‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 3 sur 177 · ARE · texte numérisé non relu

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iv | "PRÉFACE.

qu'ils ont une grande analogie dans leurs propriétés médicales (sauf exceptions néanmoins). C'est ainsi que toutes les Malvacées sont émollientes, toutes les Crucifères âcres et stimulantes, toutes les Gentianacées améres et toniques, toutes les Labiées aromatiques, toutes les Euphorbiacées àcres, laiteuses et irritantes, etc.; et ceci est import à savoir, car il en ressort, comme conséquence, que le médecin, dës qu’il aura déterminé à quelle famille appartient une plante donnée, 18 aura reconnu les propriétés; de plus, il verra d’un seul coup d'œil, en se reportant à l’énumération des genres et des espèces, quels sont les succédanés de cette même plante ; il saura enfin qu’il lui sera possible d'employer l’une à la place de l'autre sans inconvénient. — Dans ce même chapitre sont énoncés les usages économiques, industriels ou d'agrément des différentes espèces indigènes et même exotiques; et, pour cette partie de mon travail, je dois le dire, j’ai fait de nombreux emprunts à l'estimable ouvrage de M. Le Maout. Seconde partie. — C’est la plus étendue de beaucoup. Elle comprend l'histoire particulière des Plantes dites médicinales. Ne voulant pas adopter pour leur étude l’ordre alphabétique général, qui a l’inconvénient de séparer les végétaux dont les propriétés sont analogues ou semblables et de rapprocher, au contraire, ceux qui sont les plus opposés, j'ai dû, malgré la difficulté d’une classification thérapeutique, les diviser suivant ces mêmes propriétés. En conséquence, j'en ai formé sept groupes, correspondant aux sept classes fondamentales de médicaments {1}, et, dans chacun d’eux, les plantes sont étudiées une à une, suivant l’ordre alphabétique qui, dans ce cas, est le plus convenable en ce qu’il ne préjuge point leur degré d'importance. Ce n’est pas tout : comme à.chaque classe correspond un genre de médication particulier, j'ai fourni sur celle-ci des notions générales destinées à faire comprendre le mode d’action des plantes sur l'économie malade et l'opportunité de leur emploi. J'ai pris le même soin en passant aux subdivisions de chacun de ces groupes primitifs, si bien qu'il résulte de la succession de ces divers chapitres sur les indications et contreindications, que l'ouvrage est en même temps un traité de Thérapeutique générale. C’est là, ce me semble, un point important, car de quelle utilité pratique peut-il être de dire que telle ou telle plante agit comme émolliente, tonique ou narcotique, etc., si le lecteur ne connait pas la valeur de ces mots, s’il ne sait distinguer les cas où il faut relâcher, tonifier ou calmer les tissus?

Voici maintenant la marche suivie dans la composition de chaque

(1) Le tableau qui indique ces classes à la page 261 n’en mentionne que six, par erreur : cela n'empêche pas qu’on ne les retrouve toutes les sept dans le cours de l'ouvrage par suite de la séparation des évacuants du groupe des stimulants spéciaux.

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