RAPPORT ENTRE LA POLARISATION ET LA NATURE
DE UÉLECTROLYTE (Krieg, 1886.)
Toutes les valeurs contenues dans le tableau suivan ont été mesurées après -73—^ à ^J^ de seconde d l'ouverture du circuit de la pile.
Electrodes en platine,
Electrolytes. Valeur de la constante a ii)
Solution de chlorure de sodium 0,42621
— de bromure de sodium 0,19643
— d*iodure de sodium 0,04433
— de chlorure de potassium ^ .... 0,39762
— de bromure de potassium 0,17616
— d'iodure de potassium 0,09638
— de sulfate de potassium 0,31846
— de sulfate de sodium o,3i639
— de sulfate de cuivre 0,09230
— de sulfate de fer (proto) 0,08167
— de sulfate de manganèse o, 18349
— d'acétate de plomb 0,0497 ^
Chlorure de potassium.
Electrodes. Valeurs moyennes de a
Or o,oo367
Argent 0,09201
Nickel 0,26679
Aluminium i,3oio3
Platine 0,39762
Bromure de potassium
Or 0,06679
Argent o,o6ool
Nickel 0,17438
Aluminium 0,77816
Platine 0,17616
(1) a représente la diminution de courant (ou de f. é*m.) rapportée à Tunité de courant pendant l'unité de temps, la surface les électrodes étant égale à Tunité.
394 PlLËS ÉLECTRIQUES
lodure de potasêium
Or o,o8aoo
Argent 0,04671
Nickel 0,16147
Aluminium 0,90809
En rangeant les divers métaux d'après la rapidité de la dépolarisation, on obtient la série suivante :
Chlorure de potassium.
Aluminium,
Argent,
Platine,
Or.
Nickel,
Bromure de potassium.
Aluminium,
Or,
Platine,
Argent.
Nickel,
lodure de potassium.
Aluminium,
Or,
Nickel,
Argent.
Platine,
La dépolarisation est donc la plus rapide avec l'aluminium, et la plus lente avec l'or et l'argent.
En circuit ouvert, la polarisation diminue lentement avec Tor et l'argent, et très rapidement avec Taluminium, pour lequel un changement dans le sens de la polarisation a lieu déjà après -^ à -g—- de seconde avec les chlorures de sodium et de potassium.
Capacité de polarisation. — R. Blondlot (1881) a trouvé les lois suivantes :
\^ La capacité initiale est indépendante du sens de la polarisation.
2^ La capacité élémentaire d'une électrode, pour une f, é'm. donnée, ne dépend pas de la nature de l'élec^ trolyte.
On en déduit les propositions suivantes.
Pour faire passer par une polarisation instantanée la f. é-m. existant entre une électrode et un électrolyte d'une valeur e^ à une valeur e^^ il faut une quantité d'électricité toujours la même, quelle que soit la nature chimique de l'électrolyte.
Corollaire. L'énergie mise en jeu est également invariable.
3® La charge de la couche électrique double existant à la surface de contact d'une électrode et d^un électrolyte ne dépend pas de la nature de l'électrolyte, pourvu que la différence électrique reste la mêm,e.
Corollaire. L'énergie potentielle de la couche double dépend de sa f. é^m,, seulem,ent.