‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 56 sur 187 · PARTIE I, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE I, CHAPITRE VII

ployée dans les diverses expériences, les contractions manquaient en louchant des parties symétriques, parce que les deux courants des deux membres circulaient avec une égale intensité et en direction contraire.

Après avoir coupé par moitié une grenouille préparée de la manière ordinaire , je dispose les deux membres de manière que le nerf de l'un et la patte de l'autre plongent dans le liquide d'un petit verre , et l'autre patte et l'autre nerf dans un petit verre semblable; on obtient de très -fortes contractions dans les deux membres, à l'instant où Ton introduit le second de ceux-ci. En plongeant alors les extrémités du galvanomètre dans les deux petits verres, on n'a jamais aucun signe de courant. Dans ce cas , les courants des deux membres circulent ensemble, également dirigés par les deux membres , et quand même des parties de ce courant prendraient la voie du galvanomètre, il est facile de voir qu'ils y circuleraient en sens contraire et ne produiraient pour cela aucune déviation. Si, au contraire, la dispo-» sition des deux membres est telle que dans un même verre plongent les deux nerfs , et dans l'autre les deux jambes , il est facile de voir que les deux portions du courant, qui ne circulent pas par l'arc animal , entrent dans les extrémités du galvanomètre et y circulent dans le même sens. C'est la somme de ces deux portions qui produit le courant de la grenouille, laquelle somme est mesurée par le galvanomètre. 11 est naturel d'admettre qu'une portion seu-

!>4 I>KS PHÉNOMÈNES BLECTRO-PHVSIOLOGIQCES.

lement du courant d'un des membres, prend la voie du galvanomètre , tandis que l'autre portion doit circuler dans l'autre membre , comme elle le ferait pour un arc liquide quelconque.

On peut se demander maintenant si les effets au galvanomètre augmenteront, en disposant un plus grand nombre de grenouilles, dans le même sens et dans les deux petits verres, c'est-à-dire, avec tous leurs nerfs dans un verre et avec toutes les jambes dans un autre.

J'ai tenté cette expérience de bien des manières, en entassant jusqu'à dix ou douze grenouilles Tune sur l'autre, et le courant que j'en ai obtenu ne fut pas plus intense que celui d'une seule grenouille.

Les très-petites différences observées dans ces expériences très-variées, furent quelquefois en faveur d'une seule grenouille , et quelquefois en faveur du grand nombre de grenouilles entassées; mais dans tous les cas , la différence était évidemment due à la diverse vivacité des grenouilles employées : si la seule grenouille était plus vivace que ebacune des grenouilles qui étaient entassées, son courant était plus fort.

Après cela, il était nécessaire d'expérimenter sur la grenouille entière, et sur la moitié de la grenouille; je n'ai épargné aucune expérience pour résoudre cette question. J'ai coupé pour cela quatre ou six grenouilles par moitié, préparées de la manière ordinaire, et en même temps je fis préparer quatre ou six autres grenouilles que j'ai conservées en entier ;

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