‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 152 sur 187 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DES ORGANES LECTRIQLES.

Les organes électriques sont revêtus tant supérieurement qu'inférieurement d'un tégument commun semblable à celui qui couvre toutes les autres parties du corps. En ôtant ce tégument on voit une toile aponévrotique assez forte, formée par des fibres entrelacées, laquelle s'attache aux parois de la cavité qui renferme l'organe. On sait depuis longtemps, et plus particulièrement depuis la notice que Jacopi nous en a donnée en 1810, dans ses Elément idi Fisiologia e Notomia comparata, que chaque organe résulte d'un amas de colonnes hexagones pour la plupart, situées verticalement de manière à ce que leurs extrémités unies correspondent l'une à la partie dorsale, l'autre à la partie ventrale du poisson.

Chacune de ces petites colonnes est renfermée dans une cavité respective, qui est formée aussi par un tissu aponévrotique semblable à celui dont les côtés supérieuret inférieur del'organesont revêtus, quoiqu'ilsoit bien plus fin et plus mince. La substance dont chaque colonne est composée ressemble, au premier coup d'œil,àunemucosité gélatineuse. Elle est tremblotan te, d'un blanc cendré diaphane et paraît homogène , lorsqu'on la regarde à l'œil nu , mais lorsqu'on l'examine avec le microscope, on voit aisément qu'elle résulte d'une infinité de membranes très-minces pu de diaphragmes placés les uns sur les autres, triuisversale-

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