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CHAPITRE IV

DES CAUSES QUI MODIFIENT l'acTION DU COURANT ÉLECTRIQUE SUR LES NERFS.

§. P^ Alternatives voltianeB. — Parmi les eauses qui modifient l'action du courant électrique sur les nerfs, nous étudierons principalement le passage par les nerfs du courant électrique même. C'est au célèbre Volta que nous devons cette découverte qui a reçu par conséquent le nom d'alternatives voUianes. Voici le fait : je suppose qu'on fasse passer le oeuvrant électrique dans une grenouille préparée et di»^ posée comme dans la figure 31. Nous savons que dans cette disposition , un des membres de la gri^

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nouille est parcouru par le courant direct, tandis que l'autre Test par le courant inverse. Nous savons également que lorsque le. courant commence à passer, les deux membres se contractent à la fois, et que la même chose arrive lorsque le circuit est interrompu. Nous avons vu que les contractions n« sont pas également intenses dans les deux membres , et que c'est toujours celui qui est parcouru par le^ courant direct qui se contracte davantage au commencement , ce qui arrive à l'interruption pour le» membres parcourus par le courant inverse. En faisant l'expérience avec la grenouille préparée et disposée comme je lai dit {fig, 31 ), la différence dont je parlais peut encore se voir par les palpita^tions qu'on remarque ordinairement au commencement de l'expérience, dans le membre parcouru par le courant direct, et qui se prolonge pendant quel-* ques secondes, quoique le circuit soit fermé. A mesure que la vitalité du nerf s'affaiblit, nous savons encore que le courant n'excite pas plus la contraction qu'au commencement lorsqu'il est direct , et à l'interruption lorsqu'il est inverse.

^Je suppose qu'on laisse passer le courant d'un certain nombre de couples dans la grenouille (fig. 31) pendant vingt-cinq ou trente minutes : on trouve alors, en Interrompant le circuit et en le fermant un instant après, que la grenouille n'offre plus aucune contraction , ni dans un cas ni dans l'autre. Suivant la force de la pile et le degré de vitalité de la grenouille i le temps nécessaire « pour que le passage du

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courant produise le phénomène dont nous parl^jns, est plus ou moins long. Quand la grenouille est réduite au point de ne plus donner de contractions, si on renverse la position des pôles de la pile , ou bien si Ton retourne sur elle-même la grenouille, de manière que pour chacun des membres le courant vienne ensuite à y être transmis dans un sens «coniraire au précédent, on aura alors de nouveau les contractions, en fermant le circuit, pour le membre dans lequel le courant est direct et en l'interrompant pour Tautre. Si maintenant on laisse le circuit fermé , dans cette seconde position de la grenouille on trouve , après un certain temps , qui est toujours plus court que celui. qui a été nécessaire d'abord, que la grenouille ne donne plus de contractions ni en ouvrant ni en fermant le circuit. Cela étant 0I3tenu , il faut renverser de nouveau la position de la grenouille ou celle des pôles de la pile, et fermer le circuit. On conçoit facilement que la grenouille se trouve ainsi parcourue par le courant comme elle l'était au commencement de l'expérience. On voit alors la grenouille se contractei* de nouveau en fermant le circuit pour le membre parcouru par le courant direct, et en l'interrompant pour l'autre. Ces alternatives se prolongent, pendant un certain temps , toujours en s'affaiblissant, les contractions devenant toujours moindres avec le laps de temps nécessaire pour passer d'une alternative, à l'autre.

On peut exprimer le fait que nous étudions d'une manière bien simple : le' courant qui traverse

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