des voies urinairesChapitre 19 sur 66 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

evérations dirigées santre lea rédréeiasomants de Türèthre,

Les opérations dirigées contre les rétrécissements de l'u= rèthre ont loutes pour but dé rétablir le calibre du canal, de rétablir l'émission facile de l'urine, de faire disparaitre tous les troubles de la miction, tels quo stagnation d'urine dans la vessie et dans l'urèthre, et consécutivement eatarrhe vésical et suppuration de l'urèthre.

Trop longtemps, on a ignoré la nature dos rétrécissements, leurs propriétés physiologiques, de même que la physiologie pathologique des plaies des muqueuses. Aussi a-ton proposé et pratiqué toutes espèces d'opérations capables de rétablir immédiatement le calibre de l'urôthre, sans tenir compte du mode d'action de l'opération elle-même quelle qu'elle sait, Ainsi, on a longtemps cherché la cure du rétrécissement, en déterminant son altération au moyen d'uné sonde rigide à demeure; dans le même but, on cautérisnit le rélrécisement avec un caustique quelconque : Loujours 0n ne voyait que le résultat immédiat, le rétablissement du. calibre de l'urèthre, on ne se demandait méme pas quelle Ætait In nature de la cicatrice obtenue, On ignorit bsolument la cause des accidents consécutifs aux opérations pra liquées sur luréthre; et ces terribles accidents, si bien étudiés actuellement, de l'intoxication urineuse, amenaient souvent ln mort des opérés. On s'explique parfitement comment beaucoup de chirurgiens éminents ont Loujours eu une grande appréhension contre les opérations proposées

26 OPÉRATIONS DINLGRLS queuse de l'urêthre, et qui, par leur développement, dimiauentle cxlibre du canal, elles peuvent étre une complication dû rétrécissement comme les fongosités qui se produisent au niveau et en arrière de la conrctatlon. Ou bien elles survicunent spontanément dans l'urbthre, vlles constituent alors les polypes, et entraïnent à des opérations qui diff. rent complétement de celles du rétrécissement,

Hunter admet trois espèces de rétrécissements ninai divisé : les permanents, qui comprennent : 4° ceux dus uniquement à une aliération duns la structure di l'urèthre; 2 et ceux dus à la fois à l'altération de la paroi et au spasme; enfin, 3 il admet les rétrécissements spasmodiques dont le caractère pathognomonique est d'élre impermanent Voilà une classification faite bien longtemps avant les étades d'anatono-pathologie et de physiologie pathologique modernes, cependant elle se rapproche bonucoup de celles qu'imposent ces études. Elle est certainement l'origine de la division actuelle; au mot permanent on à substitué le mot organique, auquel je préférerais le mot vrganisé, Quant à celte sous-division des rétrécissements permanents avec spasme, elle n'a plus sa ralson d'être, maintenant que nous. savons que Lout ce qui irrite la muqueuse uréthrale entralne un spasme plus ou moins marqué de l’urèthre; et que Lous les rétrécissements peuvent être, à un moment donné, sous l'influence des excitations les plus variées, le siége de spasme.

Le rétrécissement spasmodique est une des plus mauvaises dénominations. Déjà, en 4845, notre maître, M. Gosselin, écrivait que le rétrécissement spasmodique ne pouvait être admis sans une altération de l'urdthre (rétrécissennent ait début, blonnarrhée, ete.), d'ancepte tout à faët cotte opinion, ét le spasme de l'uréthre n'est pour moi qu'un syrmplütne, qu'une mankfestation pathologique déterminée par une irrie

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