‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 67 sur 118 · PARTIE 11, CHAHTM I. 20T · texte numérisé non relu

PARTIE 11, CHAHTM I. 20T

tenir les signes de la douleur. Concluons donc^ que la portion du nerf quî^ à l'introduction du courant électrique direct, excite des contractions dans lés muscles , s'éloigne d'autant plus du système central que la vitalité du nerf devient moindre; de même la portion du nerf qui, à Tintroduction du courant électrique inverse^ excite des sensations douloureuses, s'approche d'autant plus du système central: que la vitalité du nerf devient moindre.

Nous avons exposé jusqu'ici les lois de l'action du courant électrique sur les nerfs d'un animal vivant, parlons maintenant de l'action du courant sur les nerfs d'un animal récemment tué.

Il est inutile de dire que les sensations ou les si-^ gnes de la douleur ne peuvent avoir lieu sur un animal tué , dans lequel les fonctions du cerveau sont éteintes. En opérant sur des lapins récemment tués , et préparés à la manière déjà décrite, j'ai trouvé, avec le courant d'un seul couple , la contraction dans les muscles inférieurs au commencement du courant direct et à l'interruption du courant inverse. En s^issant avec un courant plus fort , on obtient les contractions dans ces muscles, soit au commencement, soit à l'interruption du. courant , quelle que soit sa direction. Si l'aclion du courant continue, on finit par obtenir les seules contractions dues au com<meacement du courant direct et à l'interruption du courant inverse. Sur les lapins dans lesquels Tintée grité du système nerveux a été conservée en las tuant par égorgemeot^ on trouve dantks premie»

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instants, et avec des courants très-forts, des contrac*^ tions dans les muscles supérieurs aux points du n^rf irrité.

C'est particulièrement en opérant sur les grenouilles que j'ai apporté tous mes soins pour être bien sûr que le courant électrique n'agissait que sur les nerfs, et qu'il n'y avait pas^ comme Marianini l'avait objecté à Nobili , des courants qui allaient dans le même temps directement et en sens inverse, suivant la ramification du nerf. J'ai encore, dans ces expériences 9 opéré en conservant toujours la même direction relativement à la ramification du nerf sur lequel il agit. Je prends pour cela une grenouille préparée à la manière de Galvani , et puis je la coupe à moitié au point où les os des deux cuisses sont attachés , et puis j'étends cette grenouille sur un plan isolant. On peut encore suspendre cette grenouille avec deux fils de soie, auxquels les deux pattes sont liées (/îgr. 29). On peut enfin séparer tout à fait la grenouille , préparée à la manière de Galvani, en deux demi-grenouilles, qu'on doit suspendre avec des fils de soie liés au morceau de moelle épinière et de vertèbre d'où partent les nerfs lombaires (fig. 30). Je pose les deux extrémités d'un couple voltaïque sur les deux points aeib des nerfs lombaires de la grenouille de la figure 29 : en répétant l'expérience, toujours de la même manière, on est sûr que l'un des nerfs est constamment parcouru par le courant direct, l'autre par le courant inverse. On arrive paiement au même résultat en opérant sur

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