‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 132 sur 177 · RS. PF · texte numérisé non relu

RS. PF

Le Genrèvre oxvcÈDEe (Juniperus oxycedrus) ou Cade, qui. croît dans le midi de l'Europe, en Sibérie, etc., fournitle produit dont il est fait mention ci-dessous.

Huile de cade.

C'est un liquide oléagineux, brunâtre, d’une odeur goudronneuse et d’une saveur âcre, que l'on retire du Junerus oæycedrus. Cette huile, qu’on emploie surtout dans la médecine vétérinaire, a été pour M. Serre, d’Alais, l'objet d'expérimentations dans la thérapeutique humaine. C’est principalement dans les maladies de la peau et l'ophthalmie scrofuleuse que ce médecin en a essayé l'emploi. Selon lui, la gale récente cède à trois ou quatre onctions d'huile de cade ; sielle estancienne, elle en réclame davantage, mais elle guérit non moins sûrement. Les dartres les plus rebelles n'auraient pas de remède plus eflicace que ces mêmes onctions, qui ont réusskcontre une dartre lichénoïde rebelle jusque-là à tous les moyens employés, faites tous les deux jours pendant six semaines. C’est surtout dans l’ophthalmie scrofuleuse que M. Serre dit avoir obtenu les plus beaux résultats : il applique de cette huile‘pure sur la paupière inférieure tous les deux jours. Il lui a suffi, chez les enfants, de faire des onctions sur le front,

les tempes, les pommettes, ou bien encore sur les paupières, sans toucher à leur bord libre. C’est en 1846 que M. Serre a publié ces résultats; nous ne savons si d’autres essais-sont venus les confirmer.

HERNIAIRE. Herniaria glabra, L. ex

Turquette, Herniole, Herbe du Turc,

La Turquette appartient à une famille assez peu importante, les Amaranthacées, dont nous n'avons pas indiqué les caractères. Elle est commune dans les terrains sablonneux, les champs en friche, le bord des étangs, etc.

Plante annuelle petite, de 5 à 20 cent., à tiges nombreuses, erêles, couchées sur la terre, rameuses et floriferes dès la base; feuilles oblongues, petites, opposées, stipulées, glabres.

Fleurs vertes très petites, agglomérées dans les aisselles de feuilles, glomérules latéraux et entremêlés de feuilles (maiseptembre). Calice pétaloïde à 5 divisions ; 5 étamines; 2 styles courts. Capsule petite, monosperme, indéhiscente, enveloppée par le calice persistant.

Propriétés, usages. Odeur et saveur à peu près nulles ; par conséquent propriétés très faibles. Croirait-on cependant qu'on à préconisé cetteplante comme astringente, diurétique, lithontriptique, anti-ophthalmique, propre à guérir les morsures .des serpents venimeux, et surtout les hernies, d’où son nom d'Herniaire?.. C’est tout simplement un diurétique-émollient à la manière du chiendent.

On peut faire la récolte de la Herniaire pendant tout l'été; on la sèche entière et on la conserve à l'abri de l'humidité.

PRÉPARATIONS, DOSES

Infusion ou décoction [plante entière) : 1 ou2 poignées par kilog. d'eau.

On appliquait la plante contuse sur les hernies pour les guérir. Voici ce que dit le crédule Chomel de cette prétendue propriété : « Le nom que cette plante porte marque sa principale vertu, quiest par rapport aux hernies ; en effet, elle guérit les descentes, appliquée en cataplasme sur laine après avoir fait la réduction; il faut en même temps en faire boire 2 onces du suc, ou 4 onces de l’eau distillée. »

La HeRNIAIRE vELUE | H. hirsuta), qui ne diffère de cette

plante que par ses tiges et ses feuilles velues, pou la de : cer complétement. à

HÉPATIQUE. Marchantia polymorpha, L. 27

Hépatique des fontaines, Hépätiquébfgcinale, Marchan'e étoilée ou variée, Marchantie LE polymorphe, Herbe de hallot: Herbe aux poumons, etc.

Cette plante (pl. X, 4), de la famille des Hépaticées (154), croît dans les lieux sombres et humides, sur l'écorce des arbres, entre les pavés des cours, sur la margelle intérieure des puits, ete. Elle se présente sous forme d'expansions où de © croûtes v tes, étalées, divisées en lobes allongés LM sa face supéri e des ponctuation Tégèreme nt sallantes à l'inférieure L. radicelles très nentes: Sur la face supé rieure se montrent des conceptacles Sestiles en forme coupe, contenant les sporidies où capsules, et des conceptacles mâles en forme d' ombrelles dont le contour offre 8 lobes peu

marqués, arréndis-obtus. 7

5 Ps usages. Avant de les indiquer, disons que le nom d'Hépatique a été donné à cette plante parce qu'on la croyait propre à guérir les maladies du foie, eten ee tem rappelons qu'il n'y à pas de médicaments hépatiqu ment dits, c'est-à-dire ayant une action spéciale sur de la sécrétion biliaire , quoique les anciens en aient formé . une classe à part quise composait principalement de à | de l'aigremoine, de l'eupatoire, de l'anémone des bois et. dé” toutes les substances plus ou moins fondantes ou désob- + struantes, comme le mercure doux, la Re le savon, certaines eaux minérales, etc.

L'Hépatique des fontatsial autrement dit la Marchantie

… polymorphe . jouit d'une réputation diurétique apéritive et ; fondante très anciennement établie, On s'en sert surtout à l'extérieur, en cataplasmes. M. Sorht, médecin d'Edimbourg, assure l'avoir employée avee succès pour faire couler les urines et amener par là la guérison de différentes espèces d'hydropisies. Le D' ldvrat Perroton à combattu des gravelles qui avaient résisté à divers traitements, au moyen de la décoction concentrée de marchantia conica, qui est très voisine

de l'espèce polymorpha par ses propriétés et ses caractères physiques. M. Gensoul, son collègue à Lyon, emploie depuis longtemps le même végétal à titre de diurétique (Abeille médicale, 1844). Les observations de ces médecins méritént une sérieuse attention, bien que toutes les espèces de Marchantie soient considérées généralement aujourd’hui comme dénuées de vertus médicamenteuses, opinion que vient corroborer l'absence d'odeur et de saveur dans ces végétaux.

Récolte. « L'hépatique des fontaines peut être récoltée dans toutes les saisons, mais préférablement dans l’été, la plante étant alors mieux nourrie. Après en avoir séparé les feuilles mortes, on la fait sécher à l'étuve ou au soleil, et on la con-

serve dans un lieu sec, à l’abri du contact de l'air. » PRÉPARATIONS, DOSES.

Décoction : 30 à 60 et 90 gr. par kilog. d’eau. Infusion : 60 gr. dans 1 kil. de vin blane.— M. Cazin a administré 100 gr.

de ce vin deux fois par jour, dans deux cas d’anasarque qui furent guéris par ce moyen.

Les cataplasmes d'hépatique se préparent, d’après la méthode de M. Sorht, en faisant bouillir pendant 12 heures 2 poignées de la marchantia hemisphærica dans l’eau; on la broie ensuite à l’aide d’un pilon, et on y joint une quantité égale de farine de graine de lin, pour former un cataplasme qu'on étend sur le | ventre des malades affectés d'hydropisie. —=M. Gensoul emploie l’espèce conica, ainsi que nous l’avons déjà dit.

PARIÉTAIRE. Parietaria officinalis, L.

Pariétaire officinale, Perce- Muraille, Casse-Pierre, Paritoire, Herbe des murailles, Herbe de Notre-Dame, Espargoule, Vitriole, Panatage,

La Parictaire | pl. xzvi, 4) est commune dans toute l'Europe , au pied et dans les tes des vieux murs, où elle est vivace. Elle appartient aux Urticacées (175, E].

Plante polygame, de 20 à 70 cent., à tiges ascendantes, cylindriques, rameuses, cassantes, un peu velues ; Meuilles alternes, pétiolées, entières ; oyales-oblongues, velues, un peu rudes sur les deux faces.

Fleurs verdâtres, très petites, réunies dans un involucre commun de plusieurs folioles situés à l’aisselle des feuilles, au nombre de 3 à 5, dont 1 femelle et les autres hermaphro-

dites (juin-octobre). La fleur femelle occupe le milieu, composée d’un calice monosépale tubuleux à 4 divisions aiguës et rapprochées, et d'un ovaire libre, uniloculaire, terminé par un stigmate poilu; les fleurs mâles ont de plus 4 étamines incluses, à filets recourbés ct élastiques, qui se redressent lorsqu’on les touche avec une pointe{1}. Akène ovoïde, lisse, petit, enveloppé par le calice, qui se referme sur lui.

Propriétés, usages. Saveur herbacée , un peu salée, parce que la plante contient une quantité très notable de nitrate de potasse; odeur nulle. Action émolliente, rafraîchissante et diurétique. P

La Pariétaire est d'un emploi fréquent, populaire ; on l’administre pour augmenter la sécrétion urinaire et guérir par là l'hydropisie ; comme émolliente et diurétique dans la gravelle, la colique néphrétique, les affections fébriles, les rétentions d'urine, ete. On en prépare des cataplasmes émollients:

Les anciens s’en servaient pour guérir la fièvre intermittente; Dioscoride l’appliquait comme résolutive sur les tumeurs goutteuses. Enfin.on a vanté ses prétendues propriétés anticalculeuses, par cette considération sans doute qu’elle croît entre les pierres et qu'elle les brise pour y végéter. Les modernes, Barbier et Cazin entre autres, ne voient dans cette plante qu'un médicament presque inerte. — On assure, disent Mérat et Delens, que, répandue sur les tas de blé, elle en écarte les charancons.

Récolte. On peut employer la Pariétaire fraiche pendant tout l'été; celle qui a poussé au bas des murailles est préférable comme émolliente; celle des décombres, des fentes de murs, est plus riche en sel de nitre et partant plus diurétique. Elle doit être séchée promptement et à l'étuve, si on veut la conserver. |

{1} Les deux petites figures détachées représentent : l’une, 1 fleur femelle avec son calice ouvert pour faire voir le pistil ; l’autre, un glomérule de 5 fleurs, dont 4 hermaphrodites à calice étalé [on ne voit bien que les 2 qui sont placées en avant}, et 1 femelle au centre, avec sôn calice fermé, On remarquera que les étamines sont recourbées sur elles-mêmes, et qu'il y en &une de redressée dans la fleur de droite.

PRÉPARATIONS, DOSES

Infusion : 15 à 30 gr. par kilog. d’eau.

À Décôction : mêmes quantités.

Sue exprimé : 30 à@100 gr.

Eau distillée : « On en fait prendre, dit Chomel, à la dose de 2 onces, avec autant de lis, L once d'huile d'amandes douces et autant de sirop de limon, pour la colique néphrétique ; ce remède m’a.souvent réussi. »

f à PETIT-HOUX. Ruscus aculeatus | L.

% Houx-Frelon, MEN A Fragon piquant, Myrte sauvage ou épineux, Housson, Brusc, Buis

piquant.

nn

Arbuste dar 60 cent. à L mètre; tiges rameuses, striées, vertes, flexibles, munies de feuilles alternes nombreuses, ovales-allongées en pointe piquante (pl. xivnr, 3), presque sessiles, entières, épaisses, fermes, d'un vert foncé. Famille des Asparagacées 156, D).

Fleurs blanches, petites, solitaires et sessiles dans l’aisselle d’üne petite écaille-sur le. milieu de la face supérieure des feuilles. Elles sont dioïques, composées d’un calice pétaloïde à 6 divisions ovales, dont 3 plus petites, étroites et pointues: dans les’mâles il y a, au milieu , un godet formé par les filets staminaux réunis, muni de 6 anthères réunies sur son bord (1 }; dans les fenel®s. ce godet est sans anthères ou celles-ci sont avortées (?); ovaire, style et stigmate obtus contenus dans le godet (3) Baie globuleuse, rouge, à 3 graines. Les fleurs paraissent deux fois, en mai-juin et en septembre.

Propriétés, usages" La racine, seule partie employée, est sans odeur, ainsi que le reste de la plante; sa saveur, d’abord douceâtre, devient amère en la mâchant plus longtemps. Elle a été mise au nombre des c diurétiques, puisqu'elle a fait partie des racines apéritives, “eton l'a prescrite dans lés hydropisies, les maladies des voies urinaires, et aussi comme apéritive ou fondante dans les obstructions , la. jaunisse , la chlorose, les

Le

{1} Voir la petite figure de gi, qui.est dépourvue de son n calice, {2) Voir la petite figure” de gauche.

(3) Ce pistil est figuré au-dessus du godet mâle.

tumeurs scrofuleuses. Aujourd'huîc'est un médicament inusité. — En Corse, dit-on, on torréfie les graines de Ruscus

et on les emploie en guisede café, fe ets auraient le goût.

re On peut manger au HAE les rejetons comme on d

mange les asperges. | ,

Récolte. Le Petit-Houx croît dans nos bois, à l ombre, réssemblant à un petit myrte. Sä racine, qui est d'un blane fauve, formée d’une souche irréoulière hérissée de longues radicules, s’arrache en AE pour être séchée et conser-

vée. Il faut la choisir pesante, compacte. 0 e .

PRÉPARATIONS, DOSES

. . * b Décoction (racine) : 30 à 60 gr. et plus par kilog. d’eau. , Infusion à froid : 60 à 100 gr. dans 1 litre de vin blanc, M LS ’ ” : e (E «

PIMPRENELLE. Polerium sanguisorba, L.

C'est une Rosacée (264-67, D) qui croît dans les prairies

élevées, les pâturages montueux, les lieux incultes, au bord des chemins, et que l’on cultive fréqueñiment dans les jardins potagers. , d

Plante vivace, herbacée, de 40 à 90 cent. (pl. XXX, 6), & tiges dressées, sillonnées, anguleuses, un peu rameuses en haut ; filles baS nets 11-17 felioles arrondies et dentées, us glauque en: dessous, munies de oo tées. F' :

Fleurs verdâtres mélées de pourpre, disposéesten épis terminaux subglobuleux très compactes, se montyant tout l'été. Ces fleurs sont ordinairement poly games, les femelles à la par-# tie supérieure de l'épi, les mâles et les hermaphrodites audessous. Dans celles-ci les étamines “dépassent le calice qui

est à 4 divisions, caduc, et sont pendantes gprès ! la féconda |

tion; dans les femelles il y a 2 styles à stigmate'en pinceau. * Deux akènes enveloppés par le calice induré-hérissé. d à

Propriétés, usages. Les fouilles de Pimprenelle sont odo- ,

rantes-aromatiques, d'une sayeur amère, un peu sty ptique eta poivrée. Elles sont usitées comme “condimentaire es sur les sa-

lades. On les a vantéés comme diurétiques, astringentes, et . »

vulnéraires. On leur a trouvé, à ce cl paraît, des propriétés galactophores, c'est-à-dire propres à à activer la sécrétion du lait, étant appliquées sur les seins d’une nourrice.

La Pimprenelle est à la fois apéritire et astringente; Chomel concilie ces deux vertus oppasées en faisant le raisonnement suivant: « Une plante est réputée apéritive lorsqu'elle a la "propriété de diviser et d’inciser les matières qui sont arrêtées dans les intervalles des fibres de nos viscères et de leur procurer la fluidité nécessaire pour rentrer dans le torrent des liqueurs par la voie de la circulation ou pour s'échapper, par l'insensible transpiration, par les pores de la peau. Cette même plante devient astringente lorsqu'ayant dissipé et emporté les obstructions, comme je viens de l'expliquer, elle donne lieu aux fibres de reprendre leur ressort, lequel, étant rétabli dans son état naturel, resserre les embouchures des veines et des vaisseaux capillaires. » Ceci est de la théorie faite d'imagination.

PISSENLIT. Leontodon taraxacum, L.

Dent de lion.

Plante vivace acaule, delafamille des Synanthérées(257-A1,E); feuilles toutes radicales, longues, profondément découpées, à lobes inégaux ; souche épaisse terminée en racine pivotante. —— Fleurs jaunes en capitules terminaux , solitaires sur des pédoneules radicaux {[hampes) nus, fistuleux {avril-

+ ‘octobre). Involucre à folioles linaires bisériées; les extérieures étalées, ‘les internes ne se renversant qu'à la maturité des graines ; réceptacle nu; demi-fleurons hermaphrodites, quinquéfides; 5 étamines synanthères, laissant passer

* un style à 2 stigmates roulés en dehors. Akènes surmontés d'une aigrette.

* Propriétés, usages. Le Piésenlit. est sans odeur; sa saveur rest ne due à un suc blanchâtre dans lequel la chimie a découvert du nitrate de potasse, des sels de chaux, ete. Le nom qu il porte indique les propriétés qu’on lui suppose: on l'arecommandé en effet comme e diurétique et apéritif dans

les hydropisies, les obstructions et la jaunisse. C'esten sn temps un léger tonique et dépuratif à la manière de la chicorée, indiqué dans les débilités de l'estomac, à la fin des fièvres muqueuses, dans les affections scorbutiques, dartreuses, ete. Le grand Frédéric, d'après le conseil de Zimmermann, en fit usage pendant longtemps pour une hydropisie de poitrine, et en éprouva du soilagement-

On éonsomme beaucoup de Pissenlit en salade ; les paysans ont foi dans ses vertus et l’emploient dans toutes les maladies. C’est un médicament presque oublié aujourd'hui, après avoir été trop préconisé autrefois. ee à

On récolte cette plante en toute saison dans les prairies, où elle croît en abondance, et on l’emploie toujours fraîche. Les racines et les feuilles sont usitées ; il faut les choisir bien développées.

va & +T è PRÉPARATIONS ; DOSES.

Décoction et infusion (racine) : 30 à 60 gr. par kiloë, d’eau. "e, k #

La

Suc exprimé (feuilles) : 50 à 125 gr.

Extrait : 1.à 10 gr. en pilules.

On en prépare des bouillons, des salades, e : :

PLANTAIN D'EAU. Atisma plantago L « Le, LFluteau, Fluteau La Hutéau- Trigône, xs de crapaud.

ee

És ê.

Plante vivace(pl.x,3), de la filé des Atismacées (142, A),

à tige dressée, nue, cylindrique, haute de 40 450 cent. simple en bas, divisée supérieurement en rameaux florifèresyer-. ticillés et,formant une sorte de panicule rameuse. Feuilles” radicales disposées en rosette, ovales- -oblongues, un peu cordiformes, à 5-7 nervures Pages ot à long pétiole

engainant. +?

Fleurs de couleur rose Pâle Locbrottées, petites (jJuin- ss

septembre). Calice à 6 divisions étalées dont 3 internes pétaloïdes ; ordinairement 6 étamines; carpelles nombreux for

mant autant de capsules monospermes, indéhiscentes.

Propriétés, usages. La racine de Plantain us a été préconisée par Dehaen comme diurétique, propre remplacer le

raisin d'ours ; par Wauters pour combattre l'hématurie, les.

douleurs néphrétiques, la rétention d'urine. Cependant cette plante a de l’âcreté: Haller la croyait vésicante, et pourtant il l'appliquaït sur les hémorrhoïdes. On lit dans l'Encyclopédie botanique qu'elle empoisonne les bestiaux, et ailleurs que les Kalmouks en mangent les tubercules. De nouvelles expériences sont donc nécessaires.

Surtout au sujet de ses propriétés anti-hydrophobiques, prônées par Lewshin, qui affirme que depuis 25 ans | il écrivait cela en 1817) qu on fait usage de la poudre de l’Atisma plantago contre la rage, "en Russie, son efficacité ne s'est jamais démentie.. Sans se prononcer sur les faits publiés, Orfila conseille de.donner aux personnes affectées de cette épouvantable maladie, immédiatement après les avoir cautérisées, deux prises, à 3 heures d’ intervalle .de 24 grains (1 gr. 30) de la racine de cette plante: äcette dose, dit-il, le remède est sans danger et peut-être serait-il de quelque utilité (Toxicol., 3e édition). L : ” . On récolte la racine du Plantain d’eau pendant l'été, on la fait sécher à l'ombre et puis on la pulvérise. On la trouve

dans les lieux aquatiques, marécageux, aubord des étangs, etc. bd : re VE T4 de DOSES.

& | + V2 an

Poudre [de la racine} ,2 à 4 gr., soit infusée dans du vin, soit amalgamée avec un sirop ou sous forme de bols. 2 ou ‘3 dôsés suftiraient pour guérir l'hydrophobie déjà déclarée.

6° PRÈLE. Equisetum arvense, L.

F ht ù di Queue de cheval, Queue de renard, êe i % La famille des Équisétacées est composée uniquement du genre Prêle (158, A), végétaux, vixant dans les prés et les

champs humides. 6

*Plante vivace (pl. x, 1) à tibeÿ creuses, striées * les unes stériles hi}, de 30 à45cent. , plus gréles, à cannelures profondes, munies aux articulations de verticilles de 10- 12 feuilles

(1) Figure d,

ou rameaux longs et afticulés; les autres fructifères h), plust grosses, paraissant les premiéresau printemps, simples, nues, droites, hautes de 20-25 cent. environ, rénflées, à gaînes plas larges et à dents plus profondes et plus aiguës, dépourvues de rameaux verticillés, se détruisant après ui maturité de J'épi. Fructification en épi “erminäl, > conique, ventru, jaune, formé de capsules 4 OU eghpenant des Blobnles à à filets élas-. tiques, ete.

Usages. « La pro riété diur étique des esiès du genre Prêle, dit Richard, a été connue de# médecins les plus an- *ciens;, mais: OR y avait fait peu d'attention. Cependant le] fesseur Lenhossec, de Vienne, astenté de nouvelles périences ayec ces végétaux, etadé nouveau onstaté leur ] TO riété diuvétique, “qui serait beaucoupYplus développée dans les epèces E.M yemale ct E. limosum que. dans les autres.

L'Equisetum hyemale renferme une RTE proportion de sie lice, ce qui le rend ar “étant sec, N 2 les bois et les, métaux. . : *%

L# < jrs ATIONS, Dôgrs. Le

La danté doit être ke" ée èchep Hlntôt que fraîche, en décoction, È la dose de 8à 12 gr. par 500 gr. d'eau: | On endéune toutes les 2 heures 1 où 2 cüil- 1e aux enfants, ét de 100 à 200 gr. aux, adulg de gébétaux n’ont rien d'irritant RP les. voies ‘digestives. Ils ont été mis éndusage aussi 1e ‘à tingents dans les non: FA R''e

$ À % "A 14 "di REINE DES PRÈS. Spirea ulmaria , Le Ré. à LA

Ulmaire, Spirée “Ulmaire, Ormière, vignette Dore aux abeilles, nd Barbe- + -Chèvre.

La Reine act prés (pl. XXXU, 3) orne nos prairies, node humides, le bord des eaux. On la cultive LA PT cm les parterres 0 où t elletest simple ou double. VA Es K

Plante ‘herbacée, vivace, hante de 1 mare Envie a: w + famille des Rosacées, genre Spirée (2624-66, A). Tige agp +. ferme, anguleuse ct glabre, simple, pa naiss = rieuremént aux rameaux de l'inflorescénte. F uill RE fortemen s nérvürées, stipulées ? à la base du pétiole, ailées, à

Ce é (1) Figure a. + £ à. LE”

5-9 paires de folioles, ovales dont les dents sont denticulées, la terminale plus ample, presque tr ilobée; petites folioles den- “ces entre les grandes : toutes les feuilles sont vertes: en dessus, pubescentes et planchä ges en dessous. Souche à fibres radicales norwrenflées. % Fleurs blanches, He. très PR 9 ‘disposées en corymbes multiflores terminaux “(juin-juillet). Calice 5-lobé-ré ésfléchi pourvu de calicule* corollesà 5 pétales arrondis; étami- Le. nombreuses; 5-8 carpelles glabres contournés en spirale les uns autour des autres, autant de capsüles oblongues. Propriétés, usages. L'odeur des fleurs est assez prononcée, mais douce et agréable; celle de la plante nulle; las saveur des feuilles ét de la racine est'un’ pe aceïbe. La Spirée-Ulmaire était considérée par les uns comme un astringent léger, par d' autr es comme un.faible suddrifique, lorsque M. Obriot, curé de Tr émilly (Haute-Marne), vintaffirmer qu’ elleréus sissait parfaitement dans les hydropisies.*« Pour moi, dit-il, qui ai commencé à en connaître les propriétés vers 1810, elle est diurétique, sudorifique, yulnéraire, dessiceative, rafrafchissante ; efficace dans les hydropisies, utile pour les femmes au retour de l'âge, utile encore dans Jes gastralgies et.la goutte » (Extrait d'une lettre écrite à |’ auteur). Nous ne savons si M. Obriot a fait une étude particulière de la médecine, et nous ne voulons pas faire remarquer ce qu'il y a de contradictoire dans les propriétés qu'il attribue à la Reine des prés; “maïs un médecin des hôpitaux de Lyon, M. Tessier, à voulu en expéri- . menter l’action diurétique, et, en attendant le jugement de l'Académie de médecine, qui est’saisie de la ‘question, nous rapporterons ‘ce que le Bulletin de thérapeutique a dit de ses essais :” "« Chez un détenu4de la prison de Perrache affecté d’ hydropisie liée à.une affection des voies digestives, M.Tes- - sier, après avoir inutilement eu xecours aux autres médica- ments connus et employés dans ce cas, prescrivit la décoction de la Reine des prés M dose d’un. litre par j jour. Dès le troisième jour, le malade ürinait plus que de coutume. On continua le médicament, et son effet se .prononça davantage encore. Au bout de seize jours, l'usage dpi plante estsuspendu,

e 616 PLANTES MEDICINALES.

et aussitôt l'urine devient moins abondante. On revient à la. même tisane, etla sécrétion urinaire augmente de nouveau. En somme, cette plante fut administrée pendant dix semaines, M et grâce à son action persistante, le liquide disparut sans que le malade en éprouvât aucune fatigue :

“ M. Tessier “cite plusieurs : autres cas d'hydropisie, plusieurs variétés de cette maladie dans lesquels la même plante a produit des résultats semblables. De ces divers faits 1l est résulté, pour M. Tessier, “cette opinion, que la Spirée-Ul=" maire jouit de propriétés diurétiques incontestables ; qu’elle est aussi un peu astringente et tonique, qu'elle est agréa le au goût et ne produit ni fatigue de l estomac, ni 4 trouble dans les fonctions du système nerveux. Il paraît que toutes les parties de la plante, la racine, la tige et les fleurs, sont douées des mêmes vertus; cependant les fleurs ont semblé moins actives que les autres parties. La Reiné des prés croîten mars et avril pour, fleurir en mai et j juin. “a

PRÉPARATIONS + DOSES

Le Spirée- Dimase dt employée en décoction [1 Titre par jour); en infusion ,

aqueuse ou vinonsps sous forme de anis et de teinture alcoolique.

SAXIFRAGE Saxifraga granulata, L.

t Le

Saxifrage. blanche ou granulée, Casse-Pierre, Perce-Pierre, Rompt-Pierre.

Plante herbacée de 30 cent. environ (pl. xx, 2), de la faz *

mille des Saxifragacées (258, À), à tige dressée, grêle, pubescente, peu rameuse ; feuilles. radicales à long Cale en ro-+ sette lâche, réniformes, velues; celles de la tige plus petites, lobées, sessiles, cunéiformes; les florales 3-lobées où linéaires. Souche donnant naissance à des dir wi nombreuses mêlées aux fibres radicales. ke 208 D.

Fleurs blanches, assez grandes, en corymbe terminal, courtement pédicellées {avril-juin). Calice 5-fide, soudé avec l'ovaire, persistant; corolle à 5 pétales ovales-obtus : 10 étamines; -ovaire à 2 carpelles, 2 styles. Capsule biloculaire, bicorne. NOT” Propriétés, usages. La Saxifrage à une saveur herbacée, un

1 w © . à peu amère et acerbe, une odeur nulle. Les anciens la croyaient

puissamment diurétique, propre à broyer‘la pierre dans la.

vessie (d'où son nom}, sans doute à cause de la ressemblance de ses racines tuberculeuses avec des calculs. De nos jours on l'a complétement oubliée. — Elle croit dans les pâturages, les endroits découverts des bois sablonneux, aux lieux arides. Ses partiesles plus actives sont sans doute les racines.

La SAxIFRAGE DE SIBÉRIE (Saxifraga crassifolia), à feuilles obovales très amples, épaisses, persistantes, à fleurs d'un beau rose, etc., est fréquemment cultivée dans les parterres . On a conseillé d'employer ses feuilles pour remplacer celles «du lierre, dont l'odeur.est désagréable, et celles de poirée qui se

dessèchent promptemént, dans le pansement des vésiéatonres |

4% et des cautères. k 10 9 pif we SCILLE. Scilla maritima, LL. " Scille officiale, Scille maritime, Grande- -Scille, Scipoule, Squille rouge, Charpentaire, Og non ,

La Scille: (y. XLVIIL, 5) croît sur les bords MP au de l'Océan et de la Méditerranée, près de Quillebœuf en Normandie (Hanin) : elle est très commune sur les plages maritimes de la Sicile. De la famille des Liliacées ; tribu des Scillées 183, F), elle présente les caractères PARA suivants :

Plante bulbeuse, de 66 cent. à 1 m.; « bulbe .ovoïder ar

rondi, de la grosseur des deux poings, Étns intérieurement

de tuniques charnues et blanches, recouvert extérieurement é

de membranes minces d’une couleur brune foncée. Les feuilles sont radicales, lisses, luisantes, d'un vert foncé, ovales, lancéolées, aiguës, un peu onduleuses. La hampe, qui “pousse toujours avant les feuilles, est droite, élancée, simple. »

Fleurs blanches, pédonculées, formant un long épi terminal ‘

en couvrant la moitié supérieure de, la hampe, accompagnées chacune d’une, bractée linéaire, ets ouvrant en août. Calice pétaloïde à6 divisions profondes, presque étalées ; 6 étamines à peu près aussi longues que le calice, à la base duquel elles sont insérées ; style terminé par un stigmate obscurément tri- “lobé. Capsule trigone, triloculaire, trivalve.

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ne” 618 PLANTES MÉDICINALES. * Propriétés, usagés. Le bulbe de Scille, à l'état frais, a une odeur vive, pénétrante une saveur âcre et amère : les émanage - doi s'en échappent irritent les yeux etles fosses nasales. e < * Son principe actif, appelé Scillitine, est âcre, volatil; selon M: Tul6y, pharmacien à Dijon, la seillitine n'est qu'un mé + a Engine et de deux matières, l’une extrêmement âcre, l'autre trés'amère : il y a, en outre, dans la , ” Scille de la gomme, du tannin, des sels, etc. . La Scille est un médicament d'une grande énergie; à hau- … tesdoses, elle agit à la manière des poisons nartico-âcres, en ” tirritant fortement les organes digestifs e portant dans le sys- ..tème nerveux une perturbation profonde. Mais, à dose plus, . faible, elle agit comme diurétique et expectorante. Un mot

1 7, 4 se ‘he . $ Sur ces deux modes d'action. 33

« La prôpriété dinrétique de da scille est encore plus évi- 7 denté quél’expectorante. Nousavons peu de substances qu'on "puisse lui comparer sous ce rapport; pendant son adrties tion, les urines augmentent én quantité, sans doute par suite « æ deso action sur le système urinaire, dont elle redouble # à k. t Aussi est-ce un des moyens dont on a fait le plus fre quemment usage dans les hydropisies et dé beaucoup préféable aux drastiques. Toutes les fois que l'accumulation sé- + reuse ne tient pas à un vice organique indestructible, l#scille à le dus Dans la leucophlegmasie , l'ascite, lhydrothos, : e rax, etc?, on l'émplôie fréquemment, sinon toujours, avec un \ succès complet, du moins aonajimmenf avec un soulagement du malade » (Mérat et Delens). Pour expliquer les bons effets n de cette plañte, on ne considère généralement que son action sûr'la Sécrétion urinaire ; mais, selon l'école italienne, l'augméntation de cette sécrétion serait secondaire à l'influ nce exercée sur la circulation centrale. « La scille, dit MDieu, + 7 en réprimant l'action du cœur et des artères, en détruisant … ". léréthisme des extrémités capillaires des artères, qui sécrètent alors moins de liquide; en conjurant’la phlogose des . vêines , qui reprennent ainsi leur faculté äbsorbante ;

anéantissañt, en un mot, la condition pathologique, etuse* f ficiente de la collection dela sérosité, détermine la cessation

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