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la moindre rechute. M. le conseiller Lewshin, qui a fait connaître cette observation, ajoute que depuis vingt-cinq ans que l’on fait usage de ce remède en Russie, sonefhicacité ne s’est jamais démentie , et le gouvernement de Tula fournit un grand nombre d'exemples de cette cure (Gazette de Santé, 11 octobre 1817.)
2°, Deux vaches atteintes de la rage furent traitées avec cette plante : l’une d'elles périt; l’autre, qui avait mangé beaucoup plus de plantain , fut entièrement rétablie. Ces faits, quelque surprenans qu'ils paraissent , peuvent ètre exacts : l'expérience seule peut nous éclairer; mais en attendant, nous croyons devoir conseiller de donner aux personnes affectées de la rage , immédiatement après les avoir cautérisées, deux prises, à deux heures d'intervalle, de 20 à 24 grains de la racine de cette plante : à cette dose le remède est sans danger, et peut-être serait-il de quelque ulilité.
1053. I! résulte des observations qui précèdent que, dans l'état actuel de la science, on ne connaît aucun médicamént qui puisse constamment guérir la rage déclarée, et qu'ilest, par conséquent, indispensable de cauiériser la morsure avec un fer rouge, afin d'éviter son développement. Voici maintenant la conduite que l’on doit tenir dans un cas de ce genre. ,
1%. On cherchera à secourir la personne mordue immédistement après l'accident.
2°, On déshabillera le malade, et on mettra ses vêtemens dans l’eau, pour prévenir la contagion, dans le cas où ils auraient cha bave. 3°. Si la morsure est récente, on la laissera saigner, et on la pressera dans tous les sens pour faciliter l'écoulement du sang: alors on la lavéra avee de l’eau , et mieux encore avec de l’eau tiède dans laquelle on aura fait fondre du sel ou du savon. Si la morsure est pelle et profonde, on l’agrandira à l’aide d’un bistouri et
TRAITEMENT. | 563 bh la pressera : cette opération deviendra inutile si Pépiderme seul a été enlevé. Il faut faire attention que souvent les blessures paraissent superficielles, quoique le venin ait pénétré profondément. 4°. On lavera la plaie; on choisira un linge un peu rude afin de lirriter et d’en exprimer le sang ; il serait même utile, pour remplir ce but, d'y appliquer une ventouse. b°. On cautérisera les blessures et même les écorchures avec l’un ou l’autre des caustiques indiqués pages 544 et 545 : cependant on préférera le fer rouge-blanc, le beurre d’antimoine ou l un de vitriol. La cautérisation doit être exacte et profonde: sielle est légère, ellene suflit pas pour prévenir la rage : on n’a rien à craindre de trop cautériser. Si les blessures sont nombreuses, il faut les cautériser successivement, en laissant un jour d'intervalle, et en commençant par celles de la tête et du visage. 6°. Six ou sept heures après avoir cautérisé, on applique sur l’escarre un large vésicatoire dont la composition est indiquée page 565 ; on lelaisse pendant douze heures, puis on enlève eton coupe l’épiderme avec la pointe dés ciseaux ; on panse deux fois var jour avec une feuille de poirée sur laquelle on a mis du beurre ou du cérat adoucissant: (07. p. 566). 5°. Lorsque l’escarre tombe, ce qui à lieu du cinquième au huitième jour, on cherche à cicatriser la plaïe, si toutefois l’on aperçoit que la cautérisation ait été plus profonde que la plaie faite par la dent de l’animal : si le contraire à lieu, on doit cautériser de nouveau, et lorsque la seconde escarre est tombée, on entretient la suppuration pendant quarante ou cinquante jours : à cet effet, on met dans la plaie: un pois, une fève, ou, ce qui est préférable, un morceau de racine d'iris, d’aristoloche , de gentiane, et on la panse avec la pommade vésicatoire.
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Précautions à prendre.
1054. Si la blessure est'à la téte, on doit raser tous les cheveux afin d’apercevoir et de cautériser les diverses parües mordues. Si le gonflement et l’inflammation de la tête succédaient à la cautérisation , il faudrait faire usage de fomentations émollientes et résolutives, et panser la plaie comme si elle était simple.
Là morsure des lèvres, des joues et des paupières doit être profondément brûlée, et on doit y entretenir longtemps la suppuration. La cautérisation des paupières demande quelques précautions : on, doit les soulever pour les éloigner de Foœil, et brüler les bords dé la morsure à V’aide d’un petit pinceau trempé dans un caustique. Si la bave de animal enragé avait touché le globe de Poil, il faudrait y passer légèrement le pinceau imbibé de caustique; il n'y aurait d'autre inconvénient que celui dedonner lieu à une légère inflammation et à un larmoiement plus ou moins considérable : dans ce cas, on laverait l’œil avec de l’eau dans laquelle on aurait fait bouillir de la graine de lin , de la racine de guimauve ou de la gomme, et à laquelle on ajouterait quelques gouttes de laudanum liquide de Sydenham. Si la plaie était dans la bouche, on ferait laver celle-ci avec de l’eau et du vinaigre, puis on cautériserait la morsure avec le fer rouge: les caustiques liquides auraient l'inconvénient de se mêler avec la salive et d'étendre leur action sur des parties saines plus ou moins importantes,
Lorsque la morsure est voisine d’une arière , ‘et, dans ce cas, on voit un battement plus ou moins considérable, ou on le sent en appuyant l'extrémité du doigt sur la plaie, on se borne à toucher légèrement toute sa surface avec un pinceau imbibé de beurre d’antimoine : par ce moyen om
TRAÎTEMENT. 565 évite d'entamer lartère, et par conséquent on ne craint pas l'hémorrhagie qui , sans cette précaution, aurait lieu à la chute de l’escarre. IT y aurait du danger à cautériser la morsure comme nous venons de le dire, si l'artère, au lieu d’être recouverte de quelques portions de muscle ou de‘tissu cellulaire , était à nu: alors on devrait se contenter de mettre sur la bis une petile quantité de pondre de cantharides ou de quelque onguent àcre. .\8
Si la morsure est ancienne ,que la plaie soit déjà à cicatrisée, et que l'on ait-la A que l’animal est enragé, il faut ouvrir la plaie sans delai, à l'aide d’un bistourr, la brüler et la faire suppurer. (Enaux et Chaussier. #
Traitement interne de la morsure des animaux enra ages.
Pendant les premiers jours, on favorise la transpiration à l’aide de:la boisson indiquée page 546, en parlant de la vipère; ce n'est que dans Île cas où la plaie est très-enflammée et douloureuse qu’on remplace cette boisson par une décoction de guimauve, de grainé de lin ; où par la poudre de Dower. (Foy. p. 566) On saigne le malade si le pouls est dur et plein. L’émétique et les purgatifs sont administrés si l’estomac est chargé , la langue recouverte d’une couche jaune et la bouche pâteuse. On prescrit des alimens doux, faciles à digérer et un exercice modéré. Le régime est plus sévère si le malade a de la fièvre,
Formules des remèdes employés dans le traitement de la rage. ï Emplâtre vésicatoire.
On fait fondre à un feu doux :
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566 DES POISONS SEPTIQUES.
On retire la masse du feu, et lorsqu'elle commence à se refroidir , on y ajoute, {
Cantharides parfaitement pulyérisées, 3 onces. MR RU seb... 2 BTS.
Cet emplätre peut être remplacé par les suivans : 1° on mêle 3 gros de cantharides avec une once d’emplâtre diachyl@m ;:2° on incorpore 6 gros de cantharides réduites en poudre fine dans une pâte épaisse préparée avec de la mie de pain et du vinaigre très-fort : on lPétend sur un morceau de linge.
Pommade vésicatoire.
On mêle :
Cantharides finement pulvérisées. ........... gros.
Cérat, basilicum, ou quelqu'autre onguent gras, 1 once.
Cerat adoucissant,
On fait fondre à un feu doux :
Cire DnChe ete benne «bte TON:
Huile C'olvesSr nu MODE rs. ce Le 7e a'pnCeS.
Blanc de baleine, .,#...........
... 2 onCces Poudre de Dower.
On réduit en poudre fine :
Ipéeacuanha:.. ie ie +, d'eros.
Extrait d'opium,t... 0% ros.
2 $ 1 gros et demi.
Sulfate de potasse, ....:..:,...
On mêle intimement.
Tous les soirs on en donne depuis douze jusqu’à vingtquatre grains dans du miel.
* Traitement du bétail.
Les bœufs , les veaux, les moutons, les chevaux, mordus par un animal enragé , éprouvent a-peu-près les mêmes symptômes que l’homme, mais avec beaucoup plus de rapidité. |
Si la morsure a été faite à la joque ou à l'oreille, il fant couper ces parties et cautériser la plaie saignante avec le fer rouge ; ensuite on pansera avec le digestif térébenthiné. (Foy. ci-après. )
Lorsque Îles morsures ont été faites dans un à endroit qui ne peut pas être enlévé, on coupe le poil, on lave les blessures, on les agrandit avec un bistouri, on les cautérise profondément, et on les panse avec lemême onguentdigestif térébenthiné; on anime de temps en temps les plaies avec la poudre de cantharides ou avec la pierre à cautère, et on ne les laisse fermer qu’au bout de quelques semaines.
L'animal doit être séparé des autres, et la personne qui le panse ne doit pas oublier de laver ses mains avec de l’eau contenant du savon et du vinaigre. Il faut également avoir soin de ne pas le dépouiller dans le cas où il mourrait enragé, de crainte de gagner la maladie.
Onguent digestif térébenthire.
On mêle :
Térébéenthiné. ur gi Paté
Huile d'olives hi: aus Deux jaunes d'œuf,
.. 0e 2 onces.