SUR LES VOIES LACRYMALES
(Voyez planche phototrr.ipliiquv n° 22,.
Les opéradons que l'on pratique sur les voies lacrymales out presque toujours pour but d'obvier aux dilTérents obstacles qui empêdient l'écoulement normal des larmes. Ces obstacles ayant pour siège, tantôt les points et les conduits lacrymaux, tantôt le sac lacrymal ou le canal iiiisal, c'est à ces différents endroits que l'iiiterventioii chirurgicale s'applique. C'est aussi en suivant cet ordre anatomique que nous allons exposer dans ce chapitre les procédés opératoires dont ils sont l'objet.
Les points lacrymaux peuvent cesser de remplir leura fonctions par suite de changements survenus dans leur situation ou dans leur structure. Lorsqu'il n'y a que simple déplacement du point lacrymal, sans allératiun de sa structure ou de celle du conduit lacrymal, on doit se proposer ou de lui rendre sa position normale, ou, si cela n'est i)as possible, de ti'anàformer le conduit lacrymal en une gouttière qui lui perniette d'entraîner les larmes à mesure qu'elles arrivent vers l'ajigle interne.
L'orifice du point lacrymal qui, à l'état normal, doit être en contact avec le globe oculaire, peut subir un déplacement dans un double sens. Nous pouvons le voir, en eUet, se diriger en haut ou niëuie en avant, à la suite d'une éversion plus ou moins prononcée du bord palpébral, état qui survient très-souvent après les ophthalmies chroniques. Dautres fois, le poiiil lacrymal, tout en conservant la direction normale, se trouve refoulé à une distance plus ou moins grande de l'œil ; refoulement dont il faut chercher la cause dans le gonflement de la caroncule ou dans l'èpaississement de la paupière et de la conjonctive palpébrale. Dans ces derniers cas, on peut essayer si les médicaments topiques indiqués pour ces cas réussissent à produire la résolution de l'engorgement, ou on peut enlever avec avantage une poi'tion de la caroncule. Mais dans la grande majorité des cas, il faut fendre, comme M. Bowman (!)■
(1} Voï. Medico-ckii-urgicol Transactions, 1851, t. XXXIV, p. S37.
Ta enseigné le premier, le point et le conduit lacrymal ; car, le contact des larmes qui ne peuvent s'écouler par les voies ordinaires, enlreUenl la maladie et empêche Teflicacité des autres moyens que nous pourrions employer.