‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 52 sur 177 · L. INUNDATUM. Feuilles mutiques non terminées par un poil · texte numérisé non relu

L. INUNDATUM. Feuilles mutiques non terminées par un poil

L. sezAGo. Cette espèce croît sur les hautes montagnes du Nord; elle était en grande réputation parmi les nations druidiques.

7e Famille. — ÉQUISETACÉES.

PI. x, 1. Préle-queue-de-cheval : a. fructification formant l'extrémité d’un rameau ; b. écaille grossie de ce rameau portant inférieurement des capsules; c. coupe de cette capsule grossie; d, portion de tige feuillue.)

138. Végétaux herbacés, croissant dans les prés humides et marécageux, dont la tige est striée longitudinalement, creuse intérieurement, et offrant de distance en distance des nœuds d’où naissent des feuilles qui forment comme une sorte de gaîne fendue en languettes nombreuses verticillées ; quelquefois des rameaux également verticillés partent de ces mêmes nœuds. Les organes reproducteurs sont disposés en épi terminal, composé d’écailles en tête de clou, à la face interne desquelles se trouvent les capsulesrenfermant lesspores, De la base de chaque spore naissent quatre longs filaments articulés, renflés à leur extrémité et roulés autour de ce petit corps globuleux, qu'ils détachent du réceptacle et lancent à une certaine hauteur en se déroulant avec élasticité. Ce phénomène singulier peut être observé à l'œil nu. — Un seul genre compose cette famille :

A. Prêce (Equisetum). Mêmes caractères que ceux de Ja famille (pl. x, 1).

ÉQUISETUM HIEMALE. Tige marquée de 12 stries, dépourvue de rameaux; gaînes entières ou à peine crénelées. — Prés humides.

EQu. LIMOsuM. Gaînes divisées en 20 dents aiguës; épi ovoïde.

EHaRvENSE (Queue-de-Cheval)}. Gaînes peu élargies, à 10-12 dents; tiges verticillées de 8 à 15 rameaux.

E. syzvaricum. Rameaux subdivisés en ramifications secondaires.

E. PALUSTRE. Rameaux simples, gaînes à 8-10 dents,

8° Famille. — FOUGÈRES.

(P1:x, 2. Doradille polytric ou Polytric ofiic.: a. feuille pinnée; D. folioles portant des capsules contenant les spores.)

159. Les Fougères forment une vaste famille, composée de plantes vivaces, généralement herbacées dans nos contrées, mais souvent à l'état d'arbres véritables dans les régions intertropicales. Ces végétaux n'ont pas de tiges véritables, dans nos climats du moins, mais des rhizômes ou tiges souterraines ou rampantes. Leurs feuilles ou frondes, roulées en crosse avant leur entier développement, puis éparses sur le rhizôme comme des rameaux, sont alternes, sessiles ou pétiolées, élégamment découpées, et quelquefois divisées à l’infini en segments de formes variées. Les organes reproducteurs consistent dans des spores [organes femelles), contenues dans des réceptacles ou sores, placés à la face inférieure des feuilles, en amas de formes variées. Quant aux organes mâles, ou ils manquent, ou ce ne sont que des corps celluleux s’ouvrant au sommet par un pore. — Voici les genres indigènes :

A. Porvrone (Polypodium). Sores arrondis, nus, placés sur les veines des frondes, formés par un grand nombre de thèques ou capsules pédicellées.

PoLYPODIUM VULGARE (Réglisse des bois). Feuille pinnatifide. —Vieux murs.

P. RHŒTICUM ( Capillaire blanc). Feuilles n'ayant pas l'apparence ternée; côtes nues, blanchâtres.

P. caLcAREUM. Pétiole garni, vers la base, de petites écailles roussâtres.

P. pRYOPTERIS. Pétioles sans écailles.

B. Porysric (Polystichum) où NepHRoDE (Nephrodium). Sores arrondis épars sous les feuilles, recouverts d’un indusium.

POLYSTICHUM FILIX MAS (Fougère mâle) (pt. zx, 2). Folioles pinnatifides ; pétioles garnis d’écailles rousses. — Lieux ombragés un peu humides.

Poz. LoNciITIS. Folioles dentées.

P. rmecyprTEris. Lobes des folioles triangulaires, aigus, couverts de sores à la maturité. 7

P. oREoPTERIS. Lobes des folioles oblongs, obtus; sores formant des groupes distincts.

P. cALLIPTERIS. Des écailles seulement à la base du pétiole.

P. ACULEATUM. Lobes des folioles presque semi-lunaires, à dents raides et épineuses,

P. piLATATUM. Lobes des folioles oblongs, à dents terminées en pointe molle, j

C. Aspmiox (Aspidium). Sores arrondis, épars, recouverts d’un imdusium qui devient libre dans sa circonférence et adhérent au centre. Thèques attachées à un réceptacle saillant.

ASPIDIUM FILIX FŒMINA (Fougère femelle, petite F ougèré) . Feuilles bipinnées, ete. (pl, 1x, 1).

A. MONTANUM. Feuilles tripinnées.

A. PRAGILE. Folioles dentées à découpures terminées en petite pôlhte.

A. REGIUM. Folioles presque entières à découpures dépourvues de pointes.

D. Doranizie |(Asplenium). Sores allongés, linéaires, c’està-dire réunis en lignes droites, recouverts d’un tégument qui naît d’une nervure latérale et qui s'ouvre de dedans en

dehors.

ASPLENIUM TRICHOMANES (Polytric offic.| (pl. x, 2). Feuilles une seule fois pinnées, pétioles noirâtres. — Fentes des rochers, vieux murs.

À. ADIANTHUM NIGRUM (Capillaire noir). Pétiole formant les deux tiers inférieurs de la feuille.

À. LANCEOLATUM. Pétiole presque nul.

À. RUTA MURARIA (Petite-Rue, Sauve-Vie). Lobes des feuilles ovales, arrondis.

E. Céréracn (Ceterach). Absence d'involucre sur les sores, qui sont aussi allongés ; fronde fructifère ordinairement couverte d'un duvet épais ou d’écailles brunâtres.

CETERACH OFFICINARUM (Cétérach offic.). Feuilles pinnatifides, à lobes obtus, écailleuses en dessous, — Sur les vieux murs,

F. ScozopeNDRE (Scolopendrium). Sores géminés, contigus, parallèles, semblant s'ouvrir en deux valves.

SCOLOP. OFFICINALE (Langue-de-Cerf]. Feuilles simples.— Bord des fontaines

G. ADraNTHE (Adianthum). « Sores marginaux formant une ligne interrompue sur le bord des feuilles roulé en dessous, qui leur sert de tégument et s ouvre de dedans en dehors. »

ADIAN. CAPILLUS VENERIS (A. capillaire de Montpellier). Feuilles radicales, décomposées, dont les divisions sont roulées en dessous. — Puits et fontaines.

H. Prérpe (Pteris). Sores marginaux continus, le long du bord de la feuille; indusium formé par le bord même de la fronde, recouvrant des thèques ou capsules attachées au sommet des veinules.

Preris AQUIMANA (P.porte-aigle, grande Fougère femetle|. Racine dont la coupe figure. un aigle à deux têtes; feuilles bi-tri-pinnées. — Terres sablonneuses,

I. OPxioGLossE (Ophioglossum). Sores où capsules bivalves, sessiles, disposées sur deux rangs le long d'un épi, simple, uon roulé en crosse dans sa jeunesse.

OPHIOGLOSSUM VULGATUM (Langue-de-Serpent, Herbe sans couture). Tige portant une seule feuille ovale, amplexicaule.

J. Botricue (Botrychium). Capsules bivalves, sessiles, sur deux rangs le long des branches d’un épi rameux et roulé en

crosse dans sa jeunesse. CE

BOTRYCHIUM LUNARIA [Lunaire), Tige portant une seule feuille pinnée, À divisions arrondies,

K. Osmonpe (Osmunde). Capsules arrondies, pédicellées, à une seule loge, s’ouvrant en deux valves, disposées en grappe terminale, ou rapprochées sur le dos des feuilles.

Os. REGALIS (Osmonde où Fougère royale). Feuilles bipinnées, radicales.

140. Usages. — Plusieurs Fougères contiennent un mucilage qui les rend adoucissantes, béchiques; d’autres sont légèrement astringentes ; d'autres enfin ont une espèce d'arôme qui les rend sudorifiques. Mais dans la plupart, les racines possèdentune amertume mêlée d'âcreté, quiles rendanthelminthiques. Leurs feuilles servent à faire des couches aux rachitiques.— Quelques-unes contiennent une assez grande quantité de mucilage et de moelle pour les rendre alimentaires (Asplenium furcatum, Pteris esculenta).

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