‹ Traitè des plantes mèdicinales indigènes prècèdè d'un cours de botaniqueChapitre 13 sur 50 · BAINS TIÈDES · texte numérisé non relu

BAINS TIÈDES

Les bains tièdes ou tempérés exercent une action relâchante et calmante sur l’économie : ils imbibent les tissus et en modèrent la tonicité, a Lorsque les paities irritées et enflammées, dit le professeur Rostan, sont en contact avec l’eau du bain, celle-ci agit comme les topiques émollients, elle diminue la tension, l’injection, la chaleur et la douleur des surfaces qui sont le siège de l’inflammation. Cet effet se produit également dans les organes qui n’éprouvent pas l’influence directe de l'eau. Ces propriétés si» favorables et si puissantes des bains tièdes les ont fait employer dans un grand nombre de maladies, pour ne pas dire dans toutes. Us sont souvent un complément nécessaire de la saignée ou suppléent à ce moyen, sur lequel ils ont quelquefois l'avantage d’une sédation plus générale, plus graduelle, plus durable. »

Ainsi l’emploi du bain est donc extrêmement fréquent, tant pour modérer les inflammations que pour calmer les nerfs. On peut le mettre en usage dans toutes les affections aiguës, celles des organes respiratoires exceptées; dans les cas de phlegmasies abdominales ( péritonite, entérite, métrite, néphrite, hépatite, etc. ), de phlegmasie encéphalique, suitout chez les enfants ; dans les névroses { bypochondrie, hystérie, convulsions, agitations nerveuses, coli-

INTRODUCTION

ques calculeuses, insomnie, etc. ) ; dans les fièvres éruptives, lorsqu'il s’agit de provoquer l’éruption tardive ou de rappeler celle qui disparait prématurément, cas où le bain doit être plutôt chaud que tiède; dans les affections dartrenses; pendant le travail de l'accouchement, soit pour calmer les douleurs si elles sont prématurées, soit pour leur rendre leur véritable caractère si elles sont irrégulières, anxieuses, soit enfin pour assouplir les tissus et faciliter la dilatation du col.

il existe un grand nombre d’autres aflections aiguës ou chroniques qui réclament l’emploi des bains. Plutôt que d’en dresser la liste interminable, il nous parait plus expéditif de signaler celles qui contre-indiquent ce moyen. Les sujets atteints de maladies cachectiques, de suppurations abondantes, d’hémorrhagies passives, de lésions organiques graves; les hydropiques, les catarrheux, les phthisiques, les asthmatiques, etc., doivent s’abstenir de prendre des bains, à moins que ce ne soit dans le but de satisfaire à un besoin urgent de propreté ou à une indication toute particulière.

Quelquefois le bain, souvent lorsqu’il dépasse 30* centigrades, produit un peu d’excitation dans les premiers moments ; mais celleci dure peu et fait bientôt place à la sédation. Il faut évider le refroidissement au moment de se mettre dans l’eau et surtout d’en sortir. Le malade ne doit y être plongé que graduellement, les pieds les premiers. Il faut le préserver de la vapeur en couvrant la baignoire d'un drap; lui éviter l'alHux du sang à la tête en maintenant appliqués sur le front et la lace des topiques réfrigérants, des compresses imbibées d’eau froide par exemple; il faut, en un mot, surveiller l'administration, le degré et la durée du bain, pour qu’il produise l’eflet qu’on eu attend.

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