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DES ACCIDENTS QUI PEUVENT SURVENIR PENDANT L'OPÉRATION

pression trop forte des instruments sur Tceil ; d'autres fois il faut l'attribuer à une prédisposition morbide de Tœil (atrophie ou même absence partielle de la zonule). Il présente naturellement le plus grand inconvénient, lorsqu'il a lieu avant l'expulsion de la cataracte. Si par hasaid cet accident se produit déjà après le premier temps, nous conseillons d'enlever, sans retard, la pince à fixation et l'écarteur à ressort, et de soumettre le malade à Taction du chloroforme jusqu'à l'anesthésie la plus complète. Un aide exercé peut alors de ses doigts écarter doucement les paupières, tandis que l'opérateur accomplit avec précaution les différents actes de l'opération. Il devient presque toujours nécessaire alors de se servir de la curette pour faire sortir le cristallin, parce que toutes les autres manœuvres pourraient augmenter la procidence du corps vitré sans amener avec autant de sécurité l'expulsion de la cataracte.

Lorsqu'au contraire le prolapsus du corps vitré a lieu après l'excision de l'iris, ou après la discision de la capsule, nous conseillons d'introduire immédiatement la curette dans l'œil pour extraire le cristallin du même coup. Il va sans dire que, dans tous ces cas, on n'a plus qu'à fermer les paupières en négligeant le cinquième temps, pour appliquer immédiatement le bandage compressif.

Les anomalies de la guérison exigent le même traitement qu'après l'extraction à lambeau (voy. p. 34) . Il est rare de voir survenir un accident sérieux après deux ou trois jours d'une marche normale de la guérison.

On a observé, à différentes reprises, des épancheraents de sang dans la chambre antérieure survenant le lendemain ou le surlendemain de l'opération, et même plus tard encore, persistant quelquefois pendant quelques jours et se renouvelant même après une résorption complète. Ces petites hémorrhagies qui proviennent du canal de Schlemm ou des bords du colobome de l'iris, ne sont jamais considérables et disparaissent par l'emploi prolongé du bandage compressif.

Il n'est pas rare de voir survenir, le deuxième, le troisième et même le quarièmejour après l'opération, un léger chémosis séreux sans tuméfaction des paupières, sans augmentation de la sécrétion, sans infiltration de la plaie, en un mot, sans aucun autre symptôme d'irritation ou d'inflammation. Ce chémosis résulte probablement de la lésion du tissu conjonctival et sous-conjonctival. Le malade accuse une légère sensation de pression dans l'œil qui disparaît lorsqu'on incise le chémosis à l'aide de ciseaux courbes.

Lorsque l'iris n'a pas été excisé avec soin jusque dans les angles de la plaie même, il peut se faire, surtout dans les yeux relativement durs, un enclavement ' de cette membrane dans la cicatrice et par ce motif un prolongement de la période de cicatrisation et une sensibilité bien plus persistante de l'œil. En outre, la pupille se dilate alors mal sons l'influence de l'atropine ; il se développe

eo DE LOPERATION DE LA CATARACTE.

de petits staphyldmes près des angles de la plaîe et par suite de la rétraction cicatricielle qui atteint aussi le sphincter de l'iris enclavé dans la plaie, le bord libre de la pupille est attiré de plus en plus eo haut. De cette façon la pupille pnerd une forme très-défavorable pour la vision. Il est bien diffidle d'améliorer ultérieurement cet état de choses, et cet inconvénient nous engage à insister encore une fois sur la nécessité d'exciser soigneusement le prolapsus de l'iris et de contrôler avec attention pendant et après l'opéraiion la position du sphincter. Nous n'hésitons jamais à compléter, en cas de besoin,

FiG.AO.— HcoLree du sphincter ., . ,, . . , ,

de l'irisJans lu chambre an- I iridectomie par une nouvcUe excision dans les

icrieure, après riridectonie. p^j^ts désignés, el nous ne nous déclarons jamais

sa^sfail de l'opération, avant de voir le sphincter rentré complètement dans la

chambre antérieure et placé à une certaine distance de la plaie cornéenne,

comme la figure 49 l'indique.

■»E L'EKTmACTI*» UE ■.% CATAK«CTE >illW S.4

Depuis que l'extraction a été pratiquée comme méthode générale de l'opération de la cataracte, on a souvent renouvelé les tentatives d'extraction du système cristallinien dans sa totalité, c'est-à-dire de la cataracte renfermée dans sa capsule. Ces tentatives, basées sur ce motif que la capsule laissée dans l'œil, devient souvent la cause d'une vision imparfiiite, ont été cependant abandonnées à cause des dangers que celte manière d'agir fait courir à l'œil, En effet, cette opération dans la plupart des cas provoque une perle plus ou moins considérable d'humeur vitrée, qui expose l'organe opéré à des dangers sérieux et souvent occasionne la perte de l'œil. Mais il est juste d'ajouter que, lorsque cette opération réussit, elle fournit les plus beaux résultats quant à l'acuité visuelle. Ce fait explique aussi qu'un certain nombre de nos confrères en Italie et en Espagne se servent exclusivement dans leurs ojiérations de cataracte de la méthode d'extraction avec la capsule. Dans ces derniers temps, et surtout depuis l'introduction dans la pratique des incisions trëspériphérifiues et de la combinaison de l'iridectomie avec l'extraction de la cataracte, les essais d'extraire cette dernière dans sa capsule ont été repris par MM. Sperino, Wecker (1) et Pagenstecher.

(1) M. Weckpr, qui a suiïi ceUo pratique dans uu certain nombre d'opéraliom, fait à « sujet la déclaration suivante :

■ Ce qui nous a U plus impressionné dar.s le procédé opcraloiru doot nous traitons, et ce qui

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