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DE L'EXTRACTION DE LA CATARACTE DANS SA CAPSULE

La Statistique publiée par ce dernier, et qui porte sur 63 cas, eu met 11 de côté, parce qu'il s'agissait de cataractes compliquées, et sur les 52 restants nous ti'ouvons : 2 insuccès par suppuration du corps vitré ; des autres cas, la moitié des malades pouvait lire les n" 1 et 2 des échelles typograpliiques de Jaeger, 12 le n<> 5, 2 le n'' 8, 3 le n° 16, et à ne sachant pas lire comptaient les doigts à 20 pieds de distance.

La plupart des opérateurs qui ont adopté cette méthode insistent sur la nécessité d'une anesthésie complète pour remploi de l'extraction avec la capsule, et cela évidemment dans le but d'empêcher chez les malades les contractions musculaires qui augmentent le danger du prolapsus du corps vitré.

Pour exécuter l'extraction de la cataracte dans sa capsule, on pratique généralement une grande incision intéressant la moitié inférieure de la cornée. M. Pagenstecher place cette section dans la sclérotique à un millimètre de distance du bord cornéen et laisse son lambeau inachevé, en conservant un petit pont conjonctival ; puis il pratique riridectomie, complète la section et procède à l'évacuation du cristallin complet, en introduisant derrière lui une curette très-large. D'autres font la section du lambeau en un seul temps.

Quant à nous, tout en accordant en principe que Textraction de la cataracte dans sa capsule est certainement la plus parfaite de toutes les méthodes opératoires, nous ne pouvons pas nous décider à pratiquer une opération qui laisse, dans les cas les plus heureux, de grands colobomes de Firis derrière la moitié inférieure de la cornée, et qui expose l'opéré aux dangers les plus graves, non-seulement immédiatement après l'opération , mais même à des époques plus éloignées (voyez la note de la page précédente).

Avant d'abandonner ce chapitre, nous devons mentionner encore les tentatives qu'a faites M.Knapp pour faire sortir la cataracte dans sa capsule, à l'aide du procédé de Graefe, tentatives qui ne sont pas encore assez nombreuses pour permettre un jugement quelconque sur l'admissibilité de cette manière d*agir. Cependant depuis qu'il m'est arrivé dans le procédé de Graefe de faire sortir sans le moindre accident la cataracte dans sa capsule, j'essaye d'obtenir l'expulsion complète du système cristallinien, toutes les fois que j'ai à opérer soit une cataracte compliquée d'opacités capsulaires, soit une cataracte dans la période régressive. Je m'en abstiens seulement, lorsqu'à la palpation la pression intra-oculaire me paraît très-notable, et lorsqu'à la première tentative je m'aperçois que le système cristallinien ne se présente pas facilement. Je me garde en tout cas d'employer une pression exagérée, et je préfère ouvrir la

nous a détourné de poursuivre^ avec notre ardeur première^ un mode opératoire si ralionnel, ce sont deux observations de décoilement rétinien, et trois cas où des hémorrhagies très-tardives ont amené : chez deux, le développement d'opacités nombreuses^ qui ont occupé tout le corps vitré, chei le troisième, cité plus haut, une perte de l'œil par complication glaucomateuse.

capsule plutôt que de m'exposer au prolapsus du corps vitré avant la sortie du cristallin.

D'après une communication de M. Delgado de Madrid, ce confrère a tenté dernièrement l'extraction de la cataracte dans sa capsule de la manière sui-

Fic. 50. — Instrument de Delg^ado pour pénétrer dans la chambre antérieure.

vante : il commence par introduire dans la chambre antérieure comme pour une discision per corneam un instrument construit ad hoc (voy. fig. 50 et 51) ,

FiG. 51. — Le même instrument formant spatule pour mobiliser le système cristalliuien.

à Taide duquel il détache et mobilise le système cristallinien par des pressions douces sur la périphérie de la cataracte. Ceci obtenu, il retire l'instrument, attend quelques moments jusqu'à ce que l'humeur aqueuse ait rempli de nouveau la chambre antérieure, et pratique alors l'extraction de la cataracte dans sa capsule en faisant l'incision périphérique de Graefe et l'iridectomie en haut. Treize opérations pratiquées de cette manière lui ont fourni des résultats très-satisfaisants.

#CEI. PROCEDE FAlJT-IIi CHOISIR POUR I/OPERATIOM DE L.% CATARACTE

OÉMlIiE ORDIMAIRE.

Il est évident que de toutes les méthodes d'opérer la catar.xte sénile, l'extraction à lambeau est la méthode opératoire la plus parfaite, lorsqu'elle réussit. Elle conserve une pupille ronde, mobile, et tous les avantages qui en résultent pour l'aspect normal de l'œil et pour le fonctionnement de l'iris; mais les opinions émises dans les écrits des opérateurs les plus habiles et les plus consciencieux ne laissent pas de doute sur le nombre relativement grand des insuccès que l'on rencontre après Tex traction classique, ainsi que sur les dangers à redouter même après les opérations tout à fait normales. Il est aujourd'hui constaté par tous les opérateurs qui ont pratiqué sur une large échelle la méthode de Graefe, que cette dernière permet de réaliser un plus grand nombre de succès parfaits, que les insuccès

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