C. Graïeux et Ixra. Genres exotiques
D. BermuDiexwe (Sisyrinchium) ; Ticrmre | Tigridia) ; VusseuxiA. Genres exotiques, à étamines monadelphes.
161. Usages. — Ils sont à peu près nuls; cependant le Safran et l'Iris de Florence sont employés en médecine, ce der-
nier pour faire des pois à cautères.
Mais les amateurs de belles fleurs cultivent "an grand nomn-
bre de ces plantes dans leurs jardins pendant l'été, dans leurs serres tempérées pendant l'hiver : ce sont les ris, dont deux espèces : l’une, à racine fibreuse, qui donne de jolies fleurs bleues, roses, blanches, etc., selon la variété ; l’autre, à raeine bulbeuse, qui n’est ni moins belle ni moins odorante, — Viennent ensuite les Glaïeuls, fleurs roses, blanches ou rouges, selon la variété, paraissant en mai; — les Jxia, couleur qui varie depuis le rouge de pourpre jusqu’au blanc de neige: — la Tigridie, fleurs violettes, jaunes et rouges, de l'aspect le plus agréable, se montrant en août, —la Vieusseuxis, fleurs blanches, tachetées de bleu et bordées de noir, s’épanouissant en mai; — la Sparaxis, fleurs violettes, grandes et belles, se montrant en avril
20e Famille. — ORCHIDACÉES.
{ PL. x11, 4. Orchis blanc : a. sommité de la plante ; b. gynostène formé par le pistil et les étamines ; c. stigmates et étamines grossis (1. étamines renfermées dans une fossette , 2. stigmate.)
162. Cette famille comprend des plantes herbacées terrestres ou parasites, dont le port et l'aspect sont très variés. Racine à 2 tubercules, ou fibreuse; tige nulle dans les espèces des pays froids et tempérés; feuilles simples entières, engainantes, alternes ou distiques.
Les fleurs naissent sur des hampes; elles sont solitaires, fasciculées, en épi ou en panicule, offrant les formes et les colorations les plus diverses. Périanthe simple, pétaloïde, irrégulier, à limbe divisé en six parties dissemblables, savoir : trois externes, dont une supérieure plus grande et deux latérales plus petites, tantôt dressées ou rapprochées en casque, tantôt étalées; et trois internes, dont deux supérieures de grandeur égale et une inférieure, nommée labelle où tablier, plus souvent pendante, de forme très variée, et quelquefois terminée postérieurement en bourse ou en éperon. Étamine 1, dont le filet est soudé avec le style ou le stigmate, de manière à former un tout, une sorte de colonne centrale appelée gynostène , au sommet de laquelle est l’anthère; pollen réuni
en masses solides ; ovaire adhérent, uniloculaire; capsule uniloculaire, trivalve.
Les Orchidées abondent dans les grandes forêts vierges de l'Amérique méridionale et des Indes orientales ; leur nombre diminue des tropiques vers les pôles. Voiei cependant des genres indigènes.
A. Orcuis (Orchis). « Calice pétaloïde, double ; les trois divisions externes à peu près égales, conniventes, en forme de voûte ou de casque, ou écartées ; labelle éperonné à sa base; masses polliniques sectiles, caudiculées à leur base, portant chacune une glande orbiculaire ou retinacle distinct et conterues chacune dans une petite bourse» {Richard}.
Description d’un autre auteur : « Périgone dont la division supérieure est voûtée, et l'inférieure prolongée en éperon à sa base, ovaire souvent tordu; stigmate convexe, placé au devant du style; une anthère biloculaire, termmale. »
OrcHIS MASCULA |Salep) [pl.xxvIt, 3).
O. stro1i1a. Tablier linéaire ; fleurs odorantes ; alimentaire.— Prés humides.
O. morro. Lobes inférieurs du tablier arrondis et plus longs que les lobes
moyens ; alimentaire.
O. mrRciNi. Lobe moyen du tablier long, grêle et linéaire : odeur répous-
sante.
O. coriopmorA. Lobe moyen entier ou denté ; odeur de punaise.
Autres variétés à fleurs pourpres, verdâtres, rougeûtres, ete., plus ou moins odorantes.
B. Opxrys. Périanthe à divisions ouvertes: tablier sans éperon; stigmate convexe, placé devant le style 1 anthère biloculaire, terminale.
OPHrYsMoNAROHIS. Tablier à 3 lobes ; 1 seultubercule à la racine. ==Prés secs.
©. ANTHROPOPHORA. Tablier à 4 lobes ; 2 tubercules à la racine.
O. xipus-avis. Racines fibreuses entrelacées en forme de nid d'oiseau; tige
sans feuilles, portant quelques écailles membraneuses. Variétés à périanthe verdâtre (O. ARACBNITES), et à couleur purpurine
(O. APIFERA ).
C. Ertacris ou serapias. Tablier dépourvu d'éperon ; stigmate oblique, terminal, placé devant l'anthère qui est biloculaire et attachée au bord postérieur du style.
SERAPIAS LATIFOLIA | Helléborine, parce que ses feuilles ressemblent à celles
de l'Hellébore blanc). Tablier sensiblement pointu ; fleur d'un pourpre foncé;
légère odeur de vanille — Bois épais.
D. Lmopore (Limodorum). Tablier prolongé en éperon; stigmate placé à la face antérieure du style; anthère terminale, hémisphérique, à 2-4 loges.
LIMODORUM ABORTIVUM (Orchis abortiva de Linné}. Fleurs violacées. — Lieux ombragés.
D. Vanuxe | Vanilla). Genre de l'Amérique méridionale.
163. Usages. — L'Orchis mâle et quelques autres variétés fournissent le Salep, aliment féculent qu’on retire de leurs bulbesradicaux, et qui est extrêmement nourrissant.=— La Vanille est aromatique, légèrement stimulante, cordiale et digestive. — Cette famille est très intéressante sous un autre rapport.
« Les Orchidées tropicales, dit Le Maout, s’établissent dans les fentes des arbres, les bifurcations des rameaux, au milieu de la mousse humide qui les recouvre. Cette végétation aérienne rend facile leur culture dans nos serres chaudes, où on les suspend dans des corbeilles à claire-voie pleines de mousse humide ou de détnitus de végétaux. Les fleurs présentent les formes les plus bizarres : il y en a qui imitent une mouche, une araignée, un singe à longue queue, un homme pendu par la tête ; quelques-unes brillent des couleurs les plus vives et les plus variées, et répandent un parfum délicieux ; d'autres offrent une coloration livide et exhalent une odeur infecte. Cette diversité de forme, de couleur et d'odeur, qui toutefois ne s'écarte pas du caractère-type de la famille, les fait rechercher avidement par les adonistes : ces amateurs d’étrangetés dépensent des sommes énormes pour orner leurs serres chaudes d'une espèce ou d’une variété nouvelle ; aussi le nombre des espèces va-t-il croissant de jour en jour; on en connaît déjà plus de 1,600. Nous nous contenterons de mentionner la plus curieuse de nos espèces indigènes : c'est le Sabot-de-Vénus; la tige est un peu sinuée; les fleurs, dont l'odeur est suave, ont leurs segments étalés de pourpre foncé; le labelle où segment inférieur et interne est jaune, renflé, creux, ouvert par en haut, et représente un sabot. »