‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 4 sur 177 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

article. J’indique d’abord en gros caractères le nom principal de la lante; à la suite vient le nom latin de Linné; puisau-dessous, et en es petit texte, la synonymie vulgaire, que je considère comme très importante, attendu que, sans elle, beaucoup de personnes ne sauraient trouver le sujet qu'elles cherchent.

L'histoire de la plante commence ensuite par l'indication de la contrée et des lieux où on la trouve le plus communément; par la désignation de la famille naturelle et du genre auxquels elle appartient, et

par celle enfin de la planche où elle se trouve figurée. Après ces pre-

mières données, je passe à la description botanique. Je dis si la plante est annuelle ou vivace, herbacée ou ligneuse; j'en signale la hauteur, le port, les différents caractères physiques. Ensuite j'arrive à la partie la plus importante sous le rapport de la distinction de l'espèce, la fleur; j'en indique la couleur, la grandeur, la forme, le mode d'inflorescence, et surtout je décris avec soin les organes de la fructification. Dans cette description se reproduisent les caractères généraux déjà indiqués aux Familles et aux Genres, mais le lecteur ne se plaindra point de ces répétitions qui ne peuvent que rendre plus ressemblant le portrait de chaque individu. Lorsque j'ai eu à décrire plusieurs espèces d’un -.ême genre, j'ai donné plus d'extension à la première, me bornant souvent, pour les autres, à faire ressortir leurs différences avec elle.

Les propriétés et usages forment, dans chaque article, la partie la plus étendue et la plus importante sous le rapport de l'utilité. On y trouve d’abord des notions sur la saveur, l'odeur, les vertus alimentaires ou toxiques du végétal ; puis ses propriétés médicales sont passées en revue, discutées, établies ou rejetées, d’après les expériences, les écrits et les leçons des hommes les plus compétents, sans oublier ses usages dans les arts, en économie domestique et en médecine vétérinaire, lorsqu'il y a lieu.

A la récolte est consacré un alinéa qui indique non-seulement le moment le plus convenable pour y procéder, mais encore le mode de dessiccation et de conservation, ainsi que les caractères physiques et chimiques nouveaux que la première imprime à la plante.

Enfin, sous le titre de Préparations et doses sont notés les divers modes d'administration du médicament et les cas les plus favorables à son emploi. On remarquera que cette partie est imprimée en caractères plus petits, ce qui la distingue de suite à l'œil, et a permis d'augmenter considérablement la matière sans grossir davantage le volume déjà si fort.

L'ouvrage est accompagné d’un Atlas de 60 planches, représentant les organes des végétaux, les caractères de chaque famille naturelle {1},

(4) 1 est une ou deux familles où le choix de la plante-type aurait pu être plus heureux, Je citerai les Synanthérées et les Ombellifères. Dans cette der-

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4 à Li R 4

VI 5 Ï FACE. | É et presque toutes les plantes dont est tracée l’histoire, en en exceptant &: toutefois celles que t ut'le monde connaît. Mon but étant de faire | ouvrage complet sous le rapport des figures aussi bien que du Re j'ai dû préférer le nombre de celles-ci à leur dimension, ne pouvant e réunir ces deux conditions sans être obligé de quadrupler le prix de cette publication, qui doit se M dk par son bon marché. Mais l’on comprendra facilement que, dans l'impossibilité le plus s o Ne" vent de représenter autre chose que des rameaux (il n'existe aucun Ta ouvrage où les plantes soient figurées dans leur ensemble para | leux ou trois centimètres de plus ajouteraient peu à la ressemblance; l'on appréciera également l'utile profusion des petites figures détachées, qui sont destinées faire comprendre la disposition et la forme des diverses parties de la fleur et du fruit; enfin l'on remarquera l'exactitude et l'intelligence du crayon et du burin de MM. Maubert, Hoequart et Clergé. cr *

Je devrais, en bonne justice, rappeler les noms de tous les auteurs dont les ouvrages ont été consultés pour la composition de celui-ei, mais je remarque que cette préface est déjà bien longue. Je dois cependant mentionner encore ceux de Gauthier, Chomel, Rocques, Mérat, Delens, Costes et Willemet, ceux de MM. Cazin, Dubois €. Tournai, Trousseau , Barbier, ete.

J'ai eu le courage de faire cinq tables : trois pour le volume, deux pour l'Atlas. Des trois premières l’une est au commencement: c'est celle des matières, dans l’ordre de leur distribution; les deux autres sont à la fin, se rapportant, la première au Cours de botanique, la seconde au Traité des plantes : elles sont toutes deux alphabétiques. Les deux tables de l'Atlas, également alphabétiques, renvoient lune aux Le 3 consacrées aux caractères des Familles, l’autre aux Plantes représentées.

… Janvier 1854.

nière surtout, Le Chardon-Roland, quoique lui appartenant bien, ressemble plutôt à une Composée, à première vue, et la forme de sa fleur n’est pas très bien choisie, je le répète, pour servir de type et aider l'intelligence de l'élève; mais celui-ci pourra se reporter à quelqu'une des nombreuses plantes du méme groupe représentées dans l’Atlas.

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