‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 104 sur 118 · DB LA TORPILLE, CHAPITRE VIÎ · texte numérisé non relu

DB LA TORPILLE, CHAPITRE VIÎ

je me suis assuré par l'observation, qu'il n'y a qu'un seul de ces réseaux sur chaque diaphragme, lequel se voit comme dessiné sur lui , et non pas en saillie sur l'une ou sur l'autre de ses faces. Cette observation m'a fait concevoir l'idée que chaque diaphragme se composait de deux membranes trèsminces , adossées l'une à l'autre, et entre lesquelles se trouverait le réseau nerveux. J'avais déjà émis, dans un autre mémoire, l'idée que chaque prisme de l'organe était formé d'un grand nombre de cellules membraneuses superposées l'une à l'autre, comprimées entre elles, presque soudées et renfermant entre les faces qui se touchent les vaisseaux sanguins et les fibres élémentaires nerveuses. Il est impossible de démontrer directement la réalité de cette supposition, mais ce qu'il est possible de prouver par l'observation, c'est comme, je l'ai déjà dit, que le réseau nerveux n'est pas contenu entre un diaphragme et l'autre, mais que réellement il fait partie du diaphragme même.

Après avoir décrit la distribution des fibres élémentaires dans le diaphragme , ou comme ces fibres leur sont données par les nerfs, qui montent entre les prismes , il aurait été important , en suivant les idées des anatomistes modernes sur la tcrminair son de ces fibres, il aurait été important, dis-je, d'étudier comment les fibres élémentaires centrifuges deviennent centripètes ou vice versa. Les difficultés qui se sont présentées dans l'étude de ce sujet ne me permettent de publier que des résultats

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qui ne sont pas, pour moi, suffisamment prouvés par l'observation; et, comme dans ce mémoire, je n'ai d'autre but que d'exposer tout simplement des faits bien constatés, je ne m'arrêterai que très-légèrement sur ce point sur lequel je ne puis guère présenter que des suppositions. Je me borne donc à faire observer 1 *". que la structure des réseaux des fibres élémentaires que j'ai trouvées dans le diaphragme de l'organe électrique, ne peut être conçue relativement à sa contiguïté avec les fibres élémentaires des troncs nerveux, que dans une des manières suivantes : ou la structure de ce réseau est due à deux fibres seulement, Tune centripète et l'autre centrifuge; ou bien elle est due à plusieurs fibres; 2°. on pourrait concevoir la première de ces hypothèses en admettant que la fibre qui, de centrifuge devient centripète pour chaque diaphragme, en parcourt le périmètre, et distribue dans l'intérieur de ce périmètre, ou sur la surface du diaphragme, des ramifications qui composent le réseau; 3". dans la seconde hypothèse, il faudrait admettre qu'il y a plusieurs fibres élémentaires qui se jettent sur un même diaphragme, et s'anastomosent entre elles, formant de cette manière l'espèce de réseau dont il est ici question.

^ Maisje le répète, par l'observation, je n'ai jamais pu bien connaître comment les fibres élémentaires , ou les différentes ramifications nerveuses qui passent à côté des diaphragmes, se comportent avec le réseau de ces cloisons. Il faudrait pour cela pouvoir observer un seul diaphragme qui fût encore attaché à la por-

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tion cerrespondanle de Tenveloppe aponé\rotique de son prisme^ afin qu'il fût toujours en relation avec les nerfs , qui se ramifieut entre les priâmes et qui se distribuent sur les diaphragmes voisins; mais je n'ai pu y réussir* J'ai vu souvent et très-aisément des filaments nerveux pénétrer dans le prisme par trois ou quatre points de son périmètre, ce qui s'accorderait avec la seconde hypothèse. Mais dans le doute que ces filaments appartiennent ^ non pas à un seul diaphragme I mais à plusieurs ^ je n'ose encore me décider. Je conclurai donc que, bî6n que la première supposition sur les rapports entre les mailles des fibres élémentaires nerveuses des diaphragmes et des fibres élémentaires des nerfs qui pénètrent entre les prismes, soit plus en harmonie avec les idées que nous avons maintenant sur la terminaison périphérique des nerfs, toutefois, il ne me paraît pas impossible que, dans un organe destiné à des fonctions spé^ ciales, les nerfs se terminent d'une manière autre que dans tous les autres cas.

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