EXTRACTION A LAMBEAU COMBINÉE AVEC L'IRIDECTOMIE
l'usage intérieur du calomel à doses réfractées. L'application des sangsues devant ou derrière Toreille du côté opéré est d'un bon effet lorsqu'on n'a pas affdre à des individus trop affaiblis.
Lorsque cette iritis survient au moment de la cicatrisation et parait provoquée par un prolapsus irien, nous persistons dans l'emploi du bandeau compressif, qui est certainement le moyen le plus utile pour accélérer la marche de la cicatrisation et pour éviter les modifications de courbure de la cornée qui résultent presque constamment de l'enclavement permanent d une partie de l'iris dans la plsde. Les cautérisations de la hernie irienne sont toujours dangereuses dans ces circonstances, Tablation ne devient profitable qu'après la cicatrisation du lambeau.
Le régime général dnsi que le traitement général des accidents doivent dépendre dans tous ces cas de la constitution des opérés, de leur âge et de leur tempérament. Nous donnons aux individus congestionnés de légères purgatiens et des boissons tempérantes ; aux individus âgés et affaiblis, un régime fortifiant, du vm, de la quinine, etc.
Extraction h lambeAo, combinée avec l'irldectonile.
L'extraction de la cataracte, dans les cas où des adhérences attachaient le cristallin au bord pupillaire ou à la face postérieure de l'iris, avait naturellement pour conséquence de rendre nécessaire l'excision d'une partie de l'iris. On avait l'habitude de pratiquer cette iridectomie, d'après le procédé de Wenzel, au moment où le couteau à cataracte traversait la chambre antérieure ; mais ce n'est pas de ces cas exceptionnels que nous voulons parler ici.
L'étude attentive des accidents qui deviennent la cause des insuccès après Textractiou à lambeau, a démontré que les inflammations prennent fréquemment leur point de départ dans la partie de Tiris qui a été contusionnée par le passage de la cataracte, ou exposée dh-ectement à la pression des masses corticales restées dans l'œil et gonflées au contact de l'humeur aqueuse ; de là cette pensée toute naturelle de livrer un passage plus facile à la cataracte sortante, en excisant préalablement la partie de l'iris située derrière le lambeau.
L'iridectomie ne fut pratiquée d'abord que dans les cas où l'iris avait été visiblement contusionné ou même poussé entre les bords de la plaie (de Graefe). Plus tard, on arriva à préférer cette combinaison de l'iridectomie avec l'extraction à lambeau pour tous les cas où il y avait lieu d'user de précautions toutes particulières (Mooren) , comme, par exemple, lorsqu'un individu avait déjà perdu un œil par une iritis à la suite d'une opération de la
eauracte, ou lorsque la dilatation lente ou imparfaite de la pupille, après les imUllations d*atropine, indiquait, déjà avant l'opération, une certaine roideur de ririâ et une prédisposition prononcée de cette membrane à llnflammAtion. Enfin y on a proposé, en dernier lieu, de combiner toujours riridectomîe avec Textraction à lambeau, en indiquant comme raison que le plus grand nombre de résultats heureux devait prévaloir sur les inconvénients de la déformation de la pupille (Jacobson) .
(^combinaison métliodique de Tiridectomie avec Textraction à lambeau se bisisût d après deux manières diiTérentes ; tantôt on exécutait l'opération de riridectomîe plusieurs semaines (quinze jours à six semaines) avant l'extraction de la cataracte (Mooren) ; tantôt on pratiquait les deux opérations en même temps ^-ïacobson).
f/; prfrmier de ces procédés (à temps espacés) présente l'inconvénient de •r/ijrnef Ire le malade à deux opérations et l'oblige, lorsqu'il n'habite pas la vîUe de l'opérateur, à un s/'jour prolongé ou à deux voyages. En revanche, il permet d*ex/::ciJter la kératotomie supérieure et de pratiquer la pupille artificielle en haut, av^^e l'avantage incontestable de placer alors le coloboma de l'iris sous la (laupière supérieure et d'éviter ainsi presque complètement les inconvénients optiques d'une pupille déformée.
Par contre, Tiridectomie, faite en même temps que l'extraction à lambeau, abrège la durée du traitement, mais elle oblige Topérateur à pratiquer la kèrat^jtomie inférieure et par conséquent à faire riridectomîe en bas. En effet, la dilTiculté d'exciser en haut un lambeau de l'iris, sur un œil largement ouvert, est telle que l'on ne peut y penser sérieusement. On pourrait, il est vrai, conserver un pont cornéen au sommet du lambeau pour maintenir l'œil fixé pendant l'iridectomie; mais, même dans ce cas, on s'expose encore à un écoulement de sang dans la chambre antérieure, lequel gêne la discision régulière de la capsule et surtout l'évacuation complète de la cataracte.
M. Jacobson qui a érigé en méthode générale l'extraction à lambeau, combinée avec l'iridectomie, taille le lambeau à la périphérie inférieure de la cornée et tout à fait dans le limbe conjonctival. C'est à lui que revient le mérite d'avoir attiré par son procédé l'attention des opérateurs sur la situation périphérique de la section et sur les grands avantages qui en résultent pour la guérison, avantages qu'il faut attribuer probablement à plusieurs causes. •Ces causes sont : 1** la grande quantité de vaisseaux du limbe conjonctival qui explique aussi le fait très-connu que les lésions et les ulcérations de la cornée guérissent d'autant plus facilement qu'elles sont plus près du Lord de la cornée; 2Ma possibilité d'exciser, après une section aussi périphérique, l'iris jusqu'à son bord ciliaire ; on empêche ainsi les masses corticales de se cacher <Icrrière l'iris et de devenir, après leur gonflement, une cause d'irritation ;