‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 104 sur 187 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

DE L'iKFLCENCE DU COURANT ÉLECTRIQUE SLR LES ANIMAUX VIVANTS OU RÉCEMMENT TUÉS.

Toutes les fois que sur un point quelconque du corps d'un animal vivant ou récemment tué on applique les fils métalliques qui sont réunis aux deux pôles d'une pile , on observe un certain nombre de phénomènes dont la nature et l'intensité varient suivant la force de la pile, le degré d'excitabilité de l'animal et l'organisation et la fonction de la partie parcourue par le courant électrique. On a généralement classé ces phénomènes, afin d'apporter un certain ordre dans leur exposition, en phénomènes chimiques, physiques et physiologiques. Sans trop m'occuper de l'exactitude de celte classification , je me bornerai à faire observer que ce n'est que des derniers que je m'occuperai spécialement dans cet ouvrage. Les effets chimiques et physiques, proprement dits, qui sont encore très-peu étudiés, sont bien loin d'offrir le même intérêt que les autres ; du reste, on peut toujours les expliquer en ayant égard à l'organisation des parties animales soumises à l'action du courant et à leur composition chimique. En effet , ces phénomènes se réduisent à un échauffemerit plus ou moins grand des parties parcourues , à la décomposition de l'eau et des autres sels contenus dans les liquides animaux, à la coagulation de l'albumine, etc.

Les phénomènes physiologiques , qui forment principalement, comme je l'ai déjà dit, mon sujet, consistent dans des contractions musculaires et dans des sensations développées chez des animaux exposés à l'action du courant, lorsqu'ils sont encore vivants, ou bien doues d'un certain degré de vitalité.

Dans l'introduction historique, j'ai déjà signalé les découvertes les plus importantes qui ont été faites sur cette partie de la physique. Cela pourra me dispenser d'entrer dans de nouveaux détails à ce sujet, mon but étant d'exposer les lois électro-physiologiques, telles que j'ai pu les déduire, en coordonnant ensemble tous les travaux qui sont restés dans la science. Je n'ai pas manqué de répéter moi-même toutes ces expériences ; et j'ai taché également de remplir toutes les lacunes que j'ai trouvées.

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