‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 105 sur 118 · DES VAISSEAUX SANGUINS DES ORGANES ÉLECTRIQUES DE LA TORPILLE · texte numérisé non relu

DES VAISSEAUX SANGUINS DES ORGANES ÉLECTRIQUES DE LA TORPILLE

Lorsqu'on observe l'organe électrique sur une torpille vivante ou récemment tuée , on a de la peine à distinguer les vaisseaux sanguins,- tant ils sont ténus, mais si on injecte Tanimal avec de la gélatine ou avec du suif coloré au moyen du cinabre , on découvre très-aisément, à l'aide d'une loupe, un grand

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nombre de ramifications artérielles qui se distribuent sur chaque diaphragme , toujours en se bifurquant et en conservant sur toute Fétendue de ces cloisons à peu près le même diamètre.

J'ai pu compter sur un diaphragme de sept à huit de c?s ramifications vasculairas; mais ce diaphragme ayant très-peu d'épaisseur et étant presque en contact avec d'autres dans la tranche la plus mince de l'organe qu'on puisse couper, on voit toujours en même temps un très-grand nombre de vaisseaux capillaires qui se croisent dans toutes les directions : et, par ces mêmes raisons, il faut conclure que la quantité de ces vaisseaux capillaires qui appartient à l'ensemble de l'organe est immense.

La méthode que j'ai employée pour isoler les diaphragmes, afin de découvrir les fibres nerveuses, est celle à laquelle j'ai eu recours pour observer la disposition des vaisseaux injectés des diaphragmes. Les ramifications artérielles qui donnent à l'organe ses vaisseaux capillaires, parviennent aux prismes électriques en suivant la même route que le nerf et en augmentant de diamètre à mesure que de nouveaux vaisseaux y aboutissent ; elles parviennent enfin jusqu'aux cavités branchiales, où leur disposition est très-remarquable.

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