‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 122 sur 187 · PARTIE II, CIIAP1TRB IV · texte numérisé non relu

PARTIE II, CIIAP1TRB IV

dit ( fig .1 7), étendre cette grenouille sur un plan isolant, et appliquer les deux extrémités de la pile sur les deux points a et b des deux nerfs lombaires; ce qui peut se pratiquer en liant les deux nerfs avec deux fils de platine très-déliés, ou bien à l aide d'un petit appareil, facile à imaginer, avec lequel on fixe sur les nerfs les deux extrémités de la pile* En prolongeant le passage du courant pendant un certain temps , en général plus court que celui qui est nécessaire quand on opère sur la grenouille entière, on finit par n avoir plus de contraction en ouvrant le circuit ou en le fermaut un instant après. Si on renverse alors la position des pôles , on verra , comme nous l'avons vu en exposant les résultats obtenus en agissant sur les nerfs et sur les muscles dans le même temps, se contracter le membre au commencement du courant qui ne se contractait d'abord qu'à l'interruption, et le contraire avoir lieu pour l'autre membre. En laissant de nouveau le circuit fermé jusqu'à ce que les contractions aient cessé , et en renversant encore le courant, les contractions reparaissent et sont ce qu'elles étaient au commencement de l'expérience. Il était important d'étudier si le passage du courant dans un nerf diminuait également son excitabilité, quelle que fût sa direction relativement à la ramification du nerf. J'ai apporté tout le soin possible à la recberebe de ce point; j'ai répété bien des fois l'expérience, et je ne crois pas me tromper dans le résultat que j'ai obtenu. L'altération qui est produite dans le nerf par le

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passage du courant, n'est pas indépendante de sa direction relativement à la ramification du nerf. Le courant direct détruit l'excitabilité du nerf beaucoup plus vite que le courant inverse. Voici une expérience très-facile à faire et qui confirme ce que j'ai avancé : Je prépare une grenouille à la manière de Galvani, jo la coupe à l'union des deux os des cuisses, et je la pose ainsi entre deux verres dans lesquels ses pattes sont plongées (fig, 31 ). En introduisant des extrémités d'une pile de soixante à quatre-vingts couples dans les deux verres, je fais passer par la grenouille un courant qui est direct pour un des membres et inverse pour l'autre; il faut, dans les premiers instants, empêcher que la grenouille ne saute hors des deux verres. Les contractions de la grenouille se prolongent pendant quelques secondes, quoique le circuit soit fermé, et ordinairement on remarque que le membre parcouru par le courant direct palpite pendant un certain temps. Après quinze, vingt, vingt-cinq ou trente minutes, suivant le degré de vitalité de la grenouille , je fais communiquer les liquides des deux verres où sont plongées les deux pattes de grenouille avec un arc formé d'un gros fil de cuivre ou de platine. C'est l'expérience de Marianini que nous avons déjà rapportée, et qui prouve que les contractions à l'interruption du circuit peuvent avoir lieu , si l'on oblige une grande partie du courant à abandonner la grenouille. Dans l'expérience que nous décrivons, lorsque l'arc métallique est introduit, on voit se con-

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