‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 54 sur 177 · C. FLAVESCENS. Epillets jaunâtres · texte numérisé non relu

C. FLAVESCENS. Epillets jaunâtres

B. CHoun (Schœænus). Fleurs hermaphrodites ; écailles imbriquées en tous sens ; épis arrondis.

SCHÆNUS MARISCUS. Graines nues à leur base. Il remplace le chaume pour couverture. — Marais.

$. ALBUS. Graines entourées de soie à leur base; panicule blanche; tige triangulaire.

S. FusCuS. Panicule brurâtre.

$. NIGRICANS. Épillets réunis en nne seule tête terminale ; tige cylindrique.

S. FUSCUS. Épillets réunis en 2 ou 3 têtes,

C. Scrrre (Scirpus). Fleurs hermaphrodites ; écailles imbriquées en tous sens, Fruit nu où muni de poils courts. Epis arrondis.

SCIRPUS FLUITANS. Tige rameuse; un seul épi sur la même tige.

S. cœæsPriTosus. Tiges très simples, munies d’écailles à la base ; épi jaune de 8 à 4 fleurs.

S, ovarus. Tiges dépourvues d’écailles ; épi jaunâtre de plus de 20 fleurs à 2 étamines. :

S. PALUSTRIS | Jonc des chaisiers). Racine rampante, alimentaire pour les porcs; tige cylindrique nue.

S. caricis. Tige simple, triangulaire, plusieurs feuilles à sa base,

S, SErACEUS. Tiges cylindriques, très fines, ne surmontant pas l’épi d’un pouce.

S. supINUS. Tiges moins fines, surmontant l’épi de 2 à 3 pouces.

D. LinalGreTTe | Eriophorum |. Fleurs hermaphrodites ; écailles planes, imbriquées en tous sens. Fruit muni, à sa base, de soies plus longues que les écailles.

ERIOPHORUM CAPITATUM. Feuilles canaliculées; épi solitair2, globuleux, muni d’une spathe brune.

E. vaGinaATUM. Feuilles triangulaires ; épi ovale, dépourvu de spathe.

E. POLYSTACHYUM {Lin des marais). Épis nombreux, 7 à 12.

E. ANGUSTIFOLIUM. Épis, 5 à 6; tige cylindrique; aigrette longue; pédoncules longs, écailles allongées.

CARICINÉES.

Fleurs unisexuées, en chatons. Écaiïlles imbriquées en tous sens.

E. Laicue (Carex). Fleurs généralement monoïques, dans un seul ou plusieurs chatons ou épis; 3 étamines. Ovaire triangulaire , enveloppé dans une urcéole ouverte au sommet. Fruit recouvert par l’urcéole. Chaume très souvent triangulaire. Très nombreuses espèces dont voici quelques-unes.

CAREX ARENARIA [Laiche des sables, Salsepareille d'Allemagne | (pl. xLv1, 2). Souche horizontale; tige triangulaire ; fleurs roussâtres en chaton; bractée inférieure à peine double de l’épi,

. DISTICHA. Épi brun, formé de 30 à 60 épillets ; point de bractées foliacées. . HIRTA. Feuilles, glumes et gaînes hérissées de poils.

. DIGITATA. Epillets blanchâtres, disposés comme les doigts de la main.

. FILIFORMIS. Feuilles filiformes, roulées en dessus sur leurs bords, glabres,. . PRÆCOX. Épi femelle inférieur, porté sur un long pédicelle radical,

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. SPRICTA. Un seul épi mâle; gaîne des feuilles inférieures déchirée en forme de réseau,

C. PANICEA, Plusieurs épis mâles, blanchâtres; tiges lisses. }

Ces deux tribus contiennent plusieurs centaines d'espèces, abondantes surtout dans les contrées équinoxiales. Elles sont très voisines des graminées, mais elles en diffèrent par leur gaîne non fendue, par leur seule écaille au lieu de deux ; par leurs trois stigmates au lieu de deux, ete.

147. Usages. — Les Cypéracées offrent peu de ressources à la médecine, à l’économie domestique et aux arts. Quelques racines ont été employées cependant, les unes comme légers sudorifiques ([Souchet long, S. rond); d'autres comme alimentaires, à cause de la grande quantité de fécule amylacée que contiennent leurs tubercules (S. comestible). — Le papier sur lequel sont écrits les livres de l'antiquité à été fabriqué avec des tranches minces fortement battues d’une espèce de souchet, le Cyperus papyrus, dont se servaient encore les anciens pour faire des câbles, de la toile, ete.

13e Famille. — GRAMINÉES.

PI. x1, 1. Fromenl : a. épillet séparé; b. écaille ou glume, garnie à sa base de deux paléoles, formant la glumelle et contenant les organes sexuels.)

148. Cette importante famille se compose de plantes herbacées, rarement ligneuses, ayant pour tige un chaume cylindrique, fistuleux, marqué de nœuds, desquels naissent des feuilles alternes, engaînantes [gaîné fendue), longues et étroites. Fleurs disposées en épis, où en panicules rameuses ; elles sont réunies en petits groupes nommés épillets, sessilés où pédoneulés, et involuerés par deux espèces de bractées écailleuses appelées glumes. Chaque fleur est aussi pourvue de deux bractées ou petites écailles (paléoles) qui constituent la glumelle (lépicène), et n'a pas d'autre périanthe; étamines hypogynes 3 ou 6; ovaire uniovulé à 1, 2, 3 styles, à stigmates plumeux ou barbus. Cariopse (95, A) à endosperme farineux. — Quatre groupes principaux :

Fleurs hermaphrodites en epi; 3 etamunes.

A. FromexT | Triticum). Epillets solitaires sur chaque dent de l'axe ; lépicène bivalve contenant de 3 à 6 fleurs ; glume

formée dé 2 paillettes dont l'inférieure est terminée par une soie. Style biparti.

. FRITICUM SATIVUM. (Froment cultivé) [pl. x1, 1). Glume n’adhérant point à Ja graine.

T. SPELTA {Blé épeautre). Glumes adhérentes autour de la graine lors de la maturité. :

T, REPENS [Chiendent). Épiallongé, comprimé ; épillets sans arête ; valves aiguës.

T. composiTuM {Blé de miracle |. Épi rameux.

T. xarDuUS (Faux-Nard). Fleurs disposées d’un seul côté; feuilles linéaires.

B. Ivrare (Lolium). Epillets solitaires regardant l'axe par une de leurs faces, et non, comme le Froment, par un de leurs côtés ; lépicène quelquefois à une seule valve.

LOLIUM TEMULENTUM (vraie enivrante|. Épillets de 5 à 12 fleurons, aristés ; lépicène bivalve.

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