CONSIDÉRATIONS 6ËNÉRALKS SUR L'EXÉCUTION DE L'OPÉRATION
était très-étroit, comme dans la figure 67, il faudrait placer l'incision dans la sclérotique, pour pouvoir exciser l'iris jusqu'à son bord ciliaire, car de
Fi6. 65. FiG. 66. FiG. 67.
cette maniëj'e seule nous obtiendrions une pupille aussi périphérique que ce cas particulier l'exige.
Dans les autres cas où Ton veut établir une pupille artificielle, soit qu'il y ait obstruction de la pupille normale par des membranes ou exsudations iriennes, soit qu'une cataracte capsulaire centrale ou une cataracte zonulaire stationnidre nécessitent l'élargissement de la pupille normale, nous la placerons de préférence, comme nous l'avons déjà dit plus haut, derrière la partie inférieure et interne de la cornée. Il sera presque toujours nécessaire de pratiquer l'incision à 1 millimètre de distance du bord de la cornée ou dans ce bord même, selon l'étendue de ces cataractes stationnaires. On comprend aisément que, lorsque la périphérie seule du cristallin a conservé sa transparence, l'iris doit être excisé jusqu'à son bord ciliaire (par conséquent rinciâon doit être pratiquée dans la sclérotique). Quant à la largeur de la nouvelle pupille, déterminée par l'étendue de l'incision, il est de principe de ne pas l'exagérer, parce que, toutes choses égales d'ailleurs, le malade ne voit pas mieux à travers une pupille trop large, et soufTre bien plus des phé nomènes d'éblouissement. Une incision de 3 à A millimètres d'étendue suffit donc habituellement, d'autant plus que, par l'élasticité de la membrane coupée, les bords de la section s'écartent toujours consécutivement.
L'iridectomie, pratiquée pour diminuer la pression intra-oculairo, comme dans les aflections glaucomateuses, ou pour hâter la guérison des aflections graves de la cornée, ou pour diminuer la tension de l'iris, ou enfin pour rétablir la communication entre la chambre antérieure et le corps vitré, comme dans le cas de synéchie postérieure totale, l'iridectomie pratiquée pour ces indications doit toujours être large et aller jusqu'au bord ciliaire. Par conséquent, l'incision doit être faite dans la sclérotique et avoir une étendue de 6 à 6 millimètres à peu près (1).
L'opération de l'iridectomie ne demande aucune préparation particulière du malade. Pour les mêmes raisons que nous avons énumérées à Toccasion de la
(1) L'éfaluation de retendue dei incUions se rapporte ici, comme plus haut, à la plnic interne^ c*ett-i-dire à la parUe de rindsion qui touche la chambre antérieure.
cataracte, nous préférons pratiquer Topération, le malade étant couché. L'emploi de Tanesthésie ne serait nécessaire que si la pusillanimité du malade l'exigeait, ou si l'on avait alTaire à un malade par trop indocile, ou h des en-
FiG. 68. — Couteau iancéolaire droit.
fants. Chez ces derniers, ou fait bien de fixer solidement les bras et les jambes, en les roulant dans une couverture.
FiG. 69. — Couteau Iancéolaire coudé.
Les instruments nécessaires pour l'opération sont : 1** Des écarteurs des paupières (fig. 1, p. 4) ; 2° une pince à fixation (fig. 2, p. 4) ; 3* un couteau
FiG. 70. — Pinces à iris.
Iancéolaire (fig. 68 et 69) ; 4"* des pinces h iris (fig. 70 et 71) ; 5* des ciseaux courbes (fig. 72). On fera bien aussi de tenir tout prêts, en cas de besoin, un
FiG. 71 — Pinces à iris fortement coudées.
couteau mousse (fig. 73) , un petit stylet, et une curette de caoutchouc.
Fhj. 72. — Ciseaux courbes pour riridcclomie.
Pour les teirtcurs, on peu' employer indifféremment l'écarteur à ressorts, ou les deux écarleurs ordinaires qui exigent alors les mains d'un aide pour