‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 147 sur 177 · PURGATIFS · texte numérisé non relu

PURGATIFS

Médicaments qui provoquent les déjections alvines, sollicitent la diarrhée. On les distingue en laxatifs, Far SI et drastiques. a

Les laæatifs, encore appelés minoratifs, sont M ent des substances douces et émollientes qui provoquent des évartations plutôt en relâchant ou affaiblissant les intestins qu'en les irritant, et dont l’effetne s'accompagne jamais de symptômes d'excitation. Les plus employées sont, parmi les indigènes, les huiles d'olive, de ricin et d'amandes douces, la manne, les pruneaux, etc; puis viennent lacasse, les tamarins. — Les laxatifs conviennent lorsque l’on veut rendre le

ventre libre, purger doucement sans irriter le canal intestinal : leur usage est donc permis dans toutes les inflammations, même dans celles des viscères abdominaux accompagnées de constipation.

Les cathartiques ou purgatifs proprement dits sont des médicaments plus actifs qui produisent là diarrhée en stimulant la membrane muqueuse intestinale; augmentant la sécrétion de ses follicules, provoquant le flux biliaire dans le duodénum et augmentant le mouvement péristaltique du canal digestif, ce qui cause les coliques dont ils s’accompagnent,. Ce sont des substances excitantes dont l’ingestion cause une sensation de chaleur interne, de dégoût, des borborygmes, des nausées, puis Souvent des phénomènes généraux, tels que chaleur, élévation du pouls, soif. Mais à ces phénomènes succèdent bientôt, d'une manière secondaire : 1° le ralentissement de la circulation par suite de l'évacuation des matières alvines et de l'augmentation des fluides sécrétés et expulsés ; 2° l'accroissement de l'absorption, comme conséquence naturelle de la diminution qu’a éprouvée la masse des humeurs en circulation ; 3° l'augmentation de lasécrétion biliaire et de plus la liberté rendue à l'écoulement de la bile dans ses canaux; 4 une action révulsive tendante à détourner le sang'de la tête, du cœur etde la poitrine, et à diminuer l'impulsion du sang vers ces visères. C’est en effet pour obtenirun ou plusieursde ces résultats que l’on administre les purgatifs.dans les fièvres, les hydropisies, les maladies du foie, les affections catarrhales, les ‘dartres, les engorgements glandulaires, les ophthalmies, les fluxions, les. congestions cérébrales et une foule d'autres états morbides qu'il serait trop long d'énumérer.

Les purgatifs sont fournis par les minéraux et lès végétaux, Les premiers sont constitués par des sels neutres à base de potasse, de soude ou de magnésie. Ils agissent spécialement, mais d’une manière passagère, sur l'estomac et les intestins grêles, très faiblement sur le gros intestin, ce qui fait que leur emploi n’est pas suivi de Aa rire comme cela a lieu pour certaines substances végétales, et qu’au contraire, dans les cas où il existe une diarrhée d’embarras intestinal (état

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saburral}, ils la font cesser en évacuant les saburres ou bien en substituant, dans d’autres circonstances, leur irritation propre à celle qui entretient le dévoiement. | Les purgatifs fourmis par le règne végétal agissent généralement avec plus d'énergie; ils sont aussi plus irritants pour les intestins. Ils doivent leur action à des résines, des matières gommo-résineuses ou des principes extractifs amers. — C’est parmi eux que se trouvent les drastiques et les hydragogues, médicaments purgatifs dont l’action est le plus énergique. Voici par ordre alphabétique les plantes indigènes qui fournissent des médicaments purgatifs, et dont nous avons

à tracer l'histoire.

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