APHRODISIAQUES
On nomme ainsi, de A?po3iTr(, Vénus, les médicaments que l’on supposepropresàexciterouàrappelerles désirs vénériens. Il n'existe pas de véritables aphrodisiaques, ayant pour effet spécial de ranimer les désirs amoureux ou plutôt de redonner la puissance virile, car les désirs peuvent exister sans la puissance, et celle-ci est précisément ce que l'on demande aux agents en question.
Pour les constitutions froides, molles, les tempéraments lympha* tiques, chez les sujets faibles, etc., le meilleur aphrodisiaque est la cessation des causes qui ont produit la faiblesse, jointe à une nourriture tonique-analeptique réglée d’ailleurs sur l’état idiosyncrasique des organes digestifs. Les aphrodisiaques varient donc comme les causes de l’auaphrodisie : à ce point que ce qu'il y a de mieux à faire pour rappeler le plus promptement les désirs, lorsqu'ils ont été épuisés par l’abus, c’est de se condamner à une continence plus ou moins rigoureuse, plutôt que de recourir au phosphore et aux cantharides, dont l’action se porte bien en effet sur les organes générateurs, mais y produisent, au lieu du résultat qu'on en attend, un véritable état morbide, et quelquefois des accidents graves.
INTRODUCTION