PILES A GAZ. ~ ACCUMULATEURS PILES RÉGÉNÉRABLES
PILES A GAZ (Piles secondaires)
Il parait que ce serait Gautherot qui, en 1801, aurait reconnu le preçiier que des fils de platine ou d^argent ayant servi à décomposer Teau salée jouissaient de la propriété de donner, après avoir été détachés de la pile elle-même, un courant électrique de sens contraire et de courte durée.
Volta et Erman (i) avaient observé, de leur côté, qu'un morceau de papier placé entre deux plaques métalliques servant de pôles à une pile était polarisé.
Pile de Ritter (i8o3). — Elle se compose d*une série de pièces d*or superposées comme les disques zinccuivre de la pile de Volta, et séparées les unes des autres par des rondelles de drap humectées avec une solution saline.
Ritter employa aussi des rondelles de platine, de cuivre, de laiton, de fer et de bismuth, mais il reconnut que c'était Tor, le platine et Targent qui donnaient les courants les plus énergiques.
(i) Nous ignorons la date à laquelle cette observation fut ftiite*
PILES A GAE 403
Pile de Grove {1829). — Platine hydrogène— platine oxygène. Les électrodes en platine plongent par leurs extremittis inférieures dans l'acide suJfuriquc dilué {figure 97).
Tout voltamètre à eau acidulée sulfurique et à lames de platine peut servir de pile à gaz.
La pile de Grr»ve peut fonctionner comme plie primaire si on remplit les éprouvettes du voltamètre : l'une avec de l'oxygène et l'autre avec de l'hydrogène, préparés par les procédés chimiques ordinaires.
D'après Matteucci, on exalte l'action des fils de platine en les faisant chauffer dans la flamme d'une lampe à alcool, quelques instants avant de les employer comme électrodes.
Dans les conditions les plus favorables la f. é-m. du couple à gaz construit avec des fils de platine non platinés ne dépasse guère 0,843 volt (1).
La f. é-m, du couple de Grove est indépendante de la pression des gaz ; mais son intensité est sensiblement propori ion n elle à la pression.
THtoRlE DE LA PILE A G.\Z DE GROVE
Grove place le siège de l'action chimique sur la ligne de contact du platine, du liquide et du gaz.
Cette assertion semble en contradiction avec ce fait que l'on obtient un courant continu avec de l'eau tenant en dissolution de l'hydrogène dans un tube et de l'oxygène dans l'autre.
celle que l'on reocoutrc le plus souTcnl dans
De la Rive (18431 et Gaugain {1867I pensent qu^
dégagement dVlectricilc dans le couple de GroTe
PILBS A GAZ
vient de l'action chimique exercée sur rhydrogène, sous l'influence du platine, par Toxygcne dissous et non pas par l'oxygène gazeux.
Suivant H. F. Morley (1878), une partie au moins du courant de la pile à gaz est due au gaz dissous.
D'après Magunoa (1886), l'hydrogène qui adhère au platine se combinerait avec l'oxygène de l'eau, dont l'hydrogène formerait ensuite la même quantité d'eau avec l'oxygène entourant l'autre lame de platine. Il y aurait donc, au pôle négatif, décomposition et recomposition d'une même quantité d'eau; au pôle positif, combinaison de l'hydrogène de l'eau avec l'oxygène contenu dans l'éprouvette.
De sorte que les deux gaz se combineraient bien par l'intermédiaire de l'eau, mais tout se passerait comme si l'hydrogène contenu dans une éprouvette se combinait directement avec l'oxygène contenu dans l'autre éprouvette.