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DES MOYENS DE MODIFIER L'EFFET DE L'OPÉRATION

oa moins étendue de conjonctive que nous saisissons dans ]a suture. Elle dépend, en outre, du temps plus ou moins long pendant lequel nous laissons la suture en [dace* En effet, lorsque nous enlevons la suture de bonne heure, les contractions musculaires peuvent distendre la cicatrice dans laquelle se trouvent ht conjonctive et le tissu cellulaire, et éloigner Tinsertion nouvelle du muscle du bord de la cornée. Nous diminuons ainsi le premier effet produit par la sature, effet qui, au contraire, devient définitif lorsque nous laissons la suture en place, jusqu'à la formation d'une cicatrice résistante, c està-dire deux ou trois jours.

S* En engageant le malade à diriger le regard du côté du muscle opéré. Cette direction amène la rotation du globe oculaire vers le muscle détaché et emptebe celui-ci de glisser trop loin en arrière sur la sclérotique. Chez les malades qui volontairement ne dirigent pas l'œil comme on le désire (surtout chez les enfants), il est utile d'employer après l'opération des louchettes qui se composent de deux coquilles dont l'une, sans aucune ouverture, s'applique devant l'œil opéré; l'autre, placée devant l'œil non opéré, est percée d'une petite ouverture, pratiquée du côté externe lorsque l'œil opéré doit être tenu en extrême adduction, ou du côté interne lorsque l'œil opéré doit être maintenu dansTextrëme abduction.

Pour atigmenter l'effet de notre opération, nous employons les moyens suivants :

1* Nous pouvons, dans la limite déjà indiquée, disséquer prudemment le tissu qui lie le muscle à la conjonctive et à la sclérotique, et les expansions latérales qui relient la capsule de Tenon au muscle et à la sclérotique. Nous pouvons aussi agrandir l'ouverture de la conjonctive, expédient qu'il n'est pas permis d'employer lorsqu'il s'agit du muscle droit interne, à cause de l'enfoncement de la caroncule.

S* Nous faisons diriger, après l'opération, le regard du malade du côté opposé à la section et, par cette rotation du globe oculaire, nous facilitons le glissement du muscle détaché loin de son insertion primitive. L'emploi des louchettes doit être recommandé pour les malades indociles.

Pour rendre l'effet de cette rotation encore plus constant, M. Knapp (1) a conseillé de maintenir la rotation du globe oculaire dans le sens indiqué en traversant la conjonctive avec un fil de soie, et d'enfoncer ensuite l'ai* goille qui porte ce fil à travers la commissure correspondante des paupières, de la muqueuse vers la surface épidermique. Gela fait, on serre les bouts du fil, jusqu'à ce qu'on ait rapproché la cornée de la commissure, à la distance

(1) Zekmder^ê KUnûchê MawUiblaetter^ sepU-déc. 1S65^ p. 347.

H.l l'E l.'OPKnATlON DL' STRABISME.

voulue. Lorsqu'il sngit de l'opération d'un strabisme convergent , on traverse la conjonctive de haut en bas, près du bord externe de la cornée, dans l'étendue de 2 à h millimètres, et l'on passe le 01 à travers la commissure exli-rne des paupières. Lorsqu'il s'agit d'un strabisme divergent, on munit le lil de deux aiguilles qun l'on passe sous la conjonctive, près du bord interne de la cornée, en enfonçant la première de haut en bas à 3 millimètres au-dessus du diamètre horiiuntal. de telle façon qu'elle sorte dans le méridien horiloi)t.i1; et la seconde, de bas en haut, pour l'amener au même point. Cela fait, on seri'e les bouts des fils, on passe les aiguilles dans la commissure interne au dessus de la caroncule, el on les fait sortir à 4 millimètres de cette dernière, k ta racine du nez.

Ces moyens ingénieux et èddemment efficaces nous paraissent compliquer l'opération ouiro mesure. Ou l'aniagoMisU' du muscle opéré a toute sa puissance, et alori) il suflim de la volonté du malade et de l'emploi des touchettes pour ramener la relation nëces.'^ire de l'ceil ; nu l'antagonisie est insuflisant, et, dans ce tu-is. il faudrait choisir pour la guèrison du strabisme une aulre opération de déplacement en avant, que nous décrivons plus loin ; sauf dans les cas de strabijtLue convergent compliqué d'une légère insuffisance du muscle droit eiteme uîi uous eniplovons alors un moyen plus simple, dont fait usage J/. de Urtte/e, pour renir en »îde à l'action du muscle insuflisant. Ce nvtyen consiste dans l'application d'une ligature conjonctirale allant de ta cuutmissure exierue justfu'^ prosimité du bord exlenke de la cornée.

Pour ap|iliquer cett-* ligature, on péuéire, avec, une aiguille munie d'un 11! de soif, sous la awjonciin", pt^s il^' la ■■^nntiti'is.iirr e\ienie; puis on glisse l'aiguillu horitontulMuent sous la conjonctive, jusqu'il ce que Tod scût arrivé près du bord extmie de U cornée, oii l'on tnveise la conjonctÎTe dn dedans en dehors pour attirer le fil après rMgaille. Cette denùëre étant enlevée, on fenne la ligature par un double nœud, et Ton provoque ainà une abduction forcée du gliibe oculaire. Il est facile de comprendre que Teffet de cette ligature sera d'autant plus graiMl que la portioa de oonjonclive saêàe sen plus c«asîdénble. On ««I4r4 cette lig-iiure le deuxiène ou le troisième jour aprte ropération.

Jlf, IJtl»nrk a indiqué (I) un procédé ^léretaùre i l'aide duqud U se pro- |to9ip d'obtenir une comction assn noiable pour éviter tooioars Texécutioii de plus d'uuo opAndioa sur le ataw «siL 11 dterit son pncMA de la naai^^ sai~ \'anl«>; « Si j« nuxopérerlenasctedroitiBlerae, je soidèreaTec des pinces^ un |tli co«ùonrlital Ji IVxtrétnitV' intérie u re de rioseftkw nuscolaire ; je l'inciaR AMV do>s cis«M !\, j^ |*A»^trt' («r IVa^-cnui* ré$uliani de cette inctsi n entrela i>w(î<vKi>M'' fi Ia c^hv^uW «1* Tf«i>u; je s<f(Mtf* sn^gneosienHnt ce? deux mem-

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