‹ Traitè des plantes mèdicinales indigènes prècèdè d'un cours de botaniqueChapitre 27 sur 50 · EXCITATEURS OU TÉTANIQUES · texte numérisé non relu

EXCITATEURS OU TÉTANIQUES

Les Tétaniques sont des stimulants énergiques dont l’action se porte sur les centres nerveux ( moelle épinière, cerveau ), et qui donnent lieu à des contractions musculaires spasmodiques, brusques, passagères, parfois d’une grande violence. On emploie les agents excitateurs, dont le nombre est d’ailleurs très-restreint, pour réveiller la motilité dans les parties paralysées, rappeler le mouvement ou augmenter sa force. Toutefois, il faut distinguer les cas. Si la paralysie dépend d’une lésion cérébrale ou spinale, lésion phy-

INTRODUCTION

Les Altérants s'emploient dans les cas où l’organisme est profondément et sourdement atteint, non par quelque maladie plus ou moins localisée, ostensible, facile à démontrer, mais par un état général particulier qui nécessite une modification générale de la crâse des humeurs. Sans doute les évacuations opérées au moyen de la saignée et des purgatifs constituent d’excellents altérants ; mais ces agents débilitants, qui sont très-utiles dans les affections aiguës, ont l’inconvénient, dans les maladies chroniques, de détruire les éléments réparateurs du sang et de ne pouvoir être employés longtemps sans danger. C'est pour obvier à ces inconvénients qu’on a cherché d’autres remèdes capables de modifier profondément l’économie sans trop affaiblir la tonicité des tissus.

Les vrais altérants se tirent du règne minéral; ils sont d’ailleurs en petit nombre. En tête de la liste se trouve le mercure ; puis viennent l’or, l’iode, le baryum, l’arsenic, les alcalins, le nitrate de potasse. Les maladies ou mieux les états diathésiques qui en réclament l’emploi sont la syphilis constitutionnelle, les scrofules, les dartres, les inflammations pseudo-membraneuses, le cancer, le rhumatisme et la goutte. L’usage de ces substances doit être surveillé, non-seulement à cause de leur action immédiate, mais encore parce que leurs effets se continuent pendant un certain temps après qu’on en a cessé l’administration, et qu’il importe de suspendre celle-ci dès que quelque signe fâcheux se manifeste.

Les Altérants se prennent en grande partie parmi les contro-stimulants; seulement tel médicament, comme le mercure, par exemple, agira comme contre-stimulant à dose élevée, et comme altérant ou fondant à doses fractionnées.

On trouve quelques contre-stimulants parmi les plantes, mais pas d’altérants pour ainsi dire. Cependant toutes celles qui sont douées de propriétés énergiques et qui agissent de telle façon qu’elles ne produisent aucun effet diurétique, sudorifique ou purgatif, etc., quoiqu'elles modifient sensiblement l’économie, teutes ces plantes, disons-nous, doivent être considérées, du moins dans les cas spéciaux que nous signalons, comme des altérants. 11 résulterait de cette manière d’envisager la question, que nous aurions à étudier beaucoup de plantes altérantes, si ces mêmes végétaux n’avaient des usages plus nombreux, plus importants, soit comme évacuants, soit comme rubéfiants ou irritants, etc. 11 nous suffit, du reste, d’avoir défini ce genre de médication et d’avoir mis le lecteur sur la voie d'une explication satisfaisante, sinon parfaitement rigotf-

reuse, relativement à certains effets thérapeutiques qui n’ont en appatience aucun rapport avec les propriétés de leurs agents.

Néanmoins voici une petite liste de plantes que nous considérerons spécialement comme altérantes, bien qu’elles aient d'autres usages non moins importants que nous ferons connaître également.

PLANTES .ALTÉRANTES.

Bon-Gentil, écorce.

Chélidoino, racine, feuillu.

Dompte - Venin , racine, feuillet.

Frêne, feuillet.

Gratiole, herbe fleurit, roc.

Pulsatille, feuillu.

Vernaculaire, feuillet.

L 'Aconit, la Ciguë, 1 Orme, le Garou, la Clématite, etc., sont encore des altérants dans certains cas.

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