OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR LA GLANDK LACRYMALE
en appliquant des compresses froides et un bandeau compressif. Lorsqu'on veut se servir pour la destruction du sac des caustiques solides, on peut employer avec avantage le porte-caustique de M. Delgado (1). Les valves mobiles de cet instrument fournissent un écartement considérable des lèvres de l'ouverture, ei permettent de porter directement le caustiqne sur l'embouchure des conduits. Au bout de quarante-huit heures il faut enlever l'escbarre épaisse qui recouvre la muqueuse et appliquer un bandage assez serré pour rapprocher les surfaces du sac.
L'insuccès de la cautérisation dépend quelquefois de l'altération de la muqueuse épaissie sur laquelle le caustique agit diflicilement. II peut devenir nécessaire alors défaire précéder la cautérisation de l'excision delà membranequi tapisse le sac. — M. Berlin^ de Stuttgart, a publié dernièrement quelques cas dans lesquels il avait obtenu l'oblitération du sac par l'excision de la muqueuse seule, qu'il a enlevée tantôt dans sa totalité, tantôt par petits lambeaux et en plusieurs séances (2).
Quant aux méthodes instituées pour établir artificiellenienl un canal de communication entre le [sac lacrymal et les fosses nasales, par la perforation de l'os unguis, méthodes qui ont été reprises dernièrement par MM. Fo!tz et Giraud-Teulon, leur efficacité n'a jamais été démontrée, et il ne paraît pas utile d'insister longuement sur ces essais qui, d'après nos connaissances actuelles de l'anatomie histologique et pathologique des os, ne promettent pas de résultats satisfaisants.