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Poudre [racine : 50 cent. à 1 ou 2 gr., 7 vomitive. Action inconstante, moyen abandonné, : 1
ä F - Extrait : 10 cent, matin et soir, en augmentant peu jusqu’à ce qu'il sur- Vienne des évacuations, comme moyen altérant. — Stoll et Swediaur em-
ployaient la formule suivante contre les dartres et la syphilis. invétérée : extrait de gratiole, 12 gr.; rob de sureau, 90 gr.; sublimé corrosif, 15 cent. Faïtes un électuaire dont la dose est de 4 gr. tousles matins,
PULSATILLE. Anemona pulsatilla L..
Anémone pulsatille, Coquelourde, Herbe au vent, Fleur de. Pâques, Teigne-Œuf, Passe- Fleur, Passe-Velours. ° x RG ,
L/Anémone pulsatille (p{. zx, 4), encoreitrès connue Sous le nom de Coquelourde, habite les lieux arides, lessbois sablonneux, les prés secs, etc., où elle fleurit dès le mois, J d'avril. )
Plante vivace de la famille des Renonculacées (300, D), couverte de longs poils soyeux, à tige de 10 à 40 cent. , cylindrique, velue, uniflore. Feuilles radicales pétiolées, composées de folioles plusieurs fois pinnatifides, à segments très étroits, linéaires, aigus; 3 caulinaires formant un involucre éloigné de la fleur. ,
Fleurs d'un bleu violet {1 seule à l'extrémité de chaque tige), srandes, un peu penchées {avril-juin). Calice corolliforme de 5 à 15 sépales, velus-soyeux ; pas de corolle ; involuére composé de feuilles sessiles, divisées en segments linéaires ; étamines nombreuses; carpelles nombreux étalés, groupés sur un réceptacle hémisphérique, et terminés par le style qui est quelquefois longuement accru, plumeux (1).
Propriétés, usages. La Pulsatille est, comme les autres Anémones, une plante extrémement âcre, vésicante, qui, in= gérée dans l'estomac, à forte dose, cause tous les accidents d’un empoisonnement par les substances corrosives, et, appliquée à l'extérieur, irrite, rubéfie et même ulcère la peau. Le célèbre médecin de Vienne, Storck, soumit cependant ce médicament dangereux à des essais suivis. C’est l'Anémone des prés qu'il employa, parce que cette variété, d’ailleurs
(1) Ainsi que le montre la petite figure détachée.
très voisine de notre Pulsatille, se présentait plus facilement
à lui. Il l’administra dans l’amaurose, la cataracte, les taies de la cornée, la paralysie, les ulcères opiniâtres, la syphilis et
surtout les dartres, où certainement elle n’agissaitguère autre-
ment que comme altérante, d'autant mieux que c’est dans ces dernières affections qu’elle'a offert les résultats les plus favorables. La préparation que préférait Storek était l'extrait, qui,
nous devons le dire, ne s’est pas montré aussi utile entre les mains des'autres expérimentateurs, tels Richter, Bergius, etc.
Cependant Bonnel de la Brageresse à depuis essayé de prouverque le meilleur moyen de combattre le vice dartreux, c’est de faire usage de l'extrait de Pulsatille, médicament qui aurait procuré de grands avantages à Joachim Deramen, dans le traitement d’une maladie d’une autre nature, la coqueluche. : ë
Les paysans ont l'habitude de s’entourer les poignets de feuilles pilées de C'oquelourde pour se guérir de la fièvre intermittente; ces appheations ne sont pas sans danger si elles durent trop longtemps. C’est d’ailleurs une manière de remplacer les sinapismes et les vésicatoires, si onavait un pressant besoin deceux-ci et qu'ils manquassent.
Récolte. Elle doit se faire un peu avant la floraison, afin que la plante soit douée de toutes ses propriétés. Celles-ci vont donc en diminuant, et, après la dessiccation, elles sont comparativement très faibles. N'oublions pas qu’à l’état frais la Pulsatille est extrêmement active, et qu’il importe de l'employer avec prudence.
# PRÉPARATIONS ; DO$ES. F
Infusion (feuilles) : 8 à 12 gr. par kil. d’eau. Cette HUE a été donnée dans les engorgements des viscères abdominaux, l’hydropisie, ete.
Extrait : Storck l'employait à la dose de 1 à 2 grains (5 à 10 cent.), jusqu’à 1 gr, en augmeñtant progressivement. — Deramm en administrait de 174 de grain à 1 grain 172 [1 à 7 cent.}, suivant l’âge du sujet, dans la coqueluche : il prétend avoir prescrit ce remède pendant dix ans à tous les malades affectés de coqueluche qu'il a eu à soigner, et n'avoir échoué qu’une seule fois.
Les vétérinaires appliquent souvent les feuilles pilées de coquelourde sur les
ulcères sanieux, atoniques ou gaugréneux des chevaux.
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Lg VERMICULAIRE. Sedum acre, LL.
Sedon âcre, Petite-Joubarbe, Vermiculaire brûlante, Pain d'oiseau, Orpin brûlant, Poivre de muraille, etc.
La Vermiculaire brûlante | pl. 1x, 5) appartient aux Crassulacées, genre Orpin (262, A). Elle-pousse abondamment sur les chaumiéres, les vieux toits, dans les bois, ete. — C'est une plante vivace de 8 à 15 cent., à tiges nombreuses, glabres, ordinairement rapprochées en touffe {1}, les florifères dimisées au sommet en 2 ou 3 branches courtes, arquées ; feuilles ovales, coniques, obtuses, sessiles, épaisses, vertes dans la jeunesse, blanchâtres ourougeàtresten vieillissant, appliquées contrela tige. Souche rameuse, émettant des tiges radicantes à la base, les unes floriferes, les autres stériles.
Fleurs on presque sessiles, en 2-3 épis courts recourbés et rapprochés en corymbe terminal {juin-juillet). Calice à 5 divisions, quelquefois 4 ou 6; corolle à 5 pétales lancéolés, ouverts; 10 étamines [en nombre double des pétales, 8, 10 ou 12); 5 carpelles devenant autant de capsules polyspermes.
Propriétés , usages. La Petite-Joubarbe est sans odeur, mais sasaveur estpiquante, poivrée, etson sucesttrèsirritant, caustique, au point que deux chiens auxquels Orfila en fit prendre 125 gram. moururent en 24 heures, présentant à l'autopsie la muqueuse stomacale d’un rougede feu. Comme tous les irritants, cette plante détermine des évacuations par le haut et par le bas. Cependant elle a paru avantageuse à quelques expérimentateurs dans l’hydropisie, les fièvres intermittentes, le scorbut, les serofules, la chorée, et particulièrement l'épilepsie. Linné rapporte qu'en Suède, pour guérir la fièvre, on en prend la décoction dans de la bière une heure avant l'accès; qu'on se sertencore avec avantage de cette boisson, qui produit souvent un ou plusieurs vomissements, contre les affections scorbutiques. Gilibert recommande le suc de Sedum acre dans la chlorose, l'ictère, l'empâtement des viscères abdominaux, où sans doute il le donnait à doses fractionnées, altérantes.
(1) Une seule est conservée sur la figure, à côté des autres qui sont coupées.
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Toutefois nous ne conseillons pas l'usage de ce remède dans ces dernières maladies, parce que, neuf fois sur dix, elles dépendent d’un état inflammatoire chronique que l’on risque de convertir en phlegmasie aiguë dont les conséquences pourraient être très graves.
Mais c’est principalement contre l'épilepsie qu'on a employé la Vermiculaire. Des observations qui ont été publiées par Laubender, Ischorn, Peters, etc., en Allemagne, par Fauverge, Godier et d’autres en France, on peut conclure, disent Mérat et Delens : 1° que cette plante a presque toujours été utile contre cette maladie ; 2° qu'elle a le plus souvent éloigné les accès et diminué leur intensité ; 3° que quelques malades ont été complétement guéris: Quant à la question de savoir si le Sedum acre doit ses succès à une sorte de dérivation sur le canal intestinal ou à tout autre mode d'action, les expérimentateurs ne s'expliquent pas à cet égard, mais nous inclinons à lui accorder, dans l’épilepsie particulièrement, une propriété altérante. : °
La Vermiculaire a été mise en usage à l extérieur pour guérir les affections cancéreuses, lesmleeres sanieux, les plates ganoréneuses, le charbon ; pour résoudre les engorgements scrofuleux, détruire les cors, etc. Marquet, de Nancy, la vante beaucoup contre le cancer et la teigne : il dit l'avoir employée avec succès dans cette derniére affection, pilée et appliquée sur les parties malades pendant quarante ans, sur quantité de sujets où elle a toujours bien réussi (Obs., ete., Paris, 1750). — En somme, c’est un médicament qui appelle de nouveaux essais dans le traitement de l'épilepsie, du cancer et de là teigne. .
PRÉPARATIONS ; DOSES
Décoction (feuilles) :june poignée ‘dans 1 kil. de bière réduite à moitié, divisée en plusieurs tas 0 pr endre contre la fièvre, le scorbut [Linné). Sue : 4 à 8 gr. dans du vin ou du lait, comme diurétique, apéritif, fondant, altérant dans l’ictère, les obstructions {[Gilibert). Poudre [plante séchée au four] : 50 à 75 cent. , mêlée avec du sucre, en aug-
mentant progressivement la dose jusqu'à 2 gr., contre l’épilepsie. Continuer pendant 2 ou 3 mois.