PROPRIÉTÉS, USAGES
Les Rosiers que nous venons de passer en revue sont d’une utilité minime en médecine. Cependant on prépare avec les pétales de la rose à cent feuilles et de la rose de Damas surtout : 10 le sirop de rose pâle, qui est un purgatif doux très usité dans le traitement des maladies de l’enfance ; 2° l’eau distillée et essence de rose, déjà mentionnées.
La conserve de cynorrhodons n’est plus usitée aujourd’hui. al
Les semences du fruit des Rosiers sont éouvertes de poils velus qui s’attachent à la peau; d’après Ménage, on faisait la plaisanterie d'en mettre dans les lits, d'où le nom vulgaire de gratte-cul que portent ces fruits. On a conseillé d’employer ces poils ou soies à l’intérieur, comme vermifuge.
Le Bédéguar est une production accidentelle développée sur les Rosiers, à la suite de la piqûre de l’insecte qui porte le même nom. Cette substance spongieuse a joui ben gratuitement de propriétés astringentes et autres tout-à-fait imaginaires.
SALICAIRE, Lithrum salicaria, L.
Lysimachie rouge.
Plante de 60 à 195 cent., tiges dressées, rameuses en haut, carrées ; à feuilles opposées, rarement verticillées par 3 sessiles, lancéolées, un peu pubescentes. Racine très ane ligneuse, donnant naissance à des pivots épais.
Fleurs d'un rouge purpurin, rassemblées par 4-10 sur des
pédoncules communs axillares, très courts. Calice tubuleux, strié, à 8-12 dents bisériées ; 6 pétales insérés au sommet du tube; 12 étamines, ou moins par avortement ; style filiforme, stigmate en tête. Capsule oblongue polysperme.
Propriétés, usages. La plante est insipide, inodore, à l'exception des fleurs qui ont une saveur un peu sucrée. On la croit astringente, propre à combattre les hémorrhagies, la diarrhée, Le erachement de sang; mais elle n'est employée
MÉDICATION TONIQUE-ASTRINGENTE. 371 que par le peuple qui ne l'a pas encore oubliée tout-à-fait.
Récolte. C'est dans les prairies humides, les endroits marécageux, au bord des ruisseaux, où elle montre ses belles fleurs vers le mois de juin-juillet, qu'il faut aller cueillir cette plante vivace, dont on trouve encore les feuilles et parfois les sommités fleuries à l'état de dessiccation dans les boutiques.
PRÉPARATIONS , DOSES
Infusion (feuilles) : 8 à 16 gr. par 500 gr. d’eau.
SANICLE. Sanicula europæa, L.
die Sanicle officinale, Sanicle d'Europe, Sanicle mâle,
La Sanicle (pl. xxxi, 3) est une plante haute de 30 cent. environ, de la famille,des Ombellifères (248-54, C), qui croît dans les endroits ombfagés, montueux, dans les buissons, les bois. Tiges simples, grêles, nues, ou ne portant qu'une ou deux feuilles; feuilles radicales, longuement pétiolées et disposées en rosette, luisantes, glabres, palmées ou profondément divisées en 3 ou 5 lobes dentés ou incisés, dents terminées par une soie raide. Racine noueuse, assez grosse, très brune.
Fleurs blanches, petites, hermaphrodites et mâles entremêlées, la plupart étant mâles cependant, disposées en ombelle composée de 3 ombellules arrondies, avec involucre et involucelles (juin-juillet); calice à 5 lobes foliacés ; 5 pétales réfléchis ; 5 étammes ; 2 styles; fruit globuleux hérissé de pointes. Ke
Propriétés, usages. La Sanicle est peu odorante, d’une saveur un peu acerbe, amère, surtout dans la racine. Elle a été vantée à l'excès comme vulnéraire, astringente, propre à guérir le cancer, les ulcérations intérieures, les contusions, les fractures et les plaies ; c'était une sorte de panacée chirurgicale pour les anciens auteurs, ce qui avait donné lieu à ce proverbe sans rime ni raison :
Qui a la bugle et la sanicle Fait aux chirurgiens la nique,
Pr
Cette plante peut être de quelque utilité comme faible astringent, dans les diarrhées et dyssenteries, les flueurs blanches, les hémorrhagies, les ulcérations des parois buccales ; mais, à tort ou à raison, elle est tombée, malgré son antique renommée, dans un oubli dont personne ne cherche à la venger. — Dans quelques cantons, dit M. Cazin, les cultivateurs la donnent, sous le nom d'Herbe de Deffant, aux vaches qui viennent de véler, afin de favoriser l'expulsion de l’arrièrefaix.
Récolte. Elle peut se faire pendant toute la belle saison pour ainsi dire ; séchée, la plante, qu'on trouve entière dans les boutiques, ne perd rien de sa saveur et partant de ses propriétés. Elle fait partie du mélange connu sous le nom de vulnéraire suisse.
SUEAU-DE-SALOMON. Convallaria polygonatum , L.
Muguet anguleux, Genouillet, Signet.
Le Sceau-de-Salomon (pl. xxxnr, 1) croit dans les bois, le long des haies, dans les bois ombragés, où il fleurit au printemps.
Plante de la famille des Asparaginées, genre Muguet(156,B), ayant 30 à 60 cent. de hauteur; tige simple, anguleuse, arquée dans la moitié supérieure, munie, du côté convexe, de feuilles alternes, sessiles, ovales-oblongues, glabres, marquées de nervures longitudinales, et d'un vert glauque; souche-racine traçante, épaisse.
Fleurs blanches, un peu verdâtres; pédoncules axillaires recourbés, de manière que ces fleurs sont penchées du côté opposé aux feuilles (avril-mai). Périanthe simple, tubuleux, urcéolé, à limbe divisé en 6 dents dressées ; 6 étamines insérées sur le milieu du tube; ovaire à 3 carpelles, style indivis, filiforme. Baies d’un noir bleuâtre, à 3 loges contenant chacune une graine.
Propriétés, usages. Le Sceau-de-Salomon, y compris ses fleurs, est inodore. Sa saveur, généralement peu marquée, est douceâtre, mucilagineuse, très peu acerbe dans la racine,
qui est la partie employée le plus souvent. Cette racine peut être rapprochée, pour ses propriétés, de celle de la Grande- Consoude, et peut la suppléer. Elle a été, dans un temps, très usitée, soit à l'intérieur, en tisane, contre la goutte, la gravelle, les hémorrhagies, etc.; soit à l'extérieur, en cataplasmes ou lotions, sur les contusions , les ecchymoses, le panaris, les maladies de la peau. — Il paraît que les cultivateurs la donnent quelquefois hachée dans l’avoine des chevaux atteints du farcin.
Récolte. La racine de Sceau-de-Salomon étant vivace, elle peut se récolter en tout temps. Elle est épaisse, charnue, traçante, blanchâtre, présentant à sa surface supérieure les cicatrices qui correspondent à la base des tiges détruites. Il est aisé de la reconnaître à ces caractères dans les boutiques, où l'on peut la demander. |
PRÉPARATIONS, DOSES
Infusion (racine) : 15 à 30 gr. par kilogr. d’eau. Faïte dans la bière, cette infusion constitue, d’après Herman Palmer, un bon remède contre la goutte.
Infusion vineuse.: 30 gr. de racine coupée par morceaux pour 500 gr. de vin blanc ; on laisse infuser pendant vingt-quatre heures. Chomel dit avoir guéri les descentes chez les enfants en leur administrant ce breuvage en 3 prises, en continuant pendant 8 ou 15 jours, et appliquant sur la hernie la racine pilée. Il ajoute même que des personnes plus avancées en âge s’en sont fort bien trouvées.
Cataplasme [racine pilée ou cuite) : on l’applique sur les contusions, les ecchymoses, les hernies. — Dans quelques campagnes on regarde comme infaillible, pour guérir le panaris, la préparation suivante : racine de Sceau-de-Salomon, 60 gr ; saindoux, 60 gr.; eau commune, un verre. On fait cuire jusqu'à ce que la racine puisse s’écraser facilement; puis on fait prendre au doigt malade un bain d’un quart d'heure, et l’on applique ensuite la racine en cataplasme ; on renouvelle chaque jour le remède {Cazin).
Eau distillée : elle décrasse le teint et l’embellit, suivant les anciens auteurs.
SCOLOPENDRE. Asplenium scolopendrium, L.
Doradille scolopendre, Langue-de-Cerf.
Plante de la famille des Fougères (139, F), sans tige, composée d’une racine petite, fibreuse, de laquelle naissent des feuilles disposées en touffe, de 3-6 décimètres, assez longuement pétiolées, un peu fermes, glabres, d’un beau vert, et luisantes en dessus, oblongues-lancéolées, aiguës, inégale-
ment cordées à la base à oreillèttes obtuses, entières du reste, ramifications des nervures secondaires renflées au sommet et n'atteignant pas le bord de la feuille. #
Propriétés, usages. Les feuilles de Langue-de-Cerf n’ont aucune odeur; leur saveur est très faible, plutôt sucrée qu'acerbe. Leurs propriétés médicales sont, par conséquent, fort peu actives, difficiles à rattacher à une classe de médicaments déterminée. Elles ont été considérées comme désobstruantes, pectorales, astringentes, puis abandonnées après avoir joui d'une certaine séputation. En définitive, il ne faut voir dans la Scolopendre qu'un très faible astringent, au quel on en préférera une foule d’autres non moins faciles à se procurer.
Récolte. Cette plante se trouve dans les vieilles murailles, les puits, les fentes des rochers humides, ete. On la cueille au commencement de l'automne pour la sécher et la conserver. Elle peut être employée verte ou sèche.
PRÉPARATIONS, DOSES
Infusion où décoction : 10 à 25 feuilles par 500 gr. d'eau où de lait.
SUMAC DES CORROYEURS. Rhus coriaria, L.
Quoique étant principalement astringente, cette plante ne sera étudiée qu'à l’article Sumac vénéneux, afin de la rapprocher des autres espèces de son genre, dont les pr opriétés différent entre elles. 4
TORMENTILLE. Tormentilla erecta, L.
Tormentille droite, Tourmentille. &
Plante vivace (pl. xxxu, 2) de 30 cent. enxiron, de la fanulle des Rosacées|264-65,C),àtiges dressées, nombreuses (1), naissant d'une souche épaisse, courte, presque ligneuse, à surface inégale, rugueuse et brunâtre, un peu chevelue inférieurement. Feuilles sessiles à 3 ou 5 folioles ovales-allongées, dentées, un peu pubescentes et d'un vert plus foncé en
(1) Une seule est conservée sur la planche,
MEDICATION TONIQUE-ASTRINGENTE. 375
dessus qu en dessous ; stipules foliacées 43-5 lobes profonds. Fleurs jaunes, assez petites, solitaires sur des pédoneules axillaires{mai-juillet), Calice à 8 divisions, c’est-à-dire calicule et calice de 4 folioles chacun; corolle à 4 pétales{rarement5), à peine plus grands que les sépales, cordiformes et unguiculés ; plusieurs étamines ; stylesfiliformes. Grainès nues lisses.
Propriétés, usages. La Tormentille est un de nos meilleurs astringents. La racine est employée principalement dans les diarrhées etles dyssenteries chroniques, les hémorrhagies passives, le relâchement des organes, l'incontinence nocturne d'urine par faiblesse générale, ete. M. Dubois, de Tournai, cite plusieurs cas qui démontrent l'efficacité de cette plante dans les trois premières de ces maladies. — En Belgique, les habitants des campagnes emploient ce remède pour arrêter le pissement de sang auquel leurs troupeaux sont suj jets.
La racine de Tormentille a encore été vantée comme fébrifuge, d'abord par Cullen, puis par d’autres, surtout si on l'associe à la gentiane. C’est encore, dit-on, un bon médicament contre la leucorrhée.
A l'extérieur, la décoction de Tormentille est usitée en gargarismes et lotions, pour combattre les ulcérations et saignements des gencives; pour résoudre les contusions, les ecchymoses ; pour exciter les ulcères blafards, atoniques, etc. — « La Tormentille, disent Mérat et Delens, est un des meilleurs astringents indigènes connus ; c’est une plante trop né-
2. gligée, etc. » De son côté, M. Cazin affirme que la Tormentille et la bistorte peuvent remplacer le ratanhia, et qu'il leur a constamment trouvé la même efficacité.
Récolte. Elle se fait toute l'année quand on veut employer la racine fraîche; dans la belle saison, pour sécher et conserver le médicament, que l’on va cueillir dans les bois et les pâturages secs. Il faut choisir les plus grosses racines etles débarrasser de toutes les tiges et radicules.
PRÉPARATIONS, DOSES
Décoction (racine) : 16 à 30 gr. par kil. d’eau, en tisane; — 30 à 60 gr. par kil. d’eau pour lotions, gargarismes, etc. Poudre : 4 à 12 gr. dans du vin généreux.
Cataplasme : le Dr Morni, de Rouen, a recommandé d’une manière toute particulière le remède suivant contre le panaris : on fait sécher au four la racine de Tormentille; on la pulvérise, et, au moyen d'un jaune d'œuf, on lui donne une consistance pâteuse. On étend sur un linge une ou deux lignes d’épaisseu de cette pâte, et on en enveloppe la partie malade; on doit, de plus, avoir n précaution de recouvrir le tout d’un cataplasme ordinaire, afin de retarder la dessiccation de la pâte par la chaleur de la partie malade.
VERGE-D'OR. Solidago virga aurea, L.
Verge dorée, Grande-Verge dorée.
Plante herbacée (pl. xxxr, 5), de 60 à 80 cent. d’élévation, famille des Composées (2537-40, I). Tige dressée, raide, un peu anguleuse, rameuse en haut; feuilles inférieures ovales-oblongues, dentées, un peu pétiolées ; les supérieures sessiles, moins grandes, lancéolées.
Fleurs d’un beau jaune doré, radiées, disposées en un long épi formé de grappes axillaires serrées en haut, plus écartées et plus longues en bas (juillet-septembre]. Involucre à folioles imbriquées ; demi-fleurons de la circonférence femelles, en petit nombre, allongés en languette peu apparente; fleurons du centre hermaphrodites, à 5 divisions; 5 étamines à anthères réunies; style à 2 stigmates. Semence à aigrette simple, courte. .
Propriétés, usages. Cette plante n’a pas d'odeur, à moins qu'on ne l’écrase ; sa saveur est un peu aromatique et amère, principalement dans les feuilles. On l’a employée comme astringente dans les flux muqueux et sanguins; comme diurétique dans la gravelle, l'hydropisie, les obstructions; mais aujourd'hui elle est tout-à-fait abandonnée des médecins. — Les alchimistes l'employaient dans leurs recherches de la pierre philosophale. :
Récolte. C'est dans les lisières et les clairières des bois, dans les pâturages, ete., qu'il faut aller chercher la Verged'or, que l’on cultive pour l'agrément dans les jardins, où ses fleurs deviennent beaucoup plus belles.
PRÉPARATIONS , DOSES
Infusion : 15 à 60 gr, par kil. d'eau.
MÉDICATION TONIQUE-ANALEPTIQUE. 377
Poudre : Arnauld de Villerenve a prétendu qu’un gros [4 gr.) de poudre de Verge-d’or, infusé du soir au matin dans un petit verre de vin blanc et continué 12 ou 15 jours, brisait la pierre dans la vessie!
+ TONIQUES-ANALEPTIQUES.
Les Analeptiques ou Reconstituants sont les médicaments qui agissent directement sur le Sang , auquel ils donnent ou bent les principes réparateurs qui lui manquent, et par là obvient aux accidents résultant de l’altération de ce liquide.
En quoi consiste cette altération! Dans une diminution des éléments vivifiants (fibrine et globules surtout), et non dans l'introduction de principes miasmatiques ou hétérogènes quelconques. Lorsqu'elle existe, on dit que le sang est pauvre, et les troubles résultant de cet appauvrissement se traduisent par dela pâleur d’abord, des palpitations, de l’essoufflement, puis pardes infiltrationsséreuses, destroubles nerveux de plusieurs sortes, tels que vapeurs, spasmes, maux de nerfs, gastralgies, palpitations, convulsions, etc. Ces phénomènes, qui varient extrêmement d’ailleurs , s'expliquent facilement par la rupture de l'équilibre survenue entre les deux actions combinées du système sanguin et du système nerveux ; car le sang, a dit Hippocrate, est le calmant des nerfs ; c’est le pouvoir pondérateur de l’innervationqui, n’en ressentant plus l'influence, s’exagère, et entre dans un état d'éréthisme d’où découlent tous les désordres de la sensibilité et de la nutrition.
Ainsi donc, plus les matériaux nutritifs décroissent ou s’atténuent, plus l'état nerveux s ‘élève. Or, celui-ci ne se prononce jamais plus fortement que lorsque le sang s’appauvrit, devient séreux, comme à la suite des pertes de sang abondantes, des hémorrhagies graves ou continues, comme dans l’anémie et principalement dans la chlorose, maladie qui entraîne à sa suite non-seulement les troubles dépendant de l’état du sang, mais encore une altération spéciale des fonctions du système nerveux.
Chez la femme, l’éréthisme nerveux se rattache soit à la chlorose où à l’anémie, soit à l'affection hystérique, dont nous parlerons quand nous traiterons de la médication antispasmo-
dique. Chez l’homme, au contraire , l'état nerveux répond généralement à l'hypochondrie, affection due plutôt à la prédominance de l'appareil biliaire qu'à l'appauvrissement du sang. Aussi les toniques reconstituants sont-ils moins efficaces chez lui que chez la femme, dont la mobilité nerveuse est d'ailleurs plus développée. |
L’appauvrissement du sang, dont nous venons de constater l'immense influence sur l'équilibre physiologique, se refuse absolument, comme on le comprend bien, à l'emploi des évacuations sanguines. Il faut, au contraire, lorsqu'il existe, employer les toniques analeptiques, c’est-ä-dire les agents capables de rétablir ce liquide dans sa constitution normale. Or, ces agents sont presque exclusivement les préparations ferrugineuses et les aliments nourrissants, réparateurs, agents dépourvus d'action physiologique, parce que l'homme, lorsqu'il jouit de toute l'énergie de ses fonctions,.ne peut éprouver de leurpart l'influence reconstituante qu'ils exercent thérapeutiquement, puisque son sang est riche de toutes les qualités qui font que sa nutrition est pleine et parfaite.
La médication tonique-analeptique-trouve ses indications chez les sujets épuisés par les pertes rouges ou blanches, par la misère etles privations, ete.; chez les scrofuleux, les scorbutiques, les cachectiques, ete. Mais c'est surtout dans la chlorose et ses nombreux accidents que les ferrugineux sont le plus efficaces, parce qu'ils portent leur action reconstituante directement sur lesang. Leur usage est contre-indiqué dans le cas où le canal intestinal est le siége d'une phlegmasie décidée ; mais il importe de savoir si les symptômes qui annoncent cette contre-indication ne sont pas illusoires, s'ils ne ré-
sultent pas plutôt du PU nerveux, où même s'ils ne le constituent pas. Or, cette distinction offre souvent de gran- “es difficultés, et plus d’une fois elle a trompé les meilleurs observateurs. On est done obligé de tâtonner, d'essayer tel ou tel traitement pour s’éclairer dans un grand nombre
de cas.
MÉDICATION TONIQUE-NÉVROSTHÉNIQUE. 379