DESCHIPTION DE L'OPÉRATION DE U CATARACTE PAR DISCISION
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L'opérateur ayant les pinces à fixation dans la main gauche, l'aiguille dans ta Toain droite, saisit avec les premières la conjonctive près du bord interne et supérieur de la cornée. L'aiguille, placée de manière que son tranchant regarde la surface de la cornée, traverse celle-ci presque perpendiculairement et vis-à-vis du bord de la pupille dilatée. La ponction doit être pratiquée en bas et en dehors, et il faut éviter de blesser l'iris. Lorsque l'aiguilie a passé dons la chambre antérieure, l'opérateur abaisse le manche de l'instrument, et conduit l'aiguille vers la partie supérieure du cristallin, jusqu'à un millimètre de distance du bord pnpillaîre (fig. 53). Il pratique alors une incision longitudinale dans la capsule, en retirant un peu
^ ' Fie. 53. — Disci
l'instrument dans la plaie pour ne pas pénétrer profondément dans la substance crislallinienne. Dans le cas où, d'après les règles indiquées plus liant, l'opération doit se borner à cette simple incision, on n'a plus qu'à retirer l'aiguille, ainsi que les pinces à fixalion. L'aide laisse retomber les paupières, et tout est terminé. Lorsque, au conli aire, les drconstances permettent une discision plus étendue, on imprime à l'aiguitle, après l'incision longitudinale, un mouvement de demi- rotation, de sorte que les deux tranchants regardent vers les angles de l'œil. On dirige la pointe de l'aiguille vers le bord interne de la pupille jusqu'à un millimètre de distance du bord de l'iris, et l'on pratique une seconde incision transversale, qui doit s'arrêter également à un millimètre du bord externe de la pupille. Pendant cette seconde incision, il faut aussi, et pour la raison déjà indiquée, retirer un peu l'instrument de la plaie.
L'opérateur doit éviter soigneusement dexercer avec le col de l'aiguille une pressionexagérée sur la plaie de la cornée, et diriger sa main, pendant ie« différents actes de l'opération, de façon que ^'ouverture de la cornée soit le centre de rotation de tous les mouvements imprimés à l'aiguille.
L'opération terminée, on applique le bandage compressif. Il est prudent de laisser l'opéré couché pendant les premières vingt-quatre heures dans une chambre obscure. On change le bandage comme d'habitude, en instillant chaque fois quelques gouttes d'atropine, dont l'emploi doit être continué pendant tout le temps que dnre le travail de résorption, c'est-à-dire jusqu'à la
disparition complète de toutes les opacités cristalliniennes. En négligeant cette dernière précaution, on expose l'iris, qui naturellement revient à sa place normale, à une pression dangereuse de la part du cristallin, pendant toute la période de gonflement.
Si la marche de la guérison est régulière, on remplace après quelques jours le bandage compressif, d* abord par un petit bandeau flottant, et plus tai*d par des lunettes à verres foncés.
Lorsqu'on voit, quelque temps après l'opération, le travail de résorption s^ arrêter, l'ouverture dans la capsule s'étant fermée (ordinairement par la formation d'une substance hyaline qui réunit les lèvres de la plaie), il faut renouveler l'opération et faire alors une nouvelle discision, d'autant plus hardiment que le volume de la cataracte a diminué sous l'influence de la résorption partielle. L'examen pratiqué à l'éclairage oblique est presque indispensable pour reconnaître avec certitude que la résorption ne fait plus de progrès, et qu'il n'existe plus de flocons de substance cristallinienne imbibée d'humeur aqueuse. Avant de décider alors une nouvelle application de l'aiguille, on fera bien d'attendre la disparition complète de tonte trace d'irritation ou de rougeur (injection périkératique) de l'œil.
Le temps nécessaire pour la résorption complète d'une cataracte opérée par discision varie avec l'âge et la consistance de la cataracte. Chez les enfants très-jeunes, le cristallin est souvent résorbé en six à dix semaines et une seule opération peut suffire pour y arriver. On sait en effet qu'à cet âge l'iris se montre très-peu irritable et permet de donner à l'ouverture capsulaire une étendue considérable. Chez les personnes plus âgées, chez lesquels la discision exige beaucoup plus de précautions et doit être répétée souvent & plusieurs reprises, il faut plusieurs mois, parfois plus d'un an avant que la résorption de la lentille soit complète.
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L'accident le plus fréquent que l'on voit survenir après la discision de la cataracte consiste dans l'inflammation de l'iris. Elle est presque toujours la conséquence du contact des flocons cristalliniens détachés de la cataracte, ou de la pression inaccoutumée du cristallin gonflé sur la surface postérieure de la membrane irienne. Les malades se plaignent alors de douleurs dans l'œil, autour de l'œil, et dans toute la moitié de la tête du côté de l'œil opéré. En même temps, on observe une injection périkératique, l'humeur aqueuse devient trouble, l'iris change de couleur et la pupille se rétrécit. Lorsque Tiritis est la conséquence d'une pression exagérée de la cataracte