L. MULTIFLORUM. Épillets formés de 18 fleurs au moins
L. PERENNE (Ray-grass des Anglais), Epillets de 5 à 12 fleurs; tige lisse au toucher. Bon fourrage pour les chevaux.
L, TENUE. Épillets de 3 ou 4 fleurs,
C. Seicce. (Secale). Épillets solitaires sur les dents de l'axe, biflores ; lépicène à 2 valves lancéolées ; glume à 2 paillettes, dont l'inférieure est terminée par une soie, la supérieure sans pointe ni piquants. Styles extrêmement courts. Cariopse enveloppée dans la glume.
SECALE CEREALE | Seigle cultivé |. Épi chargé de longues barbes.
D. OrGE (Hordeum). Trois épillets uniflores à chaque dent de l'axe ; lépicène bivalve, valves aiguës, lancéolées ; glume bivalve, paillette supérieure entière, l'inférieure terminée par une soie. Cariopse sillonnée et entourée de sa glume persistante.
HoRDEUM VULGARE (Orge cultivée). Épi anguleux, comprimé -et allongé.
H. &Lymus (Élyme). Épi cylindrique. x
H, DISTICHUM (Sucrion). Epi égal, allongé: balles s’écartant lors de la maturité; cultivé
H. HExASTICHUM (Escourgeon |. Épi anguleux, quadrangulaire on à six rangées égales; cultivé.
H. zeocRITON (Orge de Russie ou pyramidale). Épi pyramidal , balles ne s'ouvrant pas lors de la maturité; cultivé pour fourrage,
E. Narp (Nardus). Glume aiguë uniflore, à 2 valves ; balle nulle ; stigmate simple.
NARDUS STRICTA |Barbe-de- Vieillard, Cheveux-de-Lapon |. Épi droit unilatéral.
F. FLouve (Anthoæanthum). Glume à 2 valves ; lépicène à 2 valves aiguës, munies d’une arête courte sur le dos.
ANTHOX. ODORATUM. Epis jaunâtres, solitaires; cultivé, bon fourrage.
G. CRÉTELLE (Cynosurus). Glume bivalve à 2-5 fleurs ; balle à 2 valves entières.
CyNosuRUS CRISTATUS. Epi étroit, unilatéral ; bractée foliacée, découpée, à la base de chaque épillet.
H. SescéRtE (Sesleria). Glume de 2-3 fleurs, à 2 valves ; lépicène bivalve.
SESLERIA CŒRULEA. Épi long, serré, bleuâtre, . .# Q 0 Fleurs hermaphrodites en panicule; 3 étamines.
I. Avoxe (Avena). Glume bivalve à 2 ou plusieurs fleurs ; lépicène à 2 valves membraneuses plus longues que les fleurs ; glume à 2 paillettes, dont l'inférieure offre une arête crochue et tordue qui part du milieu de son dos.
AVENA SATIVA (Avoine cultivée). Barbes longues et tortillées.
A, FATUA (Folle-Avoine|. Balles garnies à la base de soies rousses : épillets pendants.
A. NUDA. Fleurs munies toutes d’arêtes; barbes non tortillées; cultivée comme fourrage.
J Cancue (Aira). Glume biflore, bivalve ; lépicène à 2 val. ves ; fleurs luisantes.
A1RA CŒSpiTOsA. Tige de 1 à 3 pieds ; feuilles planes, striées ; cultivée pour fourrage,
A. CANESCENS. Tige haute de 10 à 12 pouces.
A. CARYOPHYLLEA. Tige de 6 à 8 pouces,
A. PRÆCOX, Tige de 2 à 3 pouces.
K. Roseau (Arundo). Épillets solitaires, multiflores ; lépi-
cène à 2 valves aiguës ; glume à 2 paillettes couvertes à leur base d’une touffe de poils persistants.
ARUNDO DONAX [Canne de Provence) (pl. xzv, 3). Tige de 2 à 3 mètres; panieule très grande et rameuse, terminale ; lépicène triflore.
À. PHRAGMITES | Roseau à balai). Tige de 3 à 6 pieds ; feuilles glabres.
À. NIGRICANS. Tige de 2 à 3 pieds; feuilles velues. *
L. Parurin (Poa). Glume multifiore, bivalve ; lépicène à 2 valves dépourvues d’arêtes, ordinairement obtuses. Un grand nombre d'espèces de ce genre font la base de nos prairies, de nos gazons et servent de nourriture aux herbivores.
Poa FLUITANS [Herbe-à-la-Manne). Plante aquatique ; tige flottante sur l’eau, feuillée jusqu’à la panicule ; épillet d’un vert pâle; graine alimentaire.
P. comPressa. Tige nue; épillets rougeâtres au sommet; panicule comprimée. ;
P. ANNUA. Panicule lâche, interrompue.
P. pAzLusrris. Valves des balles marquées de nervures; membrane oblongue, obtuse, à l'ouverture de la gaîne des feuilles.
P. PRATENSIS. Valves un peu scarieuses au sommet ; membrane de la gaine tronquée.
P. ERAGROSTIS. Gaîne irrégulièrement velue; 10 à 11 fleurs dans chaque épillet ; excellent fourrage.
M. Brrze (Briza). Glume multiflore à 2 valves ; lépicène à 2 valves ventrues ; épillets pendants.
BriZA MEDIA | Amourette, Gramen tremblant |. Panicule très ouverte, épillets violets ou rougeâtres à la base; croît dans les prés secs.
B. virexs. Panicule verdâtre, resserrée, portant une feuille à la base ; croît dans les bois, les moissons.
N. BromE (Bromus). Glume multiflore, bivalve ; lépicène à 2 valves inégales, l’intérieure plus petite, plissée, chargée de 2 rangées de cils.
BROMUS SECALINUS. Feuilles supérieures plus longues que les inférieures :
épillets comprimés.
B. ARvENSIS. Feuilles supérieures plus courtes; épillets peu comprimés.
O. Panic (Panicum). Glume bivalve, munie d'une troisième valve à sa base externe; lépicène à 2 valves persistantes.
Paxicum 1TALICUM | Millet des oiseaux). Axe de l'épi laineux. — Cultivé,
P. mixxacEuM | Millet). Gaïînes des feuilles velues.
P. Paspare (Paspalum). Glume à 2 valves membraneuses ; lépicène à 2 valves persistantes, crustacées ; épis digités.
PASPALUM DACTYLON (Chiendent, Pied-de-Poule|. Valve extérieure de la glume étalée comme une bractée. — Sables.
Q. AGRosTIDE (Agrostis). Glume bivalve ; lépicène à 2 valves glabres.
AGROSTIS DECUMBENS, STOLONIFERA |Fiorin). Tige rampante à Ja base; fourrage.
A. SPICA-VENTI (Épi-du- Vent). Panicule non interrompue : excellent pâturage.
R. Caramacrosris. Longs poils soyeux aux valves de la lépicène.
CALAMAGROSTIS COLORATA (Chiendent panaché, Herbe-à- Ruban |. Feuilles molles, à peu près planes; plante aquatique.
S. Canwe (Saccharum). Canne à sucre, genre exotique. Fleurs hermaphrodites; 6 étamines.
T. Riz (Oriza). Genre exotique.
Fleurs monoïques.
U. Maïs (Mays). Épillets mâles biflores, en panicules terminales ; épillets femelles uniflores, en épis axillaires. Stigmate très long, fruits lisses, arrondis, comme incrustés dans l'axe de l’épi.
Mays zEA [Blé de Turquie). Épis femelles entourés de gaînes; épis mâles nus.
V. Ecrrore (OEgilops). Fleurs trés enfoncées dans les cavités de l'axe
ŒaiLors ovarA. Epi gros, ovoïde; épillets inférieurs à 3 barbes ; semences
alimentaires.
149. Usages. — Les Graminées doivent être placées au premier rang des plantes utiles, car elles nourrissent les peuples et les troupeaux d'une grande partie du globe ; les Palmiers, qui seuls peuvent leur être comparés, sous ce rapport, ne sont pas moins précieux dans les régions équatoriales.
Les céréales renferment dans leurs graines de l'amidon, du gluten, du sucre et divers sels ; on trouve dans leurs parties herbacées de la silice, de la chaux phosphatée, de l'albumine, du sucre et des principes mucilagineux. Sous le rapport mé-
dical, leur importance est relativement minime ; cependant on en prépare des boissons et des cataplasmes émollients, etc. En économie domestique, les tiges séchées servent à confectionner des nattes, des tapis, des chapeaux, des vêtements.
A. Quelques plantes de cette famille possèdent un principe aromatique ou autre, qui diffère de celui des céréales. L'Ivraie communique au pain desqualités malfaisantes ; — la louve [Anthoæanthum odoratum) donne au foin de nos prairies l'odeur balsamique qu'il répand lorsqu'on le fait sécher ; — l'Andropogon ou foin des chameaux est une herbe de l'Orient très odorante ; — le Vétiver, racine d'une espèce de l'Inde, sert par son odeur prononcée à éloigner les insectes des vêtements et des étoffes.
B. Non-seulement nos moissons, mais encore nos prairies sont peuplées de graminées, plantes modestes qui représentent la multitude dans la nation, et que Linné a caractérisée par une phrase latine dont chaque mot renferme une allusion piquante. En voici la traduction : « La Gramens, plébéiens, campagnards, pauvres, gens de chaume, communs, simples, vivaces, constituent la forcé et la puissance du règne végétal, et se multiplient d'autant plus qu'on les maltraite davantage et qu'on les foule aux pieds. »
C. La Canne à sucre, originaire des Indes orientales, fut introduite à Saint-Domingue et dans toute l'Amérique tropicale en 1506 ; sa tige, comme celle d’autres espèces encore, renferme du sucre en si grande abondance qu’elle est devenue une source de richesse pour les contrées où on la cultive. — Nous ne parlons pas ici de la Canne de Provence, dcnt nous traiterons spécialement ailleurs.
D. Les Bambous ont un chaume ligneux qui s’élève à plus de 60 pieds, et dont on fait des cannes qui se vendent en Europe.
14e Famille. — PALMIERS, PI. x1, 2, Dallier commun : a. fleur mâle ; b. fleur femelle ; c les trois carpelles ; 4. spa-
the contenant un panicule on un régime de fleurs; #. fruit coupé transversalement, et embryon.)
150. Ce sont des végétaux d’un port majestueux, à tige (stipe) élancée, couronnée par un faisceau de belles feuilles,
grandes, persistantes, pétiolées ; tantôt en forme d’éventail, tantôt pennées ou palmées, quelquefois décomposées. Les fleurs sont unisexuées, dioïques ou polygames, rarement hermaphrodites, disposées en épi rameux appelé régime, protégé par une spathe qui est souvent très dure, comme ligneuse. Périanthe à 6 divisions, dont 3 extérieures calicinales, 3 intérieures pétaloïdes ; ordinairement 6 étamines ; 3 carpelles libres, ou soudés en un ovaire à 3 loges uniovulées. Fruits bacciformes, plus souvent drupacés ; mésocarpe charnu (Dattier) ou fibreux (Cocotier), etc.
Cette famille renferme un très grand nombre d'espèces qui habitent la zône intertropicale ; mais on n'en connaît guère qu'une dizaine qui croissent spontanément au-delà des tropiques. Voici les noms des principales :
Darrier (Phœnix dactylifera). Cocorier (Cocos nucifera). SAGOUTIER | Sagus ). Rorawc (Calamus).
151. Usages. — Les Palmiers et les Graminées se partagent le monde pour le combler de leurs dons. Les Palmiers fournissent aux habitants des contrées tropicales des substances alimentaires très variées : fruits, amandes, fécule, bourgeons, boissons fermentées, huiles grasses. Chacun sait que le Dattier nourrit les peuples des déserts du nord de l'Afrique et d'une immense partie de l'Asie. Les amandes du Cocotier rendent par expression une huile douce qui sert aux usages domestiques des indigènes. — L'huile de palme du commerce provient d’une espèce particulière, l'Avoira. — La substance amylacée, connue sous le nom de Sagou, est extraite du stipe de plusieurs palmiers, notamment du Sagus rumphii. — Les Rotangs fournissent des jones avec lesquels on fait des cannes, des badines, des meubles treillissés, ete.
Grandes, fibreuses, coriaces, d’une grande résistance, les feuilles des Palmiers servent à couvrir les cases, à former des cloisons : fendues et préparées, elles sont employées à la fabrication de nattes, de toiles, de vêtements, de chapeaux, de boîtes, ete. ; enfin on écrit sur quelques-unes avec des poin-
çons. | $ >
Le
15e Famille. — COLCHICACÉES.
(PI x1,3. Ellébore blanc : a. tige fleurie ; D. fleur séparée; c, pistil; d. capsule triloculaire; e. capsule coupée transversalement ; /. coupe longitudinale d’une loge contenant les semences ; g. semence séparée.]
152. Plantes herbacées, à racine bulbifère ou fibreuse, à tige simple ou rameuse, portant des feuilles radicales ou alternes, engaînantes. Les fleurs sont terminales, composées d'un périanthe pétaloïde ou calice coloré à 6 divisions profondes, libres ou cohérentes ; 6 ou 9 étamines insérées à la gorge ou à la base du périanthe; 3 carpelles distincts ou soudés en ovaire à 3 loges pluriovulées ; 3 styles, stigmates sur leur face interne, Capsules à 3 loges ; déhiscence septicide. — Deux tribus :
COLCHICÉES.
Calice prolongé à sa base en un tube allongé; styles très longs.
A. CorciQue |Colchicum). Calice pétaloïde, longuement tubuleux, coloré, campanulé à 6 divisions, profondes ; étamines insérées au tube ; 3 carpelles soudés inférieurement, 3 styles très longs ; 3 grandes capsules uniloculaires, polyspermes soudées par leur côté interne.
COLCHICUM AUTUMNALE (Colchique d'automne] {pl. xLv1, 3). Fleurs d’un
violet rougeâtre ; feuilles lancéolées. — Prés bas. VÉRATRÉES.
Sépales distincts, sessiles, non soudés en tube à leur base ; styles courts.
B. VÉRATRE | Veratrum). Calice à 6 divisions, étalé; étamines attachées à leur base ; 3 pistils distincts ; 3 capsules allongées ; fleurs polygames, en panicule.
VERATRUM ALBUM {Ellébore blanc|{pl. x1, 3). Feuilles ovales, amplexicaules. V. SABBADILLA |Cévudille). Plante du Mexique.
153. Usages. — Les plantes de cette famille ont généralement sur l’économie animale une action délétère, due à un principe particulier, la vératrine, et à un acide nommé cévadi-
que. On les emploie à petites doses comme purgatives, diurétiques et antigoutteuses. é
16e Famille. — LILIACÉES.
{ PI, x1, 4. Lis blanc . a. plante entière ; b. organes sexuels ; c. ovaire ; d. fruit; e. graines.)
154. Cette famille se compose de plantes ordinairement herbacées ou vivaces, à racine bulbifère, feuilles radicales ou caulinaires ; dans le premier cas verticillées, du centre desquelles s'élève une hampe portant des fleurs solitaires et terminales, ou disposées en épis, ou en grappe, ou en ombelle. Périanthe pétaloïde à 6 divisions, libres ou soudées à leur base ; 6 étamines insérées à la base des sépales, si ceuxci sont distincts, ou bien au haut du tube quand ils sont soudés. Ovaire triloculaire, à 3 côtes saillantes ; style simple, à stigmate trilobé ; quelquefois absence de style. Fruit capsulaire ou bacciforme ; graines membraneuses à endosperme charnu. — Quatre tribus :
TULIPACÉES.
Souche bulbeuse ; divisions du périanthe distinctes.
A. Lis (Lilium). Calice pétaloïde campanulé, régulier, à 6 sépales ; étamines plus courtes que le pistil; style simple, -stigmate trigone.
Lizrum CANDIDUM {Lis blanc) (pl. xx, 3). — Cultivé.
B. Tome |Tulipa). Calice pétaloïde campanulé, à 6 divisions profondes ; stigmate sessile; capsule oblongue à 3 angles.
TuriPA GESNERIANA | Tulipe nombreuses variétés cultivées). Pétales glabres.
T. syzvesrris. Pétales barbus au sommet,
C. Frrricarre (Fritillaria). Feuilles verticillées ; fleurs penchées ; chaque sépale creusé à la base d'une glande nec-
tarifère.
FRITILLARIA IMPERIALIS | Couronne imperiale |. Cultivée pour ornement,
7 | $ SCILLÉES.
Souches bulbeuses; divisions du périanthe distinctes ou soudées; épisperme noir.
D. Auz (Allium). Calice campanulé, sépales distincts ; stigmate simple. Fleurs en ombelle, entourées d’une spathe à 2 valves avant leur développement. Souvent petits bulbilles au milieu des fleurs.
ALLIUM SATIVUM (Ai commun). Feuilles entières, étamines trifurquées ; ombelle bulbifère.
A. SCORODOPRASUM (Échalotte d'Espagne, Rocambole|. Feuilles dentées ou ondulées sur les bords; ombelle bulbifère.
A. PORRUM |Poireau). Ombelle ne portant pas de bulbes entre les pédicelles ; feuilles planes ou légèrement en gouttière.
A. cEPA [Ognon cultivé). Tigenue, ventrue vers la base; fleurs verdâtres ou peu rougeâtres ; feuilles radicales.
A. SCHOENOPRASUM [Civette, Ciboule, Ciboulette). Tige grêle, nue; feuilles aussi longues que la hampe, radicales, cylindriques; fleurs purpurines.
A. ASCALONICUM | Échalotte). Feuilles toutes radicales ; étamines non saillantes; bulbe multiple.
E. JacTne |Hyacinthus). Périanthe campaniforme, recourbé en dedans. Nombreuses variétés cultivées.
F. Sazce (Scilla). Calice pétaloïde de 6 sépales étalés, caducs ; filets staminaux simples, glabres : stigmate légèrement trilobé. Fleurs en grappes.
SCILLA MARITIMA |Scille officinale| (pl. xLvIt, 5]. — Sables des bords de la mer.
S. AUTUMNALIS. Feuillesfiliformes, arrondies, plus courtes quelatige, — Bois,
S. BIFOLIA Feuilles planes, au moins aussi longues que la tige.
G. ORNITHOGALE | Ornithogalum). Calice à 6 divisions persistantes ; des 6 étamines, 3 ont souvent leurs filets élargis à leur base.
ORNITHOGALUM OMBELLATUM {Dame d’onze heures). Fleurs en grappes blanches simulant une ombelle imparfaite. — Bois.
O. PYRAMYDALIS | Épi-de-Lait, Épi-de-la- Vierge). Fleurs blanches en grappe pyramidale, J
O, LUTEUM. Épi portant 1 à 6 fleurs jaunes; pédoncules glabres ; cultivé,
O, MINIMUM | Gagea viflosa |, Pédoncules velus, ”
dé BOTANIQUE.
H. Muscari. Calice pétaloïde ovoïde, renflé au milieu, à 6 dents ; capsule à 3 angles saillants.
MuscaRI COMOSUM | Vaciet). Pédoncules supérieurs très longs. — Champs, prés
M. raAcEMOSUM |Ail des chiens). Fleurs en épi court, serré, odorantes.
M. BorrxoïipEs. Fleurs en épi allongé et lâche, inodores,
L. PHALANGÈRE (Phalangium). Calice à 6 divisions profondes ; étamines filiformes, glabres. — Variété à tige simple ; variété à tige rameuse. ”
ALOINÉES.
Plantes grasses et charnues ; sépales soudés en tube.
J. Azozs (Aloe). Plante du cap de Bonne-Espérance. HÉMÉROCALLIDÉES.
Racine fibreuse ; sépales soudés en tube.
K. HÉmÉRoCALLE | Hemerocallis). Hampe ramifiée ; fleurs jaunes.
TugÉREUSE [Polyantes tuberosa). Grandes fleurs blanches en épi.
158. Usages. — Les Liliacées fournissent des plantes que l'on peut partager en médicinales, en potagères et en plantes d'agrément. Les premières sont employées comme excitantes, expectorantes, diurétiques ou purgatives. Les secondes, qui sont cultivées dans tous les jardins, n'ont pas besoin d’être désignées de nouveau. Quant aux troisièmes, elles méritent que nous mentionnions les principales.
La Tulipe est très riche en variétés cultivées ; cette belle fleur a été décrite pour la première fois par Gesner, d’où son nom de T'. gesneriana. — La Fritillaire est cultivée dans les jardins et fleurit au printemps. — Le Lis (de li, blane en celtique) est un genre qui renferme une trentaine d'espèces à fleurs magnifiques, blanches, ou couleur nankin ou d’un beau lilas, ete. — Les Jacinthes sont aussi très nombreuses et de toutes couleurs, selon la variété ; elles fleurissent au printemps. — Les Hémérocalles ne durent qu'un jour. — Parmi les Ornithogales, une espèce ouvre son périanthe à 11 heures
du matin (Dame d'onxe heures). — La Tubéreuse, originaire de l'Inde, donne en juillet des fleurs d’une odeur délicieuse, mais trop forte, car elle peut déterminer l’asphyxie dans des appartements peu spacieux.
17e Famille. — ASPARAGACÉES.
* PI. x1, 5. Muguet de mai : a. tige florale et feuille ; à. calice ouvert, montrant les organes de la fructification : €, fruit ; 4, semence.)
156. Plantes vivaces, très voisines des Liliacées, dont elles différent par leurs racines fibreuses et leur fruit bacciforme. Leur tige est herbacée ou sarmenteuse ; leurs feuilles sont petites, alternes, quelquefois engaînantes à leur base. Fleurs hermaphrodites, quelquefois unisexuées. Calice pétaloïde à 6 ou 8 divisions attachées à la base des sépales, ou soudées ensemble et fixées à la partie supérieure du périanthe. Ovaire libre, triloculaire, contenant 1 à 3 ovules ; style simple ou trifide; stigmate trilobé. Baie globuleuse à une ou plusieurs graines. — Deux groupes :
Fleurs hermaphrodites.
A. AsperGE (Asparagus). Calice pétaloïde tubuleux à 6 divisions ; 6 étamines courtes ; baie à 3 loges dispermes.
ASPAR. OFFICINALIS [Asperge|. Fleurs d’un vert jaunâtre, petites.—Cultivée.
B. Mucuer |Convallaria). Calice urcéolé, globuleux, à 6 dents roulées en dehors ; 6 étamines; baie à 3 loges monospermes.
CONVALLARIA MAJALIS [Muguet de mai) [pl. x1,5). Calice globuleux.— Bois.
C. POIYGONATUM | Sceau-de-Salomon) |pl. xxxI1, 4]. Calice cylindrique ;
pédoncul:s portant 1-2 fleurs ; baie bleue. 4 C: MuzTIFLORA. Pédoncule portant 2-5 fleurs; baie rougeâtre.
C. PaRisette (Paris). Calice à 8 divisions, dont 4 intérieures pétaloïdes ; 8 étamines ; 4 stigmates ; baie à 4 loges, 6-8 graines dans chacune.
PARIS QUADRIFOLIA (Raisin-de-Renard, Tue-Loup\ {pl 11v,2). 4 feuilles au som met, ovales, en croix, du milien desquelles sortune seule fleur verdâtre. — Bois,
Fleurs uniseruées.
D. FraGox | Ruscus), Calice à 6 divisions ; fleurs dioïques : filaments staminaux soudés et stériles dans les femelles, chargés de 6 anthères dans les mâles ; 1 style, 1 stigmate. Baie à 3 loges dispermes.
Ruscus ACULEATUS | Petit Houx) (pl. xzvIN, 3). Fleurs blanchâtres, dioïques, naissant sur Ja face supérieure des feuilles. — Bois.
E. Tamer |Tamus). Calice campanulé, à 6 divisions ouvertes dans les fleurs mâles, resserrées et adhérentes à l’ovaire dans les fleurs femelles ; 1 style, 3 stigmates. Baie à 3 loges.
Tamvs communs (Sceau-de-la-Vierge). Fleurs verdâtres en grappes ; feuilles cordiformes, entières. — Haies.
SALSEPAREILLE, SQUINE. Genres exotiques.
157. Usages. —Les Asparagacées sont légèrement excitantes, les unes diurétiques, les autres sudorifiques. La Parisette est beaucoup plus active, non sans danger même. Il sera question de toutes ces plantes chacune en particulier, à l'exception de la Salsepareille et de la Squine, qui sont exotiques. — A propos de végétaux étrangers, mentionnons le Dragonnäer, arbre colossal de l'Inde orientale, qui fournit une des sortes du sang-dragon du commerce.
Sixième classe.
NMionocotylédones endospermés, inférovariés,
Ce groupe comprend done les plantes à un seul cotyiédon, à fruit endospermé, à ovaire infére.
18e Famille. — AMARY LLIDACÉES.
Pl, x1:,2. Narcisse des prés : a. fleuret portion de feuille ; 4. fleur ouverte montrant les organes de la fructification ; c. capsule triloculaire ; d.capsule coupée transversalement,) 158. Végétaux herbacés, à racine bulbifére ; feuilles radicales ; fleurs enveloppées d'une spathe sèche avant leur épanouissement. Périanthe à 6 divisions, représentant calice et
corolle pétaloïdes, dont le tube est soudé avec l'ovaire ; 6 étamines libres, ou soudées en godet.Ovaire infère à 3 loges pluriovulées ; stipe terminé par un stigmate trilobé. Fruit capsulaire. — Cette famille, qui diffère des Liliacées par son ovaire adhérent, et des Lridées par le nombre de ses étamines à anthères introrses, se divise en deux tribus principales dont voici les genres :
A. GALANTINE {Galanthus). Périanthe à 6 divisions, les 3 internes échancrées et plus courtes que les extérieures ; stigmate simple.
GALANTHUS NIVALIS |Perce-Neige . Fleurs blanches verdâtres. B. Amaryzuis. Genre exotique.
C. Narcisse (Narcissus). Périanthe infundibuliforme, couronné à sa gorge par un godet pétaloïde accessoire de même couleur ; étamines cachées dans le godet.
NARCISSUS JONQUILLA [N. Jonquille). Feuilles jonciformes , demi-eylindriques ou en alène. — Cultivé,
N. PoETICUS | Narcisse des jardins). Hampe uniflore; périanthe d’un beau blanc; godet rotacé, jaune orangé sur les bords.
N. PSEUDO-NAROISSUS | Narcisse des prés) (pl. XI, 2). Péri jaunâtre ; godet de longueur égale aux segments du ealice,
N, rAZETTA (Narcisse de Constantinople). Feuilles planes, hampes multiflores.
159. Usages. — Les bulbes des Amaryllis contiennent un principe qui provoque le vomissement. — Les Agaves ont des feuilles épaisses, raides, dentées, d’un tissu filamenteux, susceptible de fournir par le rouissage une sorte de chanvre {soie végétale) propre à former des tissus.
Cette feuille est riche en espèces pour ornement ; Les plus intéressantes sont l'Amaryllis charmante, d'un rouge pourpre velouté ; l'A. réticulée, périanthe à segments étalés recourbés, de couleur rose tendre, marqués d'un réseau de couleurs Purputines ; nervure médiane blanche aux feuilles ; le Narcisse des prés (V. ce mot); le N. poétique, limbe d'un blanc de lait; le N. Jonquille, feuilles menues comme du jonc, fleurs Jaunes et odoriférantes,
19e Famille. — IRIDACÉES.
Pi, x11, 38, Iris des marais : a. fleur entière ; b. pistil simple terminé par un stigmate à trois divisions pétaliformes et bifides à leur extrémité ; c. étamine séparée; d. capsule e. coupe de la capsule ; 7. semence.)
160. Ce sont encore de: plantes herbacées à racine tubéreuse ou charnue, dont la tige (hampe) nue ou garnie de feuilles alternes, sessiles et engaînantes, porte des fleurs qui, renfermées dans une spathe avant l'épanouissement, ont un calice pétaloïde, coloré, tubnleux à sa base, mais à 6 divisions profondes cependant. Étamines 3, libres ou monadelphes, à anthères extrorses. Ovaire infère, à 3 loges pluriovulées ; 1 style, 3 stigmates dilatés et comme pétaloïdes. Capsule à 3 loges polyspermes. — Deux tribus, suivant que les étamines sont libres ou monadelphes.
A. Iris (Jris). Calice pétaloïde tubuleux à la base, 6 divisions profondes, dont 3 intérieures dressées, 3 extérieures réfléchies ; style divisé supérieurement en 3 lanières pétaloïdes stigmatiféres, recouvrant les 3 étamines. Capsule triloculaire. Fleurs grandes en général.
Iris PSEUDO-ACORUS {ris des marais | (pl. x11, 3), Fleurs jaunes,
I. GERMANICA [Jris-flambe) |pl. Lv,1]. Tige d'environ 2 pieds ; pétales barbus.
I. FŒTIDISSIMA [Jris-gigot). Fleurs bleues ou purpurines ; pétales nus.—Boïs.
B. Sarran (Crocus). Calice pétaloïde à long tube, grêle, ? G divisions dressées, les 3 extérieures portant à leur base les étamines; style simple, partagé en haut en trois lanières pétaloïdes roulées en cornet, bordées à leur bord libre par le stigmate. Capsule triloculaire, petite, globuleuse.