PARTIR II, OIAPITRR IV
nomènos qui se produisent dans la grenouille, par ces passages successivement interrompus du couraut. La grenouille tend ses membres et semble prise par des convulsions tétaniques. Ces phénomènes ont lieu également, quelle que soit la direction du courant. Le courant direct et le courant inverse, appliqués de cette manière , peuvent également tétaniser la grenouille. »
Après avoir soumis la grenouille à ces passages répétés du courant, de manière à la tétaniser, on trouve que quand l'expérience a duré un certain temps, l'excitabilité du nerf est très-af faibli e , en comparaison de ce qui serait arrivé sur une autre grenouille, parcourue par le même courant d une manière continue. J'ai fait plusieurs fois cette expérience comparative , en soumettant deux grenouilles également préparées, l'une au passage d'un courant continu de quarante-cinq couples, et l'autre à un courant d'une pile semblable, mais dont l'action était renouvelée à de très-courts intervalles de temps. L'expérience était prolongée durant dix à quinze minutes sur les deux grenouilles. Je trouvais alors, en les soumettant séparément au passage d'un courant sur les nerfs lombaires, qu'il fallait un plus grand nombre de couples pour faire contracter la grenouille qui avait été soumise au courant interrompu. Je me suis également assuré de la différence de l'excitabilité do leurs nerfs, en les soumettant dans le même temps à un nouveau passage d'un courant continu ; la perte était plus grande pour la gre-
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nouille qui avait déjà subi l'action du courant interrompu.
Marianini s'est également assuré qu'en comparant deux grenouilles, dont Tune est parcourue par un courant continu , toujours dans le même sens , et l'autre par un courant semblable, dirigé tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, c'est la premièro qui a le moins' perdu d'excitabilité dans ses nerfs par le passage du courant.
Ce grand épuisement dans l'excitabilité du nerf, du à des courants successivement renouvelés à des intervalles très-courts de temps, a été plus particulièrement démontré par les expériences de M. Masson. Voici l'appareil avec lequel cet habile physicien est parvenu à exciter un grand nombre de secousses électriques très -rapprochées. Une roue métallique 11 (fiy. 33), fixée à un axe aussi métallique, tourne dans deux coussinets amalgamés, à l'aide d'une manivelle; un des coussinets est en communication avec un des pôles de la pile P, et l'autre pôle est en contact avec un (il qui, après s'êtro enroulé en spirale autour d'un cylindre M de fer doux, vient communiquer avec une plaque métallique fixe que les dents do la roue frappeut successivement; par cette disposition, en tournant la roue, on ferme le circuit à chaque contact de la plaque avec une dent, et il se trouve rompu dans l'intervalle qui sépare deux contacte consécutifs. En mettant les mains humides en contact avec les parties À et B du conducteur, situées de chaque côté