AND
AMÔTRITIE, 513 ture douloureuse de la vessie, Les envies d’uriner se rappros chént et deviennent impérieuses. Ainsi la douleur devient continuelle en raison de la fréquence des mictions; à peine sientrechacune d'elles il ÿ a un répos complet. Ajou= tons à cela le prurit de l'extrémité de la verge. 11 acconrpagné la contraclure dé la vessie, il est plus où moins ngagant et plus ou moîns persistant, Je l'ai va tellement continu que le malade était obligé de se frotter conti nuéllement lé gland avec la main.
La continuité ou la fréquence de la douleur entraine l'absence de sommeil, et des moments de surexcitation génétale séparés par de courts intervalles d'accablement, Cotétat 4e doulour amène vite une altération générale de la santé, et des faligues considérables. De plus, H s'accompagne toujours de l'écoulement de sang par l'ordthre; ce sang, qui est dû à l'action de la vessie sur la pierre, est Loujours retenu en partie dans la vessie, aussi les urines sont-elles bientôt eatarrhales; alors les phénomènes d'intoxication spontanée se produisent, il y a quelquefois des frissons, mais toujours il y aunetrès-gande sensibilité au froid. Les refroidisse. ments sont presque toujours suivis d'une aggravation dûns l'état général; souvent ils provoquent le frisson. Les fonc lions digestives s’altèrent et la langue devient fuligineuse, la bouche mauvaise. Benucoup de gaz s’échappent par [a bouche et par l'anus. Si leur évacuation n'est pas suflisante, le venire se distend facilement, L'appélit est nul. La viande ne peutêtre mchée etavalée, la salivemanque; le malade fait encore un bolalimentaire, mais c’est uns boulette sèche, qui ne Simbibie pas de salive et ne s'enveloppe pas de l'enduit muqueux propre à fcilitor son glissement dans lo pharynx et l'œsophage. La déglutition de cette houlette sèche n'est pas possible, et le malade la crache après l'avoir promenée longtemps dans sa bouche, espérant toujours arriver à
ss
LITHOTHITIE. 539
Autant que possible, après Ja séance de lithotritie, le ma- Tade doit rester au repos : la position horizontale est la meilleure. Quelques auteurs, immédiatement après la séance, font mettre le malade dans un bain. Je préfère de beaucoup le repos simple, avec application d’un cataplasme tiède sur le bas-ventre, et l'usage de boissons adoucissantes. Ainsi on n'expose pas le malade au refroidissement qui peut suivre le bain.
Ges soins consécutifs immédiats sont destinés à prévenir l'excitation de la vessie et ses contractions violentes qui chassent avec force les graviers dans l’urèthre et les y accumulent. Ils agissent aussi contre leë spasmes du col vésical qui peuvent amener une rétention d'urine.
Le rôle du chirurgien n’est pas terminé, après avoir fait la séance et donné les soins immédiats ; il doit être à la première alerle près du malade, toujours prêt à intervenir pour faire cesser l'accident qui existe. Tantôtil s'agit de faire cesser la rétention d'urine, Tantôt il doit immédiatement débarrasser l'urèthre d’un gravier qui y est arreté. Tantôt il doit diriger lui-même les soins propres à faire cesser les phénomènes de l'intoxication urineuse. Enfin, il doit constamment observer son malade pour choisir le moment de calme le plus propice à la prochaine séance.
Dans les cas simples, quand le malade est venu demander Vopération, n'ayant aucune complication provoquée par le calcul, que la vessie est peu irritable, que l'urèthre est libre, après la séance l'intervention du chirurgien est exceptionnelle, les graviers sont évacués facilement, sans douleur et sans arrêt dans l'urèthre, il n’y a aucun trouble de la miction, et les phénomènes d'intoxication sont prévenus par les injections modificatrices des soins immédiats, car de plus les urines ne sont pas altérées.
Pour bien comprendre l'importance et la valeur des soins
LITHOTRENIE, 505 Où cherche à conduire dans la vessie une petite sonde de gomme; par elle, la vessie se vide, l'anxiété de la rétention cesse; et, de plus, ln sonde occupant tout l'uréthre agit heüreusement contre les spasmes du canal, les atlénue sotvent msser pour que le gravier sorle spontanément, Quand la pelite sonde de gomme, ou même une pelile bougie, ne peut pas êlee conduite jusque dans la vessie, de suite on extrait le gravier,
Antoxicotion urineuse, — Surveiller l'état général du sujet, se tenir prêt à intervenir immédiatement, à agir énergique. aueot contre les phénomènes d'intoxication urineuse aiguë au peuventse produire, es sont les soîna consécutifs les plus importants de la séance de lithotritie, L'altention du chirurgien doit être éveillée surlout par les antécédents. Si lo sujet, avant toute intervention chirurgicale, était sujet aux accès aigus d'intoxication, frissons violents suivis de cha Jeur et sueur, avec persistance des troubles gastriques ou apparilion de suppuration localisée, comme aheës, furon- £les, ete. chez es malades, il faut redoubler d'attention. ous les soins immédiats après la séance, qui ont pour but d'éviter le contact de l'urine avec les points dénudés de la muqueuse, doivent être exécutés de la façon la plus svrupu- Jeuse. Quand le frisson se produit, il faut de suite agir en suivant la ligne de conduite que nous avons décrite dans
notre introduction, Exeiter le plus possible ln circulation périphérique en faisant prendre de l'alcool sous forme de À eau-de-sie, vin de quinquion au madère, au ma- “agas ete. On ne doit point être arrété par les vomissements, parles selles involontaires, qui, lorsqu'elles arrisent, font donner le nom de cholériforme à l'accès d'intoxication. Pis, quand la chaleur succède au frisson, on couvre chaudement le malade, sans lui meitro une masse lourde. de couvertures; an lui place des Loules d'euu ebaude sur Les MELQUET. 3
LATUOTRIEUR. st
toirés nécessaires au cas particulier ont été pris, les masœuvres sont faites sans produire de délabrement sérieux. Tout se borne à des érosions épithélialos, à un peu de dépression du col vésical s'il est élevé, et les soins consécutifs immédiats à la séance suffisent pour présarver de l'intôxi= cation. Mais si l'étude de l'urèthre et de la vessie n été in= suflisante, incomplète, les manœuvres se font péniblement, avec hésitation, tâlonnement, soit pour conduire l'instrus ment dans l'uvèthre, soit pour prendre la pierre, soit pour retirer l'instrument, Alors des érosions profondes de la muqueuse et méme des plaies sont faites, Les injections modiflcatrices après la séance ne sufisent plus, L’urine se trouve en contact avec des plaies Fralches et d'intoxication se produit.
Mais eu raison des soins préparatoires minutieux que le chirurgien doit loujours prendre, oet accident immédint d'intoxication sitôt la séance ne se présentepas.
L'imtoxieation apparait aprés un autre accident, aprés lu rétention due à an état spnemodique persistant de l'urèthre, après l'arrêt d'un gravier dans l'arèthrés o'ést e@ dernier accident tout local qui provoque Les accès aigus d'intoxicadon les plus nets, Ici le gravier évoie toujours plus ou moins ki muqueuse uréthrale, le plus souvent il a des angles aigus qui déchirent la muqueuse. Do là le véritable ténesme dans lequel est l'urèthre; l'urine arrive jusqu'au gravier, baigne la plaie ot sort du méat pur jet saccadé ou par gouttes, quand il n'y a pas réléution complèté, Si la rétention est compléte en raison du spasme énergique de tout l'urèthre, l'acoës d'intoxication né s0 produit qu'après; quand le gravier est enlevé et l'urèthre libre, l'orive s'écoulant libre: ment, passe sur les plaies.
Un point du canal où s’arrôtent froquénment les graviers est la partie moyenne de la région pénienne, La effet là
LEOTUITIE, 5a9
des manauvres nécessitées pour les opérations pratiquées sur l'urèthre, l'ovchite se proituit assez souvent, D'une façon généré, les auteurs assimilent cette orchile, qui apparait pendant le traitement d'une affeetion de l'uréthre et de da vessie, À celle qui est due à In chnudepisse, et ils conseillent pour Punë ét l'autre le même traitement, Selon nous, celte similitude est loin d'être complète.
M serait difficile de distinguer plusieurs variétés d'orchile beunorrhagique. Quand celle-ci se produit, quoi qu'on fasse, lo gonflement très-donloureux du cordon et de l'épididyme suit sa progression et diminue énsuite pour laisser après loi une Induralion plus où moins étendue de l'épididyme, Dans l'orchite quise produit sous l'influence des mancuvres 0pératoires faites dune les voies urinaires, nous ne trouvons plus cette régularité dans los phénomènes morbides. Tantôt Fengorgement du cordon et de l'épididyme est passager, il est presque indolent, la pression n'y détermine pas celte douleur violente qu'elle provoque dans le eas d'orchite blén= norrhagique, À ny « qu'un sentiment de pesanteur avec une douleur sourde, Le plus souvent concurremment il y a des constipation et un peu d'embarras gastrique avec pérte d'appétit. J'ai plusieurs fois observé ces falls, entre autres chez un malude atteint d'un rétrécissement que je traitais par la dilatation temporaire progressive, Déux fois je vis le cordon et l'épididyme droits se gonfler brusquement du jour aulondemain, et offrir cette tuméfaction molle un pou sen sible à lt pression. En même temps il y avait diminution de
et les garderobes étaient difficiles, Aux, deux füis A1 à sui de cesser tout cnthétérisme, de fire porter un süspensoir eL de purger le malade, pour faire disparaltre en deux ou lrais jours tout ls gonflement et fout l'état douloureux du cordon ou du testicule,
Chez un malade qui depuis un mois rendait coup sur coup
LITHOTRITE 558
reste, aurait dû être fait avant de fre li première séance,
La formation de petits foyers purulents dans le prépnee n'est pas rare dans col accident. Comme toujours, on les ouvre le plus vite passible, Et même quand le gonfement du frein persiste, avant que la suppuralion arrive, on peut + faire des mouchelures qui pouvent prévenir la suppurntion, Mais il y a iei un soin conséculif, il faut empêcher Varine d'arriver sur ces petites plaies fraiches, car elle pro duirait etlement la mortifieation du tisan cellulaire comme dans infiltration urineuse.
Cystite. — Dans le cours dela Hthotritie, il peut arriver que la vessie, surexeitée par les manœuvres où par les graviers,se contracture sur les débris de ln pierre. De là une surexeitation conlinuelle qui ne fait que s'acerolire, ét se manifeste par des douleurs violentes à l'hypognstee, dans le périnée et à l'anus. À éhaque instant, l'urine mélée de strie sanguine et de pus est chassde par l'urèthre, ce qui #necompagne toujours d'une acuité dans les douleurs. De là, ne très-grande anxiété générale, de l'agittion, la privation absolue de repos, et une lièvre continne avec exacerbation débutant quelquefois par le frisson.
"La sortie des selles pur l'anus provoque une acuité de la douleur comme ln miction. Le passage d'une sonde molle dans l'urèlire est très-douloureux, C'est l'état de souffrance 1 plus pénible que l'on puisse se Ngurer, Au toucher reclal, of perçoit une chaleur anormale, la pression sur ln prostate Et la vessie provoque des douleurs excessives, la muquense fectale est absolument säche.
Haebieurgien doit intervenir immédiatement, car bientôt les parois vésicales trèsenflammées suppurent nbondamsoent, et en même temps il se forme de petits abebs Antératitiels dans l'épaisseur des parois C'est cetle eystite
mateuse qui cause sûrement la mort,
LIL CUITE s5$
elle est pongitive et s'accompagne de ehaleur, de même au périnée et à l'anus.
Au toucher rectal, on trouve une chaleur plus grande, de la sensibilité à la pression sur la vessie et la prostate, el de plus, ln séchèresse de la muqueuse. En mêmé temps, d'état fébrile général persiste. Enfin, le passage de ln sonde dans le col de In vessie est do plas en plus douloureux.
Si pur des lavages de la vessie, des injections modilieatrices dt les émollients généraux, on no parvient pas à live cesser les accidents, ici encore id faut avoir recours le qe vite possible à In laitle.
Dans cos cas de cystite suraiguë provoquée, on a heaucoup conseillé la saignée générale.
Chez les sujets robustes, ce moyen pourra rondre de grands services.
Néphrite. — Comme nous l'avons dit déjà plusieurs fois, Ja néphrite suppurée parenchymnlense peut étre due à l'inlixicalion urinouse au méme titre que les nboés qui apparaissent dans les autres parenchymes de l'organisme, où dns des museles, dans los Lissus cellulaires, dans les artious lntions. Quund on voit persister l'état lébrile avec des exnserbulions plus ou mains tranchées, les troubles gastriques, ange snburrals avec éudluit noir à la baso, bouche sèche, Mabsence absolue d'appétit, et enfin une. eonatipution al- Lornant avec des selles bilieuses liquides; quand surtout il séproduit de fréquents vomissements bileux; quand toul "ee vorlége symplomatique ne cède pas aux moyens que nous avons indiqués pour combattre l'intoxication urineuse ehronique ; si surtout, en même temps, lesurines sont tou jours aliérées, même lorsqu'ellus n'ont pas séjourné dans An vessie, 41 est tès-probablo qu'il y a néphrite suppurée ; Jedis qu'il y a probabilité de néphrite suppurée, parce que J'ai vu des malades atlvints de rétrécissement de l'urdthre
; sprès 10