V ÉTTDE DE L'ORGANE ÉLECTRIQUE
ment à Taxe de la petite colonne. Chacun de ces diaphragmes n'est réun i que par son bord aux diaphragmes contigus, c'est-à-dire au supérieur et à l'inférieur; et entre lun et l'autre, il existe une petite quantité d'humeur bien limpide et tout à fait fluide, si on fait les observations sur des individus récemment tués. Ce qui prouve que les diaphragmes sont bien séparés entre eux, et qu'ils n'adhèrent que par le bord extrême, c'est que l'on peut injecter avec la plus grande facilité, soit avec du mercure, soit avec de l'air, l'espace renfermé entre deux diaphragmes contigus : on voit ainsi cet espace s'étendre jusqu'à acquérir la forme sphérique. Je n'ai pas pu connaître si chaque diaphragme résulte d'une ou de deux tuniques. Je pense que cette dernière structure est la véritable, mais nous manquons de movens anatomiques pour pouvoir le démontrer.
* Nous verrons plus tard comment ces diaphragmes sont le soutien des dernières ramifications nerveuses et sanguines, et nous examinerons la disposition de ces systèmes quand nous les étudierons. N'ayant à nous occuper maintenant que de la structure générale de l'organe, nous chercherons à connaître la situation relative de ces diaphragmes dans les prismes, et comment ces prismes forment l'organe. L T n examen bien fait avec des loupes très-fortes, et avec le microscope, démontre que les diaphragmes, comme nous l'avons déjà «lit , adhèrent par leur bord àla tuniqueapronévrotique dont.chaque prisme est pourvu. Si l'on détache avec délicatesse de la superficie latérale d'un prisme,
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ou petite colonne, une portion de sa tunique, et si on la regarde au microscope, on voit quelle est composée d'un grand nombre de filaments trèsminces, pleins à l'intérieur, et même plus minces que les libres élémentaires nerveuses; ces filaments sont tous parallèles entre eux et dans une direction telle, qu'ils forment un angle d'environ quarante-cinq degrés avec Taxe de la petite colonne. On remarque souvent que ces fibres sont traversées par d'autres fibres de la même nature, lesquelles quoique dirigées en sens inverse , forment néanmoins avec l'axe du prisme un angle égal.
Des observations faites sur des cvlindres isolés, détacbés avec force de l'intérieur de la capsule où ils se trouvent renfermés dans le milieu de l'organe, semblent nous conduire à établir que les fibres indiquées appartiennent à deux couches différentes, au lieu d'être des fibres entrelacées entre elles, et de former ainsi une seule couche; car il arrive souvent que l'on a sous les yeux des portions de tunique dans lesquelles il n'y a que des fibres directes en un sens, et dans d'autres points on ne voit que des fibres dirigées en sens contraire. Il est pourtant facile de trouver des portions de ces tuniques où les deux séries des fibres se trouvent réunies, et alors elles présentent un aspect semblable à celui d'une natte. L'adhérence considérable que les divers prismes ont entre eux et le peu de résistance des diaphragmes ne m'ont jamais permis de m'assurer du nombre des tuniques dont ils sont ceints latéralement; et l'idée