IL résulte des faits précédemment exposés
1°. Que le suc et le decoctum de racine de jusquiame noire en pleine végétation déterminent des accidens graves lorsqu'on les introduit dans l’estomac ; mais que leurs effets sont moindres si on les emploie au commencement du printemps ;
2°. Que le suc des feuilles est moins actif ; es Que l'extrait aqueux préparé en faisant bre au bain-marie le suc de la plante fraîche en pleine végétation, jouit à-peu-près des mêmes propriétés vénéneuses que le suc, tandis qu’il est incomparablement moins actif lorsqu'il a été obtenu par décoction de la plante peu développée ou trop desséchée, ce qui explique pourquoi certains extraits de jusquiame que l'on trouve dans le commerce ne sont doués d'aucune vertu ; :
+. Que ces préparations agissent à-peu-près. ne Ja
même manière, soit lorsqu'on les applique sur Je tissu À sr
ou
(1) Philosophical Transactions, or) p. 446. | (2) Frhene Fi des DE de la AS an 9
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cellulaire, soit lorsqu'on les introduit dans l’estomac , soit enfin lorsqu’ on les injecte dans les veines : daps ce dernier cas , il en faut une très-petite quantité pour produire la mort ;
Qu'elles sont absorbées, portées dans le torrent de la circulation, et qu’elles exercent une action remarquable sur le système nerveux, que l’on peut comparer à une aliénation mentale, à laquelle succède une stupéfacuon het e
°. Qu'elles ne déterminent point inflammation des üssus, de. l'estomac ;
7°. Enfin, qu elles paraissent agir sur l’homme comme sur les chiens.
89a- La jusquiame blanche ({ kyosciamus abus) est aussi très-vénéneuse.
OBSERVATIONS
1°. Prise à la dose de 25 grains, elle a occasionné l’assoupissement, des convulsions, des soubresauts des tendons , et a réndu insensible; dans un autre Cas, son nsige a détruit la faculté d’avaler, a aliéné l'esprit et éteint la voix : symptômes qui, à la vérité, n’ont pas été de AL 1. | 29, Le fait suivant a été communiqué à M. Fodéré, professeur de l'École de Médecine de Strasbourg, pa# M. le docteur tr | |
« Dans le mois d'avril 1792, on porta par mégarde, à bord de la corvette française la Sardine, une RTE quantité de jusquiame que les matelots avaient cueillie dans une des îles Sapienzi en Morée, où se trouvait le bâtiment. On en mit une partie dans la RES ÈT des matelots, et
(x) HamiLTon, Essais and Observations, p. 243. *
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